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Tome troisième. G - L.
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g^j, Cie sortir, le consentement cl u roi qui étoit àTcurs;

f on 1 ^ ant obtenu , les prisonniers se retirerent à Argen-f Ur '. a 'Wrâtre ; fie ceux qui étoient détenus à Bourges;trej 111 Givrés par rançon , & exilés comme les au-

t0 Non obstant les soins du sieur de la Châtre, ii demeuraà 'ours dans la ville quelques serviteurs du roi cachésde U* è ta bgue , & entr’autres, Jacques-Bemard sieurCg Vlarar >dé, pour lors échevin, qui ne pouvant souffrirJ e C Nouvelle tyrannie, complota avec ceux qui tenoientdu roi, de s’en délivrer., & donna avis de leurtan Utl ? n , au procureur du roi, & à Guillaume Deles-cut^ ^ U! ótoient à Argentôn , & du jour pris pour fexé-̰ur°H taur dessein, au 14 Juillet 1589- En effet, aus’em ^Erìiné , sor les trois heures du matin , les royaux

L.

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, rere nt des principales avenues , allerent droit audoit d ro ' ’ où étoit le nommé Marjlon , qui comman-f e ans ta place ; celui-ci, averti de l’entreprife, voulutbail l tre en défense ; & pour cela, s’étant armé d’unehl e 0 ■’^tdo , en porta un coup à Bernard , dont il letolet ’ i au ^~ f ôt un des royaux lui tira un coup de pìs-P3rt kr j, nt d le renversa. II fut tiré quelques coups dele rest > autre , mais le capitaine du château étant mort,

teíte de l a garnison sit peu de résistance.ch\ même tems le corps-de-garde mis à la porte duà ’ dûnna entrée au procureur du roi Arrhuis, &av j 3 UlTle Delestang , qui étoient venus toute la nuit

ec tas amis, qu’ils avoient pu rassembler ; ils s’avan-le rei st cÔ£é de ta place publique, où les ligueurs &re , e do la garnison s'étoient assemblés ; on s’escar-^ouçha de part & d’autre, assez long-tems, & avec assez„ vigueur ; mais enfin les royaux eurent l’avantage,onafferent à leut tour lés ligueurs de la ville, qui, pare moyen, fut remise à l’obéissance du roi.

v. est en mémoire d’une si célébré action, que,tous lesns î au 14 Juillet, Hes habitans font une réjouissance publi-> qui commence par un Te Dmm , chanté dans l’é-5 ùe collégiale du S. Cyr, ensuite diiquel fe fait un. feu? soie dans une place hors d’Issoudun, où le corps deyùta, en habit de cérémonie, ôí tous les corps de laJustice assistent.

Sous la minorité de Louis XIV, cette ville sit encoreParoitre^ son zélé pour le service de sâ majesté. L’annéen’ayant pas voulu íë rendre à ceux qui tenoient leparti opposé , elle fut presqu’entiérement ruinée parí’incendie de plus de douze cents maiíòns , dans les-quelles plusieurs personnes périrent avec leurs biens ; &ce qui est de plus remarquable , c’est que dans le temsque les flammes causoient le plus de ravage, les ennemisayant fait unC attaque, & fe présentant devant les mu-railles , le habitans cesserent de secourir lèurs maisons,pour défendre leurs murs, & repousser les ennemis quiJe leur causerent d’autre mal que celui de fincendie.Louis XIV, qui passa quelques jours après dans leur ville,vit encore les maisons fumantes ; & le comte deà- Agnan, qui eil avoit pour lors le gouvernement, ren-j't un compte exact à fa majesté de tout ce que leur zèle£ /i r av °ù fait faire pour elle : ce grand monarque s’en^taoujours ressouvenu, & leur alionné, en toutes occa-ons, des marques honorables de fa bienveillance. II leurmt accordé, outre les exemptions dont on a parlé, letoit d’élire un maire tous les ans, auquel fa majestéc °r<loit en même tems l’honnenr d’être annoblí ;ais tas bourgeois ont laissé cette saveur fans exécution,c ^ at remarqué que ce privilège pourroit , d’un autrel®» nuire à leur comrrlerce. .

2 ; . 1Ss °Udun á eu des seigneurs particuliers dès le dou-me siécle. Ils étoient cadets de l’illustre maison des3 '?uss de Deols & vassaux des comtes de Poitiers. Ellel 0r ete í? rt lo ng * tems sous la domination des Anglois ,p s qu ils f e rendirent maîtres d’une partie du royaume.l e |."PPe-Auguste la reprit fur eux , & la confisqua fur?'8neur utile, qui étoit de la maison de Chauvigny,«p, a réunit au domaine de la couronne. , Néanmoins laveut qu’elle n’ait point été confisquée,foi,a ac< J u *ta par ce prince des héritiers de Mahaud d’Is-, U ? ç ’ vers l’an 1220 ou 1221.a u  1J ? r OU DUN , bourg de France, dans la Marche,|fr. c "p e Limoges, élection de Gueret.^SURtille, Voyez Is-sur-Txlle,

