Es 1 ° nt Cr - U ? ue ces *^ es â'ou on apportoit l’étain enpagne, étoient au couchant de ce pays. Voyez Cas-Eí V»es. Cette situation, par rapport à l’Espagne, agage Hi![ , commentateur de Denys , à soupçonnerj e , Ces Hespérides de son auteur pouvoient bien êtreies Açores.
yuelques Espagnols, &entr’autres, Oviedo, ont pré-
tendu
Me les Hespérides font les Antilles , &c ajóûtent
ro' 6 r* CU ’ en ^ es visant passer fous la domination desCe 1S r aî holiques , n’a fait que restituer à leur couronne^ Ul lui avoit appartenu 3150 ans auparavant,fous le roies P e rus , de qui elles avoient pris leur nom. Oviedo^H^rnême , que les apôtres S. Jacques 1 k S. Paul y
V» Prêché l’évangile, & cite pour garant de ce fait lesde S. Grégoire.
^0 .j P-ERII ÌEthiopes , ancien peuple d’Ethiopie■ nt " occupoit la partie la plus occidentale. Les Ethio-P>ens Ichtjiyophages, c’est-à-dire , qui fe nourrissent der ‘uon, occupent le grand golfe de l’Océan occidental.
es Plus méridionaux d’entr’eux, qui s’étendent jufqu’àc’a \ erre inconnue , font appelles Hesperii jEthiopes ,ít-a-dire, Ethiopiens occidentaux. Ce grand golte estlui de Guinée ; & les plus méridionaux de ce golfent les habitans du Congo. Ils étoient peut-être les mêmesles Hesperiens de Libye , quoique Maxime de Tyr,Tjst- 38, place ceux-ci vers un promontoire du montà !, s > Strabon, L 17, p. 829, parle des Hesperii JEthiopes,
1 occasion de quelques passages d’Eratosthene, relevésE Artemidore. II parle auffi , /. 14, p. 647 , de diversUv es aufquels le nom de Lethé étoit commun , & en^ e t Un chez les Hespêrites Libyens T oi- Lum ■ 'nt-ç fiiQvaVersion latine porte apud Hesperitas , feu occiduosç/ r P s , ce qui veut dire chez les Africains occidentaux,à ^ au ^ 0n veut qu’au lieu de aíÇ- , on lise I Ûr.-, c’est-lr ® » a U lieu des Libyens les Espagnols. Ortelius estj Entiment contraire : il oppose à Cafaubon l’autoritétrafion, de Pline , de Lucain & de Martianus Ca-^ a ' On vient de voir les passages des deux premiers ;
> oeox derniers ne parlent simplement que des jardinsfij Hespérides, que Martianus Capella met auprès du» out Atlas, dans la Mauritanie Tingitane. Le passage deUcain les place bien loin de-là, & découvre même laOurce cl’une mépriíë , s’il y en a dans le passage destrabon. Voici le passage entier. II parle de la flotte deCaton , qui, après une rude tempête, entra heureusementdans le lac de Triton.
Pars ratium major regimen clavumque fecuta ejl ,Tuta fugce , nautasque loci sortita perìtoS ,
Terpentem Trïtonos adìt illcesa paludem :
Hanc , ut fama , Deus quem toto littote pontus ,■Audit ventofa perjlantem murmura concha ,fíanc & Pallas amat , patrìo quce vertice nataTer r arum primam Libyen ( nam proxima cczlo ejl ,
Ut probat ipse calor ) tetigit , Stagnique quìeta ,Voltus vidit aqua , pofuitque in margine plantas ,
Et fi dilecla Tritonida dixit ab unda.
Quam juxta Lethon taùtus prcelabitur amnisInférais , ut fama , trahens oblivia venis :
■A t que ìnfepid quondam tutela Draconis ,Hesperìdum pauper fpoliatus frondibus hortus.Invidus annofo famam qui derogat cevo,
Qui vates ad vera vocat. Fuit aurea filva , Scc.
c }' ir , e ' plus grande partie des vaisseaux , p a rjabuete des pilotes , échappa a ce danger, & arriva fans«ucun malheur a P étang de Triton. Ôn dit que ce ma-ais est chéri du dieu qu i f au retentir La mer du bruitV a con d ue - l , si a “M aimé de Pallas, qui étant éclose«“cerveau de son pere descendit E abord!dans la Libye,lf £ tant la terre la plus voisine du ciel, comme le prou-nt lis chaleurs qu onyfint,f ut l apr e miir e qui s offrit
aux yeux de cette déesse. Elle vit les eaux tranquillesde ce marais , s’arrêta jur fis bords , & en prit le surnomde Tritonide. Auprès de ce marais coule paisiblement léLethon ( Lethes, Lethos ou Lathon - ) lequel, à ce qu'ondit , tira des conduitsfouterreins la qualité qu il a defaireoublier. Auprès de ce marais , fi trouve aujst le jardindes Hesperides , autrefois gardé par un dragon qui veil-loit toujours ; mais il a perdu ces richesses depuis qu il aété dépouillé de fis fruits , & qu on ne lui a laijjé queses feuilles. Car il y a de la malignité à vouloir démentirU antiquité , & à réduire les poétePlÁ- ne rien dire que devrai.
