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Tome troisième. G - L.
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ment quarrë , entouré d’urre muraille toute unie sanscorps-de-garde, ni aucune autre défense. Au milieu duchâteau, est une magnifique tour blanche, haute de plu-sieurs étages avec les ornemens ordinaires. L’an 1691,une partie des maisons fut réduite en cendres, par unaccident. Cette ville est affez proche de la mer, &dans la province de Tootomi, au sud-ouest de celle deSurunga.

KAKHRA, château d’Asie , au pays de Roum , furîa frontière de Syrie. * Hiji. de Thimur-Bcc , t. 3.

KAKINGA, Voyez Kakegava.

KAKOUCHAS , ( les ) peuples de l’Amérique, dansla Nouvelle France. Ils ont leur habitation vers la côteseptentrionale du grand fleuve de S. Laurent, à l’en-droit où ce fleuve grossit des eaux du Saguenay. *Baudr,édition 1705.

Ce peuple ne se trouve plus fur les cartes modernes.II étoit aux environs de Tadoussac , au-dessous de K.é-bec, dans le Saguenay.

KALA. Voyez Cala & Chelles.

KALAAR, ville d’Asie, dans la Perse. Tavernier,voyage de Perse , t. 3 , c. dern. lui donne 76 d. 25 ' delongitude, & 37 d. 25' de latitude. C’estune des plusconsidérables du pays de Ghilan, 6c on y fait une grande■quantité de foie.

KALA, Kulustahan, montagne de Perse, à de-mi-lieue de la ville de Baku. On voit au pied de cettemontagne les restes de la muraille, ôt des tours d’uneancienne forteresse. II y en a de rondes, encore assezentieres, &c quelques fondemens séparés de la muraille,fur le penchant de la montagne à droite , entre de gros-ses pierres qui paroissent au-dessus de la terre, en des-cendant. II y en avoit de semblables à gauche, vers le haut,proche de la tour, & une plus grosse que toutes les au-tres fur le sommet de la montagne. Cette montagne estescarpée. Au sommet, est une voûte souterreine, où l’ondescend sept à huit pas au sud , par une grande arcadede grosses pierres polies &í bien jointes ; mais elle estenfoncée & remplie de décombres. II y a une autre ar-cade entiere, vis-à-vis de celle-ci, au nord-est, dont l’ou-Verture fait horreur , en jettant la vue en bas , à causede fa profondeur, entre les montagnes qui l’environnent ;aufli n’y a-t-il point de murailles de ce côté-là, donton n’a pu approcher. Ces deux arcades , qui serventd’entrée à cette voûte, font à quarante - quatre pas dedistance l’une de l’autre. Lorsqu’on est descendu danscette voûte, on trouve à droite un passage assez courtôt assez étroit, avec une espece de fenêtre, qui donnecontre le rocher de la montagne. On passe à gauche del’autre côté qui est à l’ouest, par-dessus une arcade enforme de porte, mais si basse qu’on est obligé de se cour-ber pour entrer dans un petit appartement, duquel onpasse dans un autre semblable par une petite allée , 6cde-là dans un troisième, lesquels font très-bien voûtés.La muraille fur laquelle ces voûtes font posées , a cinqpieds d’épaisseur à l’entrée , ôc huit en avançant ; & cesappartemens où ces voûtes font séparées les unes des au-tres , par de petits passages. L’auteur, cité à la fin de cetarticle n’ofa y entrer à cause de l’obscurité, outre quele chemin de la derniere voûte étoit rempli de pierres5 c de décombres ; 5 c il conclut néanmoins , qu’il falloitque la plus grande partie de ces voûtes traversassent lamontagne à l’ouest 5 c au nord-ouest, où est fa longueur.J’observai aussi, dit-il, que les pierres des voûtes des pas-sages, qui font plates, étoient de la largeur de ces pas-sages , posées par les deux bouts fur les murailles, 5 c quetoutes les pierres y étoient bien jointes , 5 c bien cimen-tées , quoiqu’elles ne le soient pas si proprement quecelles de bâtimens des anciens, 5 c fur-tout des Romainsqui ont excellé en cela. *Le Brun , Voyages de Mos-covie, de Perse, 5 cc.c. Z2,/>. 154.

Au sortir de ces Voûtes souterreines, l’auteur mesurala largeur de la montagne par en-haut, 5 c trouva qu’elleavoit environ cinquante pas, à l’endroit le moins large,5 c quatre-vingt au nord-ouest : on trouve, vers le milieude cette montagne, un grand puits, dont on n’ofe appro-cher , les bords en étants dangereux. Les tours dont estflanquée la muraille du bâtiment qu’on voit fur la mon-tagne, font à foixante-dix ou quatre-vingt pas de distanceles unes des autres, à l’endroit où elles font le plus pro-ches ; cette muraille descend beaucoup plus bas autour

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de la montagne à l’est, où elle a peut-être bien «hmi-mille de long. On dit que c’étoit une forteressemolie parTamerlan. . ~

