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Tome troisième. G - L.
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trouve aucune trace dans les Notices. I! ajoute : ses lia-bitaas font Saxons d’origine, ôt c’est de-là que dépen-dent les lépt sièges des Saxons, qui sont dans cette pro-vince. Elle est à l’orient & à huit milles d’Allemagnede Weissenbourg, en allant vers les frontières de la Mol-davie, & à quinze de Clausenbourg.

HERMANSTEIN. Voyez Ehrenbreitstein.

HERMATOTROPHI, peuple d Asie, vers la Mar-giane,selon Pline, L. 6,c. 16. Quelques éditions, entr’au-tres, celle du P. Hardouin , portent Harmatotrophi , quivaut mieux. Ce nom signifie des gens qui nourrissent deschevaux pour les chariots.

HERMEDAÍ ; Fhistorien de Timur-Bec , /. 3, c. 60 ,nomme ainsi un pays entre le Borysthène &c le Danube.

HERMES OPPIDUM, bourgdAfrique , au promon-toire de Mercure , selon Procope, Vandal. 1 . 1, c. 6.

HERMESIA , ancienne ville d’Áfie, dans laMœnie,à„ quelque distance de la côte. Elle ne subsistait déja plusdu tems de Pline. Quelques exemplaires portent H ar-mes a,

1. HERMETSCH'NVYL, (Hermetis villa , ) abbayede filles, en Suisse , proche la ville de Bremgarten , dansle circuit du comté de Bâcle, & des bailliages libres. Elleest environnée de la Reufs, est auprès cí’un village dumême nom. E an 1080 , les religieuses de ce couventsurent envoyées a Mûri , d’où elles dépendent. Mais,Pan 1178 , elles furent rétablies dans leur maison deHermetschwyl, & font cependant demeurées fous l’ins-pection de l’abbé de Mûri. *Etat & délices de la Suijje ,p. 145 Lt 149.

2. HERMETSCHWYL , village de Suisse , prochel’abbaye du même nom ci-dessus.

HERMEUS sinus. Voyez Hermus.

HERMI campus ; ; o" , lieu d'Asie dansl’Eohde, près de Cumes , selon Etienne le Géographe.

HERMIANENSIS sedes , siégé épiscopal dAfrique,dans laByzacène. La Notice épiscopale dAfrique fournitDonatus Ermianenjís j Sedans la Conférence de Car-thage , p. 270, ed. du Pin , on trouve Sectindianus Her-mianenjis. Entre les évêques de la Byzacène, qui sous-crivirent au concile de Latran , tenu sous le pape Mar-tin , on trouve Benaldus episcopus Hermianenjis. Pro-cope, Vandal. 1. 1 , c. 14, nous apprend le vrai nom& la situation de ce lieu, lorsqu’il dit qu’Hermione estune ville éloignée de quatre journées de la mer.

HERMIERES, abbaye de France, de l’ordre de Pré-tnontré , à six lieues de Paris, dans la forêt de Crecy,& fondée en 1160.

HERMINIUS MONS, montagne d’Espagne, dans laLusitanie, selon Hirtius, B. Alex. c. 48, & Dion /. 37,p. 53; on la nomme présentement MONTE ARMINEO.* O rtel. The f. mais plus communément ArminHIA.

1. HERMIONE. Voyez Particle HERMIANENSIS.

2. HERMIONE, ancienne ville du Péloponèse, auroyaume dArgos. Pausanias, /. 2, c. 34, distingue deuxvilles de même nom , savoir Pancienne, qui, à la réservéde quelques temples fut renversée ,’ & la nouvelle quifut bâtie à quatre stades du promontoire, fur lequel étoitle temple de Neptune. Le même auteur & Thucydide,/. 2 , nomment Hermionide les environs de cette ville.

3. HERMIONE. Etienne le Géographe, fait men-tion d’une ville de ce nom , que l’on appeiloit auflì La-ceria ; mais il ne dit point où elle étoit. Voyez La-CERIA.

HERMIONIA , ville située quelque part vers lesmonts Riphées, selon Orphée, dans ses Argonautiques.*Ortel. Thés.

HERMIONICUS sinus , golfe du Peloponnèse, au-près de lá ville d'Hermione. *Strab. 1. 1.

HERMIONIDE. Voyez HERMIONE 2.

HERMIONS , ancien peuple de Germanie. Plinedonne ce nom , comme un nom collectif, qui étoitcommun à quatre grandes nations , savoir les Suives ,les Hermundurcs , les Chattes , les Cherusques , commeje l’ai remarqué dans Particle Germanie. On y peut voiraussi que les noms de Germains & de Hermions ne sontque de différentes prononciations du même nom.

HERMISIUM , ville de la Chersonnèse Taurique,selon Pomponius Mêla, l. 2 , c. 1 ; & Pline, A 4, c. 12.

