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Solin , c. 7, p. z j, édit. S aimas, les distingue beaucoupmieux; car après avoir nommé l’Aganippe & l’Hippo-crène , il dit que Çadmus, premier inventeur des let-tres , trouva ces deux fontaines en courant à cheval,lorsqu’il cherchoit un lieu pour s’y établir ; que de-làles poètes ont pris la licence de dire que l’une d’ellesétoit sortie de dessous les pieds du cheval ailé (Pegase,)& que les eaux de l’une & de l’autre, étant bues, inspi-roient la science. Sau m ai se soutient qu’il faudroit direen latin Hippucrene , & non pas Hippocrene , qui estvenu de l’ignorance des copistes ; car, dit-il, les Grecsne disent point en un seul mot '{■mav.pÁ'in , mais en deuxmots 'Wa , & de me me que les auteurs Latins ontdit Menandrus Thaïs , Alexandrie Stephanos, que l’ontrouve dans Pline, ils ont fait Mopsuejiia de Mósj kix,& non pas Mopsoesia , Hehu Trape^a , non pas H&-~lìo Traptia. C’est par la même analogie que l’on trouveAntinou , génitif d’Antinous, pour signifier la ville d’E-gypte , qui portoit le nom de ce mignon d’Adrien. Quoiqu’il en soit, l’ufage est présentement pour Hippocrene.Cette fontaine, si vantée par les poètes , est fur le pen-chant de l’Helicon ; cependant Paufanias qui a décritavec un extrême détail jusqu’aux moindres statues queles anciens avòient périgées fur cette montagne , ne faitaucune mention de l’Hippocrène ,quoiqu’il parle de l’Aga-nippe, fontaine qui est à la gauche, quand on va aubois con-sacré aux Muses. 11 dit aussi que cette Aganippe étoit fillede Termessus, riviere qui coule autour de cette montagne.
1. HIPPOCURA, 'lirnoKttp., ville de l’Inde , en-deqà du Gange , au bord de la mer, selon Ptolomée,1 ‘ l,c. i.
2. HIPPOCURA , autre ville de l’Inde , en-deçà duGange, dans les terres, selon le même : il dit que c e-toit la résidence de Balercur ou Baleocur. L’une &. l’au-tre étoit dans l’Ariace.
HIPPODES & Jamnesia : ce font deux isles de lamer des Indes , si l’on en croit Jornandès. Ortélius,Thesaur. croit que ces deux noms font corrompus, aulieu d 'Hippopodts &c Phanejïi , peuples que l’on a mal-à-propos métamorphosés en isies.
HIPPODIUM ou Hypopodium , siégé épiscopal,au pays des Sarrasins. II en est fait mention au concilede Chalcédoine, selon Ortélius.
HIPPODROME, place destinée aux courses des che-vaux & au manège. II y en avoit une à Rome, une àConstantinople, une à Carthage, une à Alexandrie d’E-gypte &- ailleurs.
HIPPOLA , ville ancienne du Peloponnèse , dans laLaconie, selon Paufanias, /. 3, c. 25; il dit qu’elle étoitdétruite, Sc qu’entre ses ruines on voyoit un petit tem-ple ; dédié à Minerve Hippolaitide.
HIPPOLAI St
HIPPOLEON. Voyez Ippoleum.
HIPPOLOCHI Villa , lieu de Gréce. Hippocrateen fait mention, de Morbis , l. 4.
HIPPOLITI lacus. Voyez TrivIjE.
HIPPOMOLGI : c’est moins le nom particulier d’unenation qu’une épithéte, qui signifie des gens qui se nour-rissaient du lait des cavales ; ce qui étoit commun à cer-tains peuples de Thrace, de Sarmatie St autres.
1. HIPPONE : Hippo St Hipponium , ville & colo-nie de la grande Gréce , au pays des Brutiens. On lanommoit avili Vibo Valentia. Voyez ce mot.
2. HIPPONE, Hippo , ville d’Espagne, selon Tite-Live, l. 32, c. 30, qui dit qu’il y eut une action entrejes fourrageurs , assez près d’Hippone St de Tolede.
3. HIPPONE la neuve, Hippo nova , ville d’Es-pagne , entre le Guadalquivir & l’Océan , dans la Re-lique , selon Pline , /. 3 , c. 1, St par conséquent diffé-rente de celle deTite-Live , qui étoit dans la Carpetanie.
4- HIPPONE, Hippo , champ de l’iste de Co : c’estde-là que l’on tiroit le vin appellé Hippocoum vinum.
HIPPONE Hippo , ville d’Egypte , selon la No-tice de l’empire, se cl. 18. C’est la même que celle qu’An-tonin place dans la Marmarique ou la Cyrenaïque, entreDarnide & Michera, à vingt-huit mille pas de la pre-mière , St à trente mille pas de la seconde.
