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Suez, à quatre-vingt-dix mille pas de Damiete 6t au-tant de la mer Méditerranée. C’est l’Heroopolis des an-ciens. * Baudrand , ed. 1705.
HERPA, ville d’Asie, dans la Cappadoce , fur la ri-vière de Carmalus , dans la prélecture de Sargauraíena,selon Ptolomée, /. 5, c. 6. Strabon , /. 12 , p. 537 ,la nomme une très-petite ville , •wokí%*ioi>
HERPEDITANI, peuple de la Mauritanie Tingitane.
HERPHE , ’tìpq,», ville de la grande Armeme , selonStrabon cité par Ortélius, Thesaur. Mais je trouve dansl'auteur même , /. 14, p. 663 , 'Hpçùy woX«x. vB , 8c danslaiversion latine Herphense Oppidulum; urle notemarginale avertit que les manuscrits portent , 6c
Casaubon observe qu’il saut lire 'nppày : il croit que c’estla même qu’HERPA de Cappadoce.
1. HERRADURA , port de l’Arnérique méridionale,sur la côte du Chili, dans la mer du Sud. De Laët, Ind.Occid. 1 .11, c. 6, remarque qu’il est sûr ôc commode, &Cque les Espagnols l’ont ainsi nommé , parce qu’il a lafigure d’un fer à cheval. II est à une lieue au-destus duvent de la pointe de Coquimho , & terminé de ce côté-là par une pointe nommée la pointe de Herradura. C’est,dit fauteur du Supplément au Voyage de W. de Rogers,p. 66 , un très-bon port, íans aucun danger, le fond net.
L. HERRADURA, autre port de l’Amérique, au Chi-li, entre le port de la Conception 6c la riviere d’Itata.C’est une baie avec un bon havre , à l’entrée duquelon volt trois ou quatre petits rochers qui paraissent au-dessus de l’eau.
3. HERRADURA , petite baie de l’Amérique mé-ridionale , fur la côte du Perou, près des rochers deGuara. C’est un bon havre où l’on peut mouiller entrela pointe 6c le continent, s’il n’y a pas moyen de doub-ler ces rochers. Dans la baye on en voit un petit quise nomme Tambillio : on peut courir entre ce ro-cher 6c la terre, mais il vaut mieux le ranger du côtede la mer.
4. HERRADURA , cap de l’Amérique, dans la nou-velle Espagne, fur la mer du Sud, dans la provincede Costa Ricça, à dix-huit lieues du cap blanc (legolfe de Maya est entre ces deux caps, ) ôc à onzelieues de Rio délia Stella.
HERREA, ville du Peloponefe , selon Tite-Live,/. 33. Ortélius soupçonne qu’il faut lire Herda en cetendroit.
HERRENALB , Alba dominorum , ancienne abbayed’hommes, ordre de Cîteaux , fur la riviere d’Alb , auhaut marquisat de Bade. Elle a été íùpprimée par lapaix de Westphalie, 6c donnée aux ducs de Wurtem-berg.
EIERRNGRUND, petite ville de la haute Hongrie,à un mille de Nexvsol, selon Edouard Brown, Voya-ges , p. iss. Elle est fur un terrein fort élevé , quoi-que située entre deux montagnes. Ce quelle a de plusremarquable , ce font ses mines , où l’on descend pardes échelles ; les eaux ne les incommodent point, parceque la mine est si élevée fur la montagne, que l’eaus’écoule facilement. Elle est presque toute entourée derochers. Ses passages ne font pas si réguliers que ceuxde Chremnitz, 6c il y a de grands creux fous terre.Les veines en font fort belles , 6c ce qu’on en tire estfort riche ; car de cent livres on en trouve vingt decuivre , quelquefois trente , ou quarante, 6c même quel-quefois soixante. La plus grande partie de ce métal estattachée au rocher. On a bien de la peine à l’en sépa-rer ; 6c même dans plusieurs endroits, on trouve quele métal 8c le rocher ne font ensemble qu’une grossepierre. On les distingue par la couleur ; car le cuivre estpresque toujours jaune ou noir, lorsqu’on le tire de lamine. Le jaune est très-bon ; mais 11 y a quelque peud’argent dans le noir.
On trouve auffi dans cette mine de plusieurs sortesde vitriol, du blanc, du verd, du bleu 6c du rougetransparent. Il y a même une certaine terre verte ,nommée Berg-Grun , oys verd minerai , dont les pein-tres fe servent, 8c des pierres d’une très-belle cou-leur verte ôc bleu. Ce sont ces pierres qui ont fait trou-ver les turquoises ; 8c c’est pour cela qu’on les nommemeres des turquoises.
