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Tome troisième. G - L.
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mer. Este est située sûr la rive gauche de la Seine , cinqlieues au-destous de Quilbeuf, à trois de Pont-FEvêque& de Touques , à sept de Lisieux , &à seize de Rouen,avec un bon port, haute justice 6 c amirauté. Elle n’estqu’à trois lieues du Havre, où, à la faveur du flux 6 c dureflux de la mer, les barques de paíîage transportent tousles jours des hommes 6 c des marchandises. Cette villeést ouverte presque de toutes parts, une partie des mu-railles de son enceinte, 6 c un grand nombre de ses mai-sons ayant été détruites par ordre du roi , qui a faitcreuser 6 c bâtir au milieu de la ville, un port revêtu debelles pierres , avec un quai assez large qui régne tout àTentour. Les vaisseaux de trois à quatre cents tonneauxy peuvent entrer, 6 c y sont à l’abri des vents : on lesy peut retenir à flot, par le moyen des grandes portes ouécluses destinées à cet usage. On y retint une escadrede galères du roi, en 1690. Deux jettées ou digues ren-dent feutrée du port plus facile Sc plus commode. A latête de la plus longue , on a établi une batterie de ca-non , 6 c une autre au pied de la côte , pour en défendreles approches 6 c le passage de la Seine. L'espace qui estentre les jettées , sert d’avant- port. Huit grandes ruespavées se terminent aux environs du baffin. Une partiede ces rues s’éleve fur le penchant d une côte qui com-mande fur la ville ; les autres font dans un terrein afléz'uni du côté de la mer qui bat les terrasses des maisonsde la grande rue, 6 c la muraille du château. Honfleur,OÙ l'on compte environ douze mille habitans , a deuxparoisses ; l’une est S. Léonard , SiTautre Sainte Catherine,avec un cierge nombreux. Elles ont pour aides ou succur-sales, deux églises bien bâties, Notre-Dame 6 c S. Etienne,où l’on fait le service divin. II y a austi un couvent de"Capucins, un monastère de religieuses de la Congrégationde Notre-Dame , un de Dominicaines, qui gouvernentl’hôpital ; 6 c au bout du fauxbourg de S. Léonard, unechapelle de S. Clair 6 c un hermitage. II y a encore unesociété de filles , sous le titre de la Conception de laVierge, qui font des vœux simples. On trouve fur lehaut de la côte une chapelle où est une grande dévotion,qu’on appelle Notre-Dame de Grâce ; elle est desserviejpar les Capucins qui y ont un petit hospice : du terreinplanté d’arbres devant cette chapelle , on découvre sixlieues du cours de la Seine , 6 c au-delà de cette riviere,le château de l’Orcher, les villes de Harfleur 6 c du Ha-vre , 6 c tous les vaisseaux qui montent à Rouen , 6 cqui en descendent. Un petit ruisseau , dont l’eau sert àfaire'moudre les moulins de la ville, coule au pied de latôte, 6 c plusieurs sources d’eau vive, en fournissent lesfontaines , dont plusieurs sont afléz jolies 6 c à quatrejets. La ville de Honfleur qui entretient plus de soixantevaisseaux pour son commerce , tant au grand banc deTerre-neuve, qu’auxlfles Françoiles , a un gouverneurqui Test auffi de Pont-FEvêque 6 c du pays d'Auge; unlieutenant de roi, un major, un maire , trois échevins,une maison 6 c une horloge de ville , & quatre compa-

f nies bourgeoises formées des quatre quartiers de la ville,.es officiers de la vicomté d'Auge y viennent de Pont-FEvêque tenir leur séance une fois en quinze jours, ceque fait auffi , toutes les quinzaines, le vicomte de Ron-cheville , à l’alternative; mais on va à Pont-l'Evêquepour les affaires dont le bailliage d’Auge doit prendreconnoiflance. Le sel de brouage pour le départementdes villes 6í pays situés fur la Seine , arrive à Honfleurdans les vaisseaux du parti, & il est déchargé 6 c mis engrenier dans trois vastes magasins. Cependant cette villen’a pas son franc salé ; mais elle est exempte de taille. Ony fait force dentelles, ainsi que dans ses paroisses de lacampagne voisine. * Còrn. Dict. Mémoires dressés fur Uslieux , en 1704.

Cette ville s appelle, dans les anciens titres, HoNNE-ÏTEUR &HuNNLFLORUm. Elle étoit déjà connue dèsl’an i zoo, & depuis elle a été célébré par ses navigateursqui ont fait des voyages 5 t des découvertes dans le nou-veau monde, 6 c aux côtes ses plus éloignées. *Lon-guerue , Defcr. de la France, I. part. p. 76.

HONGLOS , riviere de la Sarmatie , en Europe,selon l ’Hfoire mêlée , 1. 19.

