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^endionaux , est de setóe heures Sc environ vingt-cìnq■mutes , & que dans les endroits les plus septentrio-il est de dix-sept heures Sc douze minutes. Elle. c ans une des zones tempérées vers ses parties septen*S ’ à Environ 5 d. du milieu,obi 6 Eâ presque aussi longue que large, d’une figurelie ,° n ^, ue .’ qui approche de celle d\in œuf, auquel plu-j eç 1!rs Ecrivains l’ont comparée ; mais si l’on observet0Ur s &c retours de ses côtes, on ne peut rien voirra ,ne l°rme plus irréguliere. C’est une iste du troisièmela r ^ rande î à-peu-près comme la moitié de l’Angleterre ;ç i>, ligueur depuis Fair-Head , la pointe septentrionalejusqu’à Missen - Head, la pointe méridionaleles • sk ^ d’environ deux cents quatre-vihgt-cinq mil-p ' a largeur dans l’endroit le plus étendu , depuis lestal ,£S i orientales de Down, jusqu’aux parties occiden-" e s ue M a y ^ e fl d’environ cent soixante milles , àj ae ' Tl P ter depuis l’est d’NVexford , dans la province deter ' 1 1 Ì US( ï u ’ à l'ouest de Kerry : dans'celle de Muns-( | r ’ ’1 y a cent cinquante-deux milles ; mais à la pren-ç e au mîli eu , depuis l’est de Dublin jusqu’à l’ouest deton °T a y > d y a centquarante-six milles : à compter lesrs ct les détours , elle a en tout environ quatorzeDn ilies de circuit.
nu e 1 ande ’ fi nous en croyons ses écrivains, étoit con-fut h K nS ^ es tems ^ es p ^ us reculés. Ils nous disent qu’ellede v , e avant le déluge , par Ccesaria , qui étoit niècex .° e i qu’environ trois cents ans après le déluge,'Vx™ l \^ a - nus •> Scythe de nation, s’y rendit , Sc qu’il li-d es P u fifurs batailles fameuses à des géans ; que bien^ années après, Néméthius, autre Scythe, y passa,D tl en fut bientôt chaste par les géans ; qu’ensuitebi« avec quelques Grecs, occupa cette iste ; que,í es ntot ?P r ès, c’est-à-dire vers le tems que les Israéli-te sortirent d’Egypte , Gaothel accompagné de fa^ ITln î e Scota, fille de Pharaon, roi d’Egypte, y aborda,^ *1 l’appella Scotïa , du nom de son épouse ; qu’en-PEU de siécles après , Hiberus & Hermion , fils dede'r*' US ’ ro1 ^'Espagne, établirent, avec la permissionq 'Urguntius, roi des Bretons, des colonies en Irlande,f 1^ .Peste avoir ravagée ; mais ce font que de purescj CS inventées par les Irlandois.,11 est certain que ceux-. qui tircient leur origine des Bretons, surent les pre-miers hubitans de-cette isle , suivant les auteurs Jçs plusdignes de foi ; car il est aisé de s’y rendre de la Bre-tagne , comme de la terre la plus voisine. Aussi les plusanciens écrivains l’appellent-ils une ifie Bretonne &Tacite, dans la Vie d’Agncola , chapitre 2.4, nous enParle en ce termes : Solum cœlumque & ingénia cultus-hominum haud multàm à Britannia différant. C’est-
a ~dire : « le terroir, le climat, le naturel Sc les ajuste-’’ mens des hommes ne diffèrent pas beaucoup de celu’on voit en Bretagne. » C’étoit un peuple groffier^ .barbare , dont les actions ne font guères connues, Scb 11 ' n'ayant pas été conquis par les Romains, n’en avoit
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^ tecevoir ni les sciences ni la politesse. Vers la déca-^nce de l’empireRomain,ils s’appelloient EcoJJoìs ; maisfait pas bien pour quelle raison. Quoi qu’il en soit, ilsqin Jl ! gUerent i es ifies occidentales ou Hébrides, les Pictes( | 0 et °' e nt dans leur voisinage , 8t les Calédoniens : ilsdti ^Etçnr le nom d 'Ecofie aux parties septentrionalesl Ure ° ntln ent Britannique. Péu de tems après ils nevou-D 0n j lt ,Pj. Us s’appeller Ecofids , Sc reprirent leur ancieni ifclri c Mandois. Ils vivoient d’ailleurs fous le gouver-^ ent de divers petits princes. t»
doi s en différentes occasions, des Danois, des Sué-on n ’ v de ? Normands qui se mêlèrent avec eux ; maisdois p 0 ' 1 aujourd’hui que des Anglois Sc des Irlan-belli qu eUx ' ci » en. général, font bien faits, robustes ,Leur fi?* spirituels , hospitaliers , mais vindicatifs.o ne chte pour leur prince légitime est inviolable ;quìtteM VU Un 8rand nombre, à la fin du siécle dernier,d’Oranp ei1 [ patrie, mépriser les avantages que le princeroi détrA l Ur propofoit, pour suivre la fortune de leurservi ave° 1 ’ ^ l'accompagner en France , ou ils ont■ d mfante • dlstinction : il y en reste encore une brigaderoi a ver 7 e ’ ^ un ment cavalerie, qui servent lerel. La e , même zèle qu’ils feroient leur prince natu-m es v /- noblesse aime la musique & la chasse. Les fem-tint des f grandes ’ bi . en /aites & très-fécondes : ellesentans, assez ordinairement, jusqu’à cinquante ans.
