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Tome troisième. G - L.
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6io JUD

que quinze ou seize villages ; mais jïlébron est uneville considérable. Ce pays qui est la plus grande partiede la tribu de Juda , est borné à Toccident ôt lëparéde la bachélie de Gaze par YOudli- Esferar dont j’àiparlé. II a à son orient la mer Morte'qu on nomme lelac de Loth, Bahharet-Louth ; au midi, le désert du montStnaï ôt au septentrion, la fontaine scellée de Salomon ,ôt les grands réservoirs où les eaux se déchargent à deuxlieues de Jérusalem.

Le Pays d’Elkods ou de Jérusalem , qui tient unepartie de la tribu de Juda , ôt toute celle de Benjamin ,a le Jourdain à son orient, à huit ou neuf lieues de làsainte ville; ôt il finit, vers f occident, à cinq lieues d’elle,à Quadi Ali , c’est-à-dire , la vallée d’Áli, qui est lecommencement des montagnes de Judée. Le villageâ’Elbiré le termine à trois ou quatre lieues de Jérusalem,du côté du septentrion , ôt au midi les réservoirs d’eaude la fontaine scellée de Salomon. On y compte envi-ron deux cents villages, dont cent font ruinés ôt déserts.Jérusalem est Punique ville qui y soit.

Le Pays de Naplouse , qui est celui de Samarie,6í de la tribu d’Ephraïm , renferme à-peu-près une cen-taine de villages avec la ville qui lui donne son nom.II s’étend du midi au septentrion , depuis Elbiré juíqu’àun grand village nommé Arrabé. Le Jourdain qu’onnomme aujourd’hui Scheriah , c’est-à-dire Io 'l , le bornedu côté d’orient, ôt le village de Kakoun du côté d’oc-cident, à trois lieues de la mer. Tout ce pays étoit,en1675 , de la bachelière Jérusalem, parce qu’il est af-fecté à Y Emir Hage , c’est-à-dire au seigneur qui escortela caravane des pèlerins de la Mecque ; ôt c’étoit alorsle Bassa de Jérusalem qui avoir cette charge.

Le Pays de Hareté , que Ton trouve ensuite , estun pays où les princes Arabes de se maison deTerbayécommandent. II a à son orient une petite riviere nom-mée du Jourdain, où elle se décharge, d’environ deuxlieues. II est borné, du côté de Toccident, par la mer Mé-diterranée , & fe termine au sabor, du côté du feptentrion. On y compte près de cinquante villages. 11 y avers la riviere que j’ai marquée , un château nomméElbeysan , bâti fur les ruines d’une ville qui avoir cenom , & qui , à juger des restes qu’on voit , étoitbeaucoup plus grande que Jérusalem. Cette ville est , àce que je crois, Bethfan. Le hom me le persuade autantque la situation du lieu; car les Arabes nomment Beyt,ce que les Hébreux appelloient Beth\ de forte qu’El-beyfan & le Bethfan est la même chose. De ce châ-teau jufqu’au Jourdain, on voit s’étendre une belle val-lée nommée Seyseban , où Ton seme du riz , du tabac& de toutes fortes de grains. Les Arabes y viennenthy verner. On dit qu’autrefois il y eut un grand combatentre Mahomet Ôt les Chrétiens dont il eût été tout-à-faitvaincu , si le vaillant Ali que les Mahométans appellentY Epée du prophète , Seif-Elnabi , ne fût venu à son se-cours. On feme là en abondance une herbe nomméenile, dont la graine sert à faire une teinture bleue, ôtest transportée en Egypte pour cet usage. Ce pays oc-cupe cette moitié de la tribu de Manassé qui étoit en-detta du Jourdain , ôt toute celle d’Issachar, où est cettegrande Ôt fameuse plaine d 'Esdrelon , ou Maggedo ,qu’on appelle aujourd’hui Marge-ebn-Hamer , c’est-à-dire le pré du fils d'Aamer.

Le Pays de Nazareth commence là. On lenomme Iouret-Casré-Kanna , c’est-à-dire le creux duOz/z« parce que celui qui gouvernent autrefoisce fiûsoit fa demeure à Cana de Galilée. La mer

de 1 iberiacle borde ce pays à Torient , ôt la plaine de1 c "c o àre a Toccident. II a au septentrion le paysde baphet, renferme la plus grande partie de la tribude Zabulon, oc contient à peu-près vingt ou vingt-cinqvillages.

