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GRAVINUM, lieu de la Gaule Belgique, selon laTa-ble de Peníinger.
GRAVIONARIUM, , ancienne ville de
la Germanie , selon Ptolomée , dont les interprètesdisent que c’est Bamberg, en Franconie : il y a long-temsque l’on a eu cette opinion ; car Bamberg te trouve nòm-mée Gravionarium , dans quelques auteurs du moyen âge.
GRAVlSCéE , ancienne ville de Toscane , fur lacôte auprès de í’embouchure de la Marta. Velléius Pa-terculus, /. 1, c. 15 , Sc la Table de Peutinger disentGravisca au singulier ; tous les autres disent Gravifcœ aupluriel. Tite-Live , L 41, c. 16, dit : om apprit qu’àGravisques , le mur & une porte avoient été frappés dela foudre. Virgile JEtieid. 1 .10, v. 184 , dit:
Et Pyrgi veteres , intempejlceque Gravisca^
Et Silius, 1 .8, v. 474.
yturcs misère Gravisca .
C’étoit une colonie. Outre le témoignage deVelleíus,'nous avons celui de Tite-Live, /. 40, c. 29. Cette année,dit-il, fous le consultât de P. Cornélius, SccleM.Bœbius,qui revient à l’an 571 de la fondation de Rome, (181 ansavant l’ére vulgaire,) on mena une colonie à Gravisques,dans un champ d’Etrurie, qui avoit été autrefois pris furles Tarquins. Cette ville fut épiscopale , & son siègeétoit du quatrième siécle ; mais Gravisques ayant étéruinée , l’évêché en a été transféré à Corneto, qui enest à deux milles.
GRAY, ville de France, dans la Franche - Comté,au bailliage d’Amont, dont elle est le chef-lien, & quel’on appelle auffi le bailliage de Gray. Cette ville estsituée íúr la 8 ô ne , qui la rend la ville de la province laplus marchande ; car c’est-là qu’on embarque les grains&£ le fer que fc>n transporte à Lyon. Elle étoit connuevers l’an 1050 , & on l’appelloit Gradicum. C’étoit unchâteau, ( ÇajleUum) du tems d’Odo , abbé de Beze,comme on le voit dans la Chronique de cette abbaye,ecrite dans le siécle suivant, par le moine Jean, qui rap-porte une charte signée de l’abbé Odo., où il fait men-tion de Villare près de Gradicum. Sa situation est fortavantageuse ; de forte que les princes de la maison d’Au-triche y avoient fait faire de belles fortifications. C’étoitune des plus fortes villes de la province ; mais Louis XIV,Payant prise en 1668 , il en fit raser les fortifications.L’université, qui est aujourd’hui à Besançon, fût d abordinstituée à Gray par le comte Othon IV. II y a aujour-d’hui dans cette ville un présidial , un magistrat, uneparoiííe , une eglife collégiale , trois couvens de reli-gieux , & en tout trois mille neuf-cens quatre-vingt-deuxhabitans. Cette ville est à cinq ou six lieues de Dole ,& l’on y passe la Sône fur un pont de pierre. * Lon-guerue , Defcr. de la France, 1. part. p. 311. Piganiol dela Force , Defcr. de la France, t. 7, p. 558.
Le BAILLIAGE DE Gray ou cI’Amont , est un desquatre grands bailliages de la Franche-Comté , & ren-ferme dans son étendue huit cent trois villes, bourgs ouvillages. Les villes principales font,
GRE
Gray,
Vefoul,
Pefmes ,Marnay,
Baume,
Gy,
Villers-íùr-Scey ,S. Hipolyte,Luxeuil,
L ure,
Jonvelîe,Dampierre,Hencourt,
L’iste fur le Dou^Clairevaux,Chainplite,Amance,
Belvoir,
Bouclans,Faucogné,
Châtié, &c.
GRAYES, bourg d’Angleterre, dans la province d’Ef-sex. II a droit de tenir marché public. * Etat prisent dela G. Bret. t. 1.
GRÉÂT-BEDWIN , bourg d’Angleterre , dans laprovince dé Witts. II envoie ses députés au parlement.* Etat présent de la G. Bret. t. 1.
GREBENUM , ville de l’Albanie , selon Chalcon-dyle, de Reb. Turc. f. 9, p. 25 3, édit. du Louvre , qui ditqu’elle étoit très-forte, ôc que Zagan l’affiégea en vain.
