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GAD
GABRETA Silva. Voyez Gabrita.'
GABRI, ancien peuple de la Sarmatie,près des PalusMéotides, selon Pline, 1 . 6, c. 7.
G ABRIANUM, c’est une épithéte nationale que Gahendonne à une sorte de vin, prise d’un endroit d’Italie. Or-telius -croit qu’il faut peut-être dire Gabinum , ou plutôtGaurianum. ,
GABR 1 L, place de Perse, autrefois très-importante,au royaume de Lar. C’étbit une forteresse presque im-prenable, appellée Gabrïl , du nom d’une fort hautemontagne, au sommet de laquelle elle avoit été bâtie. Elleétoit fortifiée d’une grosse muraille de pierres de taille ,alont les ruines , qu’on voit encore aujourd’hui, fontconnoître qu’elle occupoit toute la pointe de cette mon-tagne ; de forte qu’elle contenoit une grande place , ca-pable de loger une garnison, assez nombreuse pour com-mander toute la campagne voisine, avec une très-belleciterne au milieu. Hors des murailles du fort, au plushaut de la montagne , étoit anciennement le village deBenaru , beaucoup plus peuplé que n’est celui qui estaujourd’hui en bas ; toutes ces maisons étoient commede grandes cavernes, taillées dans le roc, dont la pierreest si tendre, & si maniable, qu’on la travailloit fanspeine. Cette pierre soutient cependant des édifices auísi-bien que les plus fortes voûtes. Ces cavernes avoientplusieurs chambres différentes, où les habitans pouvoienttrouver toutes leurs commodités, Sc vivre avec une en-tière sûreté ,tant par l’avantage de leur assiette, queparce-que le fort qûi étoit en haut, Sc qui coinmandoit par-tout , les pouvoit défendre de leurs ennemis, en les em-pêchant de monter. Aulsi voit-on encore à présent toutle haut de cette montagne qu’occupoit le fort, percé detous côtés, Sc ces trous fervoient à ces anciennes 8csûres maisons. Tous les voleurs Sc les criminels duroyaume de Lara, dont le village de Benaru est la der-niere place, avoient coutume de chercher un afyle dansce fort ; Sc comme les rois n’avoient pas assez de force,pour les y forcer, ces brigands faifoient des courses dansle pays, & voioient les caravanes qui y passoient , feretirant ensuite au fort de Gabril. Alaverdy Géan , sul-tan de Schiras, qui avoit dessein de fe rendre maître duroyaume de Lara, voulant réprimer l’infolence de cesvoleurs, alla les assiéger avec six ou sept mille hommes,tant de pied que de cheval 8c beaucoup d’artillerie. 11 leurétoit facile de lui résister, en fe défendant dans leur fort :mais ils eurent la témérité d’en sortir avec toutes leursforces, Sc de venir attaquer ce capitaine, qui avoit choisiun poste avantageux pour le combat dans une grandeplaine, avec un plus grand nombre de gens, & des sol-dats aguerris. La cavalerie dû lùltan les mit en désordre ,tailla en pièces les plus opiniâtres, Sc contraignit les autresde prendre la fuite. Comme les meilleurs hommes étoientdemeurés en ce combat, & que les autres s’enfermerentdans le fort, abandonnant leurs cavernes qui leur pou-voient servir de dehors, & où ils eussent pû faire une lon-gue résistance, ils perdirent courage presqu’auísi-tôt; sur-tout quand ils virent qu’il n’y avoit point de vivres pourtant de personnes inutiles qui s’étoient réfugiées dans lefort. Enfin ils fe rendirent à Alaverdy, avec cette forte-resse que les Perses auroient trouvée imprenable, fi elleeût été gardée par des gens qui eussent su; fe défendre.Alaverdy, après avoir fait mourir les plus criminels,-commanda aux autres d’aller demeurer au pied de la mon-tagne , Sc d’y bâtir le village qu’on nomme Benaru , fai-sant démolir le fort dont les murailles étoient si épaisses& si dures, qu’il fallut employer beaucoup de jours àcette démolition ; encore y laiffa-t-on quantité de grosmorceaux de ciment, pour que ces débris marquassent laforce de celui qui l’avoit détruit. * Corn. Dict. Relationde l'ambassade de D. Garde de Sylva Figueroa.
1. GABRIS, ville de la Médie, selon Ptolomée, 1 . 6,c. 2, qui donne à celle-là 83 d. de longitude, Sc 41 d. 15’de latitude. Elle étoit au milieu des terres.
2. GABRIS, autre villede la Médie, selon Ptolomée,qui donneà celle-ci 87 d. 40’ de longitude, & 40 d. 20’ delatitude. C’étoit aussi une ville méditerranée.
3- GABRIS. Ortelius trouve dans un troisième morceaunon publié de la table de Peutinger ,!qu’il y avoit une petiteville de ce nom dans les Gaules. II eût bienfait de marqueren quelle province de la France, où, Sc du moins à quelledistance de quelque lieu plus connu.