JLO I, 5 13 }

ISSUSancienne vìilë d’Asie , dans ìa Cuiae. felléest remarquable à câufe tìe là victoire qu’Áìexahcífe yremporta. Les Grecs font nommée, comme leá Latins,"Imiç. Xénophon pourtant l’appelle 'Gm , au pluriéhDe-là, dit-il, Retraite des dix mille , 1. i, (e’est-àrdire depuis la riviere du Pyrame,) on sit quiilze lieues, eildeux jours de marche, pour venir à lssi, qui est tiné grande& riche ville fur la côte , & la dernière de la Ciíicie.Strabon, /. i 14, en donne une idée bien différente ;après yEgae, dit-il, est Issus, petite ville, avec un port& la riviere Pinarus. Ce íut-là qu’Alexandre combattitcontre Darius, &c c’est de cette ville que le golfe prendson nom. Pomponius-Meia, L 1, à. .13, dit, avec le stylefleuri qui lui est familier : dans 1 enfoncement est unlieu qui fut autrefois le spectateur tk le témqin de ladéfaite des Perses, par farinée d’Aiexándre, & de lafuite de Darius. Ce heu, qui n est à présent d 5 aucune ré-putation , étoit autrefois célébré à cause de la grandeville d’Issus. Cette décadence concilie la prétendue con-tradiction de Xénophon & de Stràbon. Diódore de Ssecile, L 17, dit auílì que du tenls cf Alexandre cette villeétoit considérai le ; car, selon lui, Alexandre te renditmaître d’Issus, ville fameuse, où la frayeur s’étoit ré-pandue. II dit encore que Darius étant rentré dans laCilicie, prit cette ville, & égorgea fans quartier les Ma-cédoniens qu’bn y avoit laissés , ce qu’Arrien remarquéaussi. Etienne le Géographe fe trompe, en parlant d'Issus ;car il dit qu’après la victoire des Macédoniens, elle futnommée Nicopolis. Strabon & Ptolomée en font desvilles très-dissérentes. Le nom moderne est Aíazzo ouLA Jasso ; & le golfe en prend encore le nom de golfede I’Aïazzo.

ISSY-L’EVÊQUE. Voyez Issi-l’EvêQuë.

ISTACHAR ; c’est selon Baudrand, edit. 1705, unvillage de Perse, dans la province de Fars, à mille pasde la riviere de Bendemir. II ajoute que c’étoit autre-fois Une des plus grandes villes de tout ce royaume, &même souvent le séjour de fe s rois , & ensin qu’il estprès de la ville de Schiraz , qtû s’est accrue de ses rui-nes. D’Herbelot, Biblioth. orient, qui la nomme Es-TEKHAR & IsTEKHAR , croît que c’est l’áncienne PfR-Séfolis , capitale de la Perse proprement dite, fousles rois des trois premieres races ; car, dit-il, ceux dela quatrième, qui font les Cosroës , âvoient établi leursiège royal dans celle de Madain. Il ajoute : elle est situéeà 88 d. 30' de longitude, & à 30 de latitude , selon lecalcul des Tables Arabiques.

L’auteur du Lebtarik écrit que Kisclttásb, fils de Lo-horasb, cinquième roi de la race des Caîanides, y établitta demeure qu’il y fit bâtir plusieurs de ces temples ;dédiés au feu, que les Grecs appellent Pyrœa & By-rateria ; les Persans Atesch - Khanè & Atesch-Gheda ^& que fort près de cette ville, dànS la montagne qui làjoint, il fit tailler dans le roc des sépulcres pour lui &cfes successeurs : l’on en volt encore aujourd’hui les rui-nes, avec des restes de figures & des colomnes, lesquel-les , quoiqu’effacées par la longueur du tems, marquentassëZ que ces anciens rois avoient choisi leur sépulture:en ce lieu.

II ne faut pas confondre ces monumens avec un su-perbe palais, que la reine Homai, fille de Bahamam, sitbâtir au milieu de la ville d’Estekhar : on le nomme au-jourd’hui, en langue Persienne, Gihil ou Tchilminar, lesquarante Phares ou Colomnes. Les Musulmans en firentautrefois une mosquée ; mais ìa ville s’étant entière-ment ruinée 5 on s’est servi de ses décombrerhens pourbâtir celle de Schiraz , qui r.’en est éloignée què de douzéparafantes, & qui a pris la place de la capitale de la pro-vince , proprement dite Fars ou Perse.

Ce que le même auteur écrit de la grandeur anciennéde cette ville , paroît fabuleux ; cat il lui donne douzeparafanges de long & dix de large, de forte que la villede Schiraz y auroit été comprise ; mais il est certainque tous les historiens de Perse en parlent cdmtne déla plus ancienne la plus magnifique ville de toute

l’Asie. .. r 1

Ils écrivent que ce fut Giàmschid , qui en tut le pre-mier fondateur, & que quelques-uns sont remonter fontancienneté jusqu’à Houschenk, & meme jusqu a Caiu-marath, premier fondateur de la monarchie de Persèj

Tome IIP E e e e