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sut bâti, vers Tan 1360, par Acìérnar de Monteil ,-évêque de Metz , qui fit fermer de murailles les villes-de Nomenie & de Saint-Avod. Les évêques de Metzreconnôissent, en vertu du traité -de Munster , le roi deFrance pour souverain , à cause de ces châtellenies ouseigneuries, * Longucruc, Description de la France, 2 e part.p. 170.
GARDE-BIAUR, (la) petite ville de France,dans l’Albigeois, fur la riviere de Biaur, d’ou elle tireson nom.
La GARDE -DIEU, abbaye d’hommes, en France,de l’ordre de S. Augustin, dans le Querci, au diocèsede Cahors.
GARDE!, peuple de la Sarmatie , en Asie , selonPline , 6, c, 7. Le P. Flardouin lit Uscardei.
GARDELEBEN, selon Baudrand Sc Corneille, Gar-DELEGEN, en latin Gardelegia , selon Hubner. Gard-Icben selon Zeyler, Brandenb. Topogr. p- %7 , petiteville d’Allemagne , dans la vieille Marche de Brande-bourg. Elle étoit anciennement nommée Isoburgum , àcause du culte que l’on y rendoit à la déesse Isis, selonla conjecture de quelques savans. On prétend que fastatue étoit hors de la ville, dans un vieux château quepossede la rnaifon d’Alvensleben. On'la nomma ensuite,à cause de ses- fortifications, Ifirnburg , comme si elleeût été de. fer. Les Vendes la nommèrent Isercn Schnippe,c’est-à-dire portes de fer, sauces sema. Quelques-unsveulent que , fous l’empire de Tibere, les Romains yétablirent un fort,pour mettre leurs légions à couvert ;maisles Romains n’ont jamais étendu leurs conquêtes au-delàde l’EIbe. D’autres disent que le nom moderne vient dela beauté du lieu , & est pris de la quantité de ses jardins.Visscher, dans fa Carte du Brandebourg, nomme Bisela riviere qui coule à Gardeleben. W erdenhagen dit qu'elleest située à la source de la Milde ou de la Bise. Le ter-roir d’alentour est sablonneux, excepté la campagne ducôté de Calb, sur la Milde, qui est très-fertile , 8c a debelles prairies. Les environs de la ville font des hou-blonnieres, dont on transporte le houblon en Danemarck.La biere de Gardeleben paste pour excellente , Sc fait unbon commercepour la ville,dont les armes font trois écha-las chargés de houblon.
Elle a beaucoup souffert durant les longues guerresd’Allemagne , Sc même durant celle qui finit à la paixde Ryswick.
GÁRDGEH, canton du Khorassan, qui porte auffi lenom de Gardgijjan , à 99 d. de long. &t à 36 & d.de la t. II contient cinquante villages. II y a dans ce cantonde forts châteaux , des montagnes Sc des gorges difficilesà passer. Les pommes, poires , figues Sc grenades yfont bonnes. Le peuple passe pour grossier. * Manuscritsde la, bibl. du roi,
1. GARDICHI , village de la Morée, dans la Za-conie , a trois ou quatre lieues de Longanico. On croitqu’il tient la place de l’ancienne ville Clitorium. IIprend le nom de la riviere qui l’arrose. Voyez Cli-TORIUM.
a. GARDICHI, (le) riviere de Gréce, dans la Morée.Les anciens Font connue sous le nom de Clitor. Elle ala source près de Cartena, coule vers le nord-ouest ,puis vers l’ouest, & enfin vers le sod-ouest ; passe à Gar-djehi,- Sc se perd dans la Dimizana.
GÂRDICIUM, ville épiscopale, fous le patriarchatde Constantinople. Elle est sous Larisse qu elle reconnoîtpour métropole. Elle est nommée avec Démétriade,Zéïton St quelques autres qui sont sous la même métro-pole : ainst elle doit être dans la Janna, Sc par consé-quent différente de Gardichi qui est dans la Morée.* Schtljlrate , Antiq. Eccles. t. l, p. 788.
La GARDIOLE, petite ville de France, dans lehaut Languedoc, au diocèse de Lavaur. Elle a titre debaronie , qui donne à son seigneur droit d’entrée aux étatsdu Languedoc.
GARDON, (le) riviere de France, au bas Languedoc.On distingue le Gardon d’Alais , Sc le Gardon d’An-duse. Le premier vient de plusieurs sources qui se joignentau nord-est d’Alais, Sc se jette dans l’autre proche le Vez :le second a sa source dans les Cévennes , passe à Saint-Jean de Gardemagne, puis à Anduse ; Sc ayant reçu leGardon d’Alais, ils vont ensemble à Bocoiran, à Saint-Anastasiers , sous le pont de saint Nicolas, où il reçoit
G AR.
l 'Atrjyn qui vient d’Uzez, Sc ensuite YEyjjene ; puiscoulant fous le pont du Gard, il se jette dans le Rhône.,vis-à-vis de l’iste de Valabregues. Voyez la description dupont du Gard, au mot Gard. * Coulon , Rivières deFrance, 2 e part. p. 181.
