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d’an pont de pierre bâti sur le Rhône , on trouve le vil-lage de MULLIBACH. Telle est la # description du dépar-tement de Goms dans Y Etat & les Délices de la Suisse ,t. 4, p. 170, Sc suiv. ’
GONÀGUS Ager, lieu d’Asie, aux environs d’A pâ-mée, selon Jean Moscus, dans le Pré spirituel. * Ortel.
Thés.
GONAIVES, (les) baye du port, à la côte occiden-tale de l’Ifle Espagnole , Sc environ à dix lieues du môlede S. Nicolas : on y trouve depuis trois jusqu a cent brai-ses de fond.
GONÀVE , iste déserte Sc stérile , située au milieucìu grand cul-de-sac , de la côte occidentale de S. Do-mingue. * Notes du P. de Charlevoix.
GONDAR, Guender ou Gonder en Ethiopie.L empereur d’Abissinie y fait sa résidence. Les uns disentque c’est une ville ; d’autres assurent que ce n’est qu’uncamjr qui disparaîtra , fi—tôt qu’il plaira au Negus dechoisir un autre lieu. Voici ce qu’en dit le médecin Pou-cet, qui fit le voyage d’Ethìopie, en 1698 , 1699 , Scen 1700, dont la relation est insérée dans les Lettresédifiantes , t. 4 ; il y parle ainsi de Gondar, p. 61,77 &iuiv. L’étendue de Gondar est de trois à quatre lieues :cependant elle n’a & ne peut avoir l’agrément de nosvilles, parce que les maisons n’on qu un étage , Sc qu’il n’ya point de boutiques. Cela n’empêche pas qu’il ne s’y fasseun grand commerce. Tous les marchands s’assemblentdans une grande Sc vaste place ,. pour y. traiter de leursaffaires. Ils y exposent en vente leurs marchandises : lemarché dure depuis le matin jusqu’au soir : on y vendtoutes sortes de marchandises. Chacun a un lieu qui luiest propre , où il expose sur des-nattes ce qu’il ^eutvendre. L’or & le sel sont la monnoie djgnt on se sertdans ce pays. L’or n’est point marque au coin duprince, comme en Europe : il est en lingots que l’oncoupe, selon qu’on en a besoin , depuis une once jusqu’àune demi-drachme qui vaut trente fols , monnoie deFrance ; Sc afin que l’on ne l’altéré pas , il y a par-toutdes orfèvres qui en jugent à l’épreuve. On se sert de selde roche pour la petite monnoie. II est blanc comme laneige , Sc dur comme la pierre ; on le tire de la mon-tagne LaFta, 8c on le porte dans les magasins de l’em-pereur, où on le forme en tablettes qu’on appelle Amouly ,ou en demi-tablettes qu’on nomme Courman. Chaquetablette est longue d’un pied , large & épaisse de troispouces : dix de ces tablettes valent trois livres de France :on les rompt, selon le payement que l’on a à faire ; &on se sert de ce sel également pour la monnoie, Sc pourl’usage domestique.
Le palais du roi est grand 8c spacieux , & la situationen est charmante. II est au milieu de la ville sur une col-line qui domine toute la campagne ; il a environ unelieue de circuit ; les murailles font de pierre de taille,flanquées de tours fur lesquelles on a élevé de grandescroix de pierre. 11 y a quatre chapelles impériales dansl’enceinte du palais. On les appelle B ci t- C h rijlian , commeles autres églises de l’empire , c’est-à-dire maison desChrétiens. Elles font desservies par cent religieux qui ontauflì foin d’un collège où l’on enseigne à lire récrituresainte aux officiers du palais. La princesse, sœur de l’em-pereur, a aussi un magnifique palais dans la ville. II y aquelques maisons à Gondar , bâties à -la maniéré d’Eu-rope ; mais la plupart des autres ressemblent à un enton-noir renversé. II y a environ cent églises dans la ville deGondar. Le patriarche qui est chef de la religion , &cqui demeure dans un beau palais près de l'égide patriar-chale, dépend de l’églife d’Axandrie qui le consacre. IInomme tous les supérieurs des monastères, Sc a un pou-voir absolu sur tous les moines , qui font en grand nom-bre ; car il n’y a point d’autres prêtres en Ethiopie,comme il n’y a point d’autre évêque que le patriarche.L'empereur a de grands égards pour ce chef de la reli-gion. L’horreur que les Ethiopiens ont pour les Mahomé-tans Sc pour les Européens, est presque égale. Les Ma-hométans s’étant rendus puissans en Ethiopie au com-mencement du seizième siécle, s’emparerent du gouver-nement : les Abissms ne pouvant'souffrir un joug si durSc si odieux, appeílerent à leur secours les Portugais, quiétoient alors fameux dans les Indes, où ils venoient des’érablir ; ces nouveaux conquérans devinrent suspectsS leur tour aux Abiísins, qui en firent un terrible carnage
dans le tems même qu’ils se croyoient le mieux affermisdans cet empire. Ceux qui échappèrent à ce premiermouvement, eurent permission de tè retirer. II sortit d’Ejthiopie sept mille familles Portugaises qui se répandirentdans les Indes, Sc lur les côtes d’Afrique. II en resta'quelques-uns dans le pays ; Sc c’est de ces familles quesont venus les Abiffins blancs , qu’on y volt encore, &dont on prétend que descend, l’impératrice. On souffreles Mahométans à Gondar ; mais ils sont dans un quar-tier séparé, qui est au bas de la ville : on les appelle Ge-bf.rtis , c’est-à-dire esclaves. Les Ethiopiens ne peu-vent souffrir qu’ils mangent avec eux : ils ne voudraientpas même manger de la viande tuée par un Mahométan ,ni boire dans une tasse dopt il se serait servi, à moinsqu’un religieux ne Feût bénite, en faisant le signe de ficroix , en récitant des prières , 6 c en soudant trois foisdessus, comme pour en chasser le malin esprit. Quandun Ethiopien rencontre un Mahométan dans les rues,il le íàíue de la main gauche ; ce qui est une marque dsmépris.
