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Tome troisième. G - L.
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L 4, c. í8, expliquant le Cariosvelites de Pline , faitcette remarque : César les nomme Curiosolúes ; leurville, dont nous sommes, étoit Corifopitum, Kimper ,mot qui, en Breton, lignifie une petite ville murée. Lediocèse s’appelle Cornoua.HU , en latin Còrnugallia ; àLézard de Cariosveiitcs ou Curiosolites , on peut voir Par-ticle, où nous en parlons expressément ( b ). On netrouve aucune trace de Kimper, dans l’antiquité, avantS. Corentin, son premier évêque , dont elle a pris lenom ( c ). Quelques-uns croient que.. -qe-faint fut sacréévêque par S. Martin, métropolitaines la Bretagne ,mort Vers Pan 397: d’autres disent qu il-a vécu sous lerégne de Dagobert, vers Pan 630. La cathédrale est dé-diée fous Pinvocaíion de S. Corentin ; son chapitre estcomposé de lix dignités, 6t de douze chanoines. Lesdignitaires font le doyen , les deux archidiacres, le tré-sorier, le chantre, le théologal. L’abbé de Daoulas estpremier chanoine de ce chapitre. II a fa chaire dansle chœur , vis-à-vis celle de l’évêque. Dans les pro-cesseurs , ses religieux marchent a la gauche des chanoi-nes, & Pabbé à la gauche de Pévêque. *( a ) Piganiolde la Force , Description de la France, t. 5 , p. 139.( b ) Longuerue , Description de la France, p. 91. ( c ) Pi-ganiol ae la Force , Description de la France , t. 5 ,p. 149.,

Le diocèse de Kimper comprend plus de deux centsparoisses. II s’étend le long de la côte : les villes de cediocèse sont,

Kimper-Corentin,Quimperlé,Concarneau ,Karhais,Châteauneuf,Gourin,

Rostrenen,

Châteauíin,Faou,Audierne,Pont-Croix,Pont-PÁbbé,Douarnenez,Crozon, 6 cc.

Les quatre premieres envoient leurs députés aux étatsde la province.

KIMPERLÉ. Voyez Quimperlé.

KIMSKY, ville de la Tartarie Moscovite. Cette villeest dans un fond, entre des rochers 6 c des montagnes,fur une petite riviere de même nom, qui vient du nord-ouest , & va vers le midi dans le Tunguska. On trouveautour de cette ville, quantité de martres zibelines plusnoires qu’adleurs.

KIM-TE-TCHIM , gros bourg de la Chine, dans laprovince de Kiansi, 6c la dépendance de Feùléanaf ouFéouléam, quatrième ville du département de Jaocheu,(ou Jaotcheou,) seconde métropole de cette province.Ce lieu est très-remarquable par la porcelaine qui s’yfait. Elle est d’un blanc vif, éclatant 6 c d’un beau bleucéleste. II s’en fait dans beaucoup d’autres endroits,mais elle est bien inférieure ; celle de Foukien est d’unblanc de neige , qui n’a nul éclat, & qui n’est pointmélangé de couleurs. Des ouvriers de Kim-íe-tchim yporterent autrefois tous leurs matériaux, dans l’esperanced’y faire un gain considérable, à cause du grand com-merce que les Européens font à Emoui ; mais ils nepurent réussi. L’empereur (Cham-Hi) a fait conduire àPékin des ouvriers en porcelaine, St tout ce qui s’em-ploie pour ce travail ; ils n’oublierent rien pour réustirfous ses yeux : cependant on assure que l’ouvrage man-qua. Il se p e ut faire que des raisons d’intérêt ou de po-litique eurent part à ce peu de succès ; quoiqu’il en soit,c’est Kim-te-tchim qui fournit la plus belle porcelaineà toutes les parties du monde ; le Japon mêine en vientacheter à la Chine.

II ne manque a Kim-te-tchim qu’une enceinte de mu-railles , pour avoir le nom de ville. Ces endroits nom-més Tchim , qu} font en petit nombre, mais qui fontd’un grand abord & d un grand commerce, n’ont pointcoutume d’avoir d’enceinte, peut-être afin qu’on puisseles étendre Sc les aggmuéir autant que l’on veut; peut-être auffi afin qu’il y ait plus de facilité à embarquer Stdébarquer les marchandises.