HERMITAGE , lieu solitaire, où demeure un hermiteou anachorète , qui s’y est retiré pour mener une vie

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religieuse & retirée. Anciennement les hermitages étoientdans un désert, ou au fond de quelque forêt inhabitée,loin du commerce des hommes. L’histoire ecclésiastiqueest pleine d’exemples de saints, que Pamour de la con-templation & de P abnégation de soi-même , entraînentdans des solitudes. La bonne odeur de leur sainteté atti-roit auprès d’eux des disciples, dont ils formoient un mo-nastère, qui souvent étoit cause que la forêt se defrichoit,& qu’il se bâtissoit un bourg ou une ville. II y a en Eu-rope beaucoup de lieux qui doivent leur origine à unherinitage devenu célébré par les vertus du saint quiy demeuroit. Eremus , ’E prisas , signifie solitude , un dé-sert : de ce mot on a fait Eremitœ, ’Epipheu , pour signi-fier ceux qui s’y retiroient , comme du verbe anacho -rein , ’ A; ays f c v , qui veut dire se retirer, s’éloigner, oNa fait le mot anachorètes , A yct-gafuteu. A présent q»Sla ferveur est plus rare, & qu’il y a moins de désertsqu’autrefois, les hermitages font éloignés des villes. U*consistent ordinairement en un petit bâtiment, qui com-prend une chapelle & une habitation pour l’hermite, avecun jardin, qui, avec les aumônes, qu’il recueille, fournità fa nourriture. II y a un assez grand nombre d’hertni-tages en France, & encore plus en Italie. Une liste deshermitages feroit quelque chose de bien difficile à four-nir pour un homme qui en est si éloigné. Je laisse cSfoin à ceux qui sont à portée de la dresser. Te me con-tente d’en mettre ici quelques articles qui méritent d'êttSdistingués.

1. L’HERMITAGE des Helvetiens , eremus Htl'vetìorum ; désert de la Germanie , selon Ptolomée : ds’étendoit jusqu’aux Alpes.

2. L'HERMITAGE. Voyez Einsidlen.

3. L’HERMITAGE, bourg de PEcosseméridionale,dans la province de Lidesdale , dont il est le chef- IieU;11 prend ce nom d’un château nommé P Hermitage , q ulest démoli. II appartenoit auxHepburns, comtes de Both-well, ensuite aux Stuarts de Coldingham. * Etat préfetdde la G. Bretagne, t. 2, p. 233.

4. L’HERMITAGE : (se vin de') c’est un vin doFrance. II croit dans le Dauphiné, proche de la ville deThain , fur le rivage du Rhône, vis-à-vis de Tournon.Sur ce coteau il y a un hermitage qui donne son non*au territoire, & au vin qui y vient. * BrojJ'ette^ fur la troi-sième Sat. de Despreaux, v. 74.

HERMOCA POLITiE, peuple d’Asie, dans la Troade& sous la juridiction de Pergame, selon Pline. Le no>nde ce peuple signifie les cabaretiers ou les aubergises d (Mercure. Les Notices épiscopales mettent Hermocapeh&dans la Lydie.

1. HERMON (*), Chermon, AëRMON,ouBaid'Hermon , montagne. Les Sidoniens lui donnoient I enotn de Schïrion ( b ), & les Armorrhéens celui de $ a 'nir. S. Jérôme dit qu’elle est au-dessous de Paneadc»& que pendant l’éte, on en portoit de la neige à Ty r>pour rafraîchir le breuvage. Le Chaldéen & Pinterpr^®Samaritain lui donnent le nom de montagne de la neige ( /’parce qu’elle en est toujours chargée, à cause de fa h airteur. Dans le Deuteronome ( d ) >1 est parlé de SioN >comme faisant partie du mont Heamon. L’Ecriture ( /met le mont Hermon , comme terminant le pays ^de-là le Jourdain au septentrion , de même que le to jTrent d’Arnon au midi. Baal-Gad étoit située dansplaine du Liban , au pied du mont Hermon ( f ), & eHévens au pied de la même montagne , dans la ter (de Maspha (§) , depuis Baal-Hermon , jusqu!à Ces tted'Hemath ( b ). Le mont Hermon appartenoit au roi °$ f& étoit à l’extrémité septentrionale de ses états,que les Isrëalites en fissent la conquête (')• L’auteurlivre apocryphe d’Enoch ( k ) , dit que les anges, ssbnomme egregori , c’est-à-dire les veillans , étant epde 1 amour des femmes, s’affemblerent fur le mont H ^m on du tems du patriarche Jared, & s’engagerent

ferment & par des anathèmes qu’ils prononcèrent ’^ne se séparer jamais qu’ils n’eussent exécuté leur sÊ ourdon , qui étoit de prendre les filles des homm eS "femmes. Les anathèmes, auxquels ils se dévouèrent,manquoient à cette promesse, firent donner à oette JU ^tagne le nom Hermon , c’est-à-dire anathème, { jpsalmiste dit que Punion des frétés est aussi agreab e ^Test la rosée du mont Hermon, qui descend fur se m