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mois cle Septembre 1398, tout cela fut aboli. Le cou-vent des Franciscains. 6. Celui des frétés de S. Paul.
7- Hors de la ville, au-delà du pont de la Muer, dans lefauxbourg , est un couvent nommé Notre-Dame de Bon-Secours , desservi par des frétés Mineurs. 8. II y a auísides Dominicains , dont l’égliíè est dédiée à S. André.Vis-à-vis est Fhôpital des bourgeois. 9. Dans le mêmefauxbourg, mais plus loin, il y a zusti des Frétés de laCharité , de finstitution du bienheureux Jean de Dieu.IQ . Sc 11. Devant la porie des Frétés de S. Paul, il y aun couvent de Capucins & un de Carmélites. A l’egarddes autres édifices , outre le palais impérial, dont on adéja parlé , il y a auprès un arsenal : plus loin est lepalais où se tiennent les états du pays ; c’est où l’on s’al-femble pour les affaires qui regardent les intérêts du pays.P y a aussi la chancellerie &l le bailliage. Les états duPays ont auffi leur arsenal bien muni d’une grosse artil-fede, d’armures & de munitions de guerre. L’hôtel dev>He est un assez beau bâtiment ; les écuries de lac qur font fort belles. Le château , qui est au-dessus de laVl He, comme nous avons déja dit, est bien fourni deÇanons de tout calibre : il y en a deux fur-tout qui font
f a faits. La Meuse remplit ses fossés , qui font fort lar-ges & profonds , & qui environnent les remparts flan-qués cle cinq bastions , & défendus cle quatre demi-lunes : outre l’ancienne muraille , & les tours que lariviere arrose , l’enceinte des remparts est d’environ unquart cle lieue. De sature côté de la Meufë , fur le terri-toire du quartier de Nimegue , & vis à-vis de la ville ,il y a un fort qui est un ouvrage à couronne, pour défen-dre le passage de la riviere. C es fortifications font fort régu-lières , très-bien entretenues , & sont l’admiration desétrangers. * Janiçon , Etat présent des Provinces-Unies ,
t' 2., p. 63.
Cette ville étoit autrefois un franc-aleu , qui appar-tenois aux anciens seigneurs de Cuyck. Au commence-ment des troubles des Pays-bas , le duc d’Albe la confis-qua , sous prétexte que Guillaume I , prince d’Orange ,s'étoit révolté contre le roi d’Eípagne ; mais le 17Avril 1568 , un nommé Sander-Turck s’en rendit maîtrepar surprise , au nom du prince d’Orange. Sur cette nou-velle , le gouvernement de Bruxelles envoya un corpsde troupes pour la reprendre ; & Turck fe sentant tropfoible pour la défendre , prit le parti de l’abandonner.
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une tour il y a une corne composée de plusieurs tuyaux,& dont on corne le matin & le-soir : dans une autretour est une grosse cloche que l’on sonne tous les ma-tins à sept heures. Ce château a beaucoup de terrein,d renferme plusieurs cours, & une chapelle pour la gar-nison. 11 y a des moulins que l’on fait tourner à la main& avec des chevaux. II y a un puits fort profond queI on tient fermé , asin de le tenir propre, & s’en ser-vir au besoin.
5. GRATZ, petite riviere de Stirie : elle coule au-près de 1a ville de même nom , dont elle baigne un destauxbourgs. * Mérian. Plan de la ville de Gratz.
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rent de fe délivrer de son joug tyrannique. Pour cet effetles magistrats l’invitérent à une collation dans le petitchâteau , fur la Meuse , où ils avoient fait venir secrète-ment quelques bourgeois armés. Ii n’y fut pas plutôt entré,qu’ils leverent le pont , le firent prisonnier, & quelquesjours après ils le mirent dans un bateau , pour le trans-porter à Maestricht. Les magistrats en donnerent d’abordavis au prince d’Orange , qui leur envoya du secours ,pour aider les bourgeois à chasser la garnison Espagnole ,ce qui fut heureusement exécuté. La ville resta au pouvoirdes confédérés, jusqu’à ce que le prince de Parme saffiégea,
& la prit en 1586. Le prince Maurice l’affiégea à son tour ,^ Ap rp sipíïf? dans
rR°âm S ‘ * Ménan - Flan de ra Ville de Uratz. _ ^ - _ ,
GRAFZINGEN , selon Zeyier, Suev. Topog.p. 56 , Et la prit en 1602.. ( Voyez le Journal de ce siège dans
' '- r — Meterin, liv. 34, fol. 48;. ) Depuis ce teins-là elle resta
sous la domination des Etats-Généraux jusqu a ce quê LesFrançois s’en rendirent maîtres en 1671 ; mais en 1674 ,Guillaume III, prince d’Orange, la reprit fur eux.
