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Tome troisième. G - L.
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i]o GLL

Ortélius. Son nom moderne est BovENT ; mais autrefoison l’apelloit Glan ou Glain , Sc elle a donné le nomde Glendale à la vallée qu’elle arrose. Le nom deGlatíoventa en vient aufíi. Voyez ce mot.

GLENLUZ , bourg d’Ecosse , sur la côte du comtéde Galloway , Sc dans la baye de Glenluz a laquelle ildonne son nom. * Baudrand , édit. de 1705.

Le Golfe de GLENLUZ , petit golfe d’Ecosse, surla côte du comté de Galloway, entre le cap de GallovaySc la ville, de Witern. II prend son nom du bourg deGlenluz. * Baudrand , éd. de 1705.

GLERENUM , petite ville d Italie , dans la Bouille ,selon Plutarque ; mais Ortélius observe que c’est une faute,Sc qu’il saut lire GerUNIUM.

GLEROLE , château en Suisse, situé sur des rochersau bord du lac de Genève , proche de S. Saphorin, unedes quatre paroisses du pays que l’on appelle la Vaux ,entre Lausanne & Vevay. II a été bâti par l’un des der-niers evcques de Lausanne. Ce château n’est habité quepar un concierge que les Bernois y tiennent. * Etat &Délias de la Saisi , t. 2 , p. 2.71.

GLESSARIA. Pline, /. 4, c. 13 , dit : il y a vingt-troisisies, qui font connues à cause des guerres des Romains.Les plus remarquables sont Burchanìa que les nôtresappellent F ab aria , àcaused’un grain qui y vient naturel-lement, S c qui ressemble aux fèves ; de plus Glessaria ,appellée ainsi par les soldats à cause de l'ambre. Les Barba-res la nomment Austrania ; outre cela , il y a Aclania.Cellarius. Geogr. ant. L 1, c. 5 , /n 491 , dit que l’onignore où est cette Gletjaria , à moins que ce ne soitune des Electricles , qui ont été nommées de la sorte àcause de l’ambre. II croît qu’il y avoit plusieurs islesainsi nommées, les unes occidentales dans la mer d’Alle-magne où doit être cette Glessarie ; les autres orientalesdans la Baltique , à l’embouchure de la Vistule, sçavoir ,Frisch-Nerung, Sc Curisch-Nerung, où en effet la mer jettede l’ambre. Le P. Hardouin , in P Un. 1 . 4 , fiel. 30 ,ne connoit pour Glessaries que les istes dOeland Sc deGotland ; Sc il prétend que ce font VAujlrania SC Aclaniadé Pline. Si cela est , il faut avouer que Pline a fait unétrange faut Se que dans une si grande quantité d’iflesqui se trouvent dans les mers d’Allemagne Sc Baltique ,il n’est pas aisé de deviner comment il a choisi ces troispour les mettre de fuite, malgré le grand intervaÏÏe quiles sépare.

GLETES, nation de l’Ibérie en Europe, selon Etiennele Géographe , c’est-à-dire de l’Eípagne : elle est voisinedes Cynetes.

GLETSCHER , montagnes de Suisse , dans le Cantonde Berne , au Grindervald. Les François les nomment ,les glacières. II se trouve en divers endroits des monta-gnes de glace , qui ne se fondent jamais , Sc qui vonttoujours en croissant , à mesure qu il tombe de nouvelleneige, tellement qu’eíles s’étendent peu-à-peu au long &au large, 8c ruinent le pays qui les envirronne. Ges monta-gnes de glace sont la plupart d’une profondeur immense ; Scil arrive quelquefois qu’elles se fendent du haut en bas ; ce quise fait avec un bruit si horrible , qu’il semble que toute lamontagne va sauter en pièces. Ces fentes sont plus oumoins larges , Sc profondes : il s’en fait de deux , trois ,Sc cinq pieds de large , Sc de trois à quatre cents aunesdp profondeur ; Sc si un homme y tombe , il est perdu ;car il est bientôt gelé ou noyé dans la neige fondue.Cependant il faut nécessairement passer par ces monta-gnes de glace ; car en bien des endroits , il n’y a pointd’autre chemin ; Sc quand il s’y trouvé de la neigenouvellement fondue , on court risque de tomber : souventmeme la neige couvre tellement ces horribles fentesdont je viens de parler , que les. voyageurs y périssent.Pour eviter un pareil malheur , on prend des guides ,qui, avec de longs bâtons Sc des perches à la main , vontsondant le chemin pour découvrir s’il n’y aura point defente ; 5 c quand ils en rencontrent quelqu’une , il fautsauter par dessus , ou étendre une planche qu’on porteexprès , & l’on passe par dessus : la difficulté augmente ,quand il y a de la neige fraîchement tombée ; car alorson ne voit aucune trace de chemin ; Sc il faut , en cecas , suivre à la vue certaines perches , ( les Grisons lesappellent Sta\as ) que l’on plante de distance en distance ,pour reconnoître le chemin. Mais en bien des lieux, leshabitans n’en plantent point, afin que les voyageurs soient

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obligés de les prendre pour guides, Sc de les bien payer.Dans toutes ces differentes ocasions, il faut mettre à sessouliers des fers à glace , pour ne pas glisser , St marcheravec bien de la circonspection. Quelquefois il se détachede ces montagnes de gros quartiers , qui tombant avecimpétuosité , renversent tout ce qui se rencontre sur leurpassage, St bouchent tellement les chemins, qu’on nepeut ni avancer ni reculer. II lé passe bien du tenisavant qu’ils soient fondus, quoique ces sortes d’accidensn’arrivent que dans la plus chaude saison.

