ê Mies. Cette province est divisée en sept districts,
Jap
Akatd , & Simoakatâ.
Naka , Nagusa, Atnabe.
Aridct , Fitaka , Mur o,
j ^ ■> e st une isle qui a environ une journée
e jj 0n giìeur : quoiqu’elie soit en général fort stérile,&t u^^âuit néanmoins une quantité de draps, de poisionct ’ îâîìnte pour ses habitans. Elle n’a que deux
Xfina & Mìjwara ,
a «squel s on ajoute deux des principales ifles voisines^ u JJírna , St Jesima.
, 3 * Awa, autrement Asju , a deux journées de che-ïntn. C’est un pays médiocrement bon , un peu nion-ta gneux, & qui produit abondamment du bétail , de la>'ola i ll e , du poisson , des écrevisses 6c des coquillages.‘ e divise en neuf districts, »
Oien ,Majingajì,
Nanijì ,Katsura ,A à.
Iwa,Mima ,
?, autrement Sansju , a trois journéesMent fertil- à Accident. C’est un pays passai
tivieres j ou u y a beaucoup de montagnes,h. dpc'l’ champs, qui produisent du riz , dubv i(Tes - e ” UiTleS ' mer le fournit de poisson St d’éc- br e a" CSt !- e P r0v >nce est remarquable par le grand ncsc e P er fonnes célébrés qui y sont nées. Elle est dilee en onze districts ,
, ar nineawa .
Mua,
Mi no ,
Jamada ,Kanda ,Ano ,
U t an,
Nuka ,T ado ,Nako,
V Jjo, autrement J os] u , a deux journées de longueur.^ est un pays médiocrement bon , montagneux en quel-les endroits , plat en d’autres ; il y a des champsS’ui sont sabloneux ; d’autres qui produisent du [riz,du chanvre, des meuriers, de l'herbe & des plantes:On fait quelque peu de sel sur les côtes. 11 est diviséCn quatorze districts ,
N] ,
Suckli ,Kuwamira ,Oot^ ,Kajafaia ,
Nooma ,
Jio ,
Tfìike ,
Kit a .
Otsumi ,
Uwa
Kume ,
Vma,
Fuke ,
H. Toj'a , autrement Tosju, a deux journées de lon-Eueur de l’est à l’ouest. Ce pays est passablement bon,Produisant abondamment des légumes , du bois , du fruit5 * plusieurs autres choses pour les besoins de la vie.
tl sc d,\nlf» pn tiilifr
^ divise en huit districts,
T fsa,
Agawa ,
Taka .
Oka ,
Fata ,
Nanaoka , .
Kaiajìma ,Kami.
^í^d Te ^ enu annuel de- ces six provinces de la septièmeitiankokfs ere gran< ^ £ entrée du Japon, monte à 140
parlé^ 3 . deux isses, dont nous n’avons point encorefa g Ue ’ ssui furent conquises & annexées au Japon dansapp e |[^ Te contre les habitans de la Corée. Elles sonte nsernb) S ^“Tsussima , leurs deux noms étant joints<îue’lsc s . ’ ont à présent un prince particulier, au lieuroi dp r l ° lent autrefois fous la domination du prince ou
«t une ' ’ ^trement Isju: la premiere de ces deuxislesfournée de longueur St deux districts,
Iki.
& IJìjda.
<ÎUe ^a! r r m j nt Taisju , est un peu plus grandi
díh, & fe dlyise E ^ deu ^ districtSj
On ne parlé pâs fort avantageusement de la Fertilitéde ces t Iles ; mais on dit qu’il y a plusieurs choses curieusesà voir , St elles font fameuses par le grand nombre desidoles qu’on y adore.
Le revenu annuel de ces deux ifles, monte à 3 mansSt 5000 kokfs.
Selon le compte que nous venons de donner, le re-venu de toutes les ifles St provinces qui appartiennentà l’empire du Japon, monte tous les ans à la somme de2.32.8 mans , St 6zoo kokfs ; St cependant fauteur Ja-ponnois, fur les Mémoires duquel Keempfer a travaillé z,ne le fait monter qu’à 22^7 mankokfs.
