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de Muldau, auprès de Newyklau & de Tloskcw, selonZeyler. *Bohem. Topogr. p. 38.
KONRADICZ , Cunradicze, château royal deBohême, à un mille de Praguè*.-' On le nomme auffi lènouveau château. C’est où mourut TempereurWencestas,roi de Bohême , le 16 Août 1419, après avoir été dé-trôné.
KONTU , royaume d’Afrique, le long de la rivierede Falemé, au nord du royaume de Kombrégudu, àl’ouest de celui de Bambukau midi de la riviere duSénégal. II a pour capitale une ville appellée Sambanura:nous n’avons connoiffance de ce royaume, que depuisl’an 1716, que le sieur Compagnon eut le courage d’ypénétrer pour découvrir les mines d’or, qui y font engrand nombre, ainsi que dans les autres pays voisins decelui de Bambuk. * Carte du cours des rivières de Fa-lemé & Sénégal , levé fur les lieux , par Compagnon.
KOODSUKE, province du Japon , dans Ciste Ni-phon, bornée au couchant, par celle de Fida, & au le-vant par celle de Simoodsuke. Elle a quatre journées delongueur d’orient en occident. C’est un pays chaud ÔCqui produit quantité de mûriers.
1. KOPERSBERG, montagne de Suéde, dans la Da-lécarlie, aux confins de la Gestricie. II y a de riches mi-nes de cuivre, d’où lui vient son nom qui signifie mon-tagne de cuivre ; le nòm est commun à la montagne &à une ville que l’on appelle plus particulièrement Fah-lun. Baudrand met cette ville dans la Gestricie, auprèsdu lac de Ronn. C’est une erreur ; le lac de Rund & laville font de la Dalécarlie , elle en est même le princi-pal lieu. * Mémoires communiqués. Voyez Fahlun.
La principale mine de cuivre est au couchant, & àenviron mille pas de la ville. Avant que d’y arriver, ilfaut traverser des monceaux de cuivre brûlant, nommésKallrofar par les Suédois, & d’où il fort une vapeurde soufre capable d’incommoder. Olaiis Nauclerus faitune description fort détaillée de cette mine dans fa dis-sertation de Magna fodinâ Cupûmontanâ , où il la nommela huitième merveille du monde. Ce livre est rare, & envoici un extrait.
On voit d’abord fur la terre diverses ouvertures ou demines ou de puits, (Jchachtet ,) avec leurs engins. 11 y aplusieurs fortes de mines ; on peut les diviser par rap-port à leur grandeur, la plus grande, les médiocres &les petites. Celles-ci font au nombre de dix , & ont lesnoms de ceux qui les ont trouvées ou que le hazard leurs fait donner. II y a donc,
Les mines Eric-Matthias , & de Jean-Matthias ;
Au couchant, les deux mines des Corneilles , Krak-grufworne;
La mine des Ours , Biorngrufwan ;
Celle des fontaines, Kiallgrufwan ;
Celle de Bonne-Espérance , Forhoppning-Grufwan ;
Celle de l’Horloge, Drapgrufwan;
Celle de Jean-Eric;
Et ce que l’on a creusé fous le pont des machines hydrau-liques, Sankr.igen under Konjlrbon , auprès de la minede Magnus Nicolas.
Quelques-unes de ces mines font travaillées ; d’autresont été abandonnées par les travailleurs fatigués de n’yrien trouver, &|fe font remplies d’une eau teinte de vitriol.
II y en a six moyennes, savoir :
Skiarsgrufwan , vers le couchant ; elle passe pourla plus ancienne de toutes ; il n’y a personne qui fe sou-vienne d’y avoir vu travailler. Elle est fort profonde &d’une grande étendue sous le roc, comme on l’a apprisde quelques ouvriers qui y étoient descendus. Elle estprésentement pleine d’eaux que soutiennent, d’un côté, desdigues de bois ; car ce lieu étant élevé, on en fait cou-ler auflì-bien que d® l a mine nommée Crondiiket , par delongs tuyaux de bois ajustes 1 un a l’autre, &. attachéspar des bandes de fer, une grande quantité d’eau quel’on conduit aux grandes mines , pour faire tourner lesroues des machines qui fervent a tirer des fouterreins lesmétaux, les pierres & les terres inutiles.
Vers le midi est la mine de la reine, Drottning Gruf-yran , & de Magnus Nicolas, Man-Nils Grafwan , quiest fameuse par l’excellente qualité du métal, qu’on entire. Elle a été long-tems négligée ; mais à présent ony travaille avantageusement.
