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Tome troisième. G - L.
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LE GOLPHE DE NARBONNÊ, petit golphe dela Méditerranée, ílir la côte du bas Languedoc L< cluRouffillon , prés de Narbonne. II tait partie du goìphede Lyon.

LE GOLPHE DE NARENTA , partie de la merAdriatique, dans la Dalmatie, vers la prefqu’ifle de Sa-bioncelle , Sc près de l’embouchure de la riviere de Na-renta , dont le goìphe prend son ncm.

LE GOLPHE DE NEGROPOLI, partie de la merNoire, dans la petite Tartarie ; quelques-uns l’appellentgolphe de Molcovie. C’est le Carcinìtes Sinus des an-ciens.

LE GOLPHE DENEGREPQNT. Voyez Negre-PONT.

LE GOLPHE DE NICOYA, partie de la mer dufúd, en Amérique. Voyez Nicoya.

LE GOLPHE D’ORISTAGNO , partie de la merMéditerranée , íur la côte occidentale de l’iste de Sar-daigne. Le nom latin est Arborais ou Hierus Sinus.

LE GOLPHE D’ORMUS. Voyez le golphe Per-sique & ORMUS.

LE GOLPHE DE PALATSCHIA, golphe de l’Ar-chipel , fur la côte occidentale de la Natolie , entre

en latin Panormita-

Ephèse au nord , & Milasio au midi, au levant de Pistede Samo , Sc près de la ville de Palatíchia Sc des isles deFermaco Sc de Gatoniíì.

LE GOLPHE DE PALERMEnus Sinus. Voyez Palerme.

LE GOLPHE DE PALME , en latin SulcítanusSinus , petit golphe fur la côte de Sardaigne Sc de laprovince de Cagliavis , qui regarde l’Afrique , près duchâteau de Palma &t de Piste de Sant-Antioco.

LE GOLPHE DE PANAMA. Voyez Panama.

LE GOLPHE DE PARIA, golphe de l’Amérique,dans la mer du nord. II s’avance dans les terres, entrela province de Paria au couchant, Sc Piste de la Trinitéau levant.

LE GOLPHE DE PARITA, golphe de la mer dusud , dans l’isthme de Panama, près de Nata , Sc aucouchant du golphe de Punama , dont il fait partie.

LE GOLPHE DE PATRAS , golphe de la mer deGréce , vers la ville de Patras , fur la côte occidentalede la Morée : entre les bouches du golphe de LepanteSc la cote de la Morée , au levant, Sc Piste de Cepha-lonie au couchant.

LE GOLPHE DE PÀTt, petit golphe fur la côteseptentrionale de Sicile , dans la vallée de Demona , prèsde la ville dont il porte le nom.

LE GOLPHE DE PAUTSKE , en latin Putìsca-nus Sinus , golphe de la mer Baltique, fur la côte dela Prusse royale. C’est proprement la partie occidentaledu golphe de Dantzick, à l’embouchure de la Wistule ,près de la petite ville de Pautske.

LE GOLPHE DE PEGU , c’est le même que legolphe de Maria ban.

GOLPHE PERSIQUEgrand golphe d’Asie , entrela perse Sc P Arabie heureuse ; on le peut parcourir faci-lement en six jours d’un bout à l’autre, avec un vent fa-vorable , Sc le traverser en un seul. Ce golphe com-mence proche, du royaume de Sindi , où le fleuve Indusle décharge clans la mer , Sc finit à Pembouchure del’Euphrate Sc du Tigre , ayant à droite la Perle, dontil est nommé P ers que , ÔC à gauche l’Arabie. II fe resserrepeu-à-peu depuis son commencement , jusqu au cap deMofïandan, Sc il y a des montagnes en l’un Sc en l’autrenvage. Ensoite il s’étencl de nouveau, &, continuant tou-jpitrs ainsi, il va fe terminer aux deux rivières qu on aneja nommées. Les eaux font portées régulièrement deuxtors par jo ur au golfe Persique par le flux Sc le reflux ,aveC

