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Tome troisième. G - L.
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Cette ville est à six milles de Villach , 8t à cinq de Cla-genfùrt: elle est astez grande, * Baudrand , éd. 1705.Hubntr , Géogr.

2. GURCK (le) , petite riviere d’Allemagne, dansla Carinthie : elle a fa source dans le lac de Sepach, 8íune autre à S. Laurent; ensuite ces ruisseaux fe joignent& en reçoivent plusieurs autres, en serpentant vers lesud-est; puis se tournant vers le nord-eft, elle recueillequelques ruisseaux, entr’autres, celui de Grin ; passe àGurck, 8c à Strasbourg, & se jette dans l’Olcza, vis-à-vis d’Altnhof. * Zeyler, Carte de la Carinthie.

3. GURCK (le), petite riviere d’Allemagne, dansla Carniole , & plus particulièrement à rextrémité occi-dentale du Windischmarck , dans une assez grande fo-rêt : elle serpente ensuite vers l’orient méridional , re-çoit quelques ruisseaux en chemin, passe a Seisenbourg,où elle a un pont, reçoit un autre ruisseau à Anack, sereplie vers l’orient septentrional, passe à Rudolfs-Werd,fe recourbe vers l’orient iusqu’à Wergel, ensuite vers lenord, puis enfin reprend son cours vers le nord - est ;■passe à Landstras, où elle a un pont, 8c se perd dans laSave , un peu au-dessus de Rayn , aux confins de la Croa-tie 8c du comté de Ciliey. * Zeyler , Carte de la Car-niole.

GURCKFELD , selon Zeyler , petite ville d’Alle-magne , dans la basse Carinthie, fur la Save, un peu au-deílus de Rayn ; elle a été autrefois la résidence de lacour du comte de Ciliey. II y a un beau château, quiappartient à MM. de Moscon , 8c un couvent de Capu-cins. Lazius, Reip. Rom. L 12, secl. 5, c. 3 , prend cetteville pour l’ancienne Quadratum. II y a une ancienneinscription à la tour, où font les clochers.

GUREIGURA, montagne d’Afrique, au royaume deFez. Marmol, t. 2, l. 4, c. 37,/). 2,04, en parle ainsi.C’est une montagne fort peuplée d’où sort le fleuve d’A-gubel, qui va fe rendre dans le Beher vers le couchant :elle est près du grand Atlas, à treize lieues de Fez, dontelle est séparée par les plaines d’Eceis ; mais il y en aencore de plus grandes entr’elle 8c le grand Atlas, quifont peuplées d’Arabes sédentaires , comme les Berebe-res.... Les habitans portent le nom de leur montagne ,& sont fort riches 8c belliqueux ; recueillent beaucoupde bled 8c d’orge , 8c ont quantité de gros 8c menu bé-tail : ils ont beaucoup de villages fort peuplés ; mais iln’y a ni ville ni château, ni bourg fermé : la difficultédes avenues leur sert de défense.

GURGAITENSIS, siège épiscopal d’Afrique, dansla Bvsacene , selon la Notice qui nomme PrimianusGurgaïtenjis. IIfaut lire,fans doute, Gurgitenjis. Dans leconcile de Carthage , tenu sous S. Cyprien, on trouveun évêque Félix à Gurgitibus : le lieu de son siège étoitnommé Gurgites.

GURGISTAN. ( le) Voyez GecxrGIE.

GURGITES , lieu épiscopal d’Afrique. Voyez GUR-GAITENSIS.

GURGULIENSIS Locus , lieu dont parle Ives deChartres, dans une de ses lettres, Epis. 69. Ortéliuscroit qu’il est de la Gaule , & avertit que fur la margede son exemplaire il y avoit Buguliensis.

GURGURES Montes , montagne d’Italie , dontparle Varron, dereRus. 1 . 2, c. 4. II semble, dit Orté-lius, qu’elle étoit au pays des Samnites. Fulvius doutes’il ne faut pas lire Querqueros , mot, qui selon Festus,signifie froid. Ce ne seroit donc plus un nom propre ;mais simplement une épithete. Victorius a remarqué queles anciens manuscrits portent BURBURES.

» GURIAUNA , ville de la Medie, selon Ptolomée,/, 6, c. z. Elle étoit dans les terres.

GURIAUNÉ, ville de la Margiane , selon le même,l. 6, c. 10.

