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tre la religion Chrétienne, ôc qui est la plus sanglantedont il soit parlé dans l’Histoire , parmi un nombre in-fini d’autres tourmens qu’on failòit souffrir aux chrétienspour les ramener au paganisme, on les conduilòit ici,& on fè lërvoit d’eaux chaudes pour les tourmenter,De tous les bains chauds du Japon, celui qu’on appelleObarnma est un des plus distingués Ôc des plus salutaires.11 est éloigné d’environ trois milles de la montagned’Uíen vers l'ouest; & on assure qu’il a des vertus ex-traordinaires pour guérir plusieurs maladies internes Scexternes , comme , entre autres, le mai vénérien , en s’ybaignant Sc suant ; mais il revient souvent , apparem-ment parce qu’ils ne font pas assez habiles pour traitercette maladie , ou qu’ils n'entendent pas le véritableU'age des bains en général. La province de Figo a plu-sieurs fontaines chaudes , Sc il croît tout à l’entour desarbres, qui produisent lecamfre, Sc qui sont d’unegros-seur extraordinaire , creux Sc pleins d’eau. Les bainschauds qui ne font pas éloignés du temple Aiano (son-ger, , dont nous avons déja parlé, íurpassent tous lesautres par leurs vertus. II y a ausii plusieurs fontaineschaudes dans la province de Figea; une, par exemple,dans le village de Takijo , Sc une autre dans celuid 'Urijino. Elles feroient très - utiles pour la guérilonde phisieurs maladies, si les naturels du paysfàvoient enprofiter. Dans toutes les contrées de l’Asie où Fauteurcité a voyagé, il a remarqué que les naturels du paysne prennent guères les bains chauds que pendant trois,ou tout an plus huit jours; Sc comme ils s’en trouventbien, ils s’imaginent dès-lors qu’ils font entièrementguéris ; de forte que s’il arrive une rechute, ils en rejet-tent toute la faute fur les eaux.
Le soufre vient principalement de la province deSaxuma : on le tire d’une petite iíle voisine , qui enproduit une si grande quantité, qu’elle est appellée/w'o-gajìma , ou Cijle du Soufre. 11 y a un peu plus d’unsiécle qu’on s’est bazardé d y aller. On la regardent aupa-ravant comme inaccessible ; Sc 1 épaisse fumée qu’on envoyoit iortir continuellement, aussi-bien que les spectres,& les autres apparitions hideuses que le peuple s’imagi-noit d’y voir , iur-tour pendant la nuit, leur fai soientcroire que c’étoit un lieu habité par des diables , jusqu’àce qu’unhonune hardi St courageux s’offnt d’y aller pouren examiner l état Sc la situation ; Sc on le lui permit.II choisit cinquante hommes résolus pour Faccompagnerdans cette expédition; Sí quand ils furent arrivés dansListe , ils n’y trouvèrent ni enfer, ni diables, mais ungrandterrein plat, tellement couvert de soufre, que dequelque côté qu’ils marchassent, une épaistè fumée sor-toit de dessous leurs pieds. Depuis ce tems-là, cette isterapporte au prince de Saxuma environ vingt caillés d'ar-gent par an du soufre qu’on y tire de la terre, outrece que lui produisent les arbres qui croissent fur le rivage.Le pays de Sunabara , particulièrement aux environs desbains chauds dont nous avons parlé, produit aussi d’ex-cellent soufre. II y a encore d’autres soufrières dansLempire.
L’or se trouve dans plusieurs provinces du Japon : laplus grande quantité se tire de son minéral par la fonte.On en tire aussi en lavant le fable. II s’en trouve en-core un peu dans le cuivre. L’empereur s’attribue undroit absolu fur toutes les mines d’or , ôc même furtoutes les autres mines del’empire, puisqu’on n’enfauroitouvrir aucune, ni y travailler fans sa permission. 11 seréservé les deux tiers du produit de celles qui sont ouver-tes , ôc laisse F autre tiers au seigneur de îa province oùla mine est située. Le minéral d’or le plus riche, & quidonne For le plus fin, se tire de Sado , une des pro-vinces septentrionales de liste de Nípon. II y avoir au-trefois des veines si riches qu’un catti de mine produi-soit un Sí quelquefois deux thails d’or ; mais on aassuré Kaempfer, que depuis quelque tems les veines-de cet-endroit-la , & de la plûpart des autres mines, nefont pas feulement en plus petit nombre, mais produi-sent beaucoup moins d’or qu autrefois ; ôt on dit quecette raison entr’autres étoit cause des ordres rigoureuxqu’on avoit donné depuis peu par rapport au commerceque lès habitans ont avec les Hollandais ôc ses Chinois.II y a beaucoup de fable d’or dans cette province; maisle prince se l’approprie ; ôc bien loin d’en faire part k
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l’empereur, il ne lui en donne seulement pas avis.
