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H , surnommé le Chauve ; ce malheureux princeJ e et0lt abandonné à !a débauche ; St sa femme , qui avoit
1 vues, en Fy entretenant, gouvernoit^t s'approprioit-J te l’autorité royale. Elle s’apperqut que le peuple mé-t] I p en tdesa conduite, penchoiten faveur de deux ondese ropieI; un mari de ce caractère n’étoit pas difficile à® 8 ! ier; elle lui représenta que s’il n’assuroit pas la cou-j° n ne aux deux enfans cju’il avoit eus d’elìe , ses onclese ? mpplanteroient. Les deux ondes surent empoison-j-ef j. & ce prince ayant poussé l’inhumaniíé jusqu’à leurj U er la sépulture, il s’engendra de la corruption deUrs cadavres des rats extrêmement gros, & en íì^ r andç quantité que le palais en fut inondé. EtonnéCe prodige, & voulant éviter la morsure de cese tes, Popiel & fa femme firent allumer des feux au-ar d eux , ni cet expédient ne leur reuffit, ni l’eauc âu lac de Gnplo ne les mit à l’abri du danger:es oêtes n’en vouloient qu’à eux seuls. On les vit tra-e ner le lac , & chercher leur proie jusqu’au milieu desgardes, qui vouloient les empêcher d’en approcher: le'Pplicefut cruel ; & il le fut d’autant plus pour Popiel,savant que ^"expirer, il fut témoin de la mort de falT >rne, 5 t de celle cle fes enfans. Piast, dont nous ve-°ns de parler, fut élu après lui, & devint la tige d’une)a >fon royale , dont la mémoire est encore en véné-r ation. * Le Laboureur, Voyage de Pologne, DlugoJJ\P’ 7 ^ C renier , p. 38.
n 1. KRYLOW, bourgadède Pologne , au palatinatdeelz , fur la rive gauche du Houe , au-dessous & au nord
^ Cc ic!ental de Beìz , au midi d’írodlaw. *Robeu de V
frndy, Allas.
au-
ICRYLOW , autre bourgade de Pologne, dans uneP e bte iste , que forme la rivière de Czehrin , en tombantt aas le Borysthène, au rmdi de Czehrin-Dabrowa, en. yaine , au palatinat de Kiovie. * Robert de Vangondy ,Baudrand en fait deux villes.
KRYNâNV , justice en Suisse. C’est une des commu-âtes dépendantes du bas Tokenbourg. *Etat & Délicesî. ^ , p. 32t.
KR 7 ,£M 1 ENIEC , ville &í châtellenie de Pologne,J Palatinat de Volhinie. Elle est fur le penchant d’uneGne, qui s’étend ju'qu’à la rivière d’íKwA, & est com-mandée par un château bâti fur le sommet. * D'^Lidifret,^éog r . R,st. t. 1.
KÚBAN ou KoUBAN , rivière d’Asie, dans la Tar-'arie. Elle a fa source dans la Mingérlie, dans îa partiemont Caucase , que les Ruffiens nomment Turki-ùora;\«-là, coulant d’ònent en occident , elle vient tomber^ns la mer c!e Zabache, à 45 d. 1/ de latitude, en-tr « Taman qui est f ur l e détroit, & Asov qui est àjautre^Yteniité de bette mer. On croît que c est la même ri-,e te ' sppellée Copa. *Voyez VHifi. des Tartans , p. 474.1 KÚBaNS ou Koubans , (les) peuple Tartare, qui( ; a mte le pays situé au sud d’Asow, & à l’orient de la mer0 e Zabache. Ils prennent leur nom de la rivière dont ilsìa r P - ent * es ^ords. C’est une branche des Tartares deCrimée , & ils étoient autrefois soumis au Kan dete presqu’iste ; mais il y a bientôt cinquante ans qu’ils, } e ur Kan particulier , qui est de la même famille quela P* ^ a Crimée. Ì1 ne reconnoît pomt les ordres de? rf e, K fe maintient dans uneentiere indépendanceir.' l v °*fins. Quoique ces Tartares occupent quelquesj. ec nants bourgs & villages, le long de îa rivière deKou-Ve n ' la plu s grande partie d’entr’éux vit sous des tentes,ç ^ rs le pied des montagnes du Caucase, où ils vont cher-Puiss Un aíyle ' loríqu’ils fe voient trop pressés par lesc e a f. Ces voisines. Ils ne subsistent absolument que deMH ils peuvent piller & voler fur leurs voisins, de quel-
sos^aile,-
ius ? n ’ ûu’ils puissent être ; ils font même des cour-.st 11 a " W olga , K Je passent souvent en hyver, pourI‘ 0ll lî (P re ndre les Kalmouks & le Tartares de Nagaï.Pj e a i Urer l e royaume de C.afan contre leurs invasions,cheme, ’ em P ereur de Russie, fit élever ce grand retran-Lc vienr’ commence auprès deZantzafur leWolga,He différ a ^° ut ' r au Don, vis-à-vis la ville de Tivia. Ilsqu’ils nef 1 Cn ” en ^ Tartares de la Crimée , exceptéd’ 0rc | re «J 5 ? 1 pas tout-à-fait si aguerris, & qu’il y a moinshag ent ^ Pu siordinarion parmi eux. Les Turcs les mé-IsuV Extrememenr, parce que c’est principalement paryen qu ils fe fournissent d’esclaves Circaffiennes,
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Géorgiennes ScAbasses, qu’ils recherchent fort ; & ilscraignent qu’en cas qu’ils voulusient les pouffer trop , ces,peuples ne fe missent fous la protection de la Ruflìe ; cequi incommoderoit beaucoup les provinces voisines de laTurquie. *Hijl. des Tartares , p. 474.
