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Tome troisième. G - L.
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GAS

croire qu’il étoit originaire des Pyrénées, St c’ëst céque signifie son nom de Mitarra, qui, en langue Bas-que , veut dire , qui vient des montagnes.

Sanche Mitarra eut un fils nommé Garde , surnomméle Courbé , qui fut duc.de Gascogne, fous le régné deCharles le Simple St de Raoul. 11 laissa trois fils, Sandre,Guillaume St Arnaud. Les deux cadets eurent en partagele comté de Fésensac , qui fut donné à Guillaume, le plusâgé des deux, & celui d’Astarac qui fut cédé à Arnaud.Sandre qui étoit l’aîné des trois frétés, ayant eu la plusgrande partie des états de son pere, fut appellé comtede Gascogne ; St quelquefois on lui donnoit le titre deduc St de marquis. La. race masculine de Garde leCourbé posséda cet état ]usqu’au duc Sandre, qui mou-rut fans eníans mâles , Pan 1030; St après fa mort, il yeut de grands troubles pour fa succession.

Quelques-uns ont prétendu que Sandre-Ma] or, roi deNavarre , avoir eu le'duché de Gascogne ; ce qui ne feprouve ni par les bons monunrens del’Histoire de France,tri par ceux de Navarre. C’est ne rien dire que d’alléguerune certaine épitaphe de ce roi Sandre, où il est qualifiéroi des Monts-Pyrenées St deTolofa; car il ne s’enfuitpas de-Là qu’il ait été souverain de'Toulouse, ville dont iln’a jamais été maître , mais de. Tolosa dans la provincede Guipuscoa , qui étoit alors des dépendances du royau-me de Navarre. Après le duc Sandre, un seigneur nom-mé Bélenger , qui prétendent descendre des princes Gas-cons parles femmes, posséda pendant quelque teins la Gas-cogne St la ville de Bourdeaux ; St après fa mort ,Otlton fils de Guillaume duc d’Aquitaine, St de Bris-que sœur du dernier duc Sandre, fut comte ou duc deGascogne St de Bourdeaux. II ne jouit pas paisiblement decet Etat ; St dans une guerre qui s’éleva, il fut tué , Pan1039, ce qui donna occasion à Bertrand surnommé Tu -mas Palerius , comte d’Armagnac , de s’emparer de laGascogne. II en jouit, durant quelques années, jusqu’à ceque Geofroi-Gui, prince d’Aquitaine , frere du duc Guil-laume V du nom , attaqua Bernard, le vainquit St leforça à lui céder la Gascogne , St à fe faire moine. Leprince Geofroi-Gui ayant succédé pour le duché d’Aqui-taine à son frere Guillaume , le duché de Gascogne futuni à celui d’Aquitaine , comme il Pa toujours été de-puis , excepté ce qui avoit été démembré, dans le dixièmesiécle, du duché de Gascogne, par les partages qui enavoient été faits.

de César, qúi, selon cêt auteur, étoit enfermée entre laGaronne, l’Océan St les Pyrénées.

La Gascogne très-improprement dite com-prend de plus le Languedoc St toute la Guyenne entìete ,par un abus qui s’est introduit d’appeller Gascons tous lespeuples de France , dont P accent approche du Gascon*Quelques-uns appellent Gascogne tous les pays qui fiantau midi de la Loire. Cette erreur est venue apparemmentde ce que fous, Auguste, P Aquitaine, bornée auparavantpar la Garonne, fut étendue jusqu’à la Loire ; ot commeon a supposé que les Gascons avoient remplacé les Aqui-tains, ce qui est vrai en partie, on a appellé Gascognetout ce qui avoit porté le nom d’Aquitaine.

Les Gascons, en général, passent pour desprit, adroits , entreprenans , bons soldatscourageux , mais un peu. fanfarons, commegnols leurs voisins.

Les Gascons ont apporté d’Espagne Phabitude de con-fondre le V St le B. C’est ce qui a donné lieu à cette plai-santerie de Scaliger : Felices populi quibus Bibcre eji Fi-

gens d’es-patiens Stles Espa-

Ce duché, poursuit Longuerue, comprenoit le Baíà-les vicomtés de Marsan & de Turfan , & tout

dois

1c pays des Landes , avec celui de Labour ; Sc

îvec

cela les ducs avoient la souveraineté des seigneuries voi-sines.

vere l

Je réserve à l’article de la Guyenne tout ce qui con-cerne celui de la Gascogne. Je me contente d’ajoíìter iciquelques remarques nécessaires. La Gascogne est comprisefous le gouvernement de Guyenne, dont elle fait partie*

Si l’on prend la Gascogne pour tout ce qui est entre laGaronne St l’Océan, ce fera alors la partie méridionalede la Guyenne, & ce que les habitans appellent le HautPays, selon du Val.