GURIEL, province d’Asie, dans la Mingrelie, dontpourtant elle est séparée à certains égards ; car les prin-cipaux de Guriel voyant que les Mingreliens avoientsecoué le joug du roi d’Imirete, élurent un roi entr’eux,qui jusqu’à présent, dit Chardin, Voyages , t. 1 , p. 252,«’est maintenu dans l'indépendance, par l’appui qu’il adu Grand-Seigneur, à qui il paye un tribut annuel dequarante-six enfans, garçons 8c filles, qu’il envoie auBacha d’Acalziké. Le pays de Guriel est petit, 8c res-semble à la Mingrelie pour les moeurs des habitans :

GUS

l’on y a la même religion, les mêmes coutumes, 2c 1®même penchant à l’impureté, au brigandage 8c au meur-tre. II confine au nord avec l’Imirette, à l’orient auCaucase, où le Kur a sa source, au couchant à la merNoire, 8c au midi à l’état du Turc : le roi de Guriel eitChrétien,

GURNIGEL, (le) montagne de Suisse, au cantonde Berne , dans l’Oberland ou pays d’en-haut, au bail-liage de Thoun. Le Gurnigel est célébré par un b alstd’eau soufrée qui s’y trouve. Cette eau est chaude, & *le goût de vitriol. On en use, tant en bain qu en boiff° n *On en porte beaucoup à Berne , où l’on en fait un gr an<1usage, parce qu’elle est utile pour les foiblesses d’eflo-mac, pour les douleurs des nerfs, 8c autres maladie*',* Etat & délices de la Suisse , t. 2, p. 215.

GUROVAN , montagne d’Asie, en Arabie, 8c dan*la province de Hegiaz , auprès de la ville de Thay®*'Elle est très-stérile. * D’Herbelot , Biblioth. orient.

GURREA, petite ville ou bourg d’Efpagne, en Ara-gon , fur le Rio Gallego, à cinq lieues de Sarragoss® t8c environ à pareille distance de Huesca. On la pren»pour le Forum Gallorum , ou Gallicum de*anciens.

GURSIO. Voyez GorsiO. * Baudrand, éd. 170s'

GURTIANA. Voyez Gustiana.

GURULIS : il y avoit deux villes de ce nom da stSla Sardaigne, dans l’intérieur des terres , selon Ptose"mée, /. 3 , c. 3 , qui les distingue par les noms de yiàtt*8c de neuve, t Voici la position qu’il leur donne.

Longitude. Latitude.

Gurulis , la vieille , 30 d. 30'. 38 d. 3oL

Gurulis, la neuve, 30d. 30'. 37 d. 20'»

GUSCHA , village de Suisse, au pays des Grisons *proche la ville de Meyenfeld. * Etat & délices de ù*Suisse , t. 4 , p. 81. •

GUSELISAR , ville de la Turquie , en Asie, dan*la Natolie. Paul Lucas, qui croit que c’est la Magné-sié , dans l’Ionie, en fait cette description dans son troi-sième Voyage , t. x, p. 159. Gufelizar n'est aujour-d’hui que les débris d’une des plus belles 8c des P* 113anciennes villes de P Asie. Sa grandeur paroît encore as-sez , puisque je fus plus de deux heures à en parcours 1les ruines. Je marchai pendant plus d’une heure fur de*monceaux de pierres, où je remarquai plusieurs souter-reins très-bien voûtés. II paroît que c’étoient des aque-ducs qui conduifoient les eaux dans la ville ; on mqu’ils vont encore très-loin de-là. A une lieue hors ula ville, on trouve les ruines d’un temple superbe, d o 11on voit encore trois belles arcades qui ont chacune p' 11de cinquante pieds de haut : les frises 8c les moulus 3ont conservé toute leur beauté. II y a une appareil®que l’on avoit pratiqué dans 1 épaisseur du mur un de-gré pour monter aux galeries qui font fur ces arcade* »mais il est détruit ou bouché par la quantité de P* err aqui sont au pied. Ce qu’il y a de plus remarquable e Kune voûte sous terre, qui conduit, à ce que l’on dit, -plus de deux journées de-là : on ne me fut dire à fl 3 ®usage pouvoit avoir été construit ce souterrein : l’on f aIlà-dessus mille contes frivoles. On dit qu’un amant P° utromper la jalousie d’un mari, dont il aimoitla semmj'»fit pratiquer ce souterrein pour l’aller voir dans une visvoisine où elle demeuroit. J’ai remarqué que ce pr° dlgieux ouvrage avoit été construit des ruines d’un autf®encore plus ancien, car j’ai vu du côté du couchant,au-dessus des arcades , fur deux belles pierres de n}* 1 'bre deux inscriptions qui sont renversées. II me fut ltn ,possible de tirer aucune lumière des habitans du P 3 ? 5 *leur tradition porte seulement que la mer venoit auttfois battre contre les murailles de la ville : l’on voltun endroit de gros anneaux, où ils disent qu’on arnatfles vaisseaux. Cette tradition me porte à croire fl 11 ^avoit creusé un lac dans la plaine voisine, où l eS e rdu Meandre, qui passent a deux lieues de la ville,moient un canal qui servoit à faire remonter le* •seaux de la mer qui est à dix-huit ou vingt lieues rpeut-être même que la mer n’en étoit pas alors n egnée, ses rivages ayant souvent changé dans c , et stie de l’Asie. Ce qui confirme ma conjecture, c est .