Lorsque les Tartares de Crimée font menacés de, quel-que grande tempête, ou qu’il s’agit de quelque grand coupà faire, les Tartares Koubans ne manquent pas de leurprêter la main. Ils peuvent taire environ 40000 hommestout au plus.
KUBESCHAH , grand village situé au nord desChaïtaki , ôc proche les Cara-Chaïtaki, f ur une mon-tagne qui est environnée de plusieurs autres , qui sont très-élevées & presqu’impraticables. Comme ii n’y a qu’unseul chemin, & même fort étroit , pour arriver à cevillage , il passe pour la plus forte place de tous ces ter-ritoires. Les vallées, qui fe trouvent entre les montagnes,font cultivées ; mais elles fournissent peu de bled.
Les habitans de ce village fe nomment Frtencks, nomque les Orientaux donnent aux Européens. Ils prétendentque leurs ancêtres fe font établis en ce lieu , il y a plusde mille ans ; mais ils ne savent comment & pourquoi.Ils présument, cependant, que c’étoient des marchands ,qui trafiquoient par mer, qui firent naufrage fur ces côtes,& s’y établirent, n’ayant plus de vaisseaux pour regagnesleur pays. Quelques lettrés , pgrmi les Persans & les Cad-schy, disent qu’autrefois les Grecs & les Génois faiíbientun grand commerce fur la mer Caspienne, & que plu-sieurs d’entr’eux s’y établirent pour travailler aux mines,qui sont dans ces montagnes, d’où ils broient de l’ar-gent du cuivre & d’autres métaux, qu’ils employoient àtoutes fortes d’ouvrages ; que divers peuples des envi-rons se joignirent à eux pbur travailler, & pour parti-ciper à leurs profits ; mais que ces mines & ces fabri-ques ayant été ruinées par les Tartares , ces différensouvriers fe rétirerent à Kubeschah, qui est fortifié parla nature, & s’y font conservés depuis ; ce qui paroît d’au-tant plus vraisemblable, qu’ils sont tous artisans & ou-vriers. Ils fabriquent de très-bonnes armes à feu , lesornent de divers ouvrages d’or & d’argent. Leurs sabres& leurs cuirasses pastent aulïl pour très-bons. Ils font enoutre de fort beaux ouvrages d’orfévrerie,&on leur envoiede tous côtés de l’or &c dè l’argent pour le travailler.Ces ouvrages ne font cependant pas comparables à ceuxd’Europe. Ils ont dans leur village plusieurs pièces decanon, depuis une livre de calibre, jusqu’à trois : ils bat-tent des monnoies d’argent semblables à celles de Tur-quie & de Perse ; & l’on dit qu’ils ont même déja com-mencé à battre des roubles. Ces monnoies font de bonargent, ont le poids requis ; ensorte qu’il a cours. Tousles habitans de ce village sont riches. Leur langue est par-ticulière , & n’approche d’aucune autre. Ils font Maho-métans-Sunni. Ce peuple a toujours été libre, & s’esttoujours gouverné par fes propres loix. Tous les ans ilsélilént douze anciens d’entr’eux, auxquels ils obéissent ,& qui prononcent fur tous les différends qui s’élevententr’eux : comine ils font tous égaux, chacun d’euxparvient à son tour au gouvernement. Ils font sujets dela Ruflìe, depuis 17^, que leurs anciens firent hommage àl’empereur; mais ils ont toujours conserve leurs privi-lèges , & ne payent aucun tribut ; & l’on ne songe pasà les y forcer, parce qu’on auroit peine à en venir à bout,leur payïs étant inaccessible. Le Daud-Beg, lors de larébellion, voulut fe rendre maître de leur pays; mais ilsvinrent à fa rencontre, & pointèrent leurs canons fur fesgens dans le défilé , lui tuèrent tant de monde qu’il lâchabientôt prise, & rechercha leur amitié à force de pré-fens ; ils font tous si attachés à leur liberté, que, pour laconserver, ils perdroient tous la vie. Ce font d’ailleursde fort bonnes gens, fort doux & paisibles.
Le Schamchall, l’Asmey, leSurchai, & autres princes ®ens de ces cantons, s’astembloient ordinairement en celieu, comme dans un pays neutre, lorsqu'ils avoienr quelquedifférend, & venoient les y discuter. Beaucoup de gensy apportent leurs biens en teins de guerre, comine^enun lieu sûr. Le Surchai, entr’autres y a son trélor , qu ondit être considérable. * Cet article efi tiré de la D j’criptyn.des peuples situés à L occident de la mer Caspienne , faitefur les lieux , par M. Garber, officier au service de la Russie.
K.UCHEL, bourgade d’Allemagne , en Bavière, fur