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<jc/, par les 30 d. 3,5 ' dë latitude. * Atlas Sinenfis.JUHONÉS , peuple imaginaire que l’on a forgé íur^ Passage de Tacite, Annal. 1 . 13, c. 57, mal entendu.ç hélium Hermunduris prosperum , Cattis exitiofuml' Quia vicions diversam aciem Marti ac MercurioJ ^ cr avtrt. Quo voto viri , equi , cttncla vicia , occidioni$ n } Ur ' Et mina quidem hojûles in ipsos virtcbantur.
civitas Juhonum , soda nobis , malo improviso af-p* e (L Nam ignés , terra editi villas , arva , vicoSyll l m corripiebant , ferebanturque in ipsâ conditee nu -j£s°l° n w mania : neque exungui poterant , non fif 1 res caderent , non fi jluvialibus aquis aut quo altoJ‘ m °re niterentur ; donc inopia remedii & ira cladï'sJ re fies quidam eminìis J, axa jacere , dein rejìdentibusnl >tr>llí P ro piàs Juggrefji , iclu fufiium , aliisque verbe-r e US Ut f ras abjlerrebant. Pofiremb tegmina corpori di-i^injiciunt, quantò m agis profana & usu políuta ,dj ,Tla gis opprejjura ignés. C’est-à-dire : Les tíermun-tr lrcs furent heureux dans cette guerre , 6* les Cattes s’enìl ° Uv ‘-nnt mal ; car les vainqueurs vouèrent iarmée en-4 m . le à Mars & à Mercure. Par ce vœu on fait main-f Ur les hommes , fur les chevaux , & fur tout ce quiP au vaincu. Ces menaces ennemies tournèrent à leurd> ne - mais Vétat des Juhons , notre allié , fut affligétc ‘‘ ne falamité imprévue ; car des feux qui fortoient de„ re s at tachoient çà & là aux métairies , aux campa-co/ S ’ aux villages & gagnoient jusqu aux murs de laf^tdíie depuis peu, ILne s'éteignoìent ni par une forte> f par C eau de la riviere , ni par quelque liqueurVa Ce f*tt. Cela dura jusqu à ce que des paysans ne trou-4 e 1 P°int de rtmtde à cet embrasement , &• désespérés. v °tr les ravages qu ilfaisoit , s’avijérent d’yjetter deslaisse d' a lf e: L loin. Ayant remarqué que la flamme s’a-ftu° lt ’ Us s’approchèrent t & commencerent à battre lec av ec des bâtons, & à le chasser devant eux à grands, U P S , comme on chafferoit des animaux. Enfin ils jet-j re , nt de f us leurs habits , qui léteignoient d'autant plus* jf; s étoient plus mal-propres.
dj^ es mots civitas Juhonum ont donné lieu à bien desdj ertat ùms ; suivant celies qui ont prévalu, on doit lirerr,r C * te Ubionum civitas : ainsi plus de Juhones,jUHORSKI; Voyez Juoora.
JUL, le nwnt Jut ; c’est le même que MÒNtJoUÍ«ans 1 arricle de BARCELONE.
IVIA , ancien nom d’une riviere d’Espagne selonPompomus Mêla, /. 3, c. l. Les exemplaires varientbeaucoup fur ce nom. Vosliusqui Yitlvia, ditquec’est‘a riviere de Juvia qui coule auprès de Ferol, ou Fer-r ol dans la Galice.
JVíÇA, istede la mer Méditerranée, connue des an-^ns lous le nom d’EBUSUS. Elle est située entre le>°yauii, e de Valence en Espagne 8c l’ifle de Majorque ,
1 «'fiance à-peu-près égale, c’est-à-dire, à environ quinzeLe milieu de l’ifle est à 39 d. de latitude, St fa^ rt >e occidentale est fous le même méridien que Tar-jJ&ne. Dès le tems de Pomponius Mêla, /. 1, c. 7, ini‘?l £ fie avoit une ville de même nom qu’elle. II n’y a,e fie' st^ Ue ^^d qu’elle ne produit pas abondamment ;niai e *‘ plus fertile en d’autres choses. Elle n’a aucun ani-p 0 j nui .fible ; & si on y en porte, elle ne les souffrebile 1 ^ n en P as m ^ me ^'fi e Colubraria, dontsouvenir; car comme cette derniere est rem-tabl e de ^* verseS sortes de serpens qui la rendent inhabi-d e t ’ Ce pendant ceux qui y descendent font à couvertde l a Ut dan 8 e r, dans une enceinte qu’ils forment avecVes ' eri i e âe l’ifle d’Iviça , parce que ces serpens sila ft,-. 3 , élancer fur ceux qu’ils rencontrent , prennentUn vue de cette terre, qu’ils craignent comme
Hous a*’ âont ils n’osent approcher. C est ce que Mêlasertii, ^ sen ,^ de cette ifle d’Iviça. Ces mots, elle efiplusPaffae/j choses , peuvent être expliqués par ce
canton C O'odore. Elle est aster fertile ; elle a un petitqm Dr * f?P r e au vignoble, & a des oliviers sauvages,Pline „ • ll J ent des olives. Ajoûrons-y le témoignage depvppi? 1 dit que les signes de cette ifle sont tres-grossesle s en, Eutes. On les faifoit bouillir & fecher, & onCoium à Rome dans. des caiffes. Leur soc qui estc °trin 6 j* a fii quand estes commencent àmeurir, devientil etl j ? du miel en cuisant. Oh les laisse vieillir à l’arbre ;Les pîFouite une espèce de gomme, & elles se sèchent,gués sèches étoient nommées caunce, de la ville de