GRÈCE, (la) grand pays.d’Europe, & même cFAsie-Les Grecs ont une part si brillante à l’ancienne histoire,que la justice demande que nous ayons une . attention par-ficulière à ce qui les regarde. D’ailleurs, leur pays a tantde fois changé de bornes & de divisions, que pour évi-ter la contusion , il faut traiter cette matière à plusieursreprises, &• diviser ce que nous avons à en dire en plu-sieurs âges , puisque ce que nom en dirions à l’égard d’unsiécle, ne feroit plus véritable à l’égard d’un autre. C’estpourquoi nous considérerons la Gréce fous huit âges.
I. Depuis la fondation des petits royaumes, jusqu’# 1siège de Troye ; & nous l’appellons le tems hé -roique.
II- Depuis la prise de Troye, iusqu’à la bataille dsMarathon.
III. Depuis cette époque, jusqu à la mort d’Alexandre.
IV. Sous ses successeurs , jusqu’à la conquête qt/est
firent les Romains.
V. Sous la république Romaine.
VI. Sous Auguste & ses successeurs , jusqu’à la division
des deux empires.
VII. Sous les empereurs d’Orient, jusqu’à l’irruptioo
des Turcs.
VIII. Sous la tyrannie des Turcs.
Nous y ajouterons un neuvième article , pour ce quíregarde l’église grecque.
HISTOIRE GÉOGRAPHIQUE DE LA GRÉCE.
Premier âge de la Gréce.
§- I- Deses premiers habitans.
Le pays que nous connoissons aujourd'hui fous le non*de Gréce , n’a pas d’abord porté ce nom. Le texte hébreude l’Ecriture semble ne lui donner aucun nom particu-lier ; mais elle nomme, ( Gens.' c. 10, v. 2,) Javan entreles fils de Japhet. Isaïe dit, c. 66, v. 19 , selon FhébreU,6* vers Tubal & Javan , <S* dans les ijles éloignées ; 1 *Vulgate porte : in Italiam y & Grceciam , ad insulas longe*Elle rend de même Javan par la Gréce , dans Ezéchiel?c. 2.7, v. 13 &c 19; clans Daniel , c. 11 , v. 2, & dansZacharie , c. 9, v. 13 : par-tout là 1 hébreu porte Javansmais les Septante disent Hellas , qui, comme nous 3 e di-sons en son lieu , fut un des noms de la Gréce ; ouHellènes qui fut i’un des noms des Grecs ; & notre Vul-gate les a imités en disant toujours Grœci & Guzda. Ilest remarquable que le nom de Javan en hébreu, ?■)’ n ayantaucuns points qui déterminent la prononciation , est sememe qu Ion ; &nous trouvons que les premiers Ioniens,que 1 on connoisse, étoient dans la Gréce. II y a mêmelieu de croire qu’ils en furent les premiers habitans ; maisils n’y furent pas long-tems seuls. Les Phéniciens , grandsnavigateurs de tout tems, les yallerent trouver, & éta-blirent des colonies. En faveur de leur commerce, ils ap-prirent atrc Grecs naturels la navigation, le commerce,Iksiir-toutl écriture,dont on seur attribue Finvention. LesEgyptiens ne furent pas les derniers à y envoyer des peu-plades. Ils leur communiquèrent le goût des sciences &des arts ; & les infectant de leur idolâtrie, non contensjde leur donner des rois, ils leur donnerent des dieux.
§. 2. De ses plus anciens souverains.
, Le savant le Févre, clans ses Notes fur Apolîodore,dit : la Gréce ne connoît rien de plus ancien qu’Inachus í& fans copier ici ce que nous avons dit à l’article ÍNA-CHia , ce prince étoit un Phénicien : ce fut le premierroi d’Argos. Son n,om du commun à ses successeurs , I e *rois d'Argos, & même a tous les rois de la Gréce. LesGrecs, avec un leger changement, en firent un mot qu*signifie roi, *Ar«§, Avee^isç, De même que les íûccel-seurs de Ceíàr, prirent le nom de C,-fr r , qui ess devenufynonime d 'empereur ; de même aussi les 110ms de Pha-raon & de Piolomce ^, ont été en divers tems des nonispropres à des rois d’Egypte, & appellatifs par rapport aleurs successeurs. Inachus vivoit vers l’an du monde rn 2.7,l’an 1857* avant 1 ere vulgaire. George le Syncell e,Chronograph . avoit dit la même chose avant le Fevre. Iln/