KALASSUI, riviere d’Asie, dans la Tartarie. Lm ^nomme présentement Orthon. Elle a sa source dans .pays des Mongales vers les 45 d. 40' de latitude, & , c rdu fud-fud-est au nord-nord-ouest. Elle vient , et n U f^sesjetter dans la Selinga , à 50 d. de latitude. C’eu 111 .bords que le Kam des Kalcka-Mongales fait ordm- ^ment son séjour. C’est encore aux environs de cet ^viere, que le Kutuchta, ou grand-prêtre des Mostg a * eS 'l’ouest, lé tient à présent. II étoit autrefois accoutu^de camper vers Nerzinskoi, 5 c au bord de la 1 r ‘ vl £íld’Amù ; mais depuis que les Russes se font étab| ,s . ^ces quartiers , il ne passe plus en deça de Seling 1 g r *C’est aux environs de la riviere d’Orthon, &'mê lTie , vla Selinga, du côté de Selingiskoi qu’on trouve a»odament la rhubarbe ; 5 c tout ce que la Russie en tbut^aux pays étrangers, vient des environs de cetteComme cette racine est fort estimée en Europe, se cCfor de la Sibérie n’a pas manqué de s’emparer decommerce, qui pourroit être fort avantageux à laR u . <s’il étoit fidèlement administré; car, dit l’auteur í 1 r $je ne sache pas qu’il en vienne présentement d’au§que de la Russie. S’il en est autrefois venu de la Gw ^c’étoit de la rhubarbe qui y avoit été portée du pay sMongales ; d’autant que les caravanes de la Sibériefait, dans les tems pastës, quelque négoce de cette raà Pékin. Mais à présent que les Européens larectement de Russie , on ne trouve plus à la deà la Chine. La rhubarbe croît en si grande abonda ^dans le territoire de Selingiskoi, que le trésor de Sibérievend jusqu’à 25ooolivres à la fois. des Tatars , P* 1

A l'égard de la rhubarbe, voyez l’article RSA». <

KALCHREIN, Cella B. M. adClivuma Calcai ^abbaye des filles de l’ordre des Bernardines, dans le •Thourgav, en Suisse, entre Steineck St Herderen-fut fondée environ l’an 1214, par un baron de No»

Klingen. L’an 1521, cette abbaye fut entièrement c ^

sumée par le feu , avec tous ses titres : fa perte t»grande, qu’elle demeura quarante ans déserte. A 'aon la rebâtit ; & maintenant il y a vingt religieuses a ^une abbesse, fous l’inspection de Wetteingen. * E t(ttDélices de la. Suisse , t. 3 , p. 171. f1} *

KALCKBERG, forteresse d’Allemagne. Voye2NEEOURG. ' J c

KALEBERG, Mons- Cahus ; on l’appelleaj?^Mont de Sainte-Croix, à cause d’un monastère .nom, qui y est situé. Montagne de Pologne, au * a n tnat de Sandomir, au couchant de la Vistule. C’est sele plus haut de tout le royaume, 5 c il n’y a P olílt 0íì 2S'bres, d’où lui vient son nom de Kaleberg. Le ^ 0 {i

tere de Sainte-Croix est une abbaye de Benédi<st in 'fyl’on garde une portion de la vraie Croix, qui la 1 • t ,fameux par plusieurs miracles. *Andr. Cellar. D eSPolon. p. 191.

KALENBERG. Voyez Calenberg.

KALENHAUSEN, ou CaldenhenHAUSEN >

Kalenhusen. Voyez Calone. I.

KALEWAKO, riviere des Indes, dans le royade Visapour. Elle prend fa source dans la provin^Balaguate. Elle prend d’abord son cours du nordpuis vers le couchant, 5c se rend dans la mer à L'qu’elle arrose. * Voyages de Mandeslo. Robert &ogndy, Atlas. . . r

KALIN, ville de Perse. Selon Tavernier, W-Z&s,Perse , 1. 3, c. dern. elle étoit à 87 d. ^ de ei*

& à 3 5 d. 15 ' de latitude. Son territoire est * er ‘ t a usitbled : il y croît de très-beaux fruits, 5 con y no» rrlbeaucoup de bétail. «:/i e ds

KALINBOURG, ville de Danemarck, da f,Lp P elseSélande. Hermanidès, ( DaniœDescript . p. 654v 1Kalundborg, ouCallunburg; en latin Calumbu r ë íi,r ^‘ xC estplace est située au fond d’un golfe, dont l’ouve aUtre -à l’entrée septentrionale du grand Belt. II y a y oï jj er vig>fois une citadelle. Ce lieu s appelloit autrefois £ s fc,es5 c des pêcheurs y avoient leurs cabanes , \? TS ^ n sit u» 0Snare , frere d’Absalon, evêque de Rosehi', j £ lle ,

ville, l’an 1 158 , ou 1171 St y ajouta une {ja-

une église , & divers édifices. Le golfe y 0 , ríI q aX o» ^vre naturel, où les vaisseaux font en furete.