422 HYR
autre ville, étoit dans le même état de décadence; quele pays d-’entre ces deux villes étoit coupé de niôntagnes,Sc plein de bêtes sauvages, Sc qu’ensin ces deux villesprenoient chacune son nom de Tyrée Sc de Hypsus ,fils de Lycaon.
3. HYPSUS. Leunclave trouve une ville de ce nomdans la Phrygie , SC prétend que le nom moderne quelui donnent les Turcs est Upsu. Ortélius, Thesaur.i oup-çonne que c’est le même lieu qu Tpsus. La preuve enest évidente. Leunclave cite Pempereur Léon , Sc ditque cette ville d’Hyplùs étoit soumise à celle deSynade;Sc dans la Notice de Léon le Sage, on trouve íous laville de Synade, métropole , Ipfí, dans la Phrygie salu-taire. Dans la Notice d’Hieroclès, cela change d’ordre.Eucarpie tient le premier rang dans cette même Phrygie.Synade y tient le dixième, Sc Hipfos le douzième. ^LpjìSc Hipfos font la même chose qu ’lpsus , à l’égard dunom moderne. Yoyez Allachars.
HYRCANIE , grand pays d’Asie, au midi de la merCaspienne , dont une partie en prennoit le nom de MERd’Hyrcanie , Hircanum mare. Elle avoitla Médie aucouchant, la parthie au midi : elle étoit séparée de cettederniere par le montCorônus. Ptolomêe l’étend jusqu’àl’Oxus. Il lui donne deux rivières, lavoir l’Oxus Sc laMaxera. Voici la description qu’il fait de ce pays : nousy joindrons quelques remarques. Mais nous commence-rons par avertir que les anciens avoient une fausse idéede l’Hyrcanie : ils prenoient la longueur de la mer Cas-pienne , d’occident en orient, au lieu qu'elle est du nordau sud.
L'Hyrcanie de Ptolomêe , 1 . 6, c. 9.
L’Hyrcanie est bornée au septen- Longit. Latit.trion par une partie de la mer 100 d. 0'. 43 d. o.d’Hyrcanie, qui s’étend depuis l’ex-trémitéde laMédie, jusqu a l'em-bouchure de l’Oxus.
Les villes de ce côté font,
Saramane, .
L’embouchure de la Maxera,Sa source,
Socanaá, ville,
L’embouchure de l’Oxus.
94-4 40-30'.
97- 20'. 41-30'.
98- o'. 38-40'.97-30'. 42-0/.100- 0. 43- 6'.
Au couchant elle confine à une par-tie de la Médie jusqu’au mont Co-ronus : de cé côté est Saramance, 94- o'. 39- o'.
Au midi elle est bornée par la Parthie, le long du Co-ronus, à l’orient par la Margiane, le long des monta-gnes. Les peuples qui habitent l’Hyrcanie, le long dela mer , font les Maxera: Sc les Aftabeni , Sc sousles Maxera sont les Chrindi , après lesquels est VArJi-tide , qui touche au Coronus. Sous les Astabeni est laSyracene. '
Les villes qui sont dans les terres sont,
Longit.
Barange, 99~ o'.
Adrapsa, 98-30-
Casape; 99-30.
Abarbina,- 97- o'.
Sorba ou Sarba^ 98- o'.
Sinaca, loo- o'.
Amarua , ou Amarufa, 96- o'.
Hyrcatnia, métropole, . 98-30'-
Salé,ouSace, 94-15'.
Asmura, ou Asmurna, 67-30'.
Mausoca,- , , 99- o'.
Outre une iste voisine du rivagenommé Chalca ou Talca , . 95- o'.
Latit.42- o'.41- 30.40-20.40-10'.40-30'.39 - 40 '.
39 - 50 '.
40- o'.39 - 30 '.39 - 3 o'.39 - 30 '.
39-30'.
