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l eurs aines. Leurs habits ne font que à simples peauxe moutons avec la laine, préparées avec l’excrémentde1 Ki CS ’ ^ une certaine graisse , qui les rend infuppor-ables à la vue Sc à l'odorat. La premiere nation , enan êage du pays , s’appelle Souquas ; les Européens lesPPellent Hottentots , peut-être parce qu’ils ont continuel-ement ce mot à la bouche, lorsqu ils rencontrent desrangers. Comme ils font agiles, robustes , hardisso 1 S droits que ses autres à manier les armes , quit nt * a zagaye &c les flèches , ils vont servir chez les au-■ r L® S na tions , en qualité de soldats. Les éléphans , lesVr m ?ceros, les élans, les cerfs , les gazelles , les che-ernis ot plusieurs autres sortes d'animaux font très-cerr' I ' 1UriS au ca P- On ne manque pas de ramaster endes aiI î tems k miel que les abeilles font dans les creuxdés 3r v es des rochers. Les Hottentots étant persis-tant n ’y a point d’autre vie , ne travaillent qu’au-t e ri faut pour passer doucement celle-ci, A les en-boíP^dèr, lors même qu’ils fervent les Hollandois,
_l ur avoir un peu de pain , de tabac ou d’eau-de-vie ,s les regardent comme des esclaves, qui cultivent lesf p rres dc leur pays, 8c comme des gens fans cœur, quirenferment dans des maisons 8c dans des forts, poure garantir de leurs ennemis , tandis que leur nationcampe en fureté par-tout où il lui plaît, au milieu descampagnes 8c des plaines, fans s’abaisser à labourer leschamps. Ils prétendent, par cette maniéré de vie, fairevoir qu ils sont les maîtres de la terre, & les plus heit-Teux peuples du mondé, puisqu’ils sont les seuls qui vi-vent en liberté 8c en repos , en quoi ils font consistercur bonheur. Cette prévention n’empêche pas que leur.ie ne soit tres-miferable. Ils sont mal-propres jusqu’àexces, 8c il semble qu’ils Rappliquent à fe rendre af-eux. Quand ils veulent fe parer, ils fe frottent la tête,e visage & les mains de la fuie de leurs chaudières ; &quand sis rfen ont pas , ils ont recours à une certainegraille noire, qui les rend st puants & si hideux , qu’on-u P eut souffrir; de-là vient que leurs cheveux, qui, tueurs sont naturellement presqu’aussi cotonnés queceux des Nègres, fe réduisent en petites boules , aux-stuels ils attachent des pièces de cuivre ou de verre. LesPlus considérables , parmi eux, ajoutent â ces ornemensde grands cercles d’y voire, qu’ils passent dans leurs brasa U-dessus & au-dessous du coude. Leur nourriture estencore plus surprenante : ils fe font un mets délicieuxde la vermine qui s’engendre dans les peaux , dont ilsfont vêtus. Les perés .Jésuites disent savoir vu plusieursfois , & que fans cela ils n’auroient pu le croire. Lesfemmes, outre cet habit, «'entourent les jambes d’in-testins d’animaux ou de petites peaux, quelles taillentjpour cet usage : elles le font pour fe garantir des piquu-*es d'épines, quand elles vont dans les bois , 8í pourav oir un remede toujours prêt contre la faim, en cas debe foin. Leurs atours font plusieurs chapelets de rassa-§ Ues ou d’os de différentes couleurs, dont elles fe fonte ? colliers, des ceintures & quelques gros anneaux de^ u, vre qu’elles portent au bras. La barbarie n’a pourtantP, as tellemçnt effacé dans ces peuples tous les traits deu ' na nité, qu’il n’y reste quelques vestiges de vertu ;jj* lont fidèles, Sc les Hollandois les laissent entrer li-lés^Ci™ ^ ans ^ eurs maisons, fans crainte d’én être vo-pdit néanmoins qu’ils n’ont pas cette retenue ànus ^ C - 6S étrangers , ou des Hollandois nouveaux ve-Ils f ^ Ul l le Peuvent les reconnoître Sc les faire punir,à ° nt bienfaifans Sc fécourables ; ils n’ont presque rienPeiif i- ?l ,an d on leur donne quelque chose , si elle fep a „ ^vùêr , Us en f ont par t aux premiers de leurs com-d e L- qu’ils rencontrent ; ils les cherchent même à ceti e de 0 ’ ^ réservent ordinairement là moindre par-criine Ce ? u ’ ils ont. Quand quelqu’un est convaincu d’unlé can^ Ual P arm i eux, comme de larcin ou d’adultere,fait so 1 taiae & les principaux «'assemblent ; St après avoircuteur a° cès au criminel, ils font eux-memes les exé-ebac- ^ de ' eur sentence ; ils le tuent à coups de bâtons,lui si Venant P ar ordre, selon son rang Sc ia qualité ,éottT nner , Ie sien , a ?tès que le capitaine p.ar honneur aOn *v enc ® ' ou bien ils le percent avec leurs zagajes.divn j qu ’ lls sont astrolo 8 ues & herboristes; & des genscrmso e foi » nous assurèrent, (disent ces pères,) qu’ilsles s° ,° ient assez bien le ciel, Sc qu’ils distinguoientninplès même, durant la nuit, au toucher 8Ù l’odo-
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rat. Ils font jaloux de leur liberté jusqu’à l’excès. Ils fontgais , vifs , brusques dans leurs paroles ,(Sc paroissentavoir de l’esprit..
