Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
171
JPEG-Download
 

GRA

GRAND-MONT , abbaye de France. Voyez

Grammont.

3 & 4. GRAND-MONT, prieuré de France, enNormandie, au diocèse de Séez.

11 y en a deux de même nom dans ce diocèse.

5 - GRAND-MONT, prieuré de France , dans laFranche-Comté , au diocèse de Besançon : il dépendde Montjoye, abbaye dans les Alpes : il est en com-wende à la nomination du pape.

6. GRAND-MONT, prieuré de France , dans leBerri, au diocèse de Bourges.

GRAND-PONT, Athyras , ville de la Turquie Eu-ropéenne dans la Remanie , fur lariviere de Gbki, appel-lee Athyras par les anciens, & Acqua dolce par les Ita-bens. Cette ville est entre Constantinople à l’orient, ocoelivrée au couchant.

GRAND-PRÉ, Grande-Pratum , ville de France,e . n Champagne, au diocèse de Rheims, & dansai élec-bon de Sainte-Menehoud , fur la petite riviere d’Ava ,qui se jette, à deux lieues au-deffous, dans l’Aisne. C estUn des sept anciens comtés-pairies de Champagne, & ily a vtngt-huit fiefs qui en relevent. La ville a pris sonnom des prés auprès desquels elle est st tuée- Ce futVulfhaire, archevêque de Rheims , qui lui donna cenom, vers l’an 817. Elle a appartenu à Péglife de Rheims,& a eu ensuite des comtes de différentes maisons ; onne trouve point qu’ils ayent relevé immédiatement desarchevêques de Rheims , dont les comtes de Champagneétoient vassaux. Le premier qui a porté le titre de comtede Grand-Pré , est Herman, qui vivoit dans l’onziemestécle : on ne connoit point son origine. Après lui, cec omté passa dans la maison des comtes de Porcien ; maisEdouard, un de leurs descendans , le vendit, sous Char-les VI, à Quentin le Bouteiller , qui le vendit à Henri deBorfelle , originaire de Zélande , qui en jouit très-long-tems , & le vendit enfin à Louis de Joyeuse , soigneurde Bothéon , auquel Charles V111 confirma le titre decomte. La maison de Joyeuse possede encore aujourd’huice comté. On a trouvé dans le voisinage de Grand-PréUne mine d'argent ; mais pour l’exploiter , la dépensesurpasserait le profit.

GRAND-SELVE , abbaye de France , dans le hautLariguedoc , au diocèse de Toulouse : elle est de l’ordrede Citeaux , fut fondée l’an 1114. Raudrand clít qu’ellefut sondée par S. Gérard , religieux de Corbie , de l’ordrecle S. Benoit , &í qu’en 1144 , elle passa dans Tordre deCiteaux. Ce géographe se trompe ; car S. Geraud , & nonpas S. Gérard, mourut Pan 1095 ; ainsi il ne peut pas avoirété fondateur d une abbaye en 1x14.

Je ne íçais fur quel fondement D. Beaunier, dans sonEtat des Abbayes, met celle-ci dans la Bourgogne.GRAND-VÉ. Voyez VÉ.

GRAND-VÍLLE. Voyez Granville.

GRANDS , ou Gran , en latin Grandis. Ortélius ,ffief dit que c’est une ville de France , peu distante cleToul, & cite la Vie de S. Eliphius. Bailles, Topog. des•Saints , p. 60] , dit que Grands ou Gran , est une petiteVille cle Lorraine , fur les limites du Baffigni. II ajouteqn’on prétend , fans beaucoup cle fondement , qu’elle aété autrefois épiscopale. On croit, pourfuit-il, que ce futle lieu de la naissance de S. Aloph , de S. Eucaire , &dé leurs trois sœurs qui se sanctifièrent dans le pays oudiocèse cle Toul. II fe trompe en ce qu’il en fait une ville ,Ce n’est qu’un bourg ; il ne devoit pas dire en Lorraine ,en Champagne, & dans le Baffigni même, à la source

ûela riviez cl’Ôrney. , „ , .

V’KANDVILLARS , en allemand Grandwdl , pu'■jrandyaUr , bourg Sc’ château ruiné du Sundgaw , àEpL 1 de Eetford , situé fur la droite deJ’Allame oumue, dans une ifle que forme cette riviere par le moyend un canal ^ f ertà faire aller des forges & un moulin :d un cote trantsore du comté de Montbelhard, dont elle

n Vr AAJPVTx ede trcds b eues - r> 1

GRANENDAL , prieuré des Pays-bas, au Brabantau quartier cle Bruxelles dans la forêt cle Soignes, fur lapetimncnerecrische. * jy lR géogr , dts PaysAaS.

GRANPEL, ou Granvel, en latin Grandis-Val-abbaye d’Alface , au diocèse de Basic. S. Vfolbertabhe de Luxeuil, envoya vers Pan 648 , une colonie c ees ^ligieux , fous la conduite de S. Germain , dans leNouveau monastère de Granfel, au diocèse de Baste, que

GRA . 171

le duc de Gondon , l’un des principaux d'Alsace , venoitde bâtir dans une vallée , dont il luiavoit donné le fonds.