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Caunus, en Carie, d’où l’on en apportoit. C’est assez 1 tr-iage, dans toutes les langues, de donner aux fruits le 110mdes lieux qui les produisent ; c’est ainsi que nous appel-ions des bagnoles certaines prunes, &í des calvilles cer-taines pommes, parce que ces prunes se trouvent auxenvirons de Brignoles, ville de Provence ; & ces pom-mes au village de Calville, au pays de Câux. C’est parrapport à ce nom de Caunce , que Stace, L I, Silva 6,dit dans ses Saturnales :
Et quas prcecoquìt Ebofea cannas y
faut d’avoir fo que caunce étoient des figues sèches , quel-ques-uns ont lu canna , & ont cru que Tille d’Iviçt pro-duise, t autrefois des cannes de lucre. Louis Nuguès,(Nonnius) a été de ce nombre. Cela donne occasion áudoéle Bochart, Chanaan , 1 . 1, c. 3 5, de trouver uneétymologie Phénicienne du nom de cette ifle. II le dé-rive d’nbn* , lebuso ou Ibujo > & ce mot signifie fi-chées , en seus-entendant des figues, Silius Itahcus, L 3,v. 361, dit :
Jamque Ebufius Phœnijfa movet , jamque Artabrus arma.
d’où l’on conclut que la ville de Cette ifle avoit été bâ-tie par les Phéniciens. Mêla, comme a vu, dit que l’ifle& la ville portoient le même nom. Diodore dit : il ya une ville nommée Erejus , colonie des Carthaginois,accompagnée d’un port commode. Les murs' en sontassez grands ,*& il y a beaucoup de maisons bien bâties.Elle est habitée par un ramas de Barbares. La plupartfont des Phéniciens, dont la colonie y fut conduite centquatre-vingt ans après la fondation de Carthage. Cetteépoque tombe vers le régne de Romulus ou de Numa,tout au plus tard. Quelques-uns ont voulu changer dansDiodore le nom à’Erefius en Ebufius. Mais Bochart ,ibid. s’y oppose par cette raison. 11 ne doute point quel’ifle & la ville n’eussent un nom Phénicien. Ce nom ,poursuit-il, répondit apparemment à celui de Pityufa ,qui lui étoit commun avec l’ifle Colubraria ; &t commeelle étoit la plus grande des deux, elle est nommée Pi-tyufia par excellence, par Tite-Live, Plutarque , Diòs-coride, & autres. Ce nom lui sot donné &» mnlav ,à cause des pins : or les Hébreux comprenoient le< pinscomme une espece du genre d’arbres , qu’ils nommoientï“lig, ere^ ; ainsi ce nom répond au grec Pityufa, Ôtn’estpas une faute qu’il faille corriger dáns l’historien Grec jqui a parlé fort juste. Assez d’auteurs ont parlé des pinsde cette ifle, comme je le marque au mot de Pityusa.L’archevêque deTarragone, qui est seigneur d’Iviça,tire un bon parti des salines. L’ifle est plus longue quelarge , & est entourée d’écueils. Ceux qui font vers lapartie orientale, sont Ifolette-Negre , de Los-Aborcados ,de la Esponia , de Los- Ratortes , de Los - Poros, deYEscollo-Negro , de Bixate, de Los-Dados , El-Escollo -Dorado , de Bota-Fuego, de Los-Cornejos , del Cabo-Librel, de la Punta dell' Arabi , del T a go-M a go , Lasdos Hormigas , de Balancèt , la Muranda Ô£ les quatreécueils nommés Las Bladas. Les autres s’appellent làConejera , la Borthla del Espartar , la Barqiulla , LasDos del Vadra, Sc les deux du cap Falcon. Cette iflefaiíoit partie du royaume de Majorque, qui etant devenuune annexe de celui d’Aragon, fait présentement partiede la monarchie Espagnole. *Coronellf líolario. p. 506.
JUICHING , ville de la Chine, dans la province deChannsi, au département de Pingyang , seconde mé-tropole de la province. Elle est plus occidentale quáPékin de 7 d. 11 j par les 36 d. f de latitude. * AtlasSìnenfis,
JUIFS , ancien peuple , descendus des patriarchesAbraham, Ifac Sc Jacob ; les douze fils de ce dernierfurent les tiges des douze tribus, dont ce peuple étoitcomposé. J’ai donné ailleurs les principaux événemensde cette nation , aux articles Judée Sc Jérusalem.Tant que ce peuple sot fidele à Dieu, qui le gouver-noit avec une tendresse paternelle, il en reçut, en touteoccasion, des marques d’une protection visible Sc mira-culeuse ; mais lorsque, fe partageant en plusieurs royau-mes , il abandonna le culte établi à Jérusalem, Sc courutâpres des dieux étrangers , Dieu le livra aux nationsdont il avoit imité les égaremens. Le nom de Juifs,( Judcei ,) ne fut guères en usage qu’après la Captivité deBabylone. Les étrangers voyant que la tribu de Juda