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ques autres acquirent de la réputation par leurs ouvra-ges*
CINQUIEME AGE DE LA GRECE.
Cet âge commence à l’an de Rome 608 , du monde3838 , & dure jusqu’à l’empire d’Auguste , l’an deRome 714, ík du monde 3934. L’intervalleest de centseize ans. Les Romains ne firent pas de grands change-mens dans les loix municipales des villes de Gréce.Ils se contentèrent d’en tirer le tribut annuel, ík d’exer-cer la souveraineté par un préteur. Ce gouvernementassez doux, pour un pays épuisé par de longues guerresciviles ; la puissance des Romains qui s’étendoit autourde la Gréce , & assujettissait l’Afie peu-à-peu : l’inu-tilité des efforts qu on pourroit faire pour reprendre laliberté, tout cela retint les Grecs dans la dépendancedes Romains. Les vainqueurs avoient respecté les tem-ples , St les riches offrandes qui y étoient déposées ;ainsi tout fut assez tranquille jusqu’à la guerre deMi-THRIDATE. Ce roi avoir chassé Ariobarzane de la Cap-padoce, St Nicomede de la Bithynie. II s’étoit emparédu royaume de Pergame, où il étoit. De ses deux fils,Faîne régnoit paisiblement dans le royaume de Pont Stdu Bosphore , qui étoit l’ancien domaine de ses peres,St qui s’étendoit jusqu’aux déserts des Palus Méotides.Le cadet nommé Ariarathes , à la tête d’une grande ar-mée , faiíòit la conquête de la Thrace St de la Macé-doine , St ses généraux avec leurs forces remportoientpour lui des victoires considérables en plusieurs lieux.Archelaùs , le plus considérable d’entr’eux, avec unepuissante flotte qui le rendoit maître de la mer , luiassujettit les Cyclades , toutes les autres iíles qui fontrenfermées par le promontoire de Malée, St YEubéemême ; & s’étant emparé à’Athènes, de-là comme defa place d’armes, il couroit par-tout, St faisoit révol-ter tous les peuples de la Gréce, jusqu’à l’extrémité dela Thessalie. II reçut quelque échec près de Cheronée :Brutius Sura , lieutenant de Sentius, qui commandoitpour les Romains , dans la Macédoine, s’opposaaux sol-dats de Mithridate, qui ravageoient la Béotie ; ík ayantbattu en trois rencontres Archelaùs, près de Cheronée,il le chassa de la Gréce , ík le réduisit à se renfermerdans fa flotte , & à se contenter de la mer. Sylla pritla place de Brutius Sura , dans le tems que toute laGréce étoit disposée à se déclarer pour les Romains.Toutes les villes envoyerent à Sylla des ambassadeurs,pour l’appeller & pour lui ouvrir leurs portes. II n’y eutqu’ Athènes, qui, réduite fous le joug du tyran Aristion,fut forcée de résister. Sylla en fit le siège ; & commeil manquoit de bois pour les machines, qui étoient sou-vent brisées par le poids dont elles étoient chargées, iln’épargna point les bois sacrés. II coupa les belles alléesde Y Académie & celles du "Lycée , qui étoient les plusbeaux parcs qu’il y eût dans les fauxbourgs. II pilla lestrésors sacrés des temples YYEpïdaure, A’Olympie , deDelphes , Stc. auxquels ni Flaminius ni Paul-Emile, niles autres capitaines Romains , n’avoient osé toucher.Sylla prit enfin la ville d’Athènes où il permit le pil-lage St le carnage à la discrétion du soldat. * Plutarch.in Sylla.
Sur ces entrefaites Taxile , autre général de Mithri-date , arrivé de Thrace St de Macédoine , avec une ar-mée de cent mille hommes de pied , de dix mille che-vaux & de quatre-vingt-dix chariots armés , écrivit àArchelaùs de le venir trouver. Sylla décampa, St alladans la Béotie : ayant été renforcé par Hortensias , illivra bataille aux Barbares ; St malgré l’infériorité dunombre , il les mit en déroute. Après la défaite d'Ar-chelaùs , il eut, peu de tems après, le même succès con-tre Dorilaùs, nouvellement arrivé avec des troupes fraî-ches. Cette seconde bataille se donna à Orchomene. Lapaix qui suivit ces deux victoires , rendit la Gréce St laMacédoine aux Romains. Cette guerre arriva l’an deRome 668, St du monde 3898.