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A l’orient est lamine de S. Jean, S. langGrusf& Mardskiu Grufwan ; c’étoit autrefois une minesoufre, d’où vient qu’on la nomme encore Sv'asv /t 'gropen.
r . Outre ces mines , il y a d’autres ouvertures ou es P e .ces de puits dont l’entrée est plus étroite, & qui servesla plupart à tirer la matière ; pour cet effet on a commencé à creuser fur la superficie de la terre, en perçanla roche aux dépens du public. Les Suédois les nomnienSchachtet. II y en a dix grandes & royales. Elles ont p rl .leurs noms ou des rois, ou des personnes illustres q iUprésidoient au collège métallique , en mémoire des so inqu’ils fe sont donnés pour les procurer , savoir;
Au couchant Krakeschachter, le puits de la reine U» 1 "que. II a 408 pieds de profondeur.
Celui du roi Charles XII en a 444.
Celui du roi Gustave, en a 413.
Celui de la régence en, 1661, en avoit 540 ; en 167)'il étoit rempli de décombres, &n’qn avoit plus que 3 3°’on l’a nettoyé & fa profondeur est présentement de y> 7 "
Celui du roi Charles XI en a 569. ,
Les deux de Flemming, l’un , savoir le royal, auquÇon travailloit encore, il y a peu d’années, & qui a'' 0 ?déja 180 pieds de profondeur. L’autre fe creuse aux n alSdes intéressés , au profit des travaux métalliques j ° nnomme ce dernier Mans-Nils-Grufwas-Schacht. .
Celui de Vrede a 466 pieds;
Celui de Mardskins , 168;
Celui de la Croix, 163.
Ces puits font obscurs 6 1 pleins de vapeurs ; toU ^homme , qui n’y est pas accoutumé, n’y fauroit entre*fans que la tête & les yeux lui tournent. Au bord de ce spuits il y a des engins que deux, trois ou quatre che-vaux font tourner , & qui, par le moyen des cables e echanvre ou de ciiir, élèvent dans des corbeilles ou dan*des tonneaux la matière que l'on tire de la mine. ,
Outre ces engins, il y a d’autres machines nomméesopfordringswark que l’eau fait tourner : les Suédoisappellent fpeel ôt speelhuus ; ce sont de grands réser-voirs d’eau fur la terre : ils sont bâtis, de bois ; ils ras-semblent l’eau qui tombe des hauteurs voisines, & qunpar des tuyaux coule fur des roues d’environ cent piedsde circonférence, fur l’ailsieu desquelles fe roulent descordes à présent de cuir; c’étoient autrefois des chaîne*de fer. Ces roues élèvent les métaux , la terre & J êSpierres des mines dans des corbeilles, des caisses ou decoffres. Auprès de chacune de ces machines il y a de uJÍlogemens, l’un pour celui qui la gouverne fpeeliyraref lS ’& l’autre pour l’écrivain qui tient compte aes corbei‘‘ eque l’on tire. Ces machines sont très-ingénieufes. Ona l’obligation à Christophe Polhammaers, grand méca-nicien. Celles qui fervent à faire écouler les eaux do nles mines fe rempliroient, sont aussi très-belles. A vâíl .que l’on eût l’ufage des pompes, on emportoit l’eau da?^des sacs de cuir ; ce qui demandoit un tems &: desnés incroyables. A présent il y a telle mine d’où j 0 ^fait remonter l’eau par le moyen de dix-huit ou visépompes.
Sur la terre il y a des bâtimens qui forment une ^pece de bourg ; dans les uns on garde les métaux ) uSqu a ce que l’on puisse les transporter aux forges ou 0les prépare. II y a une assez belle chapelle , où, toU sjours, à neuf heures csii matin on fait la prìere publ>4 a 'Le sénat, la cour de justice , la chambre desont leurs appartemens dans la maison où est la chap e ‘On trouve jusqu’à un hôpital, une prison , des charptiers & des forgerons pour les outils nécessaires aux 0
vriers.
Ces mines apportent un revenu considérable au royau"^de Suéde. j,
1 . KOPERSBERG ou Fahlun , petite villeSuéde, auprès des mines dont elle prend son pre 1111nom. Voyez l’articlé précédent. , s
KOPING ; ce nom veut dire marché & entre cla terminaison de plusieurs noms de villes ou àt f c» Ben Suéde. Tels font Falkoping, Ionekoping , Li -P ’Lindkoping , Nordkoping, Nykoping , S “ r f%^SÌÔd ,KOPING , ville de Suéde, dans le ^^n er aas, ôcau nord du lac de Malet, au couchant deau fud-ouest de Kongsor, maison royale.
Vaugondy , Atlas,
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