GAD GAD
appelle GALORON , và^w^n. Mais îe lieu dont parlePtolomée doit être en-deçà de l’Halys ; au lieu que leGadilon de Strabon devoir être au-delà.
GADEM 1 S , contrée d’Afrique, dans le Bildulgeridpropre. C’est, dit Marmol, Afrique ,l.j ,c. 5 9, r. 3 ,
р. 39, une grande habitation , où il y a plusieurs châteaux,& de grands villages. Elle est à cent lieues de la merméditerranée, du côté du midi. Les habitans font richesen dattes, & en argent, parce qu ils trafiquent avec lesN égres. Ils ont un commandant, St ils payoient autrefoistributaux Arabes du désert; à présent c’est aux Turcs ,qui y font souvent maltraités , particulièrement quandceux du pays se joignent aux Arabes. On trouve en cesquartiers peu de bled & de viande, &c ce qu’il y en aest fort cher.
GADENÏ, ancien peuple de l’iste d’Albion , selonPtolomée. Cambden croit qu’il faut lire Ladeni. II aété aisé de changer * en un y. Le P. Briet, Parall.2 ,part. l. 2185, a adopté le mot Ladeni, S c dit quece peuple occupoit la Lothiane , les Marches, & Tifedaì,II lui donne pour ville Cajirum Alatum : Edimbourg ôcColania Colucli; d’Audifret , Geogr. t.\ x , est d’unautre sentiment : il place les Gadenes dans les provincesde Lennox, d’Argyle, & de Strathern.Cambden,2?/7tó/z/z.prétend que les Gadeni , ou Ladeni, habitoient l’espace•qui est entre Fembouchure de la TVede, & le Forth àEdimbourg, & qui est présentement divisé entre les petitescontrées de Tèifidale Twedalt Merck , & Lothien , enLatin Lodeneium , nom qui dans les écrits du moyen âge,les comprenoit toutes.
x. GADER, ancien lieu de la Palestine. Le roi deGaderfut pris & mis à mort par Josué (c. 12, v. 13.)D. Calmet croit que Gader est aparemment le même queGADORdes Paralipomenes, 1 . 2, c. 4, v. 39. Gaderotdu même livre, c. 28 ,v. i8;GEDOR, dont parle Josué,
с. 15, v. 58; & Gazer, Gazera, ou même Gad ara,ou Gader A, dans les Machabées, & par conséquent lamême que Gadara 2.
2. GADER, rivière des Indes dans les états du grandMogol : elle prend fa source un peu au nord de Patan,traverse le royaume de Necbal, dont elle arrose la capitale.Elle entre ensuite dans celui de Jeliiat, coule à Rajapour,& va se rendre dans le Gange au-dessous de la ville dePatna. De l’I [le , Robert , Atlas.
GADEROTH. Voyez Gader x.
GADES, iste & ville d’Espagne , fur l’océan, auprèsdu détroit, qui en prenoît le nom de GaditànumFretum. Pline , 1.4, c. 3 2, dit : à la tête de la Betique,à vingt-cinq mille pas de l’entrée du détroit est Piste deGADIS, longue de douze mille pas, selon Polybe, St largede trois mille pas. Elle est éloignée de la terre ferme parl’endroit le plus voisin, d’environ sept cens pieds, ailleurs
elle en est à plus de sept mille pas.Elle a une
viim peuplée de citoyens Romains , & que l’on apelléAugusta Urbs Julia Gaditana. Du côté de1 Espagne, à cent pas envirpn est une autre iste, qui a troismilles de longueur & à-peu-près autant de largeur, danslaquelle étoit anciennement la ville de Gades. Ephorus &:Philistide l’appellent Erythia : Timée & Silène Fappel-îent AphRODISIAS, (c’est-à-dire l’isle de Venus :) lesnaturels du pays la nomment Fisle DE Junon.T imée ditqu’ils donnent à la plus grande le nom de COTINUSSA ;les nôtres Fappellent Tartessus ; les Carthaginois lanomment Gadir; ce mot signifie chez eux une HAYE. Lenom d’Erythie (qui est la plus petite de ces deux istes) estvenu de ce que lesTyriens,de qui descendoient les premiershabitans, venoient, clit-on, de la mer Erythrée.Quelques-nns croyent qu’elle a été habitée par les Gérions, dontHercule enleva les troupeaux. 11 y a des écrivains (Pom-ponius Mêla, 1 . 3 , c. 6,) qui croyent que c’étoit uneautre iste autrefois nommée de même , & qu’ils placentdevant la Lusitanie. C’est ce* que dit Pline, à Fendroitcité. Solin, c. 23 , l’abr-ége à son ordinaire, & dit : à latête de la Betique , où est la derniere borne du mondeconnu, est une iste séparée du continent par une distancede sept cens pas. Les Tyriens venus de la mer Rouge,donnent à cette iste le nom d’ERYTRÉE. Les Carthaginoisla nomment en leur langue Gadir , c’est-à-dire unebaye; TU signifie une cloison. Les anciens, entre autre?Scylax, Peripl. p, x, & <1, ed. Oxon. reconnoissentdeux istes en cet endroit, dans lune desquelles étoit une
ville. Pline , comme on Fa vû, dit que cette ville étoitdans la plus grande. L’iste &la ville sont apellées GADIRApar Marcien d’Heraclée , Peripl. p. 40, edit. Oxon. Uneinscription au recueil de Gruter , p. 3 =j8, n. 4, porteMun. Aug. Gad. C’étoit le chef-lieu d’un départementparticulier, ou d’une de ces assemblées juridiques, dontj’ai parlé dans l’article d’Espagne. Les Romains s’étantrendus maîtres de cette ville, l’augmenterent d’une neuve,bâtie par Balbus Gadìtanus , homme consulaire. Cetteville neu veNeapolis, & la vieille, furent apellées Gemina,ì*ítt/*n , c’est-à-dire double ou gemelle.