1. GONDES , Gundis, ou Gónthey , en latinContegitim , autrefois petit bourg , maintenant villagede Suisse , dans le bas Valiais ; c’est le chef-lieu d’ungouvernement de même nom.
Le gouvernement de GONDES ou Gonthey,contrée de Suisse au bas Valiais, est le premier que l’ontrouve au-dessous de Sion. II a pour chef-lieu GoN-THEY-LE-Ch ATEAU , village qui est un peu reculé duRhône, Gonthey-le-Plan 6 c Vertrun qui sont prèsdu Rhône. Le village & le mont Neinda, qui sont del’autre côté du Rhône, font aussi partie dé ce gouverne-ment. Ce petit pays appartenoit autrefois aux barons dela Tour ; mais l’inhumanité avec laquelle le baron An-toine avoir fait périr l’évêque Guiscard de Tavel,l’an 1375, ayant irrité les Vallaifans contre cette fa-mille, on lui fit une guerre sanglante , 6 c l’on confisquatous ses biens. * Etat & Délices ae la Suisse , t. 4, p. 201-
GONDOM , Gondonium. Abbaye d’hommes enFrance, de l’ordre de Citeaux , filiation de Cadouin ,dans l’Agénois, au diocèse d’Agen, au nord de Clérac,fondée l’an 1123.
GONDR^E, peuple ancien de Thrace, selon Etiennele géographe , qui dit qu’Hérodòte’les appelle aussi ClN-dra oc Rond A ; ce passage d’Etienne est fort cor-rompu , Sc n’est pas aisé à rétablir.
GONDRECOUR, petite ville de Lorraine , au du-ché de Bar, en latin Gundulphi-Curia. Elle est sur 3 ariviere d’Ornain aux confins de la Champagne , à huitlieues de S. Mihel, au midi, 6 c à sept de Bar-le-Duc,au levant djhyver. C’est une prévôté qui a eu Iong-temsses seigneurs particuliers. Elle étoit réunie au domainsde Champagne, au tems du mariage de Jeanne , avecPhilippe le Bel, lequel donna, l’an 1304, pour récom-pense à Thibaut c!e Bar, évêque de Liège, la terre deGondrecour qui devoir passer après la mort de l’évêque,aux comtes de-Bar, qui feraient tenus d’en faire hom-mage au roi de France, à cause de son comté de Cham-pagne. Le comte de Bar iouissoit de Gondrecour, aussi-bien que de la Mothe , íorsqu’il l’engagea, l’an 1314, âFerri, duc de Lorraine, avec la Mothe. Gondrecour estune des six grandes châtellenies du bailliage de Bassigni.
Baudrand , édit. de 1703. Longuerue , Defcr. de fiFrance, z. part. p. 183.
GONDREVILLE , bourg de Lorraine , fur la Mo-selle. C’est. une prévôté qui est à l’occident de celle deNanci , Sc s’étend le long de la Moselle. 1 Gondrevfffiest fur cette riviere à une lieue de Toul. OnFappelîe estlatin Gundulphi-Villa : elle a pris son nom de son fon-dateur que quelques-uns croient avoir été Gondulphe, 'maire du palais de Théobert II, ro i d’Australie. Lesrois y eurent ensuite un palais, dont il est fait mentiondans une charte, en faveur du monastère de Murbach» ■en Alsace , donnée par le roi Thierri de Cheîles, mortl’an 737, laquelle est rapportée par Brufchius. II est festplusieurs fois mention de ce palais fous les rois Méro-vingiens. 11 a été célébré jusqu’à l’an 915 , & fut détruitpar la fuite. L’eveque de Toul y avoit droit pour fitemporel, puisque Matthieu I, duc de Lorraine, ayantfait bâtir à Gondreville un château , Sc ne bayant p aSvoulu faire démolir , fut excommunié par le pap eAdrien IV, au milieu du douzième siécle ; Sc les terres