impétuosité surprenante , tîs Rapprochent si sort du cap »qu’ils le touchent presque en passant , asm de ne s’aller >pas briser contre les écueils ; ce qui oblige les matelotsde plonger clans la mer les rames qui font de ce côté, Stcl’employer tout ce qu’ils ont de force pour résister auflux, Sc faire aller les navires de Pautre côté. Ils ne lais-sent pas de passer ce redoutable détroit en fort peu clstems. Lorsque ce go.phe fe grossit par le flux , il prendfa course quelques milles dans la terre , principalementdu côté clu rivage de Perse où elle est si basse, qu’ellepermet aux vagues enflées de la mer fie franchir fes li-mites , de s’avancer & de fe retirer ensuite ; de forte queles pilotes touchent la terre avant qu’ìls Ja voient : ilsconnoissent routefois qu’ils sent arrivés au bout de lamer, lorlqu’ils s’apperçoivent que Peau est pâle & pres-que jaunâtre, par le mélange de celle de l’Euphrafe»Alors ils mesurent la hauteur de Peau , Sc examinent s’ily a du limon ou clu fable au fond , ce qui leur apprendjufqu’où ils font parvenus. Cette mer est abondante enpoisson, Sc les Arabes, qui en font voisins, ert tirent leufprincipale nourriture. Ils les prennent clans des filets ,les font sécher au soleil, Sc les mangent avec des dattes jfans aucune autre efpece d’apprêt. On y en trouve unque les Arabes appellent Sermahi , Sc les Portugais ferre.II surpasse en grosseur les plus gros taons , est armé degrandes dents, Sc dévore les hommes. On en porte quan-tité de barils aux Indes , où il ne s’en trouve point. IIy a aussi quelquefois de ^ ^

grosses baleines

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fans la qqantûé i CeUe mer ’ qu ' 1 ne lerolt pas na vigablevages, Sc plufie,, -.forts que l’on trouve aux deux ri-au cap Moffimdán les ëparíes en divers endroits ; maisappelle Salaria, d,, 01 ' / rrou , ve quantité decueils qu’on.

Cap, qu ’à peine laissé t s a P prochetellemei * dulargeur dVn rU ■ C ~ t “ 11 à la mer une ouverture de la

agitée mêine"sorG P ’ e u e " mer est là continuellementIe°sv fn, í 1 est tranquille ailleurs; Sc commey sont emportés par les vagues , avec une

on y voit

nager nombre de ferpens , que les pluies y entraînent 'de la terre ; ce qui fait que cette partie de l’Océan estappelîée La mer des Serpens : il y naît une très-grande-quantité de corail noir, Sc l’on y pêche de très-bellesperles. Cent ou deux cents barques cl’Arabes Sc de Per-sans , qui habitent en différens ports de cette mer, Sc quiconnoissent les lieux où font les coquilles qui les produi-sent , s’assemblent pour cette pêche. Alors la mer étantcalme , ils descendent au fond d’une corbeille liée à unede ces barques, Sc chargée d’une pierre, asin qu elle puissealler en bas. Celui qui fe doit plonger dans la mer pouramasser les coquilles, fe lie au pied une grosse pierre pouravoir plus de vitesse à descendre Sc fe ceint ensuite fousle bras d’une corde que tiennent ceux qui font dans labarque. Enfin s’étant boûché les oreilles de coton, ferrele nez avec un instrument fait exprès, & portant del’huile dans fa bouche , il fe laisse aller tout nu d au fondde la mer , oli il délie aufïì-tôt la pierre 'fjui 1 y fait ton*jours arriver fort promptement. Après cela il ramassatoutes les coquilles qu’il rencontre , jettant de tems entems de l’huile hors de fa bouche pour mieux voir aufond ; & lorsqu il a rempli la corbeille , ou que l’haleinelui manque , il branle la corde dont il est lié ; Sc ceuxqui sont dans la barque le retirent hors de Peau le pluspromptement qu’ils peuvent. II y a quantité d’istes dansce golphe : celle de la victoire appelîée ainsi en mémoiredu glorieux avantage que les Portugais remporterent futplusieurs galères des Turcs , qui étoient venues de lamer Rouge pour empêcher qu’ils ne s’établissent dansl’Orient , est auprès de Mafieuse. On trouve ensuite lesécueils de Suadi. L’iste surnommée des Rats , à cause de lamultitude que l’on y en trouve, est proche deMossandan,ainsi que Piste des Chèvres, ou l’on en volt en grandnombre. On rencontre après cela l’Areca, près de la-quelle est Piste d’Ormuns , qui est cause qu’on nommecommunément ce golphe , le golphe d’Ormus. L’iste deQuexomis, fort étendue en longueur, en est voisine. Elleest suivie des isles de Tombo , d’Angan, de Pilote ,d’Andronia , de Cais , de Lara , de Surin Sc de Carga.Ces deux dernieres font les feules habitées. Les autresétoient aussi remplies d’habitans avant la venue des Por-tugais ; mais par leurs incursions, ils les ont rendues dé-sertes. La derniere de toutes , vers l’embouchure de l’Eu-phrate , est Piste de Bahren, qui leur étoit autrefois su-jette , Sc qui est aujourd’hui munie d’une garnison dePersans. L’on pêche là quantité de perles. L’on y trouveaussi des sources d’eau très-douce , qui sortent de deliousles eaux salées de cette mer ; ce qui fait croire que ae

ont ete íubmer-

petites iíles où ces sources couloient, ygées. * Corneille , Dictionnaire. Le P• Philippe , Voyaged’Orient.

Les eaux du golphe de Perse , étant partout sort bassesà l’Ouest du détroit d’Ormus , donnent à connovtre

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