Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
166
JPEG-Download
 

r 66 GO Z

ïnet dans lè mêhie p'ays la ville de Gauzanië ; &Benjamin dit , dans son Itinéraire , que Gozan est dansla Médie , à quatre journées de Hemdan ( ou Hamadan. )Les rabbins croient que Gozan est le fleuve Sabbatique'qui ne coule pas , selon eux , tous les jours du Sabbat,Sc qui est environné de feux ce jour-là. Voilà , ditD. Calmet, D ici. de la Bible , tout ce que nous trouvonsssur le fleuve Gozan.

GOZE. ( le ) Voyez Gozzo.

GOZZI , ou les Gozes , petites ifles de la Méditer-ranée , au midi de la partie occidentale de Fille de Camdie, Sc environ à cinq lieues marines du fort de Selino.II y en a deux placées nord Sc sud ; la plus grande est aumidi, & la seconde qui est au nord, est nommée TAnti-Goze. De Tiíle les nomme l’une Sc l'autre les Go^esde Candie , pour les distinguer de Goryo au près de l’illede Malthe. Elles sont autrement rangées par le Witt : ilmet la plus grande qu’il nomme Go\o , avec une bour-gade nommée Pax Munda dans fa partie orientale ; &au couchant septentrional de cette iíle, T Anti-Gore , qu’illaisse fans nom, Sc qu’il accompagne d’un écueil, à i’orient.Le P. Francefco Piacenza Napolitain , dans fa Descrip-tion de T Archipel , p. 12.6 , observe que cette iíle deGozzo près de Candie , a été quelquefois confondue-avec le GOZZE de Malthe ; mais il me paroît qu’il leconfond lui-méme avec Paxmundo , ou Paximadi, quiest une iíle différente , plus à l’orient Sc plus près de la•côte de Candie , au golfe de Messalie. Quelques-unscroient que c’est la Letoa des anciens ; mais Sophien Sc•d’autres géographes disent que la même Letoa est Chris-■tiana-. Le Goze dont il est ici question est le Gaudos dePline, /. 4, c. 12, Sc la Claudos de Ptolomée, /. 3 , c. 17,•qui y met une ville de même nom. Elle est nomméeClaude dans le grec des Actes des apôtres, c. 27, v. 16.Notre. Vulgate dit : nous fumes poussés au-dessous d’unepetite iíle appellée C AUDE. Elle a été le siège d’un évêque ,selon la Notice de Hierocles.

GOZZO , ( Tisse de ) petite iíle d’Afrique, fur la côtetie Barbarie , au nord-ouest de Tisse de Malthe , Sc aumidi de laSicile. Elle a été nommée Gaulos par Pline ,/. 3 , c. 8 , ík par Mêla , L 2. , c. 7. Diodore de Sicile ,/. s, c. 12. , dit que cette iíle Gaulos , située en pleinemer , a la commodité des bons ports, & a été premiè-rement fréquentée par les Phéniciens. Scylaxde Caryatide,Péri/L dit : Malthe ville Sc port , Gaulos ville. Spon ,Mijcell. érudit, antiq. p. 190, rapporte une inscriptionde Malthe dans laquelle on lit ;

Chrestion Aug. L. Pròc.

Insularum Meut. et Gaul;

Silius Italiens, parlant de cette iíle dit : /. 14, v. 274,

Et Strato , Gàulon , speclabile Ponto.

Une autre inscription de Malthe , rapportée par Spon,nomme les habitans de cette iste plebs Gaulitana ; cepen-dant on les a aussi nommés Gaulonita.

Ses habitans Tappellent Gaudisch : elle n’est séparée deTiíle de Malthe que par un canal étroit appellé Freo ; ( lesFançois , disent Frioul ) d’une lieue & demie ou deuxlieues de large , au milieu duquel sont placées les petitesifles, ou les rochers appcllés Comin Sc Cominot ( le plusgrand, qui est un carré-long, est nommé l’iste de Cumingpar De Tisse , l’autre n’est qu’un écueil. ) Le circuit deGoz?,o est d’environ huit lieues , fa longueur de trois,Sc íà largeur d’une Sc demie. Este est environnée derochers escarpés & d’écueils , de sorte qu’on n’y peutaborder que difficilement ; cependant le terroir en estassez fertile. * Vertot , Hist. de Malthe , t. 3 , p. 453.

Cette iste étant très-près de celle de Malthe , a eu lesmêmes maîtres, & la même destinée : elle a appartenusuccessivement aux Carthaginois , aux Romains, à l’em-pire d’orient, aux Sarazins, & enfin à Roger, Normand',comte de Sicile ; de forte qu’elle sot une annexe de cettecouronne juíqu’à Charles V, qui la donna avec Tisse deMalthe en 153o, aux chevaliers de S. Jea^n de Jérusalemqui avoient été chassés de Rhode par les Turcs. Ce queDiodore de Sicile appelle des ports commodes , sont desCaliez ; les plus remarquables sont le long de la côte sep-tentrionale , à commencer au cap de Mitrie , qui est à

CRA

Tòuest : on trouve C alla Ba^ar, C alla B aida , Collet d'tMajJ’aforno , Sc Calla de Ramela , Sc quelques autres.La Calle à Migart est à la côte du sud-est , vis-à" v,STisse de Cuming ; celle de JGlendi est à la côte du íuuouest. II y a par-tout des habitations. * Davity.