Leur langue naturelle étoit anciennement la Bretonne;ou du moins une dialecte de cette langue ; mais el-ès’en est fort éloignée depuis , à cause du mélange desétrangers , dont elle a retenu divers mots, quoique, sinous en croyons un savant , qui en a écrit en dernierlieu , este soit composée en gros du Breton, & du vieuxCantabrien ou Espagnol, tel que le parloient' les natu-rels de l’Espagne Tarragonoise, avant que les Romains,ou même les Gotbà z les Vandales Sc lesSarrazins con-nussent ce royaume : d’ailleurs les noms des lacs, désrivières, des istes , des montagnes , des bourgs, Scc.sont encore presque tous Bretons; La lettre O , toutèfeule, commence d’ordinairé les noms des principauxd’entr’eux , comme O-Neal , 0 -B.orck , &c. ou bienMAC, qui veut dire fils , comme rrtac-decan , mae-can-non , mac-carty, &c. Mais lorsqu’on les baptise, on yajoûte un nom profane , tiré de quelque événement,quoiqu’on ne leur donne jâmais le nom du pete , ni d’au-cune autre personne de la famille , qui sons alors envie , dans la crainte que cela ne hâtât leur mort; Dureste, lorsque le pere est décédé, le fils prend d’ordi-naire son nom.
Ils vivent d’herbes & de racines, de laitage, de gruaud’avoine, qu’ils aiment beaucoup mêlé aveé du^Jpeurre,du bouillon du bœuf ; & ils mangent souvent là viandefans pain , en sorte qu’ils gardent le bled pour leurs che-vaux. Lorsque les vivres sont chers , ils ne dédaignentpas de manger de la chair toute crue , après en avoirexprimé le sang ; & là-dessus ils boivent de grands traitsd’eau-de-vie oy d 'usquebaugh. Ils portent de petites ves-tes de laine , des eu lotés à pli de leurs cuistés, & par-dessus une manteline ou couverture à long poil, avecde grandes franges autour. Ils vont presque toujourstête nue , & regardent une longue chevelure , commeun de leurs plus beaux ornemens. Les femmes n’estimentpas moins leurs cheveux , fur-tout lorsqu’ils sont rou-geâtres ou de couleur d’or.
L’airy est, en général, doux Sc temperé; enforte qu’eiiété il n’est pas si chaud, ni en hyver si froid qu’en An-gleterre } mais il n’est pas non plus si pur ni si serein.L’humidité y est si extraordinaire, qu’on y est fort sujetà la diarrhée, à ladyssenterie Sc aux rhumes. Les étran-gers fur-tout n’évitent guères de tomber dans ces mala-dies , dont les Irlandois se guérissent en buvant de l’u»quebaugh.
Le terroir y est très-fertile, quoique plus propre na-turellement pour les pâturages que pour le grain: sherbey est fi longue Sc si bonne en quelques endroits, que légros bétail se creveroit à force d’en manger, si l’on 11’a-voit soin de l’en retirer de tems en tems. 11 y a mêmédes quartiers, comme dans la province d’Armagh , oùIon s’entendroit fort mal à cultiver la terre, si Ion s’a-visoit d’y mettre du fumier, puisque bien loin d’en aug-menter la fertilité, il ne ferviroit qu’à la diminuer. Ony trouve d’ailleurs de vastes marécages, qui rendent l’airmal-sain , des lacs Sc de grandes forêts , quoique de-puis quelques années on y ait desséché plusieurs de cesmarais, Sc abbatu quantité de bois.
Mais ce qu’il y a de merveilleux dans ce pays , estqu’il ne produit aucune bête venimeuse, Sc que mêmeelles n’y.sauroient vivre. Ce n’est pas tout; le bois deses forêts n’admet ni Vers ni araignées , du moins sil’on en croit un poète, qui fait parler l’Irlande en cestermes :
Illa ego fum Graiis glacialis Hibernia dicla > .Cui Deus & melior rerum nascentium origoJus commune dédit cum Creta , altrice T0nantis ,Angues ne nojlris dijfun-dant Jíbila mortis.
C’est-à-dire: «Je.fuis cette isle , que les Grecs onf» nommée ì'Hibtrnie glaciale , à qui Dieu, par un effet» de fa bienveillance, a donné le même droit qu’à l’iste» dê Crete , nourrice de Jupiter , puisqu’on ne voit chez» moi aucun serpent qui menace meshabitans de la mort.
Ssil n’y a point dí bêtes venimeuses en Irlande, il y• a quantité d’animaux voraces , entr’autres , des loups ,dont l’Angleterre Sc l’Ecosse sent delivrees depuis biendes siécles,
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