Le PAYS DE ^ t ph eth , où Ton monte ensuite, oc-cupe la tribu de Nephthah, & une ^nne partie desVilles de la Decapole. On voit à fa descente une vaste& longue campagne, vers la fin de laquelle est Césaréede Philippe , & c est ce qui íe nommoit autrefois la Tr a-choTiitiÀt* Le Jourdain íe forme là de deux íources ,qui unissent leurs eaux ; ôt , coulant par cette campagne,il va se jetter dans un fond ou il forme le lac Sainacho-

de Philippe qui a repris son ancien nOm deVoyez Tatticle Jourdain. «-

. Enfin le pays de la Terre-sainte, qui est au-de *- ^

Jourdain , ôt qu’on ne visite guères , parce qu d e j sgereux de voyager parmi les Arabes, est divise ^parties. La plus méridionale , qui occupe la tri ^Ruben Sc le pays des Moabites , s’appelle leSalth , du nom d’un grand village , où il y 3 . eJ

teau Sc quantité de Chrétiens du rit Grec. Les Jqui Thabitent, font nommés Beni-Aubayd , i c ‘r t ' a jaenfans d’Aubayd : leur chef prend le pays a jénn ^Bassa de Damas; Celui où étoit la tribu de Ca> ^peuplé d’autres Arabes appellés Beni-Kenane , occhef en paye Une rente au même Basiâ. IÍ est,P r ^ylcoupé au milieu , par une petite rivière nommee ,riath-Mandour , qui va se jetter dans le Jourdain, 3viron trois lieues de l’á source. Cette source euremment ce petit étang qui est marqué dans les capar» le nom de mer de Ja^er. II n’y a pourtant P 01íl - $d’étang ; mais on y voit un grand nombre de P% egasources qui percent la terre ; : Sc qui font touteschaude. II y fen â une si bouillante ; qu’on n’y a ^tenir la main. Elle part d’un bain nommé Hufl l,ne ^Sckeik , c’est-à-dire le bain chaud du vieillàMseigneur du lieu , ou du saint ; car tous les ge llS . ^sidérables , ou par leur naissance , ou par leur autori »ou par Topiniorí dé sainteté , prennent ce n onl ^Scheik qui signifie vieillard; Sc ils le prennent, 3 . jils ne seroient encore qu’enfans , parce qu’ils do*avoir dans leur bas âge là sagesse que les autres h°mes n’ont qu’en un âge plus avancé; Les auteursciens qui ont écrit des Croisades, n'entendant p 3 § 3 ^la signification de ce nom Arabe Scheik , ont a SP^ nSvieillard de la montagne, ce prince fameux des Au 3 .•dont ils font mention. Ils auroient dû Tàppeller I e J tgneur qui gouvernoit la montagne ; car c’est ce q ue V j 3>dire Scheik-El-Iabal. Au lieu où nos géographes Pcent la terre de Hom , il y a un grand château ah ^donné, qu’on appelle Kalaat-Nembroud, ou le C ^ ate -Ade Nernrod. Enfin le pays où étoit autrefois une#n 01 ,de la tribu de Manassé , ôt le royaume de Bazan, ehabité encore par des Arabes nommés Gouayr. r eDans cet article où j’ai emprunté beaucoup gchoses du docte livre de la Palestine de Reland ,me fuis pas étendu fur chaque tribu , parce que ) c ,parle assez à leurs articles particuliers. Je n’ai pasplus raconté les différens maîtres qu’a eus la Judée ^puis les Romains , parce què je reprends cette nia* 1 yaux titres Jérusalem & Terre-Sainte. On P eUtjoindre celui de Chanaan. c •„

JUDENBOURG, Judenburgum selon Zeyíef \rias Topogr. p. 71 , ville d’Allemagne , dans I 3 33 r>Stirie, dont elle est la capitale ; elle est située fur I 3 . 01 favis-à-vis Seckau , à quatorze milles de Gratz , fav° ir, Qitde Tudenbourg à Leuben , & de-là huit à Gratz-va de Tune à l’autre de ces deux premieres vilseS’,^la riviere de la Muer. Mais quand, en allant de D 3 'ybouig à Gratz, on prend la route des montagnes > I ] - £)a en tout que huit milles. La ville est belle , bien b 3 e ^ôt a trois côtés fur une hauteur commode. Vers Ie 47 . ^io' de latitude. Elle a , entr’autres, huit rues ; fprincipales qui coupent la ville de deux côtés, fi,

le travers desquelles coulent, le long de la place, ,

ruisseaux. Cette place est belle, grande, large ,gue ; ôt l’on y tient deux foires par an, savoir, 3 ■ *cension ôt à la fête de sainte Ursule. La vilse 3portes, outre une petite. II y a un beau château no ^le Bourg , die Burg, où les souverains venoient P . slS>quelque teins. Près de-là est le couvent des Francu c ^, oI ,

auquel il y s communication du château , 3 ^n ^ \ s .puisse se rendre dans Téglise par une galerie faite e *P gjLes Jésuites possèdent le couvent des Domim c3l . t uílquelques belles maisons voisines , dont ils ont 3 slt à[beau collège. II y a de belles maisons qui apparuen ^des gentilshommes du pays , entr’autres, cène ^ {Sgneurs de Zahen , nommée Zahenbourg; p re . s ® ede la ville , ôt vis-à-vis est un palais magnifique-glise de S. Martin, où autrefois les Luthériens^ ^

.. —l’eperáce de leur religion, est redevenue une ,e§ 0 Ù

nite , autrement dit les eaux de Meron , ôt qu’on ap- tholique. La paroisse est un grand ôt beau batn . ^pelle aujourd’hui Houlei~Panias , à cause de Césarée plusieurs seigneurs ont leurs tombeaux ornes ep