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Tome troisième. G - L.
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paiserent qu’après qu’on leur eut promis de nouveaud’assurer leur droit par une nouvelle constitution, commeon le peut voir au commencement des constitutionsde 1685. * Hartknock , de Repub. Ptdon. L z, c. 6,p.6 3<;.

GROEN, ville d’Hyesso ) selon les Hollandois. * No-tes du P. Charlevoix.

GRONENLAND ; (le) [il se prononce Grounlandl\Ce grand pays est mis par beaucoup de modernes , aunombre des terres Arctiques ; mais la Mappemonde dusavant M. deBuache, donnée en 1755, se mettant àl’o-rient & au nord de la baie de Bassin , & Punissant auxnouvelles découvertes, nous croyons qu’il doit apparte-nir à l’Amérique septentrionale.

II prend son nom de Groënland, qui en langue teuto-lîique ou allemande, signifie terre verte , de la moussequi croît sur se s côtes, & qui présente à la vue un tapisverd. On ne connoît point son étendue : la partie la plusconnue par rapport à nos côtes, s'étend depuis environle 325® d. de longitude , jusqu’au premier méridien, Stde-là jusqu’au 12 e ou 13 e d. en-deçà : fa latitude com-mence vers le 63 e . On n’en connoît point les côtes au-delà du 78 e d. II est situé entre l’Európe Sc l’Amériquedans les deux hémisphères. II a à l’orient le Spitzberg& l’Islande ; au midi le détroit de Forbisher , & le capFarwel; à l’occident le détroit de Davis & I4 baie deBaffin. On ignore totalement quelles font les terres ducôté du nord.

Le Groënland fut découvert dans le neuvieme siéclepar un nomrrfé Eric; ce qui engagea le roi de Norwege,à y envoyer une colonie pour le peupler : il y avoitcependant des sauvages qui, selon toutes les apparences,y avoient passé de l’Amérique. Plusieurs prêtres y passè-rent St y annoncèrent la foi : elle y fit de si grands pro-grès , qu’on trouve dans les Notices du douzième siécleun évêque du Groënland..

En 1348, le Nord fut affligé d’une peste qui détruisitune si prodigieuse quantité d’hommes, que tous les mar-chands & les matelots de la compagnie du Groënlandpérirent. D’ailleurs les rois de Norvège étabhffoient desimpôts très-considérables fur les vaisseaux qui partoientpour le Groënland, 8t punissaient de mort ceux qui yalloient farts congé. Enfin il ne se trouva plus períonnequi y allât, & le Groënland s’oublia. Vers le seizièmesiécle , les rois de Danemarck, fous la puissance des-quels la Norwege se trouvoit réunie , résolurent de re-couvrer le Groënland. Pour cet effet ils leverent les dé-fenses rigoureuses que leurs prédécesseurs avoient faites«Taller au Groënland , fans leur permission. PlusieursNorvégiens en tentèrent la découverte , mais inutile-ment. Enfin un capitaine Anglois , nommé Martin For-bischer , le découvrit, en 1578,St y aborda du côté del’orient.

Les habitans, qui étoient devenus sauvages, se retire-rent dabord ; mais ils s’attrouperent ensuite & revinrentpour attaquer les Anglois, qui, étant fur leurs gardes, lesrepoussèrent. Les habitations de ces sauvages étoient destentes faites de peaux de veaux marins ou de baleines,étendues fur quatre grosses perches, St cousues adroite-ment avec des nerfs. Elles avoient toutes deux portes,l’une à l’ouesl , l’autre du côté du sud, pour sc mettreà couvert des vents d’est & de nord, qui les incommo-dent le plus. Enfin Christian IV, roi de Danemarck,voulant rétablir le commerce du Groënland , fit venirun habile pilote Anglois , qui connoissoit ces mers. IITenvoya avec trois Vaisseaux, en 160s, qui abordèrent,St l’on découvrit tout le pays ; mais les sauvages ne vou-lurent point faire de commerce avec ces nouveaux ve-nus : le roi de Danemarck se rebuta , St n’enyoya plusau Groënland. Des marchands de Copenhague entre-prirent par la fuite cette navigation, formerent une com-pagnie qui subsiste encore aujourd’hui sous le nom decompagnie de Groënland . Plusieurs auteurs ont prétendu,que ce Groënland, découvert dans le dix-septieme siécle,est différent de l’ancien, ce qui a donné lieu de distin-guer le nouveau St l’ancien Groënland. Quoi qu’il ensoit, on y trouve des marbres de toute forte de cou-leur ; les pâturages y sont très-bons ; il y a quantité degros St de menu bétail, des chevaux , des lièvres , desrênes, des loups communs, des loups cerviers , des re-Kards, beaucoup d’burs blancs St noirs, des castors ôc