Ils ont des coutumes très-bizarres. Quand une femmea perdu son premier mari, elle doit dans la fuite se cou-per autant de jointures de doigts, en commençant par lepetit , qu’elle se remarie de fois. Les hommes fe fontdemi-eunuques de jeunesse , prétendent que cela sertbeaucoup à conserver Sc augmenter l’agilité : ils fonttous ou chasseurs ou bergers ; ceux-là habitent dans descavernes, Sc vivent de leur chasse ; ceux-ci fe nourris-sent de leurs troupeaux fy de leurs laitages : ils logentdans des cabanes faites de branches d’arbres, couver-tes de peaux St de nattes, en forme de tentes ; la porteen est si basse qu’on n’y peut entrer qu’à quatre pieds, Sciacouverture si peu élevée, qu’on ne peut s’y tenir debout.Quatre ou cinq familles logent dans une de ces cases, quîn’a qu’environ cinq ou six pas géométriques de tour, sefeu s’y fait au milieu, 8c les appartemens ne font dis-tingués que par des trous creusés en terre de deux piedsde profondeur. - ,
Les autres nations voisines du cap font les N arnaquas,dont on découvrit le pays , en 1682 : ils font braves,guerriers Sc puissans, quoique leurs plus grandes forcesne passent pas deux mille hommes, portant les armes.Ils sont tous de grande'taìlle Sc robustes. Ils ont un bon sensnaturel * & lorsqu’on leur fait quelques questions, ils nerépondent qu’après avoir bien pesé leurs paroles. Toutesleurs réponses sont courtes Sc accompagnées de gravité.Ils rient rarement Sc parlent fort peu. Les femmes pa-roissent artificieuses , Sc ne sont pas à beaucoup près ligraves que les hommes. La troisième nation est celledesUBiQUAS , larrons de profession : ils volent les Afri-cains auffi-bien que les étrangers. Quoiqu’ils ne puissentpas mettre cinq cents hommes fur pied, il n’est pas aisede les détruire , parce qu’ils fe retirent dans des monta-gnes inaccessibles. Les Gouriquas font la quatrièmenation, qui n’est pas fort étendue ; les ÏLASIQUAS fontla cinquième. Ils lont plus étendus , riches fy puissans ,fy peu versés dans le métier de la guerre. La sixièmenation est des Gouriquas. Ce sont de grands guer-riers. La septième est celle des SOUSIQUAS fy des Odi-QUAS leurs alliés.
- x. HOU , (le cap de la) cap d’Afrique dans la hauteGuinée, fur la côte méridionale, entré Botrou 8c Issiriià l’est du premier. De l’ííle écrit Cap-la-Hou . Le P. La-bat en parle ainsi, t. 1 , p. 206. Ce cap, où commencela côte des Bonnes-gens , afàllés aussi Quaqua , n’estqu’une pointe basse , remplie marbres, entre lesquels onen distingue un qui s’éleve au-dessus des autres ; il estpar les 45 d. io' de latitude septentrionale; c’est environla moitié de la distance, qu’il y a entre le cap de Palmesfy celui des Trois - pointes. * Côte de la Guinée parM. Belin , 1746.
2. HOU, (la) ville d’Afrique , dans la haute Guinée,proche le cap de même nom. Elle est grande , bienpeuplée , fy s’étend l’espace d’une lieue, 1e long de lacôte. Les habitans sont doux fy sociables. Ils sont sou-vent visités par les Anglois 8c les Hollandois qui vontacheter leur y voire. Une lieue à l'ouest de la ville, ontrouve une grande rivière , qui fe divise en deux bras. Leprincipal se rend dans la rivière de S. André; J autre coulea l’est pendant quelques lieues. Barbot appelle cette villeLaho. *Bosman, p. 498 , Voyage de Barbot, Cote diGuinée , par M. Bellin , 1746- ,
HOVAL, royaume d’Afrique. On l’appelle aussi Sé-négal. Voyez ce mot.
HOU AT , iste de France, fur l’Océan, près ses côtesdé Bretagne , diocèse de Vannes , à quatre lieues d@Belle-Iste : elle n’a que quatre lieues fy demie de circuit.11 y a un village 8c une tour. La flotte d’Angleterre l’attaquainutilement en 1697, pendant plusieurs jours. L’air y estsi sain qu’on n’y trouve aucune bête venimeuse.
, HOU COU AN ; c’est ainsi que l’on prononce 8c queì’on devroit écrire le nom de Huquang , province de laChine. Voyez Huquang.
HOUDAN , petite ville de France , dans laBeauce,au diocèse de Chartres, dans sélection de Montfort-l’Amauri, fur la petite rivière de Veare, a douze lieuesde Paris, 8c-à quatre de Dreux. C’est un gouvernementparticulier du gouvernement militaire de llle tle r rance*6 Tome III. Eee