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Tome troisième. G - L.
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Mahométisme y régna jusqu’en 1 , que Ferdinand III

la reprit & y rétablit la religion Chrétienne ; mais peude teins après , les infidèles s’en emparèrent pour la se-conde fois, & s’y maintinrent jusqu’en 1489., que Fer-dinand le Catholique, & la reine Isabelle , ía femme,les en chassèrent, & y rétablirent le siège épiscopal,par le ministère du.grand cardinal d’Espagne D. PedroGonzales de Mendoza, archevêque de Tolède.

Le chapitre de Guadix est composé de six dignitaires,de six chanoines (k de huit prébendiers. Le diocèse s’é-tend fur trente-sept paroisses. L’évêque jouit de huitmille ducats de revenu. Jouvin de Rochefort dit, dansíbn Voyage d’Espagne , que Guadix est située au bordd’une petite riviere qui y fait de grandes prairies. Sesrues, dit-il, font connoître son antiquité. Elles sont étroi-tes Lc tournoyantes , à l’exception de celle qui aboutità la grande place , où il y a une fontaine avec son bas-sin. La grande église , dont la façade soutient une tourtrès-haute, est à l’entrée de la ville où passe un bras dela petite riviere, fur laquelle elle est assise. Le couventde S. François est assez beau.

GUAFO* , nom de la ville capitale du royaume deCommendo , en Afrique. Voyez Commendo.

GUAGIDA, ville ancienne d’Afrique, au royaumedeTremecen. Elle est dans une agréable plaine , à qua-torze lieues de la mer, vers le midi, & à pareille dis-tance deTremecen. Vers le couchant de ces deux côtés,elle touche au désert d’Anga , & le territoire y abondeen bleds & en pâturages, rtolomée nomme cette villeLanigara , & la met à 12 d. de longitude, & à 33 d.delatitude. Elle est fermée de bons murs fort hauts, faitsà la façon de ces peuples, & entourée de jardinages &de vergers que l’on arrose par des rigoles qui se tirentd’une grande source au-dessous de la ville. Cette source,passant à travers, se va rendre dans les jardins, & de-làdans la riviere de Muluye. Leurs historiens racontentque Guagida a eu autrefois cinq mille habitans. Les mos-quées & les maisons y sont bâties de rnoilon , lié avecde la chaux. Comme elle ne voulut point se rendre àJoseph, roi de Fez , de la lignée des Berimérinis, dansune guerre qu’il eut contre celui de Tremecen , il laruina, elle ne fut repeuplée qu’en 151 s ; quandHo-rux prit Tremecen ,j Guagida ayant refuse de le recon-noître, il envoya Escander. Sur l’avis que les habitansreçurent de fa venue , ils rompirent un pont, qui étoitfur la Muluye, croyant que cela fuffisoit pour les défen-dre ; mais il fit abbatre quantité d’olivièrs , dont il y agrand nombre en ces quartiers-là , àc en fit un ponten les rangeant de travers les uns for les autres. Aprèsqu’il fut pasté avec ses troupes , il prit la ville , & em-mena plusieurs prisonniers à Tremecen. Depuis cetems-là elle s’est repeuplée d’environ deux mille cinq cens Bé-réberes. Tout le reste est dans des parcs. Les habitanssont sort tourmentés des Turcs, Sc quelquefois des Ara-bes du désert. Le peuple s’habille à la façon des Béré-beres , mais plus proprement que ceux des montagnes.Ils parlent la langue du pays , & pressent si fort leursmots , qu’à peine fònt-ils entendus des autres. On trouvelà les plus belles mules d’Afrique , que l’on mene vendreà Tremecen &c ailleurs. *Marmol , 1 . s, c. 6.

GUAHEDE, lieu d’Afrique , dans le Biledulgerid.C’est, dit Dapper, Afrique , p. 211 , une habitation àtrois journées de Sugulmesse, vers le midi. Elle consisteen trois villes & quelques villages for la riviere de Ghir.Les habitans sont sujets des ; Arabes ils ont peu de bled,mais quantité de bonnes dattes , qu’ils portent vendredans la Nigritie.

1. GUAIRA,] (la) province de l’Amérique méridio-nale , dans le Paraguai, for la riviere de Parana. Lacapitale, qui est au bord oriental de cette riviere , au-dessus du confluent de l’Itali©, s’appelloit Guàira ouCiudad ; mais elle est ruinée.

2. GUAIRA, ville du Paraguai. Voyez l’article pré-cédent. j r

3. GUAIRA, port de l’Amérique méridionale, dansla province de Venezuela, avec un château for la côtede la mer du nord , a trois lieues de Sant-Jago de Léon.* Baudrand, ed. 1705.