Les eaux, qui découlent de ces montagnes de glace»sont les meilleures Sc les plus saines que l’on puisseboire. Un voyageur qui passe par les Alpes , ne peutboire d’autres eaux, s’il est échauffé , fans courir risquede gagner quelque maladie mortelle ; mais on peut boirecelle-ci fans dangèr, soit à jeun, soit après avoir mange íSc même elles ont une espece de vertu balsamique »pour délasser Sc pour fortifier. C’est un fait notoire pasune constante expérience. Les hábitans des Alpes nefont point même d’autre rernede dans les diarrhées,dans les dyssenteries , Sc dans le,s fièvres , que de boirede cette eau de Gletscher ; SC un Médecin célébré re-commande austi ces sortes d’eaux pour le mal de dents.* Etat & Délices de la Suijfe , t. i, p. 30, 35 Sc 43.

GLIKÉON, petite ville de la Turquie Européenne, dan sla basse Albanie, ssr la rivière deGliki, dont elle a prisson nom. Elle est épiscopale sous la métropole de sauna-

GLÍKI, riviere de la Turquie Européenne, proch sla ville de Glikéon , dans la basse Albanie.

GLINDITIONES, ancien peuple de !a Dalmatie,selon Pline. Appien les nomme Clintidiones ; ce font lesIgletes de Strabon, Sc peut-être les Idetes d’Etienne seGéographe. * Ortélius , Thesaur.

GLISAS. Voyez Glissas.

GLISKOWATZ, ville de la Turquie, en Europe»au royaume de Servie, dans une grande plaine, au pieddes montagnes , fur la riviere de Veterniza. * Baudrand)édit. de 1705.

GLISMA. Voyez Gisma.

GLISSAS, ancienne ville de Gré ce, dans la Béotie»près du fleuve Thermodon , selon Hérodote, /. 9, c. 41-Homere en fait auffi mâtion dans le second livre del’Iliade, Sc la nomme Glijfa, tout simplement, fans sfinale. Strabon , /. 9, p. 412, n’en fait qu’un village-Pausanias , l. 9, c. 19, dit qu’au-dessus de GUJ'as estune montagne nommée Hypatos , c’est-à-dire suprême■>fur laquelle il y avoit un temple de Jupiter , avec semême surnom.

GLIUBOTINT, montagne de la Turquie, en Europe»selon Baudrand : elle s’étend fort du levant au couchant,Sc étoit autrefois connue sous le nom du mont Scardus -

GLOCESTER, ville d’Angleterre, dans le Glocef-tershire ou le comté de Glocester, dont elle est la ca-pitale. C est le Claudia Gajlra Sc le Glevum des anciens-Cette ville est situee ssr la Saverne, à quatre-vingt mil-les de Londres , a 1 ouest, tirant vers le nord. Elle estgrande Sc bien peuplée, Sc on y compte douze parois-ses. Elle étoit autrefois fortifiée d’une bonne murailleSc d’un château de pierres de taille ; mais tout cela esttombé en ruine. Henri VIII en fit un siège épiscopal, ouplutôt il le rétablit ; car c’étoit un évêché du tems desanciens Bretons. L’église cathédrale est fort belle. R07bert, fils aine de Guillaume le Conquérant, Sc le roiEdouard II, deux princes infortunés, y ont leur (episeture. Cette ville a deux marchés par semaine, Sc adonnéle titre de, duc à plusieurs princes du sang. QuelqueS-uns prétendent, dit Basset, Topogr. des Saints , p. 602»que Glocester est le lieu de la mort Sc de la sépulturede S. Luce, premier roi Chrétien des Bretons, fous lesRomains.

GLOCE5TERSHIRE, province Méditerranée d’An-gleterre , le long de la Saverne qui la traverse. Elle estterminée au nord par le comté de Worcester , à l’estpar celui d’Qxford , a l’ouest par ceux de Hereford ô£de Monmouth, Sc au sud par ceux de Wilst Sc dc Soin-merset. Cette province a cent trente milles de tour, &contient environ huit cents mille arpens , Sc vingt-sirsmille sept cents loixante-quatre maisons. Elle est belle &fertile. Du côté de l’est il y a de petites montagnesqu’on appelle Cotswold, où paissent une infinité de trou-peaux de brebis dont la laine est fort prisée. Le milsen