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Tome troisième. G - L.
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ÍR.L

ce [j es j e s lie w Gallen séparent en deux, îen e ae Tyrone. Celles de Cirtcw font dans le comté^ e -p- OSc pmmon , St celles de Gualtry dans le comté’Pperary, près des comtés de Liinérick St de Cork.la |°’. c l Ue le plus grand nombre des Irlandois soit deont® 1011 Catholique , les rois de la Grahde-BretagnèPie Pri , s , toutes les mesures pour l’y éteindre entière-a ■ 1- une a été de n’admettre àux évêchés, que l’onpi; r ° nser vés, que des ministres Protestans, & d’en reni-nomî? US ^ es bénéfices. L’autre a été d’y envoyer de„pi oteusez colonies de réfugiés de Frànce , pour rem-j er la multitude d’Irlandois qui en étoient sortis, pourf us e du roi Jacques II.

soils e gouvernement ecclésiastique d’Irlande est doncQuatre archevêques Protestans, qui font,

j^ r Magh , primat de toute l’Irlande ;

^BLin, qui prend le titre de primat d’Irlande;

Cashel&Tvam.

On

ils = dans la Liste des archevêchés, qUels fuffraganshf e T° len t ; mais les Protestans ont diminué le nom-q Ues . e Ces évêchés ; St l’Irlande n’a que dix-neuf évê-

(Londonderry ,

ÌCONNOR,

So “n tAevíq „ etfAEMiCH> [u =/

(Kilmore,

VDundalk.

Soilf «>.

íKlLKENNY ,

0Us l’archevêque de DubLin, ^Kildare,

(Fearns.

fWAtEtlFORD;

ç iLimerick,

‘ ° Us l’archevêque de CàsHel , ( Cork ,

J Ardfeard,

IEmly.

° Us l’archevêque de Tuam ,

(Galiway,

J Athloné,

/ KilLaLA ,

) Clomfort^^Killalow.

L’église Protestante d’irlande est, à peu de chose préà,

^ même pour le dogme & pour la discipline, que l’An-glicane.

i Ce royaume a son parlement particulier , composeseigneurs St des députés des comtés Sc des villes.

® v ice-roi, que le roi d’Angleterre y envoie, Sc qu’ori^Pelle en Angleterre le lord lieutenant d'Irlande , à^ telse autorité, qu’tl peut faire la guerre St la paix ;r ,„ r ‘buer toutes les charges & tous les emplois , à là* Tv e d’un petit nombre ; pardonner toutes sortes de cri-Ì1 s ’ e ^cepté ceux de léfe-majesté, Sc faire des chevaliers :si r j^oque & dissout le parlement, suivant le bon plai-top e ^ IO }* un mot » il n’y a point de vice-roi ên Eu-

seìt ’ ^i approche tant que celui- ci de la majesté royale,s 0n ^ on ait égard à fa jurisdiction, à son pouvoir , àc ban ra }- 1 ou à ses revenus. IL a pour son conseil le lordcoiïit er , ^ trésorier du royaume , avec quelquesdu C q S » évêques , barons Sc juges, qui font membres

d’Anpi '' ?Nvé , formé à-peu-près fur le plan de celui&‘Cterre,

pub£r> i'iustà dans fa charge , on lit d’abord enseite j) CS ^ttres patentes, qu’il a obtenues du roi ; en-selo n , pr ^ te serment entre les mains du ^ chancelier,r°y a l n formulaire prescrit ; on lm délivre l’épéedan s unT ori doit porter devant lui \ enfin on le placelui l e ci/ aute pil de parade , où se tiennent autour deprivé l^^lier du royaume , les membres du conseil° u sergent n» 1 ^ neurs & pairs du royaume j avec un roi, Dan s i B , artn es, & autres officiers. , . . ,

^Uvern» ^ provinces éloignées, il y avoit autrefois desétoien*. Urs subalternes pour administrer la justice ; telsCo nn; ,„ ? Principal commissaire dans la province deavoi en , §dt, &c un président dans celle de Munster, quipour assesseurs certains gentilshommes &• juris-

, ,. ÍRL , , i 52 j

consultes dirigés par le vice-roi. À !'égard des différenttes conditions ou degrés de noblesse, il y a, de niêméqu’en Angleterre, des ducs , des marquis, des comtes,des vicomtes, des barons, des chevaliers & des écuyers.

