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parasanges. Tous ses habitans font infidèles, au jugementdes Mahométans , c’est-à-dire Chrétiens ; c’est ce qu’endit Abdalmoal dans le fécond climat. D’Herbelot, Bibl.orient, qui rapporte ces paroles , ajoute : cette ville estl’ancienne Coptos , qui a donné autrefois le nom àune des provinces de l’Egypte, Copticus Nomos. II pou-voit dire de plus, qu’elle l’a donné au Nil &à toute l’E-gypte. H poursuit ainsi : aujourd’hui cette même ville,que l’on appelle aussi KiBTH, donne le nom à toutel’Egypte & à toute la nation, que les Arabes appellentAl-Kibth , aussi-bien que Mesr. Ce font les Coptesou Copthes. Voyez les articles Copthes & Coptos.
KIGNANFU, grande ville de la Chiné; elle est com-merçante, a de belles rues , & un fauxbourg au midi.
KIINO-KUNI, province du Japon, dans l’isle Ni-phon, fur la mer du Japon, au sud de la province d’Id-íiimi, & de celle de Jamatto. Elle est renommée parses mines de cuivre le plus fin, & le plus malléable,qui fe tire de fes iíles.
KIKIANG, ville de la Chine, dans là province dëSuchuen, au département de Chungking , cinquièmemétropole de cette province. Elle est de io d. 40' plusoccidentale que Pékin , fous les 29 d. 48' de latitude;*Atlas Sinenfis.
KILAK.I, (LES) habitent au bord de l’embouchuréde la riviere d’Amur, & ne payent point encore de con-tribution à 1 empire de Russie. *Hijl. généalogique desTatars , p, 488.
KILAN. (le) Voyez Ghilan.
KILBEG. Voyez Calebeg.
KILBEKAN, petite ville d’Irlande, dans la provincede Leinster, au comté de West-Méath, fur la riviere deBrasmagh, vers les frontières du comté duroi, à dixmilles, & au fud-est de Ballimore. Elle envoie deux dé-putés au parlement. * Etat présent de l'Irlande , p. 45.
KILCONNEL, baronnie d’Irlande, dans la provincede Connaught. C’est une des dix-fept baronnies quicomposent le comté de Gallway. * Etat présent de VIr-lande. ■
KILDARE ou Kilo A R, ville d’Irlande, dans la pro-vince de Leinster, au comté deKildare, à onze milles& presqu’à l’ouest de Naas , ville du même comté.Kildare en est la capitale & le siège d’un évêque, avecle droit de tenir marché public , & d’envoyer deuxdéputés au parlement. Elle est à vingt-fept milles, Sc aufud-ouest de Dublin. Elle a été autrefois très-fameuse, àcause de sainte Brigite. Elle y fit bâtir un monastère,& elle y résidoit ordinairement. La réputation de cettesainte rendit ce lieu si célébré 6C si fréquenté, que legrand nombre d’édifices que l’on y bâtit de son vivant,même autour du monastère , y forma une ville qui de-vint assez considérable dans la fuite, pour y faire trans-férer le siège métropolitain de la province. Baillet écritKlLDAR ou KiLL-DARE, en latin Cella-Quercus. *Bail-let , Vie des Saints , au premier Février.
Le COMTÉ de Kildare, contrée d’Irlande, dansla province de Leinster. II a Dublin & "Wicklowàl’est;le comté du roi & celui de la reine, à l’ouest ; Estméathau nord, & Caterlagh au sud. II a trentessiuir milles delong & vingt-trois de large. II est riche, & abonde entoutes choses. On le divise en huit baronnies, qui font.
Carbury,Ikéathy,Sait,Naas, .
Connel,
Ophalli,
Noragh & Reban,Kiléah & Mone.
II y a deux villes qui tiennent marché, savoir Carburi& Kildare, & trois qui envoient leurs députés aux par-lemens , savoir Naas , Kildare & Athy. * Etat prisentd’Irlande, P* 39 & 4 °-.
KIL, ville du Holstem. Voyez Kiell.
KILCOURSY , baronnie d’Irlande , dans la pro-vince de Leinster. C’est une des onze qui composent lecomté de Kingscounty. * Etat présent de l Irlande , t. 3.
K 1 LDUN, château d’Econe, dans la province deRoss, fur la riviere de Connel ou Connan , qui fe jettedans la baie de Cromarty ; il appartient au comte deScaforth.
KILE, province d’Ecosse. Voyez Kyle.
K.ULF EN OR, selon Baudrand, village d’Irlande, dans
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ía province de Conmjaught, au comté de Clare. C etoitautrefois un lieu plus considérable, & le siège d’un évo-qué suffragant de l’archevêque de Cashel.