Lucain fe livre ensuite à son imagination. Le jardindes Hespérides est donc placé près du marais de Triton,lequel est le même que Strabon appelle le lac des Hefiperides, où il dit, l. 17, p. 836, que fe jette le fleuveLadon, que Lucain nomme Lathon , Lethon ou Lethes ;car ces trois maniérés de lire ce nom , font autoriséesf par des éditions ou par des manuscrits. La ressemblancedu nom avec le fleuve Lethé , 11 fameux par l’oubìi quel’on puifoit avec fes eaux , a donné occasion de les con-fondre , quoique le vrai fleuve de Lethé soit en Espagne.Voyez Llthé & Hesperis.
HESPERIS, ville de Cyrenaïque. Pomponius Mêla ,/. 1 , c. 8, dit en nommant les cinq villes de la Penta-pole : Hesperis, Apollonie , Ptoiemaïde , Arsinoé &Cyrène , qui donne le nomme au pays. Pline , ^ ,
c. 5, dit que la même ville s’appelloit Berenict , & queles fables des Grecs, au íujet des Hespérides, ayant étéattribuées à divers pays, cette ville en avoit ancienne-ment porté le nom. II ajoute: à peu de distance de cetteville, coule le fleuve Lethon ; il y a un bois sacré où.l’on dit que font les jardins des Hespérides. Ptolomée ,l. 4, c. 4, dit : Berenice , que l’on appelle auffi Hespéri-des. Ammien Marcellin , /. 22, , joint auffi les deux noms.L’ancien nom étoit Hesperis. Elle prit l’autre de Bere-nice, femme de Ptolomée Evergete. A l’égard du fleuveLethon que Pline nomme, c’estle même dont fl est parlédans le passage de Lucain , cité dans l’article HesperiijEthiopes , & que le Lethé , dont parle Strabon dans lepassage rapporté au même endroit.
1. HESPERITjE , ancien peuple de la Libye. VoyezHesperii zÈthiopes.
2. HESPERITAE, ancien peuple d’Asie , vers le Phase,selon Xenophon , dans fa Retraite des dix mille, l. 7, infine. Dans le dénombrement des Satrapes , qui comman-doient dans les provinces que Farinée Gréque traversadans fa retraite ; il dit que Teribaze avoit, pour son dé-partement , les Phasiens & les Hespêrites. D’Ablancourt,avec fa hardiesse accoutumée, dit que Tiriba{e gouver-noit le Phase & l’Armenie.
HESPEPJUM CERAS , ou Tç77?p~ v.'p<rç HesperumCeras j nom que les anciens ont donné à un cap d’Afri-que fort avancé vers le couchant. C’est Pline, /. 6 , c. 31,qui le nomme ainsi : il dit que Statius Sebofus le plaçoità une journée de navigation au-delà des iíles Hesperi-des. II dit un peu auparavant, /. 6, c. 30, que du milieude 1 Ethiopie, une montagne fort haute s’avance vers lamer ; qu’elle y brûle par des feux continuels ; que lesGrecs Fappellent Théon Ochema, & qu’elle est à quatrejournées de navigation du promontoire Hesperion Ce-ras , qui confine à l’Afrique, auprès des ^Ethiopiens Hes-periens ou Occidentaux. Cet Hesperion Ceras , selonMercator, est le cap blanc ; selon Florian del Campo,c’est le cap verd ; le P. Hardouin croît que c’est SierraLiona, en quoi il s’accorde avec le P. Briet & Sanson;& comme le Theon Okéma , selon plusieurs géographestrès-habiles, entre lesquels est De l’Iste , ne peut êtrela montagne de Serra Liona, & qu’il doit être à qua-tre jours de distance du promontoire Hesperien , leP. Hardouin met le Theon Ochema à Cabo das Palmas ,qui est fur la côte de Guinée. II est certain que Ptolo-mée, /. 4, c. 6, nomme grand golfe ou golfe Hesperienun golfe de l’Océan, au couchant de la Libye. La lati-tude de cinq degrés qu’il lui donne acheve de détermi-ner pour le golfe de Guinée. II semble mettre dans cegolte son promontoire Hesperien ; mais les positionsqu’il donne , tant au Théon Okema qu’à Fautre promon-toire , fe sentent furieusement de Fignorance ou l’onétoit de son teins fur ce qui regarde cette cote de l’A-frique.
• Tome III, Y y ij