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l’édition des Aides 1518; celle de Pesaro, chez JerôîneSoncin, lit : apud Jdsuìn urbem Babylonies puerum , &c ;celle de Delrio porte: apud Jajjum, urbem Babylon'uzpuerum delphinus adamavit. Ce dernier observe quedans les manuscrits le mot urbem ne se trouve pas, &que les anciens exemplaires portent Babylonem , & nonpas Babylonies. Saumaise avoit lu rapidement cette ob-servation , qui est conque en ces termes par Delrio :Legituf vulgò apud jajjutn urbem (MJ. deeji hœc voxjBabylonies ( Vet. Lib. Babylonem ) puerum delphinusadamavit , &c. là-dessus il s’emporte contre Delrio, àqui il donne un démenti cruel. Delrius vir bonus as-Jerit manuscriptis deejje hoc loco vocem Babylonem.Quam vere id affirmet , viderint cceteri , nos j'œpe eummentiri scimus. Le plaisant de 1 affaire , c est que toutle mensonge est de Saumaise ; Delrio dit politivementque Babylonem íe trouve dans les manuscrits, Sc nonpas Babylonies. Saumaise étoit en colere en faisant cettenote : il n’a pas vu qu il n’est pas permis à un éditeurde fourrer des paraphrases dans le texte, & qu’il netde-voitpas lui-même y me'ttr e Babylonem nomine, en dépitde tous les manuscrits. L n’est pas vrai que le nom dujeune garçon" qui fut aime du dauphin , &£ ensuite prêtrede Neptune, sût Babylo, ni Babylon, ni Babylas.Athénée , l. 13 ■> P- 606 , dit qu’il s’appelloit Denys. Lepassage de Pline est clair; celui de Solin ne lest pas:pourquoi Saumaise veut-il corriger Pline par Solin? Cedernier ne se trompe-t-il jamais fur les noms ? En trans-crivant Pline, il lui est arrivé de prendre une ville dela Locride pour un cheval. Comparez Pline, /. 8 , c. 42,& Solin, c.45 , édition de Saumaise, qui convient lui-même de cette bévue, & avoue qu’il y en a bien d’au-tres, Sc même plus grandes , dans cet auteur.
Pline écritailleurs J ASUS par une simple S , & nommeSinus Jafius le golfe où elle étoit située. La Notice deHierocles, qui la met entre les villes épiscopales de laCarie, la nomme sas-©-, Jasus; celle de Léon le Sagel’appelle Jassi au génitif. C’est présentement Askem-Kalesi. Voyez ce mot.
JASSY, Jajjium , ville dans la Moldavie, fur lapetite riviere de Sciía, qui se jette peu après dans leÎPruth. Cette ville qui est le séjour ordinaire d’un hos-padar, ou vaivode , est au nord-est de Soczovza , & ausud-ouest de Lausane. Sobieski, roi de Pologne, s’en ren-dit le maître, ainsi que de toute la province,en 1686;mais voyant í’impoffibilité de se maintenir dans fa nou-velle principauté , il retourna dans ses états. * Mémoiresdu tems.
JASTrE. Voyez ScytHjE.
JASTUS, riviere de laScythie, en,deçà de I’Imaùs,selon Ptolomée, l. 6 , c. 14.Elle coule entre le JaxarteÔC l’Oxus, bien plus près de la premiere que de la se-conde , Sc a son embouchure dans la mer Caspienne.La nouvelle Carte de cette mer , publiée par Ottens ,la nomme Mara, ouKivac , des noms de deux villesde la Tartarie qu’elle baigne.
1. JASUS. Voyez Jassusi.
2.. JASUS, ancienne petite ville, ou bourg du Pé-loponnèse : il étoit enclavé dans la Lacoriie, quoiqu’ildépendît des Achéens , selon Pausanias, l.j, c. 13.
JATzE, ancien peuple de l’Illyrie , selon Eienne leGéographe , qui nomme Jas le pays qu’il habitoit : ildit que l’on appelloit auísi Ionie le même pays. 11 setrompe, ou du moins il n’explique pas assez clairementl’on sentiment, qu’il a pris dans Strabon. Ce dernier par-lant de l’Attique, dit qu’anciennement on la nommoitlonia Sc las ; il ajoute que quand Homère dit:
Hl'&ccJ'i Bo ICÓTOI JCOC! Jccoìet.
c’est-à-dire les Béotiens St les Jaons, il entend les Athé-niens. Voyez le mot Ionie.
JATHIÍìPPA , ville de 1 Arabie, auprès d’Egres , se-lon Etienne le géographe. .
JATI, petite riviere de Sicile, dans la vallée deMa-zare. On donne le nom d Iati , ou Jato , à une riviereformée de quatre ruisseaux, savoir l a Ginesta , laCluse, la Bisalo Sc la Canavera: ces trois der-nieres se joignent ensemble en un même lit, au midide la montagne sur laquelle sont les ruines d’iATO ,château dont vraisemblablement la riviere a pris le nom.