KILHAM , bourg d’Angleterre, dans la provinced’Yorck. On y tient marché public. * Etat présent dela Gr. Bretagne , t. 1.
KILIA insula, iste de la Tartarie, en Europe, aUBudziac, à l’embouchure du Danube, qui la forme, obranche la plus septentrionale l’enferme au nord. E*'prend son nom d’une bourgade nommée KlLiA ,surnommée 1 ’ 'Ancienne , pour la distinguer de Kilia-lâ'Neuve , qui est au nord, de l’autre côté du bras septen-trional du Danube, à l’orient de Bialogrod. * De W lt iAtlas.
KILIA NOVA , bourg de Bessérabie , vers l’einbo 11 'chure la plus septentrionale du Danube ; c’est l’ancien neTomes , lieu de l’exil d’O vide que la Motraye croit etreTémiswara, qui est entre Custangi & Varna.
KIL 1 SSIM , montagne d’Asie en Perse, dans l’Ira c 'Agémi, fur la route de Kom à Saba ou Sava, envir° stà cinq lieues de la premiere. Elle est à la droite dura van ferai nommé Schaferabath. Elle n’est que médio-crement haute; mais elle est ceinte, de tous les côtés,o eplusieurs collines pierreuses , qui ne produisent quf ^sel, aussi-bien que toute la campagne voisine, qui ctoute blanche de sel & de salpêtre. Cette montagne otcelles de Nachrjian , de Kuld, de Zrumi , de Kemre, dHémédan , de B set un & de Suldus fournissent toutePerse de sel, que l’on en tire comme d’une mine.Persans disent de la montagne de Kilissim \ Kim- 1 t c< s r \Kelmes , c’est-à-dire que ceux qui y montent n’en yf*cendent point ; équivoque qui ne contient qu’un reh"badin, & que quelques-uns ont pris au pied de la __tre, comme si l’on avoit dit qu’ils n’en descendent l a ^mais, ce qui est faux ; hauteur de cette badinerie a f ellement voulu dire qu’ils n’en descendent point alors»dans le terns qu’ils y montent ; ce qui est vrai de touteles montagnes du monde. * Oléarius Voyages, l• *p. U c. r.
KILISTINONS ou Kiristinous , ( les ) ou L sChristinaux, ou les Kricqs, peuple de l’Ainéritl ueseptentrionale, au fond de la baie de Hudson , dont ‘boccupent les bords, depuis le fort Bourbon ou Nelson»& l’embouchure de la riviere de Sainte-Thérèfe ,couchant de cette baie, jusqu’aux montagnes qui bo r 'nent au nord les Pitchibouronni. Ils font bornés, au co u ^chant, par les Pouls ou Assempoils; au midi, par I e .nada ; & au levant, par les Eskimaux. De la P°^ rI . s ’qui a traité fort amplement certains points de l’Hm 0 . 1de l’Arnérique septentrionale, t. 1, p. 17^ , regarde .Christinaux ou Kricqs , c’est-à-dire , selon iu>.»sauvages qul-kabitent les lacs , comme un peuple P ar •culier de cette côte , & dit qu’ils demeurent à centXante lieues du fort Nelson. Ils ont, dit-il, l’ufag e 0calumets de paix ; c’est-à-dire *de la pipe. C’est uîie ,tion nombreuse, dont le pays est vaste ; ils s’étend^jusqu’au lac supérieur. Ils vont quelquefois en traitefaut de Sainte-Marie & de Michilimakinak ; ce son r § e .fort vifs, toujours en action. Ils font guerriers, & 0 .aíïez les maniérés des Gascons. Ils vivent dans l’idolatrj »chez eux la polygamie est en usage. Les autres pe u Pqu’il range le long de cette côte, font ceux-ci : ,■ t
1. Les Ouenebigonhelinis font les plus proches du ^
Nelson. Leur nom signifie gens du bord de la met’vivent de chasse & de pêche. _ j,;,
2. Les Monfiunis , c’esl-à-dire gens de marais , 12 ■
tent un pays plus haut que les Ouenebigonhelim s » qest fort rempli de marais. . - Jfl
' 3. Les Savanois ou gens de Savanes , font ph isen montant vers le sud. jé
4. Les Christinaux ou les Kricqs ; nous en avons p
ci-dessus. • 0 flt
5. Les Migìchïhilinious , c’est-à-dire Sauvages
des yeux d?aigles. Us demeurent à deux cents h eu _u
6. Les Oskquisaquamaïs vivent de poisson, on
de castors; mais leurs peaux font très-gfasses. . pierre
7. Les Michinipicpœts , c’est-à-dire hommes na-du grand lac , demeurent à trois cents lieues.
tion habite nord & sud. . Jepointe,
8. Les Netaouatscmìpoets , c’est-à-dire homdemeurent à quatre cents lieues.