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Tome troisième. G - L.
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KOM

J^jose-Volodk, St peu éloigné de Drinskoi St deF oL * C . orn ' Dlct *

j ^OM, ville de Perse, à cinquante lieues au nord-oueste la capitale, au s; moins, quelques degrés de lati-

1 ' j’ ^ au ^7* longitude. Les géographes Orientaux, Ul . donnent 75 d. 40' de longitude , St 36 d. 3 ^ de^'îude. Tavernier, Voyage de Perse , 1. 1, c. 6, enjj ar * e ainsi. Kom est une des grandes villes de Perse,k ns un pays plat & fort abondant en riz: il y croît de

°«s fruits, St particulièrement de grosses St excellen-grenades. Elle n’a que des murailles de terrre', avece ,Petites tours fort près les unes des autres ; St lesai .fons, pour n’être aussi que de terre, n’en font pas°*ns propres au dedans. A l’entrée de la ville on passe^ e .riviere fur un pont de pierre , d’où en tournant à0l te fur un fort beau quai, on trouve un caravantèrailei ? bâti St fort commode. Ce qu’il y a de plus remar-^ a ble à Kom , est une grande mosquée, que les Per-, ns . n’ont pas en moindre vénération que celle d’Ar-e ud. C’est où on voit les sépultures de Cha-Séfi Ste Cha-Abas II, St celle de Sidi-Fatima , fille de^■n-Hocen, qui étoit fils d'Ali St de Fatima-Zuhra,, e de Mahomet. La grande porte de cette mosquéee pond fur une place plus longue que large , où il y a11 caravanferai St des boutiques qui, au dehors, ont quel-SUebeaute. Un des côtés de la place est comme ferméune muraille fort basse ; par-dessus on voit la grève Sta petite rivière qu’on passe fur un pont où la mêmejpce vient aboutir. Sur le grand portail de la mos-, on voit de l’écriture en lettres d’or, à la louange, e Cha-Abas II. On entre d’abord dans une cour qui est£ longue que large, St qu’on pourroit appeller jardin,jj Ul *que des deux côtés de l’allée du milieu, qui est pavée,j ^ a ^ eS cars d s de fleurs. Un balustre de bois, qui régneH e S deux côtés le long de l’allée, empêche que les passansv e Puissent rien cueillir; St on a grand foin de tenir le

2 a en bon état. Dans cette premiere cour on voit àu che, en entrant, de petites chambres où ceux qui reçoi-

^ nt les aumônes que, par la fondation de la mosquée,a a distribue tous les jours , vont manger leur portion;d’aH ss uo; ’ d s be retirent. Ces mêmes chambres ferventà , ^ e à ceux qui ne peuvent payer leurs dettes, commea Mosquée d’Ardeml. Ces lieux de franchise ne font pasOrnrneles nôtres, où il faut que celui qui s’y retire fe°Urriflse à fes dépens De la premiere cour on passe dansa 1e autre qui est plus grande St toute pavée, St de celle-ci1 une troisième qui est carrée St relevée en terrasse.^ n y entre par une porte qui est au bout d’un large per-^ , St c’est où font les logemens des Moullahs ou{ptres de la mosquée. De cette troisième cour, parj^scalier de brique de dix ou douze marches, on^ e à une quatrième, qui est aussi relevée en terrasse,ai *. milieu de laquelle il y a un beau bassin ; il feP'b continuellement par de petits canaux d’eau cou-tr ç te qss tombe dedans, St fe vuide à mesure par d’au-c e S Car >aux, qui vont donner de l’eau à divers lieux de^ § r and enclos. II y a quelques bâtimens en cette cour;q ui Un , des côtés est occupé par la face de la mosquée,afp pas désagréable. Ce font trois grandes portes<3 e z bien entendues, à la mode du pays ; St il y a auPer 3 - 11 une muraille de brique à hauteur d’homme, StPon 66 a î our ’ en maniere de , lozange : le seuil de laìl v 6 âu milieu est couvert d’une plaque d’argent ; Stqué 3 î ntre ces tro ' s portes St celle du dôme de la inos-Vrg pasteurs Moullahs ou docteurs qui tiennent les li-°cto ° U blênt incessamment. Cette mosquée est unbois rl° ne ’ ^ a àaque angle il y a une petite porte dec- f !}°yer vernissé de gris St de jaune. La sépulturel a ^atima, petite-fille de Mahomet, est au fond deIz 0s quee, n’y ayant que pour passer un homme entreg r |j] U St le tombeau : il est entoure d’une grandebarre ar § ent de seize pieds en carré, de laquelle lesc ro i{- aux *°nt ronds St pommetés aux endroits où ils fe^'or'& ’, avec la lumière qui fort de quantité de lampesqu’un trA a [§ ent ' tout cela ensemble ne peut produirel'élevati S ' j Esset. Le dedans de la mosquée, jusqu’àdôme JfTg es an §^ es âe l’octogone qui supporte leleu rs .’ o . e Ca rreaux d’un beau venis de diverses cou-* l que*d i 3 COu P e d u dôme, comme la voûte du por-e l a mosquée , est une peinture en moresque