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des martres aussi belles qu’en Russe. II est à rernarh"^que tous les animaux de ce pays, tant quadrupèdes ffvolatiles, ont leur graisse entre la chair & la peau,leur chair est rrès-maigre , plus remplie de sang que cedes animaux des pays chauds. Cette surabondancesang doit causer une chaleur, prétendent les naturahso*capable de résister au froid extrême du climat >■ figraisse qui enveloppe la enair, arrête cette chaseur : al , I ?j jces animaux ont une construction propre au climat q 111 .habitent. On ne trouve dans ce pays aucun serpent ^reptile venimeux à cause du grand froid. Parmi le* ° ! ,seaux terrestres , il n’y a que la perdrix de mange 3 * 3 Qelles est blanche St tachetée de noir fur les aises,ses pâtes sont revêtues d’un duvet fort épais. Elle aw 3fa nourriture pour l’hiver , qui est de l’herbe ss* ^range par petits tas , pour n’en pas manquer , l° r5C itout est couvert de neige , attendu que contre la c °tume des autres oiseaux, elle passe l’hiver dans le P a - ’O11 y volt auffi des pies, des moineaux, St unetite prodigieuse d’oiièaux aquatiques semblables à

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d’Islande, St plusieurs especes d'oies St de canarduvet. Les rivières font remplies de truites, d’écrevi-St sur-tout de saumons. La mer qui baigne ces côte*»est très-poissonneuse. On y pêche quantité de cabél' 3 ^'de rayes , de foles St de plies. La mer de ce pays,les côtes du nord de l’Europe, est remplie de bale‘ sle ^dont quelques-unes ont près de cent pieds de longl’on en tire jusqu’à cent vingt tonneaux d'huise- ecompte jusqu’à quinze especes différentes de cet éno fp 1poisson. La grande baleine du Groënland a se /f 1 *chaud, des poumons, s’accouple comme les quadrupe^'est vivipare St aîaite ses petits : elle a un grand borqui lui sert au même usage que la bouteille d’air 03 .les autres poissons, c’est-à-dire à se mouvoir dans 1 fen tout sens. C'est la cervelle de cette baleine, fij 3 ^appelle le blanc de baleine , en latin sperma ceti , & 1 [Gbre-gris se trouve dans fa vessie. Les Anglois , ses ^nois , les Hollandois. St quelques François vont t°bles ans au Groënland faire la pêche de la baleine.la maniéré dont cette pêche se fait. Un homme se 1,1dans une barque ; St lorsque l’animal paroît fur l ea jjil lui lance un harpon attaché à une corde. Lorsq^baleine est blessée, elle se débat, s’éloigne beaucoup,pécheurs qui lâchent la corde tant quelle tire. Else ^fonce dans la mer en mourant, St revient fur l’eau/° squ'elle est morte. On la tire St on la met en p'^ c s e lpour en avoir la graisse , dont on fait l'huile- \Groenlandois se nourrissent de viande de poisson .L’huile de baleine est pour. eux un breuvage délic) eU j eS

ils 11e peuvent souffrir le vin. Leur mal-proprete » (

viandes Sc le poisson corrompus qu’ils mangent „ *causent une puanteur qui est insupportable aux étraflë.Leurs habits font faits de peau de chien & de vea'J^trin, & leurs camisoles font de peaux d’oiseaux, ornes j gplumes de différentes couleurs. 11s se servent d’arcs» g ,frondes, d’épées, de couteaux, de javelots. LeursJ 3 'jlots St leurs flèches font armés de cornes ou de deaiguisées. Ils ressemblent aux Lapons ; mais ils f° n£pies St stupides, exempts de passons brutales. C’est P e c ,être le peuple du monde le plus singulier par sontere : affables St enjoués dans la conversation , f' 3 t fleur tempérament naturellement mélancolique ;la haine , les trahisons, la débauche font inconnus P 3 /;*eux, aussi-bien que le vol , quoiqu’ils n’ayent n> k gni magistrats ; mais c’est plutôt l e besoin du néceu 3 ^qui les contient dans l’indifférence que la vertu ;vie dure, qu’ils menent, éloigne deux toute idée delupté. Ils font d’ailseurs pleins de mépris pour ses ?gérs qu’ils regardent comme leur étant très - infère-ot malgré leur indifférence, ils sont attachés opuff! (ement à leur sentiment. La forme des canots, dont ‘ ^servent pour la pêche , sont fort singuliers : e ^ e / S r Ate^ble à une navette de tisserand. Ils sont faits de .de baleines, St couverts de peaux ou de veaux w 3 jII y a un trou au milieu ou se place le Groënland 01fait aller le canot avec une petite rame longue de Naà six pieds, plate St large par les deux bouts.naturelle delljlande , par M. Anderson , l - ,j r g f

GROESBEC, village des Pays-bas, dans la Gue ^à deux lieues de Nimegue. II y a un château qui a ^le nonù unç famille illustre de cette province,