HONGRIE. Plusieurs géographes ont distingué deuxHongries; l’une en Asie, l’autre en Europe. De l’Iste, dansfa Carte d’Asie pour l'histoire de Genghiz-Kan, a mar-qué la Hongrie Asiatique , qu’il nomme LA granbe

Hongrie , & la met à l’o r ient de la Bulgarie en Afí&Comme la Bulgarie est entre le Wolga 6 c la montage 0de Caf, qui est une branche de l’Imaiis desancieslG * 3Hongrie Asiatique est entre cette montagne & l’IrtisC”»entre ses 8^ 6 c ses 100 e d. de longitude , entre le 50 e ^le 55 e d. de latitude.

La Hongrie en Europe, est bornée à l’occident p ar 3Stirie, l’Autriche&t la Moravie ; au nord, par la P°* 0 'gne; àl’orient 6 í au midi, par la Turquie d’Europe- j* 3longitude est environ depuis le 3 5 e d. jusqu au 44 e o. 3, '& là latitude septentrionale est depuis le 45 e jusqu 33de-là du 49 e .

, Ce royaume, qui répond à une partie de l’ancien 00Pannonie & de laDacie, tut occupé, au cinquièmecle , par les Huns, ensuite par les Lombards, qui pa 3 ^rent de-là en Italie. Les Esclavons se répandirent ss nîla Hongrie, 6 c allerent s’établir aux environs de iaS axe 'Dans le même teins, les Avares ou Abares s 5 en rendi re3tmaîtres. Charlemagne, 6 c Louis 1e Débonnaire, sonles soumirent en partie. En 891 , ses Hongrois, sortis ciSla Tartarie, vinrent s’établir dans ce pays, 6 c lui oofnerent leur nom.-Geiíà, l’un de leurs,chefs , embrassaChristianisme, en 969 ; & S.Etienne, son fils, fut procla' fl “roi de Hongrie, en 1000. C’est donc à cette année ^commence le royaume .de Hongrie. Les successeurs c ‘ 2S. Etienne profitèrent de toutes les occasions qu’ibrent de s’aggrandir, & firent si bien, que leur domina" 03s’étendoit depuis les monts Crapac jusqu’à la Thra ce ’Ainsi , dans ce sens, la Hongrie étoit fort grande.

Elle comprenois,

La Hongriè,

La Transilvanie,La Moldavie,

La Valaquie,

La Croatie^La Bosnie,

La Dalmatie,La Servie,

6 c la Bulgarie

Ce fut la quatrième famille qui fággrandit ainsi ; carCh^les-Robert, fils de Charies-Martel, roi de Sicile, NMarie, fille d’Etienne V, étant demeuré roi paisss6 c couronné en 1310, soumit au royaume de Hong" 0 .Dalmatie, la Croatie, la Servie , la Bulgarie, la K aíC, g&. la Bosnie. Mais ses grands accroissemens de lse 01 ? 1 -^,Ottoman diminuèrent peu-à-peu cette belle mona rC , ^Avec le teins, elle s’affoiblit, soit parce ce qu’il sdétacha des provinces entieres , soit parce que îes * ur J1 {en envahirent d’autres. La Servie 6 c la Bosnie elir ^des rois particuliers qui furent aílujettis par le Turc.Dalmatie fut auffi la proie des Ottomans qui la pr' re ^à la réserve des places maritimes, dont les Vénitiensfont saisis le long du golfe. La Valaquie &c la Molo 3 „sc donnerent des vaivodes indépendans des rois de F? (ggrie ; 6 c la Transilvanie s’en sépara, en 1541 ; de ^qu’il n’est resté à la Hongrie que la Hongrie prop r etfí yl |dite , avec la Croatie 6 í i’Esclavonie. Encore a-t- 0 , 3 a jdans les années 1679 & 1680, les Turcs si avanc eSnord qu’ils assiégèrent ensuite la capitale de l’empi se ‘ p i-Wag & se Rab étoient alors les bornes des deux e ‘ Gjres. Mais ces progrès ressembloient à ceux de la rt>eG ^quelquefois s’enfle, & sort de son lit pour y rentré "après, comme nous verrons ci-dessous. , grt t-

La petite république de Raguse est auffi unbrement de ce royaume, auquel elle appartenu 3les teins florissans, dont nous avons parlé. f a ut

C’est à cette grande monarchie Hongroise 4 U1 fio'rapporter les Notices suivantes. La premiere est un c0l vtice ecclésiastique, qui regarde les évêchés; l’ aUtr *^5#cerne les comtés. 11 y a en Hongrie deux arche vesavoir; . at &

1. Gran ou Strigonie. Son prélat est P rlroyaume ; ses fuffragans sont,

Aggria, Agrienjìs , Javarin, Java,r\ in R s *

Cinq-Eglises , Quinque - Waitzen, VacUtp lS ìEcclcjîœ , Neitra, Nitrienfi-

Vesprin, Vesprìmìenfs ,

1. Colocza ; ses fuffragans font,

Bath , Bathienjìs , uni Bosna, Bosnenfís . U eà Colocza. a Jaycza, ^gratf 1 »