II est hors de doute que la grande est présentement l’isteoù est située Cadix. Voyéz ce mot. La petite, nomméeErythie, n’est pas si facile à trouver.
GADGAD, montagne d’Arabie, dans le désert dePharan. Les Hébreux y campèrent dans leur voyage dudésert. Elle est entre Benejacan & Jetebatha * D. Calmet ,Dict. Numeti. c. 33 , v. 32.
GADI, lieu a où étoit natif Bonni, un des braves deDavid. D. Calmet croit que c’étoit aparemment le mêmeque Gadda , ou Ha^er-Gadda , dans la partie méridio-nale de Juda. * Reg. 1 . 2, c. 23 , v. 36. Josué , c. 15,v. 27. .
GADIANA, ville de la Cappadoce, dans la Chamane,qui en étoit un canton, selon Ptolomée, L 5 , c. 6 ; quel-ques exemplaires portent Gadasena.
GADILON. Voyez Gadelonitis.
x. GADIR. Voyez Gades.
2. GADIR. Egesippe appelle ainsi la montagne qu’ilnomme ailleurs Garisim. Voyez Garisima.
GADIRA, lieu de la*Palestine. C’est aparemment lemême que Gader. * Josué , c. 15.
GADIRl. Joseph, Antiq. 1 . 1, c. 7, nomme ainsi unpeuple de FEurope rstJ'wç»» la terre des Gadires. C’estl’isle de Gades & ses environs.
GADIRlCUS. Platon appelle ainsi une partie de FisleAtlantide,auprès des Colomnes’d’Hercule ; mais ce qu’ilen dit n’est pas assez géographique pour y ajoûter beau-coup de foi.
GADIRIDjE PortìE : c’est la même chose qu’Abyla.’
GADIROTH , ou Gaderoth. Voyez Gader.
GADIRTHA , ancienne ville de l’Arabie déserte,selon Ptolomée, 4 5 , c. 19. Elle étoit vers FEuphrate.
GADITANA Provincia , ancienne Province cl’Es-pagne , dont Cadix étoit la capitale, selon Tite-live ,/. 28.
GADITANUM Fretum ; les anciens apelloient ainíile détroit que nous apellons aujourd’hui de Gibraltar. IItlrolt alors son nom de la ville de Gades,
GADITANUS OceANUS ; Ortelius dit que c’estprésentement GOLFO DE LAS Yeguas.GADITANUS Portus & ì c’est le Port StlaBAYBGADITANUS Sinus |de Cadix.
GADOR. Voyez Gader.
1. GADORA, village de la Palestine , dans le cantond’yElia, c’est-à-dire de Jérusalem , près du Terebinte.Eusebe nomme ce lieu Gadeira. * Reland, Palcejl.2, part. p. 781.
2. GADORA, ville de la Célesyrie, selon Ptolomée ,1 . 5, c. 15. II la place entre Dium & Phìladelphia.
GADROSIA. Voyez Gebrosie.
GADROSII, Peuple des Indes aux confins duquelétoit la ville de Palimbrota, selon Arrien, in Indicés. Cesont les Gedrosiens de Ptolomée.
GADVAD, lieu dont il est parlé dans le Misna, Ne~gaim. VU. 4. cité par Reland.
1. GAEA j ville de F Arabie heureuse, selon Ptolomée,1 . 6 , c. 7. Elle étoit dans les terres. Ammien Marcellin lanomme Geapolis.
2. GAEA, Pontia Sc Misynos sont les noms detrois isles que Ptolomée, 4 4, c. 3, décrit dans la grandeSyrte.
GAEBA, lieu de la Palestine, peu loin de Scythopolisôt Dothaïm. II est dit dans le livre de Judith, c. 3 , v. 11.qu’Holopherne campa entre Gaeba & Scythopolis, assezprès de Dothaïm.
GAESA,* ancienne ville de F Arabie heureuse dans’ lesterres, selon Ptolomée , 46 , c. 7.
GjESATES (les) en latin G.ESATI, en grecQuelques-uns ont cru que ce nom défìgnoit un peupleparticulier d’entre les Gaulois 3 mais Polybe nous apprend
que