Saramanne est nommé Samarìane par Strabon Sc Sara-manna par Ammien Marcellin. Socanaa est’nomméeSocunda par ce dernier. Asmurna est l’Âsmorna dumemehistorier» Adrapsa. est dans laBactriane,fiT 0 nencroît Strabon. Pline étend beaucoup l’Hyrcanie Scsemble lui donner- plusieurs peuples , qui étoient de la
HYR
Médie. Isidore'de Charax, Manjìones Parth c. p. 7 >Oxon. distingue l’Hyrcanie de l’Astabene. II donne aprëmiere une étendue de soixante schoenes , & on ^villages, où il y a des gîtes, Sc à la secondeschoenes, avec douze villages, où sont des gîtes ; ocplus AJdac , ville qui a été la premiere résidence d »Sc où l’on garde le feu perpétuel. Fabricius croît q i ' ecette Asaac est ÏArsacie , que Ptolonvie place dans aMédie. II y a plus d’apparence à dire avec Holst erUlI , sin Ortcl. adnot. p. 22 , que cette ville est la même metropole que Ptolomêe nomme Hyrcania. Les anciensne. s’accordent pas fur le nom de cette métropole 0.l’Hyrcanie. Strabon,11, p. 508, l'appelle Tapé T* 5 **»Ptolomêe, L. 6, c. 9, Hyrcania r^cuítt. Polybe, l- 10 *c. 48 , dit : la plupart, tant ceux qui s’étoient fau veSdu combat, que ceux qui avoient abandonné le P a ^ sd’alentour, s’étoient retirés dans une ville nommée Sfring; car ce lieu est plus fort Sc plus abondant eíltoutes fortes de commodités, peu loin de Tombrac e >Sc c’est comme la capitale de l’Hyrcanie. II avoit d jt »quelques lignes auparavant , que Tambrace étoit f° stgrande Sc mal fortifiée , quoique ce fût la résidence d uroi. Ainsi voila. Tambrax , ou Tambrace, autre capi fa ede l’Hyrcanie. C’est apparemment la f’alabroca debon. Arrien , /. 3 , c. 25, parlant d’Alexandre, dit : il m^l’armée à Zeudracaria, la plus grande ville de l’Hy rcanie, 8c où étoit la résidence des rois. A examiner i eSchoses on voit bien que ces dissérens noms n’appartiert'nent pas à la même ville. La Zeudracarta d’Arrien e *la Carta de Strabon , Sc il la distingue de Talabrocde Tape. Voici le passage. L’Hyrcanie , est grande»fertile, Sc a des villes remarquables, entre lesquelssont Talabroca Samariane, Tape , capitale. On nepas du terroir ni de la mer d’Hyrcanie tout le p artlqu’on en pourroit tirer ; car la mer devient inutiso»faute de navigation : il y a des isles qui pourroient êtr®habitées, Sc qui ne le font point. On dit même qu’ 1y a de la terre mêlée d’or. C’est la faute des premie fSqui y ont mené des colonies, gens Barbares, com» 1 ®Hyrcaniens, Médes, Perses; Sc les Parthes , outre q uele voisinage étoit plein de brigands Sc de déserts. L® sMacédoniens ne la possédèrent pas long-tems;d’aiH eUsSils étoient uniquement occupés de leurs «nierres-. An#® -bule dit que l’Hyrcanie est couverte de forêts, Scle chêne y est commun ; mais que l’on n’y trouvesapin , ni pin , ni ces autres arbres dont l’Inde abonde-
2. HYRCANIE, ville capitale de l’Hyrcanie. Voy eíl’article précédent.
3. HYRCANIE , pays d’Asie , au midi de la B 3 ^Ionie, Sc p4f conséquent très-différent de 1 ’Hyr ca f^septentrionale. On peut appeller celle-ci 1 , Hyrcanieai est ■dionale. Comme Xénophon est le seul des anciens -fl 1 ^nous la fasse connoître , on peut aussi la nommercanie de Xenopohon. On l’a blâmé d’avoir placécanie au midi de la Babylonie, parcs que l’on a Mposé qu’il avoit voulu parler de l’Hyrcanie connuetous les géographes ; mais Freret l’a justifié dans 1Observations fur la Cyropedie. Voici ses reniassi 1 ^ ’* Mémoires de Littérature , t. 6 , p. 3 64.
UHyrcanie de Xénophon,
Xénophçn , Cyroped. 1 .4, init. après avoirdans son livre quatrième , le premier combat e!ì - ts f tll étMédes Sc Assyriens , où le vieux roi d’Assyrie h 1 ^ n èparle assez au long des Hyrcaniens. C’est, dù' 1 ’ caV g-nation voisine Sc tributaire des Assyriens : le lir j [s
lerie étoit Sc est encore fort estimée ; mais co,Tin , n niesont en petit nombre, ils étoient exposés à la lt gtédes Assyriens , qui les traitoient avec la même ' ^^5.que les Lacédémoniens sont les Ilotes, leurs esC J3Cette description ne peut copvenir aux HyrcameN^ q,mer Caspienne , nation nombreuse Sc très-p» 1 " 3 ^ jparée des Assyriens par la Médie entìere, ; e: ce
un pays montagneux 8c impraticable à la c aV gj'd’iJ 1 "qui fait qu’Hérodote ne leur donne que des tr°»Psanterie, dans la revue de l’armée de Xerxès- ] e s
Xénophon ajoûte que Cyru<? voulant en % ^ nS sonautres nations tributaires des Assyriens à entrer <- ,
parti, accorda de grands privilèges à ces Hyrc