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petite ville d’Aliemagne, au cercle de Wirtenberg, fur1 Aich , entre Efsling & Tubiage : elle a appartenu à lamaison de Bernhaufen, qui la vendit, pour une bagatelle,en * 337 » au comte Ulric de Wirtenberg. On volt en-core dans Péglií'e une tombe, avec cette épitaphe, AnnoDomini Ii8i, obilt Dìepoldus miles de Bernhusen.
GRAU : on appelle ainsi en Languedoc, fur la Mé-diterranée , l’embouchure d’une riviere , de même qu’ondit Gras , quand on parle des bouches du Rhône : ouappelle Grau de Palavas l’onverture par laquelle l'étangde Thau communique aveele golfe de Lyon.
GRAVASIANI : il semble, dit Ortélius, Thesaur.que Caffiodore, /. 4, n. 38, ait ainsi nommé un peupled’italie.
GRAUCASUS pour Caucasus.
GRAUCENII, peuple de la Scythie , vers les bou-ches du Danube, selon Apollonius, l. 4.
GRAUCOME , ville de i’Ethiopie , sous l’Egypte,selon Pline, 6, c. 19.
GRAUDENTZ , ville de Pologne , au palatinat deGulm , en latin Grudentum. Le chevalier de Beaujeu,dans ses Mémoires, p. 144, écrit Grodent & dit quec est le nom allemand , & que les Polonois PappellentGrud^ianc , qui s e prononce Grodgeonc. Cette ville est»ur la rive droite de la Wistule , au confluent de l’Ossa ,a quatorze lieues de Dantzig , & à huit de Thorn : onV passe laWistuso dans un bac. La ville est petite, &considérable par elle-mêvne ; car elle n’est que dey ’. elle doit son origine à un fort que les Prussiensils A;r ent au commencement du onzième siécle , d’oùen sor ? des incursions dans la Pologne. Boleslas IIde le H siège ; mais après bien du tems, il fut obligen s"' Ce fort subsiste encore fur une hauteur. * Cro-
dai^so R E i ville des Pays-bas, aux Provinces-Unies,Meuse Hollandois , fur la rive gauche de la
& \ siv deR X - llei,es de Cuyck, à trois cle Nnnegue ,u > d P°is-le-Duc. Plusieurs ont cru faussementq elle etoit la capitaig du pays de Cuyck. C est une fei-cle r lQ f rtIC ? ere .i qui a toujours été séparée ce cellelin U ^tït 5 ^ partie òe la suceeffion de Gml-
trè^f m * r °* de H Grande-Bretagne. Cette place^estS ~torte, tant par fa situation que par les ouvrages qu on
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Cette ville est très-petite : elle ne contient qu environ400 , maisons assez mal construites, & quelques casernesoù loge une partie de la garnison. Ií n’y a que neuf ou dixrues qui aboutissent à une place d’armes assez spacieuse ,
& entourée des plus belles maisons de la ville , si 1 on enexcepte celle du prince Guillaume de Heffe-Cassel Phi—lipsdahl , située près du rempart , laquelle surpasse lesautres en beauté. II y a fur la place un très-beau puits. Lamaison de ville , située fur la place , est l’édifice publicle plus remarquable : elle contient, outre le tribunal dela justice en bas, diverses chambres où les magistrats s’as-sembíent ; & au-dessous étoit La prison où l’on renfermoit
les criminels.
II y â deux églises ; la principale est située fur la place ,
St dédiée à sainte Elisabeth , où il avoit autrefois unchapitre de six chanoines , avec un doyen , fondé parJean I , seigneur de Cuyck. Cette église est occupée parles Protestans, dont le nomhre est beaucoup plus petitque celui des Catholiques Romains : elle est destervie pardeux ministres , & !a plus grande partie en a été détruitepar les bombes que les Hollandois y jetterent cu 1674 ,lorsqu’iîs assiégèrent la ville , fous le commandement dugénéral Rabenbaubt. Le haut du clocher fut alors abbatu ,mais il a été réparé. Les revenus de cette église pour sonentretien, outre les profits du .son des cloches & des en-terremens , font peu considérables , & l’administation enest commise à deux kerkmeepers ou marguilliers , qui earendent compte tous les ans aux magistrats. La secondeéglise est celle des François , qui fut fondée en 1686 ,par Guillaume III, prince d’Orange, en faveur des réfu-giés qui vinrent s’établir à Grave. Le ministre étoit alorsentretenu en partie par la ville , & en partie par la gar-nison ; maïs aujourd’hui il n’a que deux cens cinquanteflorins que lui donne le seigneur de Grave , & deux censqu’il tire du conseil d’état. Cette église appartenoit autre-fois aux religieuses de S. François ; mais aujourd hui cesfilles n’ont la permission de célébrer l’ossice que dans unechapelle privée , &c ne peuvent plus paraître en publicavec l’habit de leur ordre. Elles jouissent cependant de