On compte à Kim-te-tchim dix-huit mille familles. 11 yde gros marchands, dont le logement occupe un vasteespace, & contient une multitude prodigieuse d’ouvriers ;auffi l’on dit communément qu’il y a plus d’un milliond’ames 3 qu’il s’y consume chaque jour plus de dix mille

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charges de riz; St plus de mille cochons. An rèste,K-iu^te-tchim a une grande lieue de longueur, fur le bP rd’une belle riviere. Les rues font tirées arí cordeau; e* ^fe coupent St le croisent à certaines distances ; tout .terrein y est occupé ; les maisons 11’y font même q uetrop serrées, 6c les rues trop étroites : en les traversant,on croit être au milieu d’une foire. On y voit ungra°^nombre de temples d’idoles, qui ont été bâtis à beaucoup de frais. Un riche marchand, après avoir travet fde vastes mers pour son commerce, a cru avoir échapP®d’un naufrage par la protection de la reine du ciel. Pp uaccomplir le vœu qu’il fit alors , il vient de lui l aireconstruire un palais, qui l’emporte, pour la magnificen ce >for tous les autres temples.

La dépense est considérable à Kim-te-tchim, p arcequ’il faut faire venir d’ailleurs tout ce qui s’y consum e >St même jusqu’au bois nécessaire pour entretenir le > e .des fourneaux. Cependant nonobstant la cherté des vl "vres, Kim-te-tchim est l’asyle d’une infinité de pauvf eSfamilles des villes voisines ; on y trouve à employsles jeunes gens, St les personnes les moins robuste,'les aveugles même 6 c les estropiés y gagnent leur. vie abroyer les couleurs. Anciennement on ne comptoit ^trois cents fourneaux à porcelaine dans Kiin-te-tchiss’présentement il y en a bien trois mille. II n’est pas l lirprenant qu’on y voie souvent des incendies. C’est p 0 ^cela que la génie du feu y a plusieurs temples.

Kim-te-tchim est dans une plaine environnée de h a ^tes montagnes ; celle qui estàl’orient, St contre laque**®il est adósté, forme en dehors une espece de demi- cercle. Les montagnes, qui font à côté, donnent issue à deu*rivières qui fe réunissent ; l’une est petite, mais l’?u trefort grande , 6 c forme un beau port de près d’une si el ? edans un vaste baffin , où elle perd beaucoup de fa rapj'dité. On voit quelquefois dans ce vaste espace jusq u ?deux ou trois rangs de barques ; tel est le spectacle ss"se présente, lorsqu’on entre par une des gorges dans, 1 ,port ; des tourbillons de flamme & de fumée, qui s flevent en différens endroits , font d’abord remarquer 1 e 'tendue, la profondeur Sc les contours de Kinvte-cbiu'ià Fentrée de la nuit, oh croit voir une vaste ville to atSen feu. Peut-être cette enceinte de montagnes forifl £ 't-elle une situation propre aux ouvrages- de porcelaiu e '

Un lieu si peuplé, où il y a tant de richesses, où u 1 *?infinité de barques abordent tous les jours , St qui n’ elpoint fermé de murailles, est gouverné par un seuldarin, sans qu’ii y arrive le moindre désordre; à larite, Kim-te-tchim n’est jqu’à une lieue de Fouléam , ^à dix-huit de Jaotchéou ; mais il faut avouer que la P 0 'lice y est admirable. Chaque rue a un chef établi P aí j ^Mandarin ; 6 c fl elle est un peu longue, elle en a P 1 ^fleurs. Chaque chef a dix subalternes , qui répoUychacurl de dix maisons. Us doivent veiller au bon ord re 'accourir au premier tumulte 6 c l’appaiser , en douU eavis au Mandarin, foui peine de la bastonnade. Chass 1rue a ses barricades, qui fe serment durant la nuit- Pgrandes rues en ont plusieurs. Un homme du st l,?rt !Lveille à chaque baricade, 6 c n’oíèroit ouvrir la por te ssfa barrière qu’à certains signaux. Outre cela, la ronds íefait souvent par le Mandarin du lieu , & de terris en te&par les Mandarins de Féouléam. De plus il -n’est ?P e !\ipermis aux étrangers de coucher à Kim-te-tchiu 1 '

’ils

faut, ou qu’iìs passent la nuit dans leurs harqnes, n _logent chez des gens de leur connoissance, q 11 ' re P° utdent de leur conduite. Cette police maintient P art i° el ,le bon ordre, 6c établit une fureté entiere dans undont les richesses réveilleroient la cupidité d’une infinide voleurs. - ,,£ n -

J’ai extrait cet article d’une lettre écrite par le F. ntrecolles, Jésuite, missionnaire à la Chine, aU , ,4Jéíùite, eu 1712 , 6 c insérée dans les Lettres édifias »t. iz, p. 25s & fuiv. . J e

KIMUEN , ville de la Chine, dans la P r0V,nC ^ meKiangnang, au département de Hoeicheu , q ua ^ r j efl .métropole de cette province. Elle est de 16 P luS # j t i astaie que Pékin, sous les 30 d. io' de latitude.

Sinenjìs. . i e Xensi,

1. KIN, ville de la Chine,dans la provinc^ ^ ^reau département de Linyao , sixième tnetrop caiePé-province. Elle est de u d. 5/ P Sinenjìs.

Lin, sous les 37 d, 54' de latitude, 40 2. KIN,