GABRITA Sylva ou Gabreta. Ptolomée,I, r',c. 11, est pour la premiere orthographe, Sc Strabon pour laseconde r Le premier dit :au pied des monts Sudetes.
est la forêt Gabrita, entre laquelle & les montagnes desSarmates est la forêt Hercynie. II dit plus loin : après lesVaristes est la forêt Gabrita... au-dessous de cette forêtfont les Marcomans. Strabon, 1. 7, p. 291, dit : il y aencore une grande forêt nommée Gabreta : ensuite lepays où les Suéves font établis , puis la forêt Hercynieque les Suéves occupent auífi. Lazius croit que cette forêtest 1^ partie occidentale de la forêt de Bohême, Sc qu’on lanomme à présent F ri esetterwald: son sentiment est adoptépar les interprètes de Ptolomée. Spener , Not. Ger -man. ant. 1. 2, c. 3 , p. 89 8c 90, prétend que c’est au-jourd’hui la forêt de Thuringe(Z>«nrager-^<z/í/)&qu’elles’étend juíqu’à la montagne de Fichtdberg. La riviere dsNau, qui y a fa source, va tomber dans le Danube.
GABROSENTUM, ville de la Grande Bretagne ,selon le livre des Notices de l’Empire, Secl, 63. Cambdeul’explique par Gateshead.
GABRUMAGUM, ville ancienne delaNorique. An-tonin en fait mention dans son Itinéraire , 8c la met furla route d’Aquilée à Lorch ( Lauriacum ) entre Sabatinca8c Tutatio , à trente mille pas de la premiere, & à vingt-un mille pas de la seconde. Lazius croit que c’est Grob->ming.
GABUS , montagne dont Damafe parle dans la Viedu pape Silvestre. Voici le passage tel qu’Ortelius, Tke~saur. le rapporte. Fundum Laurentum & omnem agruntadportam Seffurianam : ujque ad viam Prœnefìinam, àvia itineris Latince usque ad montem Gabum. II doutes’il ne faudroit point lire Gaurus , pour Gabus.GABYRA, ou Gabira. Voyez Diopolis.
GAD, (tribu de ) l’une des douze tribus du peuple deDieu ; composée de la postérité de Gad, fils de Jacob Scde Zelpha, servante de Liah. La tribu de Gad sortitd’Egypte au nombre de quarante-cinq mille cinq censcinquante hommes. (*) Après la défaite des rois Og ScSehon, (t>) Gad 8c Kuben, Sc la moitié deManassé de-mandèrent à Moïse qu’il lui plût leur donner leur partagedans ces pays nouvellement conquis, alléguant le grandinombre de bestiaux qu’ils avoient. ( c ) Moïse le leur accor-da , fous la charge Sc à condition qu’ils accompagne-roient leurs freres dans la conquête du pays de de-là leJourdain, que le Seigneur leur avoit promis. ( d ) AinsiGad eut son partage entre Gad au midi Sc Manassé aunord, ayant les montagnes de Galaad à l’òrient, Sc leJourdain à l’occident. Voilà le sentiment de D. Calmet ;voici ce que Reland , Falafl. p. 162, dit de cettetribu. Elle s’étendoit depuis l’extrémité de celle de Rubenpeu loin d’Hefebon jufqa’à 1 a rjviere de Jabbock, St àl’extrémité de la mer de Cenereth ( e ) Sc depuis Macha-naïm ( Manaïm) ville située aux confins de la tribu deGad, & de la demi-tribu de Manassé , (Q elle s’éten-doit jufqu’à Dabir. Les soixante Sc dix, au lieu de Dabir ,qui est dans l’hébreu, disent Aa/fiw qui est la mêmeque Dibon , ville de la tribu de Ruben qu’eux-mêmesappellent Daibon, (s) on ne voit point que les enfans deGad l’ayent habitée. Les villes de cette tribu surent entreautres, selon le livre des Nombres, c. 32, y. 34 Scíùiv.
Selon la vulgate ,Dibon,
Ataroth,
Aroer ,
Roth,
Sophatn
Jazer,
Jegbaa,Bethnamra,'Beth-aran ,
Selon l’hébreu ,Dibon,
Ataroth,
Aroer ,
Atroth-Sophan,'
Jaëzer ïJogbeda,BethnimraSc Bethharan.
Au lieu d’Atroth-Sophan , le Grec porte Sophar, Sc aulieu de Bethnimra , Namram. Reland , attribue auxenfans de Gad les villes suivantes,
Jaezer,
Ramath Hammitzpe,Betonim ,
Machanim,
Beth-haram,Beth-nimra ,Succoth,Saphon.
II remarque que Ramath, Machanaim, Chesbon(Hefe-bon ) & Jaezer , furent démembrées en faveur des Lé-vites :( h ) que Chesbon étoit enclavée daus une por-