S. Waíbert appella ce lieu Grand-Val , que les Allemandsprononcent Granfel , & qu’ils nomment plus communé-ment Munjlerthal , c’est-a-chre , selon Bailles, monajleredu Fal. Il y établit S. Gérmfein pour premier abbé sousla régie de Luxeuil. Dans le douzième siécle ce monas-tère fut sécularisé , & changé en un chapitre cle chanoi-nes, qui, dans le dernier siécle, so transportèrent à Telsbergou Delmont, à cause du changement de religion que lesSuisses Zuingliens établirent a Granfel. On dit queGranfel, qui avoit toujours été du diocèse c!e Balle , estmaintenant de celui cle Constance , ce qu i! sou r peut-êtreentendre de Telsberg. S. Germain ayant été chargéencore de l'on vivant de la conduite de deux autres monas-tères , ; >i savoir de celui de S. Ursin, dit de S. Urjh^ f & c ] ecelui de S. Paul cle AVerdt, ou cle Piste ; ces deux maisonsdemeurèrent long-tems dépendantes cle celle de Granfel.

* Baillet, Topogr. des Saints , p. 2x7.

GRANGE, (la) montagne cle la côte septentrionale

de Piste Espagnole , à trois lieues à l’ouest cle Monte-Chrijlo : on lui a donné ce nom , parce que quandon la découvre d’un peu loin , on la prendrait pourune grange bâtie fur ie bord de Peau. * Notes du persCharlevoix.

GRANGIA, (la) villagecPItalie, dans la Lombardie,au confluent cle laSesia, & du Pô. Guichenon , Hifl. deSavoye , dit que c’est le lieu appellé anciennement , adMédias.

GRANIPALATIUM , selon Luitprand , ou

GRANI THERMIE , selon Rheginon. Voyez Nua-GERRA : on croit que c’est présentement Aquisgranum ,en françois Aix-la-Chapelle.

GRANIACUM promontorium , cap de Piste deCorse, dans fa partie méridionale, selon Ptolomée. Quel-ques-uns croient que c’est le cap SAmanqa.

Mais Clavier nous assure que c’est celui d’Erbicara.

GRANICUS. Voyez Granique.

GRANII. Voyez Granni.

GRANIOLS , village cle Suisse , dans le Vallais &dans la seigneurie de Morge , sur un haut rocher, prèsde la gorge de la vallée cle Binne- 11 a eu autrefoisles seigneurs particuliers, qui possédoient , le long duRhône, quelques villages qui portent encore aujourd hui lenom de comté de Graniols. Au-deílous de Graniolspour aller à Lax , on paíïe le Rhône fur un pont sortélevé & d’une seule arcade , du haut cìuquel on ne peutvoir la riviere fans quelque frayeur. On peut jurer com-bien la vallée & la riviere font resserrées en cet° endroit.

* Etat & Délices de la Suisse , t. 4, p. 76.GRANíONARIUM. Voyez Gravionarium.

GRANIQUE : (le) quelques anciens ont dit Greni -

que , Tpavíncí riviere cl’Asie, clans laTroade. Elle a fa sourcedans le mont Ida , dans le petit pays , nommé ancienne-ment A dr a fée ou Adrajlie , à cause d’une ville de ce nom.II prend son cours, en serpentant, tantôt vers le nord-ouest & tantôt vers le sud-est , jusqu a ce qu’enfm il setourne vers le nord-nord-ou-est , & se jette dans la Pro-pontide, au golfe qui est au couchant de Piste de Cyzique.Ellepassoitauprès cle la ville cle Siclena. Le passage d’AIexan-dre a rendu cette riviere fameuse. II la traversa en allantcombattre Darius, & y remporta la premiere victoire. Onla nomme encore Granique , lorsque l’on parle des histoi-res anciennement arrivées fur ses bords , selon Spon ,Voyages , 1.1 , p. 170. Mais les Turcs la nomment Soufou ;elle est petite & presque à sec en été ; mais quelquefoiselle se déborde étrangement par les pluies. Son fond n’estque sablon & gravier ; & les Turcs, qui ne sont pas soi-gneux cle tenir nettes les embouchures des rivières , ontlaissé presque combler celle du Granique ; ce qui empêchequ’il ne soit n’avigable , même proche de la mer , où Uest assez large. Ors le traverse cinq , ou six fois, lorfqu’onva de Loubat à Bellicassar. Spon appelle Soujìghirli un vil-lage qui n’est qu’à une portée de mousquet de cette riviere.Paul-Lucas , Foyage de Turquie en AJîe , 1 . 2 , p. 13 1 ,le nomme Soufou-Greulen ; il y a un grand kan ou cara-vanier ai. On passa le Granique deux heures au-deflous dece village fur un pont cle bois à piles de pierres. Six mil-les au-deîà du village , & assez près du Granique, sontles masures d’un château, qii’on croit avoir été bâti parAlexandre, après qu’il eut passé la riviere. Paul-Lucas,

Tome III, Y ij