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gnols ont fait passer la plus grande partie de leurs bœufsplus avant dans le pays. * Atlas. Robert de Vaugondy.Corn. Dìcì. Dampier, Supplément , z. part. c. S-
GUASTALLA , ville d’Italie , en Lombardie, prèsdu Pô, fur la frontière du duché de Modene, & pres-qu’au milieu, entre Mantoue au septentrion , & Reggiosu midi : elle est petite, mais forte. Elle a un petit ter-ritoire qui est possédé à titre d q duché, par une branchede la maison de Mantoue. Le dernier duc de Mantoue ,ayant été mis au ban de i’empire, St étant mort avantlà réconciliation avec l'empereur, ce monarque s’estemparé du duché de Mantoue , au préjudice du duc deGuastalla, qui n’a pu encore obtenir la jouissance de sesdroits. Ce duché a été cédé, par le traité d’Aix-la-Cha-pelle, de lan 1748, à D. Philippe, duc de Parme.
GUASTECA, (la) province de T Amérique septen-trionale , dans la nouvelle Espagne : on l’appelle auffiPanuco. Voyez ce mot.
GUASTO, ville d’Italie , au royaume de Naples,dans l’Abbruzze citérieure. On l’appelle auffi GuajlodlAimone , St quelquefois Vifio , entre l’embouchure dela riviere deTrigno St celle cte l’Asinelía, dans le golfede Venise , environ à seize milles de Lanciano au stid-est, en allant vers Termoíi ; c’est l’ancienne Histonium.* Baudr. édit. 170 5, & J ai Ilot.
GUATALCO. Voyez Aguatulco.
GUATAO, iíle de l’Arnérique septentrionale], dansla mer du nord, l’une des Lucayes. Elle est à dix lieuesde celle de Curateo , & s’étend en long est-ouest. Sonextrémité orientale est à 25 d. 46', St son extrémité oc-cidentale à 27 d. & quelques minutes. Elle est environ-née d’écueils, de basses & de rochers. * De Lait , Ind.occid. /. 1, c. 16.
GUATAPORI, riviere de l’Amérique méridionale,dans la terre-ferme, & dans la province de Sainte-Mar-the. Elle descend de montagnes chargées de neiges ; cequi rend ses eaux si froides , qu’elles causent diversesincommodités à ceux qui en boivent. Elle passe à Ciu-dad de los Reyes; elle se mêle avec Rio-Ceíàr, qui euporte les eaux dans la riviere de la Madelaine.
GUATARIA. Voyez Guet aria.
GUATES, (les) peuple sauvage de l’Amérique mé-ridionale , au Paraguay , sur la riviere de même nom.
GUATIMALA , province de l’Amérique septentrio-nale , dans la nouvelle Espagne. Elle ne comprenoit au-trefois que celle de Nicaragua St de Guatimala, propre-ment dite ; mais outre ces deux provinces particulières,elle en embrasse aujourd’hui onze autres ; savoir celles deSan-Salvador, de San-Miguel, deChiapa , de Soconus-co , de Suchilepeco , de la Vera-Pa^ , des Yzylcos , deHonduras , de Chuluteca , de Tagusgalpa Sc de CojîaRita. Le long de la côte de la mer du sud, elle s’étendentre le íùd-est & le nord-ouest, plus de trois cents lieuesde long, mais selon la droite ligne entre Test & l’ouest,elle n’en a que deux cents quarante. Sa largueur où elleest la plus grande, est de cent quatre-vingt lieues. II parttous les ans de ces provinces plusieurs navires chargésde cacao. Les habitan's se servent de ce fruit pour inon-noie, & on vend certaines choses cinq, dix , trente Sccent cacaos. On en donne mêmel’aumône aux pauvres;mais on s’en sert principalement à faire un breuvage,qu’ils appellent chocolate , Sc qui leur paraît si délicieux,qu'ils ne sauroient vivre s’ils n en prennent. Ces provin-ces abondent auffi en mais , dont ils font du pain & di-verses potions mixtionnées. * Corn. Dict. Lait, Ind.occid. 4.7, c. ï <5*9.
