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cinquième duc de Pastrana, & neuvième de l’Insantado
qui vécut jusqu’à l’an 1693 , Sc laissant pour héritiers deses états D. Jean de Dieu de Silva-Mendoza , Sc Sando-val, son fils.
INFANTE , (Rio do) riviere d’Afrique , dans la La-iterie , au pays des Sonquas, au midi de la terre de Na-tal. La Carte d’Afrique laite par le P. Coronelli, corri-gée Sc augmentée par M. de Tillemont, donne le nom deRio do Infante , à une grande riviere, qui borne íe paysde Natal ausud-ouest, Sc qu’on fait venir du Monomo-íapa. Baudrand, ed. 1682, qui parle conformément àcette Carte, fait deux articles, savoir : 1. Infantis ca-put , qu’il explique Cabo do Infante , St dit que c’est unpromontoire d’Afrique, dans la partie méridionale dé laCafrerie, Sc au levant du cap de Bonne-Espérance , Scqu’il a été nommé ainíi de l’infant D. Jujn. 2. Infan-tis f uvius , qu’il explique el Rio do Infante. C’est, cíit-il,la plus grande riviere d’Afrique. Elle a ía source auroyaume de Monomotapa ; Sc après une longue course,elle fe décharge dans l’océan Ethiopien. II ajoute : cetteriviere a été ainíi nommee par D. Juan, infant de Por-tugal, qui le premier la découvrit l’an 1487.
En premier heu, ni dans la terre de Natal, ni encoremoins au midi de cette terre , il n’y a aucune rivierequi vienne du Monomotapa. Au midi de la riviere deLaurent Marquez, qui est à près de cent cinquante lieues,au nord de Rio-Infante, il n’y a aucune riviere qui mé-rite le nom de grande , si ce n’est la riviere Sans-fin, Scla riviere Large qui se joignent au midi de la terre deNatal, Sc forment ce qu’on appelle la riviere de Saint-Chrifiophe. Elles ne viennent point du nord, comme ilfaudroit que cela fût, pour venir du Monomotapa, maisdu couchant méridional. Rio do Infante n’est qu’un ruis-seau , dont le cours est à peine de vingt lieues marines.Le cap, dont parle Baudrand, n’est pas auprès de la ri-vière de même nom, mais auprès de la baie de Saint-Sebastien. *Del , IJle i Carte du Congo , Sc du pays desCasses.
INFERIOR ; ce mot dans la langue latine, signifiela même chose que bas , Sc s’emploie dans les divisionsdes pays qui se distinguent en hauts Sc en bas ; Sc cettedistinction se prend ordinairement , selon le cours desrivières. C’est ainsi que la Pannonie étoit divisée enhaute Sc en bassé. Pannonia fuperior ÔC Pannonia infe-rior , Sc ainsi des autres pays.
INFERNATES. Voyez l’article qui fuit.
INFER.UM MARE. Les anciens voyant l'Italie en-tourée de la mer , excepté du côté des Alpes, distin-guèrent cette mer par rapport à l’Italie, en haute Sc basse.Ils appellerent Inferum mare celle qui bat les côtes oc-cidentales de cette presqu’iste , S iSuperum mare ^ar op-position à qelle qui en lave l’autre côté. La mer inférieures’étendoit depuis la mer Ligustique , c’est-à-dire depuisla côte de Cènes jusqu’à la Sicile. C’est la même merque quelques Grecs appelloient Notion ou MéridionaleSc Tyrrhene, selon Pline,/. 3 , c. 5. Cette-distinctionen a produit une autre que les anciens Latins ont em-ployée pour les arbres qui croissoient fur les montagnesde l’Apennin ; car comme cette chaîne de montagnespartage l'Italie en deux, du nord au sud, Sc qu’un descôtés de l’Apennin envoie les rivières dans la mer su-périeure , Sc l’autre les siennes dans la mer inférieure,& qu’elle porte du bois à bâtir, ils ont distingué lesarbres qui croissent du côté de la mer Adriatique , parle nom de Supernas ; Sc ceux qui croissent du côté dela merde Toscane, par le nom êìlnfernas. Pline, l. 16,c. 39, dit que le sapin de ce dernier côté, étoit préféréà celui de l’autre côté : Romce Infernas abies fupernatiprcefertur. Vitruve , l.r, c. 10, emploie la même ex-pression , Sc dit : Infernales , quce ex apricis locis appor-tantur , melioresfunt quàm quce ab opacis de Superna-tibus advehuntur.
INFITENSIS , siège épiscopal d’Afrique. On ne faitdans quelle province. La Conférence de Carthage faitmention de Victor Infitenfìs. * Harduin. Collect. cône.
