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Grande-B magne , qui nomme & range ces isies autre-ment , met Shapinsha au nord de Pomona , Stronza aunord-est de Shapinsha, & Eda au nord-ouest de Stronza.II dit qu’Eda a vingt milles de long, & cinq de large enquelques endroits ; que cette isle abonde en gibier & enpoisson, plus qu en bleds & en pâturages ; qu’il s’y fait dehon sel & qu’elle fournit de chauffage l’isle de Sanda.
LES ISLES D’HIÈRES. Voyez au mot Hières l’ar-ticle des Isles d’HiÈRES.
L’ISLE DE HIGUINET, isle de France, fur la côtede Bretagne , entre les roches de Porsal ÔC le havred’Abbrevrak.
LES ISLES DE HILBRE, isies d’Angleterre, à l’etn-bouchure de la Dée, riviere qui coule à Cheíler. Ellesfont trois, St on les laisse à gauche en remontant la ri-vière.
L’ISLE DE HISINGE, isle de Suéde, à l’embouchurcde la riviere de Gothelba, qu’elle séparé en deux bran-ches, aux frontières de la Norvège, auprès de Gothe-bourg.
L’ISLE DE HITTEROÉ, isle de la Norvège, furla côte occidentale de la province de Stavanger , par le58 e d. de latitude.
L’ISLE DE HOLY-HEAD , isle qui s’avance enforme de cap , au couchant de l’isle d’Anglefey.
L’ISLE-HOLY-ILAND. Voyez Heiligeland StHoly.
L’ISLE DE HONSEY, isle d’Angleterre , au comtéd’Essex, fur la côte, au midi de Harwich St de l’einbou-chure de laStoure.
1. L’ISLE DE HOORN, petite isle de la mer duSud, vers le 15 e d. de latitude sud, à l’orient du port dela Vera-Cruz , qui est de la terre Australe du S. Esprit'’,St au couchant de l’isle de Cocos. Jaques le Maire ladécouvrit en 1616.
2. L’ISLE DE HOORN, isle de la mer des Indes,au nord de l’isle de Java, entre les isies de RoterdamSt d’Enckuyfen, au septentrion de la rade de Batavia.
L’ISLE DE HORSH , isle d’Irlande, fur la côte oc-cidentale , au midi de l’Isle-Boche, St au nord orientaide Dogg-Heat.
L’ISLE DE HOSPIC, isle de France, en Bretagne,près de la côte , au midi oriental des isies de Bréhât, &auprès de l’isle de Quemènes.
L’ISjLE DE HOUSU, entre les isies de Schetland,à l’ouest de l’isle de Mainland.
L’ISLE DE HOY, entre les isies Orcades, au midide Pomona. Elle a douze milles en longueur, St fe di-vise en deux parties ; l’une s’appelle proprement Ho/y,St l’autre Wayes ; cette isle est montagneuse ; mais lapartie nommé TFaës, est fertile St bien habitée. Entrefes havres , celui qu’on appelle North-hope est un desmeilleurs havres de l’Europe, St très-commode pourla pêche. * Etat présent de la Grande-Bretagne , t, 2,p. 300.
La partie nommée proprement Hoy, a les plus hautesmontagnes St les plus profondes vallées qu’il y ait dansles Orcades. Elles font frémir d’horreur tous les étran-gers qui y passent. II y a fur ces montagnes beaucoupde brebis sauvages, que l’on n’attrape qu’avec bien de lapeine.
Sur un cap, nommé Rora-head , on trouve un oiseaufort singulier , qu’011 eppelle lyer ; il est d’environ dela grandeur d’un canard , mais presque tout rond degraisse. C est un manger fort délicat , avec du vinaigreôi du poivre. Au sommet d’une montagne de cette isle,on trouve une source d’eau douce, claire St excellente àboire. Elle est st legere , que quelque quantité qu’on enboive, on ne s en trouve point chargé. Au solstice d’étéil fait clair toute la nuit au sommet de ces montagnes.
Dans une vallée qui est entre deux montagnes , il y aune pierre que les llabitans appellent dwarfy-fione. Ellea 36 pieds de long, 8 pieds de large , St 9 d’épaisseur.Elle est creuse ; St en la creusant, on a ménagé un troucarré fie deux pieds de hauteur, pour y entrer ; St toutauprès il y a une pierre de la même grandeur, pour ser-vir de porte. Dans la cavité on trouve un lit taillédans la pierre, avec un oreiller. II peut y coucher deuxhommes, tout de leur long. Au milieu il y a un foyer Stun trou en haut pour faire sortir la fumée. On croit queç’a été la cellule d’un hermite. Elle est environnée d’une
bruyere , & il n’y a point de maison dans le voifi Squi n’en soit éloignée d’un mille. n
Enfin cette isle a plusieurs lacs remplis de p 01St principalement détruites. II y a une église au n0 rquelques maisons de noblesse , St plusieurs métairies.