6. HIPPONE, ville de Palestine. Voyez Hippos.
7. HIPPONE , ville d’Afrique : elle étoit nomméeHippo , Sc surnommée Dl&rrìîytus , pour la distinguer
BIP
d’une autre Hippone , auísi en Afrique , dans la NuM^die, surnommée la Royale, Hippo regius. Pline dit •y a là trois caps , le cap blanc , le cap d’Apollon,posé à la Sardaigne, & celui de Mercure, °PP 0I '?,irSicile. Ces trois caps forment deux golfes ; celui dpone, ainsi nommé d’une ville , que l’on appelle “‘P^pone détruite , appeliée Diarrhytum par les Grecs,cause des eaux dont elle est arrosée. Ces mots BipP ° n __détruite , en latin ab oppido quod Hipponcm diruttP 11 ■cant , font suspects, avec justice, au P. Hardouin,croit qu au lieu de dirutum , il faut lire Zarytum , elstployé pour Diarytuni , comme on a dit Zabulus P 0 'Diabolus , Z.ceta pour Diaua ; ce qui fait voir q l j?. __mot dirutum , détruite, ne convient pas ; c’est qu'Hffpone n’étoit pas détruite cîu tems de Pline. C’étoit ^contraire une colonie florissante, comme on le peu tr ®cueillir d’une Lettre de Pline le Jeune , /. 9 , Epift-} V11 y avoit auprès de cette ville un lac navigable, d °\la marée fortoit comme une riviere , 8t où elle re>^troit, selon le flux & le reflux de la mer. Dans la y, 0tice épiscopale d’Afrique , cette ville étoit le siégé d Hévêque ; St l’on y trouve Maríanus Bip poparïtenfpp c __la province proconsulaire. Dans la Conférence dethage, il fe trouve deux évêques de cette ville, l’tw>^tholique , l’autre Donatiste, savoir Florentin St Vict° )Ce dernier est qualifié évêque, Hipponenjìum Zd rlt0 .rum , Sc Hipponenfis-Diarrhitorum. Cette ville est R 01 ?,mée Hippo-Zarrhyto dans l’itinéraire d’Antonin ,Ipponte Diarito , , dans la Carte de Peutinger. L’ aI1 °nyme de Ravenne, l. 3 , c. 6, écrit Hippone Zatefëjsl& /. 5, c. 5, Hippon Zareflum. Strabon donne lenom de royale à cette Hippone , auffi-bien qua l’ait tre ’en quoi il fe trompe. Dans le concile de Carthage , teí ]fous S.Cyprien, on trouve le martyr Pierre, évêque^cette Hippone, & dans la Lettre des prélats de la P r °^consulaire , qui avoient assisté au concile de Latran , îentre les souscripteurs Donat Dei gratia episcopus fa ,lCteccle/ïœ Ipponsaritenjìs. C’est présentement Biferte.
8. HIPPONE LA ROYALE , Hipvo regius; Plomée dit ‘so-ray faturtiiof , parce qu’elle étoit dans le P a ' J .des rois de Numidie ; au lieu que l’autre, qui étoit da°le territoire des Carthaginois, n’étoit nullement roy a ‘ e ’quoique Strabon lui ait donné ce surnom. Procop e |Ftndal. /. 2, c. 4, parlant de Belifaire, dit : il vin fune forte place des Numides, située au bord de laéloignée de Carthage de dix journées de chemin ,nommée Hippone la royale. On dispute si elle étoitIonie Romaine ; skia question seroit décidée, s’il et °,bien sûr, que ces lettres C. G. I. H. P. A. fur une t 11daille de Marc-Antor.in signifiassent COLONIA GE^Clia Julia Hipponensis pia augusta , cotrusi e . __prétend Vaillant, de Num. Colon. Cette ville étoit e P} scopale aussi-bien que la précédente , & elle tif e 0
HIPPON acra, pour Hippou ACRA. Voyez f 11PAGRETA. . .
1. HIPPONESUS, ville d’Asie, de la Carie, íel °Etienne le Géographe.
2. HIPPONESUS, ville de la Libye , selon le ni e ^ eSCet auteur auroit dû dire' plutôt que c’étoiehjj
isles, comme le marque leur nom, qui signifie mé-diéval. Pline met la premîere dans ie golfe Cera 1111 ^. aï. HIPPONIATES SINUS , golfe d’Afrique ; ^présentement le golfe, qui est à l’orient de Biferte. *Hippone 7.
2. HIPPONIATES sinus , golfe de la mer Drhene , sur la côte occidentale du royaume de N a PC’est présentement le golfe de sainte Euphemie• ,, A£-HIPPONICA regio ; contrée de Gréce, ^ anS n noetique , selon PAthenée /. 2, c . 2. Ortéliusqu’elle étoit dans l’Attique, ou peut-êtremême. , a e la
HIPPONITIS LACUS, lac d’Afrique, aup^ sville d’Hippone. Voyez Hippone 7.
HIPPONIUM. Voyez Vibo-ValentiA- . nU &HIPPONON , ville d’Egypte , entre ue
Aphroditen , selon l’Itinéraire d’Antonm > st 111ainsi cette route : ,