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Elles se mêlent ensuite avec la Ginesta. C’est a cet ^jonction qu’elies prennent le nom d 'lad. Elle reçoit enfuite la riviere de Ballecti, & va se perdre dans le 8® Ade Castel-à-Mare. Cette même riviere d ’lati a aussi (nom de T ayhuro , qui est celui d’un château ruine,fur la gauche. A-peir-près, à distance égale de ce clnteau à la mer , on passe la riviere quand on va ^Mazare à Païenne par la grande route. C’est I e . ^tliys des anciens ; St le château & le bourg d’Iato tiennent la place de l’ancienne Jetas, ou Jetas. Voy ece mot.
JATII, peuple d’Asie, selon Pline , 1 . 6 , c. 16- / t0lomée,A6,c. (2,les nomme Jatai , ou JATII^les divers exemplaires, St les place vers le nord d eSogdiane.
JATINA, petite ville de la grande isie Baléare,
Pline, l. 3 , c. 5 , ou plutôt selon Ortélius , qui I e c .‘fur un exemplaire vicieux. Mais Jatina n’est rien m 01qu’un nom propre. C’est une faute pour Latina; 'stqui signifie que les deux villes nommées ensuite,vo\t Ciniurn Sc Cunici , jouissaient des mêmes droits q ■le Latiurn. Le mot Latina ett relatif à Oppida qui pi' ece
JATINUM, ancien nom propre de la ville de Me aU *’avant qu’elle eût pris le nom du peuple auquel estepartenoit. Ptolomée , /. 1, c. 8 , met entre les P eU ctLde la Gaule Lyonnoise Meldcc , qui est la nation,tinum qui étoit leur ville. Elle a été ensuite non 1 ' 1 'civitas Meldorum, urbs Meldi, St urbs Meldenjis. V 0 )'Meaux.
x. JATRUS , iste de la Propontide. II en est fait n iel1 ^tion dans les Constitutions de l’empereur EmanuelC ostlnéne, selon Ortélius, Thésaur. , 4
z. JATRUS , riviere de la Mysie en Europe. U ®fur le bord de cette riviere que Jornandes, de ^ticis , c. 18; p. 637 ,edit. Grotii, place la ville decopolis , que Trajan fit bâtir, après avoir vaincuSarmates, St qu’il nomma la ville de la Victoire. C ece que signifie le nom grec de Nicopolis. Cette riv*se nomme aujourd’hui la Jantra. Voyez ce rnct-
JATUR, Icersvp, ville de l’ïnde , en-deçàdu CaP»
JAVA: (l’isie de) il y a deux istes de ce n olT1la mer des Indes. On les distingue par ces nomsgrande Java & la petite Java. ^
La GRANDeJava :quelques-uns disent JaVEGRANDE Jave par une terminaison françoise, grandeId’Asie , dans la mer des Indes. Elle est située à Test st 3 j,de sud-est, proche de Piste de Sumatra, entre le iU >St le 134 e d. de longitude, & entre le 6 e d. de lat^,,sud, pour sa partie la plus septentrionale , & 8 d- r £pour fa partie la plus méridionale. Elle a au nord-st 3 j gl’isle de Sumatra, dont elle est séparée par,ledétr olt alIla Sonde, au nord les istes de Banca St de Bornes» unord-est l’isle de Madura ; à l’orient celle de Baly*,íg st -midi la mer des Indes, qui la sépare de la terre ddraght ou de la Concorde. , - ffi -
Les anciens ont connu l’isle de Java; St ce qu> 3 j 0 -marquable, elle avoit déja ce nom du tems de * j’Vmée. 11 parle de l’isle nommée Jabadiu. On saitconsonne & le B des Grecs ont été équivalent •vient Jaba , pour Java. DlU, ou Div, signifie ulie p 0 rdans la langue des Indiens. Diu , ville Indienne d eS £ £u a-tugais, n’a point d’autre origine de son nom que > a |^ e stion dans une iste. Les Maldives ne font ainsi n w î j a bai"'que parce que ce font des istes opposées au ^ n0 iUAinsi ce que les Grecs ont pris pour le génitif d i a ti"nsn’étoit qu’un nom indéclinable ; &les traducteursont dit Jabadii infula , par un pléonasme , tasavoir que Div signifie une iste. De même no l | Sle Mont-Gibel, faute de savoir que Gibal signifia 3chose que le mot srançois Mont. o\x& ci
Cette iste est,àl’égard des Européens, au P oU l rn erceHollandois qui y ont établi le centre de leur f° er3 jnS-à Batavia; mais ils n’y font pas les uniques ij a c orU'Elle a ses rois & ses peuples qui sont alliés de
P a » nie \ . descnP'
Le ministre Valentyn qui a donné une arn Pj stes U- 4 ’tion de Java, dans Ion grand Recueil furies jgvroir
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composé en hollandois, observe que Po« ? cal ra , t "-pas dire Java ni Jacatra , mais D java & Vjj j - s ]e Pjprononçant à la maniéré des Arabes &des Ma ne jioUScomme si c’étoit une feule lettre Sc non pas c °