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Tome troisième. G - L.
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avec de forge une forte de bière, qu’ils nomiríoientLabaìa; Sc c’est de-là que l’empereur Valens qui étoitun Illyrien , fut nommé Sabaiarius par sobriquet, selonAmmien Marcelline

Les Romains ne les subjuguèrent pas , facilement.Ils avoient alors pour roi Agro , qui étoit maîtred’Epidamne Sc d’une partie de l’Epire. Coruncanus,général Romain , ayant été massacré , fut cause d’unerude guerre. Mais ce roi étant mort, la reine Teuta, fafemme, s’accorda avec les Romains. L’iíle de Corfou Stla ville d’Apolionie devinrent libres ; St Demetrius dela trahison duquel les Romains avoient profité, fut d’a-bord comblé de biens , puis mis à mort, parce qu’il ferévolta. Du terns de Perlée, Gentius , roi des lllyrierìs,gagné à force d argent , déclara la guerre au?c Romains ;mais il fût vaincu & fait prisonnier , St Scodra fa capi-tale démolie par Anicius, propréteur , qui mena entriomphe ce roi St sos fils. Du terns de Jules-Céíar,les Illyriens fe révoltèrent , bâtirent les Romains enplusieurs rencontres , mirent Gabinius en déroute, Staprès avoir vaincu Pompée, firent leur paix. Mais aprèsla mort de César, ils en revinrent aux hostilités jufqu’àce qu’ensin Auguste les soumit entièrement, St triom-pha d’eux après la défaite d’Antoine. Je renvioe aux■articles particuliers ce qui concerne les différens peu-ples réunis sous le nom d'Illyriens.

On volt par la Notice des provinces Romaines, fousAuguste , que l’Illyrie propre étoit partagée est deux ;car on trouve dans la portion du sénat St du peuplel’Illyrie St une partie de l’Epire ; cette partie étoitgouvernée par un préteur. On trouve dans le par-tage de l’empereur la Dalmatie St une partie de l’Illyrie ;apparemment celle dont il avoir fait lui-même la con-quête.

La Notice de l’Empire , sous Hadrien, met dansl’Illyrie dix-iépt provinces ,

II. DuNorique,

II. Des Pannonies,-La Valérie,

La Savie ,

La Dalmatie,

Lai premiere Mcesie,II. De la Dacie,

La Macédoine,

La Theílalie,L’Achaïe,

La premiere épire,La seconde épire,La Prévalitane,L’iste de Crète.

La Notice de l’Empire, depuis Constantin le Grandjufqu’à Arcadius Sc Honorais, partage l’Illyrie en troisdiocèses , fcelui de Macédoine , celui de la Dacie ,St celui de YIllyrie propre. Le préfet du prétoire d’Il-lyrie avoit fous lui,les deux premiers. Le troisièmeétoit sous les ordres du préfet du prétoire d’Italie.Arcadius dans le partage qu’il fit de l’empire avecHonorius , retint tout ce qui étoit soumis aù préfet cìuprétoire d’Illyrie ; St Honorius ne garda que le diocèsed’Illyrie, qui comprenoit seulement

La II. Pannonie,La Savie,

La Dalmatie ,

La I. Pannonie,

La Norique méditerranée,La Norique Rispense.

Le second diocèse , ou la Dacie , comprenoitpays situés entre la Macédoine St le Danube, & as mpour métropole Sardique. Theodoret , Nijl.tccej’L. i, c. 4 , parlant du concile des évêques d One '■St d’Occident, tenu en cette ville , ajoute : Sardiquest une ville de l’Illyrie , métropole de la provinceDacie. ^

Le troisième diocèse qui portoit le nom de ™ ace ,doine , ou d’Illyrie orientale , comprenoit touteGrèce, Sc avoit pour métropolitain l’évêque de 1 b esalonique. , :

Cette division, par rapport aux deux empirés ,voir rien changé dans le gouvernement ecléfiastiqjj e *St les papes avoient conservé la juridiction fupreistsur toute l’Illyrie. 11 s consioient le dépôt de leur aíitof 1 ^à l’archevêque de t Thessalonique , qui l’exençoit N Squ es dans la Morée. En vain Theodofe le Jeune voudonner atteinte à ce droit par une Constitution ç° n(l’autorité du Pape en Illyrie, à l’occasion de Perjge lie ’Corinthien , instalé fur le siégé de Patras , par l’éveff ,de Corinthe. Les Corinthiens eux-mêmes eurent recq 1à Rome peu de terns après , pour avoir l’approbat 1 ®d’un évêque qu’ils avoient élu pour remplir leur siège-vaint fous prétexte des anciens canons, les évêques ' ^loux de l’autorité du pape , tâchèrent de transportersiège de Constantinople les droits du siège de R 0 f° e lcomme si la primauté de l’églife eût dû subir les m eil îchangemens que l’empire : l’é/êque Boniface fo ^5la primauté de son siège, St conserva à Ru fus de Th elIonique l’exercice d’une autorité dont cette église a Cjoiii sous les papes Damafe , Sirice St Innocent-pape Sixte la conserva de même , St donna à Anafia ^évêque de Thessalonique ( Holflen. Concil. t. 4 ymême autorité que les papes précédens avoient d° cfnée à lès prédécesseurs. Cependant à la fin les y r 5ôterent au pape la jurisdiction de cette partie de \ g (rie, Sc ce fut une des mauvaises fuites du fch‘ ssllVoyez les articles Dalmatie, Sc Liburnia.