Tout l’empire du Japon a deux chefs ou deux empe-reurs, le Dairo , St le Kubo.
Le Dairo gouvernoit autrefois absolument par droitde succession. Les peuples le reconnoissoient pour leursouverain ; St ils étoient persuadés que c’étoit résisterà Dieu même , que de s’oppolèr aux commandemensde ce prince. Quand un roi particulier du pays avoirquelque démêlé avec un autre, ce souverain connoissoitde leurs différends, avec la même autorité que si Dieul’eût envoyé pour les gouverner souverainement. Quandce prétendu saint marchoit, il ne devoir point toucherà terre; il falloir empêcher que les rayons du soleil, oude quelqu’autre lumière ne le touchassent; c’eût été uncrime de lui couper la barbe St les ongles : toutes lesfois qu’il mangeoit ou lui préparoìt fes repas dans unnouveau service de cuisine, qui ne fervoit qu’une fois.II avoir douze femmes qu’ií épousoit toutes avec beau-coup de iblernnìté : ces femmes le fui voie n t dans leurscarrosses, fur lesquels on voyoit leurs armes & leurs titres :il y avoir dans í'on château deux rangs de maisons, sixde chaque côté: fur chaque porte étoient les armes & lestitres de celle d’entre les femmes qui habitoit la maison;il avoir de plus un ferrait pour fes concubines. La mêmechose se pratique encore ; on aptère tous les jours tinmagnifique souper dans chacune de ces douze maisons ;l’on y prépare une musique, fans savoir dans laquelle ilplaira au prince daller souper : lorsqu’ii en a choisi une ,& qu’il y est entré, on y porte auffi-tôt tout ce qui aété préparé dans les autres, St les onze dames viennentavec leur fuite &t leur musique , pour servir la dameque le Dairo a choisie ce jour-là :. ce ne sont alors quejeux, comédies, & divertissemens. Mais ce prince neJouit plus de la souveraineté que les généraux de lacouronne ont usurpée : on lui a feulement conservé fesimmenses revenus, St on lui rend les respects & leshommages les plus capables de flatter fa vanité. Le Dairoest ce que K asm p fer appelle le monarque héréditaireecclejia]ìique , parce qu’il est toujours l’oracle de la re-ligion. * Caron , Relat. du Japon , dans le Recueil desVoyages du nord , t.^,p. 86.
Le Kubo ou monarque séculier d’à présent s’appelleTJlmajos. II est le quatrième successeur St arriere-petit-sils de Jejassama, premier empereur de la famille au-jourd’hui régnante, St qui ravit la couronne à flhéritierlégitime vers le commencement du seizième siécle. IIa un pouvoir illimité St absolu sur tous ses sujets, de-puis ceux de la plus basse,extraction , jusqu’aux person-nes du plus haut rang. Les plus grands princes St lesseigneurs de l’empire sont tellement dans fa dépen-dance, qu’il peut les disgracier, les exiler, les faire mou-rir, & les dépouiller de leurs états St de leurs terresquand il lui plaît, ou lorsqu’il juge que la paix St le biende l’état le demande, ou que leurs crimes le méritent.* Hijì. du Japon , 1.1 , p. 70.
II y a certaines provinces qui sont gouvernées par desprinces héréditaires, appellés DaimiO, qui signifie ceuxd.'un nom éminent , c’est-à-dire les princes St les seigneursdu premier rang. (Nos historiens St géographes d’Europeles appellent royaumes. ) Quelques-uns de ces princesont trouvé le moyen d’aggrandir leurs états à main ar-mée ; c’est ainsi que le prince de Saxuma s’est emparede deux provinces voisines, Oofumi St Fiugo , oc quele prince de Cauga est devenu maître de la province deNoto ; St de-là vient que l’on regarde ces deux princescomme ’les plus puissans de l’empire. .
Les seigneurs des districts sont appelles òiomio , ou