INFLASTE ou Euphraste, contrée de la Sarma-tie, vers l’océan septentrional où abordent les Germainsôc les Daces, félon Laomc, l. 8, cité par Ortélius,Thefaur. Ce dernier ajoute : je crois qu’il a voulu mar-quer par-là S. Nicolas fur la mer Blanche. Leunclaviusl’explique par le Lys and , qui est la Livonie , & croitflu’il faut lire dans cet auteur Eifiante, II est certain
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que, par les Daces nommés dans ce passage, iltendre les habitans, non de la Dacie, qui est fur le sJnube , mais du Danemarck, qui a été nommé par avDacia. ■_
INFULO, ancienne ville de Cilicie , selon S. EP*_phane : c’étoit la patrie de George , évêque Arrien. ytélius, Thejaur.qm me fournit ceci, cite encore Amim e ^Marcellin, /. 22, Sc ajoûte que Baronius, dans le fi 33 ,triéme livre de ses Annales, lit in Fullio en deux m° ts ’je ne fais fur quelle autorité , dit Ortélius. Ce fa v3homme a été trompé. Ammien Marcellin , l. 22, c, ï - 1 [parlant de George, faux évêque d’Alexandrie , au m!des troubles qui furent excités à son occasion , dit :Fullonio natus , ut ferebatur , apud Epiphaniam Ci fioppidum , auHusque in damna complurium , contra !ítI .litatem fuam reique communis episcopus Alexandrie 7ordinatus. On voit par ce passage que, George m tf .fur le siège d’Alexandrie, par les Ariens , étoit n® ^Fullonio , dans la maison d'un foulon , auprès d Epphanie , qui étoit 'une ville de Cilicie. S. Epiph 3l,e j|Hxref. 76, contra Anomeeos , parle de cet évêque-,n’est point question de chercher en Cilicie Infulo, 1111 -Fulio , encore moins d’en faire une ville. L’abbé Fl eUrI ,’Histoire eccléfiiafiique , /. 13, c. 31, ne s’y est pas troMP^'11 dit très-bien, George qu’ils avoient ordonné éverpd’Alexandrie, étoit de Cappadoce, homme de basse ° al .sance, fils d’un foulon ; c’est ce que signifie in FuU° nnatus d’Ammien Marcellin. A l’égard de la diffère 3des noms de Cilicie ôc de Cappadoce , j’ai marqueleurs, que leurs limites n’ont jamais été bien débro 3lées. _
1. ING, ville de la Chine, dans la province deíy agnan , au département de Fungyang , seconde m e j r .pôle de las province. Elle est de x d. 2/ plus occi<E ■ .taie que Pékin, fous les 34 d. f de latitude. * Atlas anenfis.
2. ING , ville de la Chine, dans la provinceChannsi, au département de Taitung, troisième m e pnpôle de la province. Elle est plus occidentale quekin de 4 d. 7', par les 40 d. de latitude. * Atlas Jnenfis.
ING A ou ÍGA, province du Japon, dans l’iíse ^phon, fur la mer du Japon, au midi d’Ixo , Scrient de Jamatto, avec une ville de même nom. ^une péninsule. u
INGrEVONES, ancien peuple d’Allemagne, e n
mer Baltique. Tacite, c. 2, dit dans fa Germant 1 > j »,parlant des anciens Germains : ils ont d’anciennes P ^fies, le seul genre d’histoires ôc d’annales connu P^jteux. On y raconte que Tuiscon , leur dieu , P r °^par la terre, Sc son fils Mannus, sont l’origine Sc fi jjg,dateurs de leur nation. Ils donnent à Mannus tro lS ‘j e $;des noms desquels ont été appellés trois grands P^n /les Ingevons , qui habitent le plus proche de l’^ cles Hermions qui sont au milieu des terres ; Sc l eS fjoUSvons qui font tous les autres. Ce passage de Tad te v0 nSapprend deux choses ; premièrement, que les se^wlle'habitoient vers la mer , c’est-à-dire au nord de ^5,magne ; en second lieu , que les noms des E^uéros>des Hermions ôc des Istevons, étoient venus des . e nqui avoient été les premiers chefs des familles» 1 ’se multipliant, avoient formé ces trois peuples- c otv
À l’égard du premier, Pline, /. 4, c. 14 , y enforme. Cet excellent géographe divise les Gerse a peu-cinq grandes nations , quai subdivise en pluss^^x l eSpies. Selon lui , les Ingevons comprenoient se 3 ? qui seCimbres, les Teutons Sc les divers peuplf 5 s étoi esltnom de Cauchi étoit commun ; toutes ces nati° 3 pasvoisines de la mer. Les Ingevons ne compr^^e ses-seulement la terre ferme ; mais encore ces iíse s e q\i oflquelles on comptoit alors la Scandinavie, P 3 *n’en connoissoit que la partie mérídionase* ce n oI(lfdans fa Cosmographie estropie misérablementSc dit Ingeonici , au lieu d 'Ingxvones. . - r fin 3 "
Pour ce qui est du second, Tacite nous fit J ^ 0 nné eítilité des tortures que divers fa van s se xfatus R^ e spour trouver la signification de ces noms. » e ^ ft"nanus, Rer. German. 1 . 3 , p. 217, ^eut qu 0 ^ pre"gevones , Sc le dérivé de Wik ôc de Wont 4 i ctn eiir irimier , selon lui, signifie golfe , Sc se t,iusparce qu’ils habitoient près du golfe. Vsshc 0g 0*mentt in Tacit. German. p. 425 , se dérivé