GAREATiE, ancien peuple du Peloponnefe , dansl’Arcadie, selon Pausanias, /. 8 , c, 43. C’étoit une tribudes Tégéates.
GAREATES, ruisseau d’Arcadie, le même que Ga-
GAREATHYRA , petite ville ou bourg d’Asie , dansla Cappadoce, selon Strabon, L 12 , c. 568. Elle étoitaux confins de cette province Sc de la Lycaonie.
GAREB , colline de la Palestine, auprès de Jérusalem.Dans la Misne, il est dit que de Gara b ou Gareb à Siloil y avoit trois milles, St que là étoitl’éphod deMicha ;maitGareb marqué par J érémie ne peut être si éloignée deJérusalem, puisque le prophète dit que Jérusalem s’étendrajusqu’à la colline de Gareb : or de Jérusalem à Silo il yavoit environ douze lieues, * D. Calmet , Dict. Jeremics,c. 31, v. 38. Sanhédrin, fol. 103 , 2.
GARED , ville de Barbarie, au royaume de Maroc ,dans une plaine de la province de Suz, à une lieue deTécéut, Sc à la source d’un ruisseau qui arrose les cannesde sucre , près des moulins que l’on abatis pour ce sujet.La ville Sc les moulins surent bâtis par le chéris Abdala,qui régnois encore, lorsque Marmol écrivoit. Ce mêmeruisseau fait moudre six moulins à bled, Sc va se rendredans la riviere de Suz qu’on nomme de Técéut en cetendroit. Cette ville a été bâtie pour íèrvir de défense àces moulins : elle est environnée de plusieurs terres labou-rables , qu’on arrose par le moyen de ce ruisseau. Leshabitans sont laboureurs Sc- gens de campagne, qui tra-vaillent aux moulins à íùcre, avec quelques esclaves chré-tiens. II y a d’ordinaire dans la ville un gouverneur avectrois cens chevaux , logés dans les villages d’alentour.* Marmol , Afrique, l. 3 , c, 23.
GARELA, ou Garella. Les Notices, qui font men-tion de cet archevêché , disent qu’il n’avoit aucun évêchésous lui, Sc n’en apprennent point la position. II étoitdans le patriarchat de Constantinople. Ortélius croit quece siège étoit quelque part dans l’Asie mineure.* Scheljîrate yAntiq. Eccles. t. 2, p. 670 Sc733.
GARENrEl, ancien peuple dans la Sérique , selonPtolomée, l. 6, c. 16. Ils étoient à l’orient des Annt-'biens.
GAREOTH. Voyez GàRioch.
GARESCI. Voyez Gariscus,
CARET, contrée d’Afrique, dans la Barbarie, auroyaume de Fez, dont elle est la sixième province. Ellea , au couchant, celle d’Errif Sc la riviere de Mélude, qui,descendant du grand Atlas , entre Téíâr ôc Dubudu, seva rendre dans celle de Mulucan. Au levant, elle a leroyaume de Trémécen , Sc cette même riviere qui sé-pare cet état de celui de Fez, Sc par conséquent laMauritanie Césarienne, de la Tingitane. Elle a la merMéditerranée au septentrion, Sc au midi une partie desmontagnes qui sont dans les déserts voisins de la Numi-die. Elle aboutit encore en cet endroit à la riviere deMulucan, Sc s’étend quelquefois, vers le couchant, jus-qu’aux montagnes de Cuz , descendant toujours fur lariviere de Nocor jusqu’à la mer; de forte qu’elle com-prend toute la côte qui est entre cette riviere Sc cellede Muluca*, laquelle entre dans la mer près de la villede Caçaça. Tout ce pays est rude Sc sec, semblable àcelui des déserts de la Libye intérieure. * Marmol, Afri-que , /. 4, c. 96 Sc soiv.
Les auteurs Africains divisent cette province en troisparties : l’une comprend les villes avec leur territoire ;une autre, les montagnes qui font peuplées de.Béréberesfort belliqueux, St la troisième les déserts. Les villes dela côte sont,
Melilla , Tézote,
Caçaça, Mégée.
Les montagnes sont,
Mequebhuan, Azgangan,
Beny-Sayd, Teuzin,
Sc Guardan.
II y a beaucoup d’habitans.
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