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d’or St d’aziir. De chaque cô>é de la mosquée, St prèsdu lieu où est le tombeau de Sidi-Fatima, on voit unegrande sale, où on distribue aux pauvres les aumônesroyales , qui consistent , en pilau St autres vian-des apprêtées fort proprement. De ce tombeau 01,tourne à gauche vers un escalier qui en est éloigné devingt-cinq ou trente pas; St cet escalier même a uneporte , au-dessus de laquelle il y a encore quelque écri-ture à la gloire de Cha-Abas 11 . La porte étant ouverte,on voit le lieu où repose le corps de ce roi ; St parune autre porte grillée, on découvre lotis un petitdômale tombeau de Cha-Séfi ton pere, qui est couvert d’un.drap d’or.

KOMARE, ou KOMORE, ifle St forteresse deHongrie. Voyez CoMORE.

KOMBREGUDU, royaume d’Afrique, da is la Ni-gritie, qui occupe les bords de la riviere de Falemé ,au midi de celui de Kontu, St au fud-ouest de B a in-duit Quoique ce pays ait le titre de royaume , il n’y apourtant pas de roi. Les principaux villages ont deschefs, appellés Farìms , St qui ont autant d’autoritéque des louverams. Les habitans n’ont guères d au-tres ressources que celle de leurs mines d’or, mais dontils ne savent pas faire usage. * Voyage de M. Compa-gnon au pays de Bambuk Stc. en 1716.

KOMIS, province de Perse , St faisant partie duKhorafan qu’elle a au levant, l’irak Agémi au fud-ouest,St le Mazauderan au nord. Elle a cinquante lieues delong, St autant de large. Damgan, Simnan, St B es-tant font les villes qu’on y trouve. * D’AnvilU , Cartede Perse, 1751.

KOMOL, port d’Aírique, fur la côte occidentale dela mer Rouge, à soixante huit lieues au nord de Sua*quem, latitude 12. d. 3 o'.

Ce port est très-fur, quoique d’une petite étendue.’Un banc de fable sert tout-à-la-fois à défendre feutrée,St à rompre l’impetuosité de la mer. La terre, qui l’en-vironne, forme une perspective agréable. Elle est ha-bitée par les Badwis, qui font des Arabes errans. * Hiji.générale des Voyages, t. I.

KOMPAS, nation d’Afrique, voisine des Véteres Stdes Issinois. Leur.pays s’étend trente ou quarante lieuesde lest à l’ouest , lur quinze ou vingt lieues de large J .Cette nation est gouvernée en forme de république , ouplutôt d’aristocratie, car ce font les chefs des villages;qui discutent les intérêts publics, St qui en décident àla pluralité des voix. Leur pays est composé d’agréa-bles collines que les habitans cultivent soigneusement,St qui produisent tous les grains qu’on y seine ; tandisque le terroir des côtes, qui n’est qu’un fable sec Síbrûlé, demeure éternellement stérile. Les Kompas pro-curent aux Issinois St aux Véteres leurs p ncipalesprovisions, St reçoivent en échange des armes à feu,des pagnes St du sel, dont ils sont entièrement dépour-vus. C’est d’eux encore que les Issinois tirent For qu’ilsemploient au commerce , St que les Kompas retirentd’une autre nation , qui habite plus loin dans les ier-res. * Voyage du B. Loyer, dans le royaume d'lfini1701, (701, 1703. . , XT

KONGAL, ou KonGEL, petite ville de Norvège,'au gouvernement de Bahus, fur la riviere de Gotheîba,au couchant de Bahus. Elle etoit autrefois aux Danois,qui la cédèrent aux Suédois, en 1638, par le traité deRofchild. * Baudrand, édit. 1705.

KONIA , nom que quelques-uns donnent a l’an-cienne Iconium. Voyez ces mots St Cogni.

KONIECPOL, ville de Pologne, dans la basse Po-dolie, fur le Bog, à vingt-quatre lieues au-dessous deBradait.

KONÎGINGRETZ , ville de Bohême. VoyezGratz 2.

KONIGSAHL : c’est la même chose qu’AuucA,'ancien évêché d’Allemagne , transféré à Hildez-HEIM. Voyez ces deux titres.

1. KONIGSBERG, petite ville de Bohême, avec

un joli château, fur une montagne , au bord de l’E-ger, entre la ville de ce nom St Falkenau, a deux mil-les de l’une St de l’autre. Elle a appartenu quelque teinsaux seigneurs de Guttenstein, St ensuite, vers lan 1742,à Hierome Schlickens, *Zeyler, Bohem. Topogr. n. 37.

Tome III, Qqq (j