Lorsqu'elle fut cedée à Tordre des chevaliers , » Tavoir environ cinq mille personnes , hommes, femm eSSc enfans dispersés en différens villages ; Sc pourJ eUsûreté contre les corsaires , on y avoir construit un chateausitué fur une montagne ; mais il étoit mal fortifié , Sc aepeu d’importance. Au-dessous du château, il y a un bourgassez peuplé , puisque quand les Turcs prirent cette n‘ cen 15 51 , par la lâcheté Sc l’imprudence de Jean d’Ome*des, indigne grand-maître d’une ordre si rempli de valeur,Sinan Bacha y fit six mille trois cens esclaves de tout ag c& de différent sexe qu’il embarqua ; mais Tan i ?99 »Martin Garzez, grand-maître, Sc le conseil de Tordre,firent fortifier le château Sc Tiíle ; Sc comme Ton a remar*qué que les Turcs avoient eu plusieurs fois dessein de s estemparer, on n’a rien négligé pour mettre Tiíle à couvertde toute insulte ; de façon qu’en 1613 , les corsaire*d’Afrique ayant tenté de s’en saisir , firent des effort*inutiles. En 1709 les Turcs firent la même tentative ; mai*ils la trouvèrent si bien pourvue, qu’ils n’oferent y risquerune descente.

De Tisse nomme cette isie le Go{e, Sc l’abbé de Vertotde même.

GRAZË , T (fiai : Arrien, dans son Periple, ( Périplemaris JErythrcei , p. 21, édit. Oxon. ) dit que l’on noist'moit ainsi certains signes ausquels on connoissoit que Tortétoit fur la côte de la Perfide , & du Sinthe. On ne faitpas trop ce que c’étoient que ces signes ; car, comme ijdit deux lignes plus haut que Ton voyoit des ferpens , "se peut faire que les signes nommés Grâce étoient de*animaux marins : il se peut aussi que ce fût quelque autrechose , comme une écume de la mer , ou quelqu’autremarque qui annonqoit que Ton approchoit de terre. Enun mot, on ne sautoir dire au juste ce que c’étoit.

GRAAEI, ancien peuple de Thrace , vers les fourceïdu Strymon, selon Thucydide, L 2.

GRAAN, ville de la Susiane, selon Ptolomée , /. 6 }c. 3. Elle ne se trouve point dans la plûpart des exem-plaires.

GRAATANLETTRE. Entre les conciles tenus estAngleterre , on trouve Grateleanum concilium tenu ,selon le P. Labbe , vers Tan 928 , sous Tautorité du roiAthelstan, élu roi d’Angleterre en 924, Sc fous Wlphelme,archevêque de Cantorbery. Le pere Labbe , dansfa Géographie des conciles , explique Gratelea pafGraatanUure en Angleterre , fans dire où est ce lieu»Corneille dit que c’est .un bourg. Je ne trouve rien d’ajrprochant dans la liste des bourgs d’Angleterre.

GRABAEÍ , ancien peuple de la Dalmatie , selonPline, A 3 ,c. rr. Ge font peut-être les mêmes que Strabon,/. 7 , p. 316, appelle Galabrìì , TahíéCeioie

1. GRABOW, petite ville d’Allemagne, dans la basseSaxe , au duché de Meckelbourg, fur le ruisseau de l’Ekle,qui vient de Schwerin Sc de Neustadt, & va tomber dansl’Elbe à Domitz. Grabow est à près de quatre milles dscette forteresse, à deux de Neustadt, & à six de Schsve-rin. II y a un château qui étoit la résidence du duc Frédéric,quatrième frère de Christian-Louis duc régnant de Meckel'bourg-Schwerín. Frédéric fut surnommé duc de Grabov',parée qu’il avoir eu ce château pour sa demeure : c’estdans ce lieu qué naquirent ses trois fils Frederic-Gust'laume , Charles-Leopold & Christian-Louis. II y mouruten 1688. De fes quatre aînés il ne restoit plus que le ducrégnant, qui étant mort fans enfans en 1692 , laissa sonduché de Schwerin à Frédéric Guillaume, fils aîné de-Frédéric. Alors ce prince transporta fa cour dans le châteaude Schwerin, Sc laissa celui de Grabow à fa mere, aprèsla mort de laquelle il a été la résidence du duc Christia 11 'Louis, qui y avoit séjourné du vivant de cette princesse,tout depuis la mort de Frederic-Guillaume , qui, etant

mort fans enfans, avoit eu pour successeur Charles-Leo-pold, leurfrere , avec qui le duc Christian-Louis sympa*thisoit moins qu avec 1 aine. Ce château a été brûlé dépensquelques années. Baudrand met Grabow fur l’Elbe, c elpeut-être une faute de fes imprimeurs. * M-ém. dresses p irles lieux. .

L» GRABOW, petite ville de Pologne, fur la rivière