GASMARA , ville de la Mauritanie Céfarienfe, se-lon Ptolomée. Elle étoit différente de Casmare , autreville de la même province*

GASNY, bourg de France, darts le Vexin-Normand,avec titre de baronie , fur la riviere d’Epte , entre Bau-dernond St Giverny, à une demi-lieue de la Roche-Guyon. L’Eglife paroissiale est fous l’invocation de saintMartin , St il y a un prieuré simple, du titre de S. O lien,St une chapelle de S. Adrien. L’églife du Mesnil est suc-curlale de Gasny.* Corn. Dict. Mém. dressés fur les lieuxen 1703. Long. 19 10. Latit. 49 3.

Ce lieu est le même que Gany. Voyez ce mot.GASORUS , rao-wpst, ville de Gré ce, dans la Macé-doine , dans l’Odomantique, selon Ptolomée. Etienne legéographe écrit i PÇ'wpor.

GASPENSIA. Eginhatd, dans son livre de la Transsa-tion des saints martyrs Marceîîin &c Pierre, nomme ainsiun ruisseau d’Allemagne, qui fe jette dans le Mein.* Ortel.Thef.

GASPÉ , ou GachepÉ , baie St pointe fur la côtéorientale de la nouvelle France. Quelques géographesSelon le géographe du Val, dans fa Description de la mesurent de la pointe de Gaspé la largeur de l’embouchure

r ' -n —1- n y du fleuve S. Laurent, St lui donnent quarante lieues ; mais

ils fe trompent.

Le P. le Clerc Récolet, donne à ce pays le nom de Gas-péfie, St Gaspéjiens aux habitans* Aucun peuple n’habitecette prétendue Gaspésie, Les Sauvages, qui y vont faire lápêche ou la chasse, font ceux qui habitent l’Acadie Stla côte voisine. La description, que le P. le Cletc en fait,est remplie de fautes* * fíifi. de la nouvelle France , parle P. Charlevoix.

France, p. 194, la Gascogne propre est entre le Béarn,l’Armagnac, la Guyenne St les Landes. La ville de Saint-Sever y est vulgairement appellée Cap de Gascogne ,

( c’est-à-dire la capitale de cette province ; ) celle duMont-de-Marfan est le grenier du pays, Aire la résidenced’un évêque, Roquefort une ancienne baronie. Ainsi ilappelle. Gascogne le pays de Chalosse , où est Saint-Se-ver ; celui de Marsan, où font Mont-de-Marfan St Ro-quefort ; le Turfan, où est Aire.

Les auteurs du Dictionnaire de la France ( Introduc-tion, p. 16,) divisent la province de Gascogne en cinqpetits pays, savoir ,

I. Le pays des Landes ou DES Lanes St d’AuRi-

BAT, où font les villes cl’Acqs capitale, Tartas,Peirehourade St Hastingue.

II. Le pays de Chalosse , qui a pour villes Saint-

Sever, qu’on nomme aussi Cap de Gascogne StTolofette.

PL LeTursan, où font Aire, Grenade St Ca-

W. Le Marsan ou Mont-de-Marfan.

V. Le pays d’Albret n’a que le bourg de Labrit.ces auteurs.

selon

Ln Gascogne improprement dite ajoûte à.

ces pays I e asque , l e Béarn, la Bigorre, leCommin-ges , 1 Armagnac, H Condomois , le Bazadois St l eBourdeloiS , c eir-u-dìre fout ce qui est au-delà de la Ga-ronne , ou, ce qui revient au même, toute T Aquitaine

GASSAN , ancienne ville d’Asie, de Syrie, dans unterroir qui étoit abondant en fontaines St eri ruisseaux.II étoit possédé par des Arabes nommés Dhagâcmah quis’y étoient établis, lorsqu’il survint d’autres Arabes quiétoient de la famille d’Azad, St de la postérité de Kahe-lan , fris de Saba, fils d’iasctihab, fils d’Iârab, fils deCahtan, qui est le Joctan fils du patriarche Eber ou Hé-ber. Ces derniers Arabes, quittant l’Arabie, après l’inon-dation ou déluge d’Irem, vinrent en Syrie, chafferent àeGassan les autres Arabes qui y étoient dé j a établis,fe mirent en leur place. Ce font les GasSanides dontil est parlé dans l’histoire. Le premier de leurs fois s ap-pelloit Giafnah ,, fils d’Amrou, fils de Thaalebah, quitiroir son origine d’un roi de Hirah, surnomméà cause qu’il déchiroit tous les jours l’habit qu’il portoìtpour le donner à quelqu’un. Lê dernier de ces rois futGiabalah, filsd’Aìhem, lequel fe fit Musulman, du temsd’Omar, second calife, St ensuite Chrétien, mais patdépit. II faifoit le voyage de la Mecque avec Omar iune querelle, qu ils eurent ensemble, íut cause qu’il lequitta la nuit suivante, traversa la Syrie avec cinq cens

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