Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
650
JPEG-Download
 

€so KHÁ

KHANBLÎG, nsm de la ville que nos historiens Scnos géographes ont appellée Cambalu , & qu’ils ontplacée dans la grande Tartarie , au septentrion de laChine. Mais suivant les géographes & les historiensOrientaux, il est constant que cest une ville de la Chine.Ebn-Sâïd, dans Abulféda, lui donne 130 d. de longi-tude , &. 3 5 d. de latitude septentriofiale,_& la placedans le quatrième climat ; Sc les Tables intitulées Al-karaïr, ne lui donnent que 124 d. de longitude, Sc 49 d.de latitude septentrionale , Scia reculent jusqu’au sixièmeclimat. Mais la supputation d’Ébn-Sâïd est plus -con-forme à la vérité, st l’on fait attention au chemin quefirent les ambassadeurs de Schahrokh Sc d’Ulug-Beig,son fils, -pour arriver à cette capitale de la Chine sep-tentrionale. Néanmoins Ebn-Sâïd, Sc l’auteur des TablesAlharaïr, conviennent en ce qu’ils écrivent que Khan-ialig est située dans le Khathaï , c’est-à-dire , dans laChine, bien avant dans Torient. Ebn-Sâid ajoûte qu’elleétoit -fort célébré de son tems , par les relations desmarchands qui y ’alloient, Sc qui en apportoient desmarchandises ; qu’il y avoir des mines d’argent dans sonvoisinage, Sc qu’à son midi, son terroir étoit borné parles monts de Belhar , ainsi appelles du nom d’un puis-sant roi des Indes, voisin de la Chine. Al-Bergendi,dans fa Géographie intitulée Rejjala mejsahar ardh ,écrit que la ville de Khanbalig est située à l’extrémitéciu Turquestan , St que ce que l’on difbit de fa grandeurSc de fa puissance , paroifloit incroyable. II faut remar-quer que cet auteur prend ici le Turquestan pour tout levaste pays, qui s’étend depuis la mer Caspienne jusqu’àla mer Orientale , qui borne la grande Tartarie Sc laChine. La premiere conquête que Ginghiz-kan fit, aprèss’être rendu maître absolu dans la grande Tartarie, futrelie de Khanbalig , qu’il prit par ses lieutenans fur Al--îankhan, qui étoit alors empereur de la Chine ; Sc il laIaiíTa à l’administration d’un gouverneur, pendant qu’ilvint en personne jusqu’en-deçà du Gihon, où il sit d’au-tres conquêtes. A son retour dans ses états, ayant appris,pendant cette expédition, que les Khathaïens ou les Chi-nois avoient secoué le joug , il se préparoit pour y re-tourner en personne, lorsqu’il mourut. Mais Oktaî Khan,son successeur, ayant exécuté son projet, ne contraignitpas feulement les peuples, qui s’étoient révoltés à se sou-mettre une autre sois, il étendit encore ses conquêtesdans le grand empire de la Chine, plus loin que n’avoitfaitGinghiz khan ; Sc depuis ce tems Khanbalig , Sc toutce qui en dépendoit, demeura long-tems sous la domi-nation des empereurs Ginghiz-kaniens. * D’Herbelot ,ïsiblioth. orient.

Voyez Camb alu Sc Pékin, qui sont les noms d’unemême ville.

KHANKOÙ, ville de la Chine. Elle est très-considé-rable par le concours des marchands , que le négoce yattire de tous côtés ; c’est la derniete Sc la plus éloignéedu coté du levant, où ils abordent ; elle est située au sud-es! de la ville de Sangiouch, &■ n’est éloignée de la mer,que d’une demi-journée. II n’y a pas d’autre eau quecelle des puits; cí quoiqu’il n’y ait point de jardinage,elle ne laisse pas d’étre fort peuplée , à cause du com-merce qui s’y fait. Edriíïì, cité par d’Herbelot, parleauffi de Khancou en ces fermes : c’est, dit-ií, un très-grand port de la Chine , éloigné de quatre journées denavigation , Sc de vingt journées de chemin par terre,de Loukin, ville des Indes la plus prochaine. Elle estéloignée de Giankou ou Giankova , autre ville des In-des, de huit journées. Al-Bergendi en parle autrementque les deux auteurs préeédens. II dit en deux endroits,de fa Géographie, que c’est le nom d’une province de laChine , que les habitans lui cìonnoient, mais qui néan-moins étoit plus connue de son tems, sous celui de Kha-tha. *D’Herbelot , Bibliot. orient.

KHAOUS , petite ville d’Asie , dans la Tartarie, au-■ dessous de Samarcande \ elle est éloignée de sept para-fa u ges de la ville de Zamin, S 1 de neuf de celle de Khosch-ltat, située fur la riviere de Schasch. *D'Herbelot, Bibl.prient.

KHARADIN, petite ville de la grande Arménie. Elleptoit autrefois très-grande Sc très-peuplée. * Manuscritsde- la Bibl. du roi.

KHARAGIA-BENOU-JAKSIN, ville du Kathay,située fur la riviere de CARAMOB.AN. Les Mogols s’en

KHE

fendirent fnaîtses, fous le régne d’Oktaíkan, 6^Ginghiskan. * D'Her-bdot , Biblioth. orient.