Cette mine a auffi deux sources d’eau vitrioliques, qui
ont la Vertu de changer le fer en cuivre : on les ap-pelle Ziment l’une 6c l’autre, 6c on les distingue pafles noms d'ancien 6c de nouveau. Ces sources font bienavant dans la mine, 6c on y laisse ordinairement le fe spendant quinze jours. Ces eaux apportent beaucoup deprofit au maître de la mine, parce que tout le méchantfer, 6c celui dont on ne peut plus fe servir fe changed’aborden de très-bon cuivre. Onl’estimemême plus quel’autre , parce qu’il n’est point si dur, 6c qu’il fe fondplus facilement. Ceux qui travaillent dans cette mine, yont formé une ville souterraine assez étendue , ÔC I enombre des habitans en est très-grand; ils y observentun ordre admirable. Leurs veilles lont fort exactes, leursrepos n’est point troublé ; ils aiment autant à travaille/qu’à fe rafraîchir ; 6c enfin ils fe reposent, pendant huitheures , dans le creux d’un rocher, après avoir empfoy eautant de tems à travailler.
HERRY, ville épiscopale, selon la Notice du patriaf'chat d’Antioche. Elle étoit dans ce patriarchat, 6c re-connoissoit Bostra pour métropole.
HERSTALL. Voyez Herstel.
HERSTAL , château 6c village de Pays-bas , au pay sde Liège, fur la rive gauche de la Meuse, à une lieueau-destous de Liège ( a ). C’étoit autrefois une maifo"royale des rois de France. On dit que Pépin charmede la situation de cet endroit, y bâtit un château, & 1fit son séjour le plus ordinaire, C’est pour cela que pi* 1 'sieurs historiens modernes le nomment Pépin de Hesstal. Ce lieu est nommé dans les actes écrits en latin H-*-'RISTALLIUM, 6c Aristallium cumsoresie. II est nom-mé dans les Capitulasses de Charles le Chauve, 6c comp £ ®entre les maisons royales. Le roi de France qui la fit b 3 'tir, la nomma Haristallium, ou HeristalliuM.»ou Aristallium , qui, dans la langue vulgaire, fig 31 'fioit un logement militaire. Quelques-uns expliquent cSnom par l’écurie du roi, ou du seigneur, 6c le Dé-rivent de Her,seigneur 8c de Stal , écurie. Ce châteauaprès avoir appartenu immédiatement aux rois Carfo-vingiens, vint au pouvoir des ducs de Lothier , otlde la baise Lorraine , qui en ont toujours eu la seigneu-rie directe ; car pour Futile, elle fut donnée en P/ r /tage par Henri I, duc de Brabant , à son fils pm st .®Godefroy, dont le fils Henri étoit seigneur de Herfojbcomme on le voit par une patente du même Henri d lCde Louvain , 8c seigneur de Herstal, datée de Fan 1Son fils Jean, seigneur de Herstal , mourut fans poste/rité , Fan 131,4. Son héritière fut fa soeur Béatrix, Q?mourut auffi fans enfans, Fan 1337. Cette seigneu^a passé aux comtes de Nassau, princes d’Orange, d<^le dernier a été Guillaume III, roi de la grande Etagne, mort fans enfans, l’an 17023 6c cette bat^ ^d’Herstal fait partie de fa succession qui est contestée Aplusieurs princes. *( a ) Vales. Notit. Gall. p. 141. ( b ) ^Longuerue , Deíc. de la France, part. z, p, 12#.
Le roi de Prusse, héritier en partie de cette mai* 0 *vendit cette baronnie a l’évêque de Liège, en í 74 °,‘ n(j
HERSTEL, ville d’Allemagne, en Westphalie,l’évêché de Paderborn ( a ), fur le Weser. Ce lie 3 ®son nom à Charlemagne , 6c est dans le pays des 3ciens Saxons ; car, comme nous le remarquons aill^j*du tems de ce monarque, la Saxe étoit où est auj 011d’hui la Westphalie. L’historien, connu sous le J!W,de rAftronome, dans le Recueil de Reuber, dit de glemagne , ad ann. 797 : pour achever la guerre cor *y Sles^ Saxons, il prit le parti de passer l’hyver dans j e P*' fmême ; ayant pris son monde avec lui, il p 3rtlt , ^la Saxe ; 6c ayant campé au bord du Weser, dque le lieu où il étoit campé, serait nommé HeRISTEI-L’auteur de la Vie de Charlemagne, dans le R ecue Lgs.Pithou , parle à - peu - près dans les mêmes ter !^ e sAdelnie , ad ann. 797, après avoir copié les fo^ptStermes, ajoute que ce lieu garde encore le ^nom. Le poète anonyme dit de même.
ïPisura posìtis ‘m Uitore casrisSedit , Herisellique locum jujsit yociM^ >
Jlaclenus hoc & nomen habet.
Henri Meibom croit que ce nom fût donné àdroit, à cause de Herstal, château, royal dont on
cet-"-a P arlS