Les villes principales de Guatimala font , S. Jago ,S. Salvador , Spiritu-Santo , S. Miguel, la Trinidad,Antequera , Xeres Sc quelques autres. Ge gouvernementa divers ports, entr’autres, la baie de Fonseca , pro-che de la bourgade de S. Miguel, découverte en 1522,par Gil-Gonçales d’Avila, qui la nomma ainsi à l’hon-neur de Juan Rodriguez de Fonseca, évêque cleBurgos,qui étoit pour lors président au conseil des Indes , établien Espagne. Au dedans de la baye , il y a une petiteisle, que le mcme GilappellaPETRONiLLA. Onatâchélong-teins de persuader au conseil d’Espagne , que la na-vigation feroit plus facile St plus assurée de la baie deFonseca au Perou, que du port de Panama ; mais onn’ya point eu d’égard. Fuler , pilote de Candisch , a re-
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marqué qu’il y a dix iíles dans cette baie , dont quatrefont habitées par des Sauvages , & abondent en eau , enbois en sel, & qu’au côté occidental de la même baie,il y a une bourgade d’Indiens , appellée Matal , où >1se trouve du bétail en quantité. Le port d’Acaxutla, quiest le plus considérable de tout le gouvernement de Gua-timala, est proche de la baie de Fonseca. C’est où abor-dent les navires du Perou & de la nouvelle Espagne. Oncompte douze lieues vers l’ouest, de ce port à la bai,ede Guatimala, &c sept de la baie de Guatimala jusqu’àla riviere de Xicapala. Ce gouvernement n’a aucun portfur la mer du nord ; toutefois les marchandises de l’Eu-rope se transportent par la Golfo-Dolce , du fond de labaie de Honduras, jusqu’à une place, appellée EIPuertode Golfo-Dolce , qui est au-dedans du pays, & de-là parterre, à la ville de S. Jago de Guatimala, capitale de cesprovinces , St aux autres villes du même gouverne-ment.
La province que l’on appelle aujourd’hui proprementGuatimala, & en langue des Indiens QUATUMAL-LjE , qui veut dire arbre pourri , est maritime, ôc a dix-fèpt lieues de long ou environ, selon la côte de la metdu sud , & trente de large entre le sud & le nord. Leterroir est abondant en maïs, en coton , en froment ,en bons fruits, ffir-tout en cacao qui est d’un grand re-venu. Elle abonde auffi en pâturages, & il y a beaucoupde troupeaux. On la tient mal-íàine, tant pour le grandchaud.que pour la trop grande humidité. Les vents dusud ou du nord y sont fréquens ; le premier plus quel’autre, qui n’y dure que quinze ou vingt jours , maisfort froid Sc impétueux. Le pays est raboteux St pleinde montagnes. II est occupé de plusieurs rivières qui,outre toute forte de poiííons , nourrissent de grands cro-codiles. Les pluies y font rares ; mais quand elles tom-bent , c’est avec beaucoup de véhémence , principale-ment depuis le mois d’Avril jusqu’en Octobre. 11 y a desvipères, des ferpens, beaucoup des scorpions , St desvers gros St velus, assez dangereux, St souvent mortelspar leur seul toucher. Les moucherons incommodentbeaucoup la nuit St le jour. II y a auffi beaucoup de mou-ches St de guêpes ; St l’on y trouve quantité d’abeillesqui font leur miel blanc,, ainsi que leur cire, & dont ieSpiqûres ne font pas à craindre. Cette province port?du baume & une autre liqueur aromatique, semblablea l’huiie, que Gomata dit couler d’une montagne. Onl’estime auffi extrêmement pour l’excellent| pastel qu’of*en tire. On y a une grande disette de sel : on le faitavec beaucoup de dépense du fable que la mer a cou-vert , Sc que l’on cuit dans des fournaises à force de feU'Au quartier nommé Nejlupaca , il y a des lacs qui ontdes veines de soufre , ce que l’on connoît par la mau-vaise odeur de leurs eaux , & par des morceaux que l’oi*en trouve coagulés près de leurs rivages. Les pâturagesqui font auprès de ces lacs, St qui en reçoi vent des ruis-seaux, ont la propriété de rendre fort gras les cheval#»qui font maigres & débiles.
Cette province est leparée de celles de Suchitepeco &■de Guasacapan, par la riviere de Michaova, qui sortstUlac Amitatan , à quatre lieues de la ville de San-Jag 0 *& qui se précipite du haut de quelques rochers fott h» ut9dans une profonde caverne , au haut de laquelle nichentun nombre infini de perroquets St de grosses chauve-f 011- ’ris, fort dangereuses, qu i tue nt les veaux en suçant le«Jsang, St qui n épargnent pas même les hommes, qi ,3 stelles les trouvent endormis. Elles y sont en si g rastC ^quantité, que les Sauvages ont été contraints d’abandonner les censés voisines, à cause du dommage continue*qu’elles faisoient au bétail-
Quoique les naturels du pays ayent une langue p aTtí 'culiere, la Mexicaine jç ur est fort commune. Les non*mes sont greffiers, ffinis' fort bons archers. Les fernn#y font un peu plus civiles , St savent fort bien filet-ont profité en la religion Chrétienne plus qu'aucuns 3tres Sauvages ; mais dès qu’ils ne craignent rien, d s ftombent dans leurs coutumes payennes. ^
Les habits ordinaires des Indiens, qui demeure^environs de Guatimala, sont une paire de caIeÇ 0!lS ji slaine ou de toile , qui descendent jusqu’aux genoux- .marchent nuds pieds la plûpart du tems , si ce n’est 4ques-uns qui ont des sandales ou quelques paires