La Gréce souffrit beaucoup des GUERRES civilesde Jules-César St de Pompée, Ce fut chez elle qu’unepartie de leurs querelles se décida. Mais elle eut celade commun avec toute la république Romaine. Elle nerecouvra un état bien tranquille qu’après les guerres quifirent passer l’empire entre les mains d’Auguste.
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Remarques fur cet âge .
Le cinquième âge fut assez stérile en grands hom-mes pour la Gréce. On y trouve pourtant Métrodorf»philosophe Sceptique, aimé des rois Mithridate ík D"grane ; Geminus, savant mathématicien ; Diodore deSicile, historien, St quelques autres. Les sciences avoienjpris leur cours vers Rome St l’ítalie , qui produiss 11 3son tour cette foule d’écrivains illustres, qui ont reflr 11immortel le siécle d’Auguste.
SIXIÈME AGE DE LA GRÉCE. #
Auguste, ayant surmonté tous ses ennemis, rendtkau sénat ík au peuple Romain une ombre d’autorité. fpartagea avec eux les provinces. II leur laissa la disposi-tion de celles qui, étant éloignées des frontières de l’efl 1 'pire, n’avoient pas besoin de troupes pour se défendre»ík il se réserva celles qui, étant plus exposées,avoient de sgarnisons ou des armées, dont il garda pour lui le com-mandement. La Gréce étant, pour ainsi dire , dans I ecentre de l’empire , fut du partage du peuple ; St gou-vernée par trois préteurs. L’un avoir une partie de 1 ’-^'pire , avec toute Ylllyrie ; l’autre la Macédoine St up epartie de la Gréce ; le troisième Y Achaïe, la Thejfal^ila Béotie , YAcarnanie St une partie de YEpire , aUrapport d’Onuphre qui met ce partage , l’an 727 deRome, fous le septième consulat d’Auguste, & le troi-sième d’Agrippa. Voyez Schtljlrate , Antiquit. écoles*t. 2.
Sous Adrien, la Gréce fut subordonnée à Flllyú e 'Le département d’Illyrie avoit sous lui dix-scpt prov» 11 *ces ; savoir,
Les deux Noriques,Les deux PannoniesLa VALERIE,
La Savie ,
La Dalmatie,
La première Mœsie,Les deux Dacies ,
La Macédoine ,
La Thessalie,L’Achaïe,
La Ptemieref EprRË ,JLa seconde C 9La Prévalitane,L’isle de Crète.
La seconde Mœsie, ou la basse Mœsie , étoit Tune dessix provinces de Thrace ; mais cet arrangementchangé fous Constantin. II établit quatre préfets du pré-toire. Celui d’Illyrie avoit deux diocèses , savoir la M**cédoint St la Dacie. Le dernier de ces diocèses n’a derapport avec la Gréce que d’avoir été fous un mêm epréfet. Sous ce diocèse de Macédoine , on comprend 1■ six provinces; savoir,
L’Achaïe ,
La Macédoine ,
La Crète,
La Thessalie,
L’ ancienne Epire,
La nouvelle Epire Sc partie de la Macédoi^®salutaire.
L’autre partie de la Macédoine salutaire étoit de l aDacie avec la Prévalitane.
Par-tout là , le mot Achaïe ne signifie pas seuleme ntle petit pays de l’Achaïe propre , mais encore tout c«que la ligue des Achéens possédoit, lorsqu’elle fut f° a 'mise aux Romains ; ainsi il faut entendre fous le o olstd’Achaïe,
L’Étolie; La Béotie,
L’Attique, La Locride,'
La Mégaride ; L’Eubée ,
La Phocide , . Le Péloponnese;
ôc les principales istes adjacentes.
Ptolomée traite de toute la Gréce en cinq chapitres, cten fait autant de parties ; savoir,
La Macédoine,L’Epirs*
Scia
L’Achaïe,
Le PÉLOPONNESfi
Crète,