Après les mines d’or de Sado, celles de SURU^”^ont toujours été estimées ses plus riches ; car outre qcette province a constamment produit une grande q uasltité de mines d’or, il s’en trouve même dans se cU ' V qgqu’on en tire. Parmi ses mines d’or de la province uSaxuma , il y en a une si riche que fur lestai qu’onfit, il se trouva qu’un catti de mine produisoit depu 1 ^quatre jusqu’à six thails d’or ; ôc c’ést la raison p° urquoi l’empereur a défendu très - expressément d’y ft Tvailler , de peur qu’un si grand trésor ne fût trop t0épuisé. Une montagne située dans le golfe d’Ockjis»clans le district d’Omura , qui avoit penché d uncôté pendant fort long-tems, tomba, il y a quelqu®tems, dans la mer; & on trouva dans í’endroit oùétoit un fable d’or si riche que la moitié étoit d °. rpur. II étoit à une profondeur aílez grande , ôc ilse servir de plongeurs pour le tirer. Mais cette rien®moisson ne dura guères ; quelques années après , d arlSune grande tempête ôc une haute marée extraordinairela mer inonda ce morceau de terre, ôc en mêine tent sces richesses turent couvertes de bourbe ôc de vase de Jhauteur de quelques brasses. Les pauvres gens du v ° jnage travaillent encore à laver 1e fable des environs d®cette montagne, & ils y trouvent de For, mais enpetite quantité , qu’à peine y peuvent-ils gagner Ie arvie. II y a une autre mine d’or dans la province d®Tsikungo, près d’un village appellé Tossino ; mais eH eest si pleine d’eau, qu’on ne fauroit plus y travailler. L®'pendant elle est située de telle maniéré que si on c oirpoit le rocher, ôc que l’on fit une ouverture au-dess° u *de l’entrée de la mine, l’eau pourroit aisément s’écou 1 er fc’est aussi ce que l’on entreprit de faire ; mais l° rS "qu’on alloit y mettre la main, il s’éleva tout-à-coUPune si violente tempête accompagnée de tonnerre &d’éclairs, que les ouvriers furent obligés de s'enfuir; ® equi ,a fait croire à la populace superstitieuse, q»edieu tutelaire de ce lieu avoit excité cétte tempête p° tít ,les détourner de leur entreprise. On n’y a pas touch®depuis ce tems-là. II arriva un pareil accident, & ss 11eut le même effet, lorsqu’on ouvrit une mine dso fdans 1 iste d’Amakufa : elle fe remplit si subitement d aíltorrent d eau qui sortit de la montagne, & ruina knU§
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ses ouvrages, que les mineurs eurent à peine le temsse sauver.
II y a quelques mines d’argent dans la provinceBingo. II y en a encore d’autres plus riches à un 1 *^nommé Kattami , dans une des provinces fe p te(ltrionaìes. II s’en trouve aussi en d’autres endroits. L edeux istes de Ginsima ôc Kinsima, c’est-à-dire ^ijles d’or ôc d'argent , situées à Forient du Japon ,ruent bien d’avoir place ici, fi ce que leurs nomsleurs caractères semblent marquer , est véritable. ,
Le cuivre est leplus commun de tousses métauxtire du Japon , ôc le produit des mines de cuivre ef 1 ^chit plusieurs provinces de cet empire, Aujourd’hu* ssle tire principalement des provinces de Surugd > ^Jingo , ôc Kijnokuni. Celui de Kijnokuni est le plssf& 1 e plus malléable. Celui d’Atsingo est grossier ;faut mêler soixante & dix catti avec trente c& ttl ecelui de Kijnokuni , pour le rendre malléable & P r °*A 5 -à être travaillé. Celui de Suruga n est pas seulement ttfin ôc fans défaut, mais encore chargé de beaucoupque les Japonnois séparent ÔC rafinent à présent in f j n ement mieux qu’ils ne faifoient autrefois ; ce qui ch a §extrêmement les affineurs Ôc ses Bramines de la c 0 t J a nsCoromandel. II y a aussi quelques mines de cuiss® - sla province de Sat^uma , auxquelles l’empereur u P eI , ^depuis peu de travailler. Tout le cuivre est P 0 l £ n e>Saccai une des cinq villes impériales, où on ^ eT ^ et níôc on en fait de petits cylindres d’un empan & utar jtde long ôc de la grosseur d’un doigt. On prend 3 ollde ces cylindres qu’il en faut pour faire un p lC H’
12.5 livres pesant ; ôc après ses avoir mis dans unL ^de bois carrée, on les vend aux Hollandois à rai °. fíC i*douze ou treize maas le pickel. C’est une des P 13 j 3 „pales marchandises que les Hollandois achetent 3 orCpon , ôc ils en font un grand commerce. H y 3 ^une espece de cuivre plus grossier que l’on fond ^^5;teaux ou grandes masses plates, ôc arrondies par-d e HL.