Oh y voit auffi les mêmes cours de justice qu’en An-gleterre ; la Chancellerie, le banc du roi, la cour desplaidoyers communs, & celle de l’échiquier. On y adë shêihe quatre termes dans l’ànnée , pendant lesquelson administre la justice dans toutes ces cours. II y a(Tailleurs des juges nommés pour tenir les assises , d au-tres établis en certains cas , par un ordre judiciaire ,écrit en latin , qui commence par les mots, Nijïpriùs t& qfii, à cáusë de cela même, en porte le nom ; d autresdélégués pour décider les affaites criminelles , par unecommission spéciale , qu’on appelle, en termes de droit ,à’oyer & terminer , c’est-à-dire d ouïr & terminer , Scdes juges dë paix dans chaque comté.. A l’égard dudroit coutumier, il est en Irlande le même qu en An-gleterre.

La force dë ce royaume consiste, en partie, dans fasituation, puisqu’iì est environné d’une mer difficile Stdangereuse ; & en partie, dans les divers châteaux queles Anglois y ont bâtis, depuis qu’ils en ont fait la con-quête.

Les armes de ce royaume font d’azur à îa harpe d’or,'que le roi Jacques I fit joindre à l’écu de la Grande-Bretagne , pour faire voir qu’il étoit monarque absolude l’Irlande , St que l’on a toujours retenues depuis furles monnoiés d’or St d’argent. D'ailleurs, il n’y a qu’unroi d’armes , qu’on appelle Uljler, & qu’un poursuivant,qui porte lë nom à’Athlone.

II y eut d’abord en Irlande, auffi - bien que dans laplupart des autres pays, tant de petits princes , qui sedonnoient le titre de rois , qu’il feroit difficile, ou plutôtimpossible, d’en rendre un compte exact. Cependantquelques bons auteurs ont pris la peine de nous donnerun catalogué de cës rois, depuis Légeirus, fils de Néaî,qui fut tué en 463 jusqu’à Henri II, qui iòumit cetteisle à la couronne d’Angleterre , vers l’an 1171. Maisce qu’ils nous en disent, est si confus St si mêlé de fa-bles, que, saris m’y arrêter un moment, je passerai auxrévolution* survenues dans cet état, par l’invasion desétrangers.

Les avantages qu’Ègfríd, roi de Northumberíand, yremporta en 693 , ne méritent pas d’être mis en lignéde compte , quoiqu’ií y employa le fer & le feu , Stqu’il y ruina bien des places. Mais quelques-uns des mo-narques Anglois-Saxons se rendirent maîtres de DublinSt de divers autres lieux considérables. Le roi d’Egdarfút du nombrë dë ces vainqueurs ; témoin la chartequ’il publia â Gloceíter, enc>66, St qu’on nomma laloi d'Oswald , archevêque d’Yorck, qui en avoit donnéle plan, par laquelle il dépoffédoit tous les prêtres ma-riés , St ihtróduifoit des moines à leur place. D’un au-tre côté , les Anglois , attaqués vigoureusement chezeux par les Danois , furent obligés d’abandonner leurconquête , St d’aller défendre leur propre pays ; deforte quë l’Irlandé recouvra bientôt fa liberté , St fevit de nouveau fous des princes dq fa nation.

Les Daiîois , les Suédois St les Normands réunisfeus le nom des Norvégiens , l’envahirent ensuite. Enl’aneée 795 , ils ravagèrent ses côtes St fur-tout , 1 ’isle deRécréant. Trois années après , les Normands 'harassè-rent Ulsler St les iíìes Hébrides ou occidentales ; bail-leurs ils ruinèrent Roscommon Sc le pays voisin, en 807*Vers l’an 812, les Ecossais les battirent une ou deuxfòis en Irlande.

En 835 , Turgésius y abcírda avec une grande flottéSt une puissante armée, qui lë mit en état de ruinerpresque toutë la province de Connaught, unè partie deLeinstef St de Méáth. Environ trois années après, cesinfidèles subjuguèrent urie partie d’Ulster, où ils exer-cèrent mille cruáutés contre les Chrétiens. Ce fut ceTurgésius qui bâtit toutes ces forteresses rondes, qu onappelle communément î)anes Racks , St qu’on voit eradivers endroits de l’Irlande. En 845, ces Norvégiens pil-lèrent St brûlèrent Clonírtacnórs , Clonford, LoghramSt Tirdaglafs ; mais Turgésius, à ce que rapporte Hì-raldus Cambrensis, devint amoureux de la fille de Mé-lachlin, roi de Méath, qui eut í’adreffe de le surpren-dre paf quelque stratagème, St de le faire périr ave<3

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