GUALATA ; royaume d’Afrique, dans la Nigritie,avec une capitale de même nom : ses habitans fontnommés BenAIS ou Benays. Selon De î’Isle, ce

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royaume est borné au nord par les Derveches, au midipar le royaume de Zanhaga, ou de Senega ; à l’orient, p arune chaîne de montagnes ; & au couchant, par la rivierede S. Antoine ou de S. Jean, & par les Ludayes. SelonDapper, Afrique, p. 219, il n’y a que quelques pla. c ^ shabitées, comme de grands villages ; on n’y recueilleque du riz &c du petit millet, de l’orge &r des dattes :la viande y est extrêmement chere. Ces peuples sont so rtgrossiers , quoiqu’assez francs dans le commerce, & d unbon naturel ; ils ont accoutumé de se couvrir le vifa§ e »tant les hommes que les femmes; ils n’ont point de ju-ges , ni d’autres lettres que celles des Arabes , & la pl u 'part menent une vie fort sauvage & fort misérable. Lors*que les Senegues étoient maîtres de ce royaume & desautres qui font voisins , le siège royal étoit à Gualata»& grand nombre de marchands y venoient trafiq uer ’mais sous le régne de Soni-Heli, qui fut fort puissant,le commerce pafïà de-là à Gaogo & à Tombut. Environl’an 152.6, le roi de Tombut ayant conquis cet état, ce 'lui qui en étoit seigneur se sauva dans les déserts , dan*l’intérieur du pays ; mais ce conquérant le lui rendit en-suite , & se contenta de quelque tribut : ces peuples par-lent la langue de Zungay, & adorent le feu.

Sanut dit qu’il y a une ville nommée Hoden , à si*journées du Gap-blanc, à 19 d. 30' de latitude septen-trionale ; mais que cette place n'est point fermée de mu-railles , & qu’elle n’est faite que pour la commodité de*Arabes, & des caravanes qui vont de Tombut en Bar-barie. Á Hoden les habitans nourrissent du bétail, cSqui y rend la viande moins rare que dans le reste dupays ; mais s’ils ont des chèvres, dès chameaux & de*autruches, dont les œufs sont bons à manger , ils sonten revanche fort incommodés des lions & des léopard**

Baudrand donne à ce royaume une ville de mêm®nom.

1. GUALDO , bourg ôt château d’Italie, dans l’étatde l’église , & dans la marche d’Ancone , au pied dnmont Apennin , & aux frontières de l’Ombrie , entreGubio au couchant, & Nocera au levant. Ce bourg 3été bâti en 1180, des ruines de la ville de TadinU> 1 »selon Jacobille cité par Baudrand , édit. 168z. Voy e *Tadinates.

î. GUALDO , seigneurie de Suisse au pays des Gri-sons ; elle appartient à l’abbesse de Munster , & est situe®dans le Munsterthal. * Etat & Délices de la SuijJt ií. 4 , p. 69. ,

GUALEOR ; quelques-uns écrivent GoualeoR *comme il se prononce , ou Gualor , grande ville d®f índoustan , dans la province de même nom , dont e" eest la capitale. Cette ville est bâtie le long d’une m ot]'tagne qu’elle a au couchant, & est vers le haut envi-ronnée de montagnes , avec des tours. II y a dans c e£enclos quelques étangs que forment les pluies, & ce qu®1 on y seine suffit pour nourrir Ja garnison ; cela fait past® rcette place pour une des meilleures des Indes. Sur la pent®de la montagne qui regarde le nord-ouest , le Grand-Mogol Cha-Jehan fit bâtir une maison de plaisance ,peut servir de forteresse à la ville : au bas cle cette maiso stfont plusieurs idoles de bas-relief taillées dans le roc »parmi lesquelles il y en a une d’une grandeur extraordi-naire. La forteresse de Gualeor est le lieu où les t° lSMahométans, depuisqu’ilssont maîtres du pays , envoi®, 111les princes ôc les grands seigneurs dont ils veulent s’an u 'rer. Aureng-Zeb y envoya le prince Morat Bakche , so stplus jeune frere , aussi-tôt qu’il l’eut en son pouvoir-, C®prince y étant mort, peu de tems après , on 1 U1dans la ville une sépulture assez magnifique , dans un®mosquée qu’on bâtit exprès avec une grande place 311devant toute entourée de voûtes, sous lesquelles il y “jplusieurs boutiques : c’ést H coutume des Indes , q Lia ston fait un édifice public , de foire aussi après une grarsoplace, pour y tenir le marche , avec une fondation P 0 ^les pauvres à qui on donne tous ses jours l’aumône. Tav®nier, qui fournit ces détails, dit qu’il y passe une P & f -riviere. Thevenot , Voyages des Indes , c. 4 1 ’ eC i 3Gualear , & l a comprend avec son pays , dansprovince de Malva. Selon De l’Iste , Atlas , la provinde Gualeor est bornee au nord & au couchant par ced’Agra ; à l’orient &í au midi. par. celle de Narva. * Tav*nier , Voyages des Indes, /. 1, c. 4. , .

GUALID, montagne d’Afrique, au royaume de f-