i. ILLYRIS, nom latin de Í’illyrie.

fe'

La connoissance de l’Illyrie, prise dans toute cetteetendue , est nécessaire pour l’intelligence de l’Histoireecclésiastique ; autrement on seroit embarrassé à con-cevoir quel rapport il y avoit de la Thessalie , de l’A-chaïe, Sc de l’iíle de Crète, avec l’Illyrie, si on fefiguroit un petit canton tel que Ptolomée le représentedans un coin du golfe Adriatique.

Pour les affaires de l’églife, chacun de ces trois dio-cèses avoit Ion métropolitain ou primat. Celui de l’Il-lyrie propre ou occidentale étoit l’évêque de Sirmich.Au concile d Aquilee, tenu l’an 381, paf les soins desaint Ambroise , métropolitain du vicariat d’Italie ,comme archevêque de Milan , on voir après lui ,Anémias, évoque de Sirmich. Cetteville étoit la capi-tale de l’Illyrie, tant pour le civil que pour les affairesde l'église. Justinien le dit, Novell. 11, Sc so sert dumot Anciennement , parce que cette ville avoit étéruinée par Attila. Son autorité de métropole fut par-tagée entre les villes de Launac , d Achride Sc deSalone.

2. ILLYRIS, iíle d’Asie, fur la côte de Lycie >

Ion Etienne le Géographe.

ILLYRISSUS , riviere delTllyrie , selon Lao 0 ^*/. 10, cité par Orteiius , Thefaur. jj s

ILM. riviere d’Allemagne dans la haute Bavière \prend fa source un peu au nord d’Attenmunster ? f.à Pfafenhosen, Sc se rend dans le Danube entre ™tad , Sc Ingloftadt. v ^

1 LMA - COUROUC , bourg d’Asie , dans lehestan , près de Hamadan. i^s

ILMEN, (Lac d’) lac de l’empire Rustien >le duché de la grande Novogorod ; il se f° ririe sl t aHla rencontre des rivières de Lovât , qui y ert tre -j eI rmidi oriental, Sc de Salona, qui y entre au midi ^'4tal. A l’emboachure du Lovât , est la ville de ^ | on aRujja , ou laveille Russa ; Sc à l’embouchure de la ^ al iest Nova Rujsa , ou la nouvelle Russa. A la f° rtI j or jt lenord de ce lac, est la grande Novogorod , ^ S xs'

duché porte le nom. Ce lac a près de soixan tetes ou lieues Russiennes , dans fa songeur du sud ^,Sc environ quarante dans fa largeur, qui est ass eZsi ce n’estvers le nord où il se termine comme aVe lleSnue à distiller. Je ne trouve point dans les n °cartes, qu’il y ait fur ses bords une ville ° e j^ a ssa*nom , comme le dit Baudrand ; Sc Ifa aC Se 5 ’qu’il cite, ne met rien de pareil dans fa^ 3 ^eaux en sortant du lac forment la riviere de y 0 e [qiie squi, fe grossissant de la riviere de Msta , 8í de 3autres , va tomber dans le lac de Ladoga- r 311*

• ILMENT, (l’) riviere d’Asie , dans la P e ” l 3 c <Jfconfins de l’índoustan , elle a fa source dans ^ ^Zare , formé par la riviere de Hindmend ; ,%- oUS dnc’est une continuation de cette riviere , au- ^ daO slac de Zare jufqu’à la mer. Cette riviere ^ arlC ] a har »toute son étendue , a fa source au pays de ^ p 3 rta-d’où,coulant au fud-ouest dans le Sablestan, c0U pures,

ge ses eaux dans le Segestan en plusieurs ^res deaprès avoir arrose la ville de Bost, aux r s \q sud'ces deux provinces ; ensuite elle fe tourne g . de'est , Sc entre dans le lac de Zare , ^ ^ " ;„ce ' de

là coulant vers le midi, elle traverse la P ^kr»n »