LES ISLES DE HUDEN, isies de Suéde, w*côte occidentale du golfe de Bothnie , aux confinsl’Angermanie St de ìa Bothnie j, à l’einbouchure <seriviere d’Angera.
L’ISLE D’HUESNE. Voyez Hûesne. ...
L’ISLE DE HUNA, petite isle ou écueil entre «Jisies de Schetland, au nord de Baltha, St à l’orientl’isle d’Unst. „
L’ISLE DE HYNG ; c’est la même que TÍSI-E DtHisingen.
LES ISLES DU JAPON. Voyez l’article JaPO^-L’ISLE DE JAVA. Voyez Java.
L’ISLE JAUNE , écueil entre les isies de Breat,la côte de Bretagne. ,
L’ISLE DE J AUX, isle de France, à i’entrée d* »Gironde , fur la, droite, en remontant la riviere , vlS * 3vis de l’Èspare. ,
f L’ISLE D’IBIDON, isle de France, en Bretagne, ^l’entrée de la riviere de Vannes , au midi de Tisse d A r *ISLES DE JEAN-rFERNANDÈS , isies de la slie ‘du Sud fur la côte, St vis-à-vis du Chili. Elles f° nt “j unombre de deux ; celle qui est plus près de la côteChili, s’appelle 1 ’lsledeTerre, de Tierra ; St la plu* e °gnée s’appelle 1 ’lsle de Dehors , deAfuera . La did an ,j^de l’une à l’autre est d’environ trente-quatre lieues,dont on parle, ici d’après Dampier , est l’Isle de Te rr ‘Elle est, dit-il, c. 5 , p. 200, fops le 33 e d. 40'detude méridionale, fort haute vers le nord, St baff e ^côté du sud , avec une petite isle, dans le voisinagf»l’on mouille à quatorze brasses d’eau. Cet endroit epropre pour rafraîchir ; mais le vent du sud donne drdans cette rade, St la rend quelquefois dangereuse. B. fttâcher de gagner le véritable port de cette isle 9 U1 e Lune baie ronde, longue d’un demi-mille , St end aVdans les terres à l’est-fud-est , jusqu’au nord-quad 3nord-ouest. On y trouve quantité de poisson, ÍliH° ud’écrevisses, Sc trois sources de bonne eau» Dattfp^í!Fy âges , c. 1, p. 90, ne s’accorde pas fur lade cette isle. II dit qu’elle est à 34 d. 13' de latistd®’à environ cent vingt lieues de la terre ferme. Elle 3 *peu-près douze lieues de circuit, St est pleine de fi 3tes montagnes St de petites vallées agréables* Les c0des montagnes , sont en partie des pâturages ou pâcag ’St en partie pleins de bois. On n’appelle pas pâcag íS >lieux que l’art St le travail ont nettoyés de bois -ceux qu’on trouve fans bois dans les lieux inhabitél’Amérique. Telle est l’isle de Jean-Fernandès, ou aUpays originairement fans bois. ,, •
s L’herbequi croît dans ces pâturages de Jean-Fern 3 / 1 ? *n’est ni longue , ni ferme, comme elle est d’ord 1113 ^dans ceux des Indes occidentales ; mais c’est une £S Pd’herbe épaisse, qui fleurit durant presque toute T alll jj yLes bois font composés de diverses sortes d’arbre s ‘ . *en a de gros St bons pour bâtir , mais il n’y en 3 P 01de propres à faire des mâts* Les arbres à chou deisle sont petits , St portent néanmoins une bonn eSt du fruit de fort bon goût. ^
Les pâturages font fournis de grands troupeaux de cvres. -ç eS
Les premières qu’il y eut dans l’isle, y sure»tpar Jean-Fernandès, qui en fit le premier la déco uV ^en allant de Lima à Baldivia. II découvrit au® ur r eU eStre isle à-peu-près de la même grandeur, St à vins* ^de celle-ci du côté de l’occident : on la nomme ^de Fuera. Fernandès étant de retour à Eim 3 , 3 P^ pa sdécouverte de son isle , demanda qu’on la lui asiura je-une patente, résolu de s’y établir ; ôt ce futcond voyage qu’il y mit trois ou quatre chèvres, < L a ; s ’jlsi bien multiplié, qu’elle ont peuplé toute Tisse- .ne put jamais obtenir la patente qu’il demandoit ‘ t e i\ evient que l’isle est encore fans habitans , c jnd
puisse incontestablement faire subsister quatre p s0 -cents familles des seules denrées qu’elle P oUsr urr oient*duire. Je ne dis rien de trop ; car ses pacages p®à l’heure qu’il est, nourrir mille pièces de be a ^ ^compter ses chèvres, Les vice-rois du Ferou,