KHARTAN, iste dans le golfe de la mer d’Yemen,ou de l’Arabie heureuse. Ses habitans ont une langue-par*ticuliere, qui n’est point entendue des autres Arabes, ftfont trafic d’ambre gris , que la mer jette quelquefois ÍUle rivage de leur iste. *D’Herbelot ì Biblioth. orient.

KHARAF, canton de Nichabour, dans le KhoassanȈ93 d. de longitude, & 35 d. de latitude. Selameh , S IslC j"gian Sc Zerken sont des bourgs de ce canton. Le pa>abonde en raisins, melons, grenades Sc soie. *ManUSd*de la Bibl. du roi.

KHAZAR. Voyez Khosar. .

KHESELL,(le) ou Khesill, grande riviere d’Asiff»dans la Tartarie, au pays des Usbecs ;] c’est la mem eque la fameuse Daria , riviere dont on a fait tant d®bruit depuis le commencement de ce siécle. Mais ce mUDaria est un nom général, qui signifie simplement^'"viere ; ainsi ce n’est pas le nom propre de celle-ci ; c ele Kesell ou Kesill , qu’on doit l’appeller.

Elle a fa source dans les montagnes qui séparent >®états du Contaich, grand Kan des Kalmoucks de fgrande Boucharie, vers les 43 d. de latitude, Sc les 9° d *^o' de longitude. Son cours tend à-peu-près de l’on®**a l’oceident ; Sc après avoir traversé tout le pay 5 dCharastin, Sc parcouru environ cent cinquante lieu eSd’Allemagne de pays, elle vient se dégorger dans la lTiefCaspienne, à 40 d. 30' de latitude, à 3 5 heúes d’Alle lTia 'gne, au nord de l’embouchure méridionale de la rI "viere d’Amù. Les bords du Khesell sont extrêmemenfertiles par-tout où ils sont cultivés ; mais la plus grand®partie en est négligée par les Tartares, habitans desp r ®Tvinces qu’elle arrose : ils ne daignent même pas P r °.ter des exceilens pâturages , que les bords de cette ti

viere leur offrent , quoique meilleurs que ceux qu entrouve du côté de la riviere d’Amù. On ne trouve dece côté, sur-tout le Khesell, que de petites villes ; e* 1core sont-elles à moitié désertes , parce que lesTartaieUsbecks de la grande Boucharie, Sc du pays de Lhrafs’m, cherchent également les frontières des Persan 5 1où ils trouvent mieux à exercer leurs talens, que vC sSles frontières des Kalmoucks Sc des Gara - Kalpakk 5 'C’est dans la riviere de Khesell , de l’autre côté depetite ville de Tuk, que le bras septentrional d® *riviere d’Amù s’est venu décharger, il y a environ st 1 ' 3 -tre-vingt ans, après avoir quitté son ancien canal, ff 1 *passoit devant la ville d’Urgens. Mais, depuis quelcj l,eannées, les Tartares du pays de Charafs’m , ont e ‘s°Ldétourné le cours de la riviere de Khesell ; ense rqu’elle ne se décharge plus dans la mer Caspienne í Cqui arriva ainsi. Pierre le Grand , ayant extrêmemen^cœur de rendre ses états florisans , par le moy el1 Qcommerce , portoit fans cesse ses pensées fur ^ equi pouvoit faciliter ce dessein; Sc ayant comp r ' s T■la communication de la Sibérie, avec les états nierdionaux de l’Asie, y contribuerait infiniment, il l ll tj ]fque cette communication se pourroit établir lecommodément pat le moyen de la riviere de Sù 1 !laquelle arrose le pays de Turquestan, présumant aV^vraisemblance, que cette riviere se déchargerait da» 5mer Caspienne. Pour cet effet, il fit accompagner, à P 1sieurs reprises, les Cosaques du Jaïck, qui sont ? - cC ° l 3ftumés de courir le long des côtes de cette mer, Pdes gens entendus dans la marine, pour examinesquel endroit la riviere de Sirth pouvoit y avoir so° eI ^bouchure ; ces gens ne trouvant aucune riviere .dérable qui se déchargeât dans la mer Caspienne, .tre la riviere de Jemba & l’Amù, que la seule rlVl q| sde Khesell , crurent que ce devoit être la riviere css gcherchoient ; & ce qui acheva de les tromper, * ut .^ | eles Cosaques les assuraient que cette riviere P orto1 e juinom de Daria , qu’ils savoient être pareillement c ^de la riviere qu’ils cherchoient, fans savoir que ceun nom général. C’est pourquoi ils firent leur rapp^^en conformité de ce qu’ils avoient remarqué. La- ^fus l'empereur de Rustre, prit, vers Tannée ^Ir-résolution d’y envoyer, par la voie d’Astracan, ntain brigadier, Beckowit ^, avec deux mille®' r i„hommes, pour s’emparer de Tembouchure de . 0 sté-viere. Cet officier, Circaffe d’extraction & st 11 !doit la langue tartare, paraissait plus propre a