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Tome troisième. G - L.
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•jj^esque réduit en cendres, dans le mois de Novem-ke 1756.

KLPPENHEIM , petite ville d’AIIemagne, dans leS er cle de Suabe, fur la riviere de Murg, au-dessus deElle pst- onmnrife dans le haut margraviat de

Sade.■Atlas.

Elle est comprise dans le haut margraviat de' D’Audisret , Géogr. t . 3. Robert de Vaugondy ,

çK-UpRULIH, c’est-à-dire la ville du pont, ville de^ rec e, dans la Macédoine. On y voit, au rapport d’E-puard Brown, voyageur Angìois, une fort grande ri-<- lere , que l’on nomme Pstnia, fur laquelle est bâti un, 0rt beau pont, qui apparemment a fait donner à la ville6 v 0rn flu’elle porte.

KUR; riviere d’Asie, la même que le Cyrus des^ Cl ens. J’en ai déja parlé fous ce titre. Le P. Avril,.°yage d'Europe, d'AJîe, ôte. fe contente de la décriren u î elle a fa source dans la Géorgie; Ôt après avoirjfofé diverses campagnes, elle porte l’abondance dansPuíieurs villes, ôt enrichit le pays par la quantité cl’es-j'J'geons que l’on y pêche ; ensuite de quoi elle va fe«charger dans la mer Caspienne. Chardin, 1 . 2, p- 95 ?

, lf que le fleuve Kur a fa lource dans le mont Caucase,

^ quelques douze lieues du bourg d’Acalziké , ôt qu’il^ Passe. Ce fleuve fe mêle avec Y Aras ou Araxe, avantS u e d’entrer dans la mer Caspienne. J’aì parlé de leurJonction à l’article de cette autre riviere. Voyez aullia «icle Cyrus.

j K.URAB, petite ville de Perse, fl tuée à demi-lieue dei mer Caspienne, ôt presque cachée; dans fes arbres,yuelques-uns Rappellent /fesser, du nom de la provinceont elle est la capitale. Voyez KeskeR. * O léarius,

* £ a § e ris Perse, l. 6.

MJR,éEIiso (nation des) fituée près du fleuve Sa-, ara > au couchant. Le territoire qu’elle habite est con-a plusieurs hautes montagnes, entr’autres, à celle deattLin-Kull. II y a environ dix ou douze villages situés*j res les, uns des autres. Les Kurœis íbnt Mahométans,u r !£ nt la langue Lesgine , ôt savent un jargon composéu .fartare ôt du Turc. Chaque village a son ancien;ais ce n’est que pour la forme ; on ne lui obéit en«une maniéré quelconque, ôt chacun n’a pour loij , e la volonté. Us font étroitement liés avec les Ku-m Ces peuples ne cultivent point la terre » ôt n’ont•qmt de troupeau ; ils ne subsistent que de vols ôt deimages. Ils vont continuellement-, en petits partis, rava-^ e r les territoires voisins où ils enlevent tout ce qu’ils^'ncontrent, chevaux, bestiaux ; brebis, ôte. Lorsqu’on? e ut les attrap'per, on ne leur fait aucun quartier; on leurranche la tête fur le champ. Ils font, en général, bienpontés, bien armés ôt téméraires. Us ont été déja ruinés^ ne fois, par ordre du Schah ; mais ce fut avec beaucoupe Peines ôt de fatigues. Us revinrent bientôt rebâtir leursj ai sons , ôt ont recommencé leur métier. Lorsqu’onUr publia qu’ils étoient sujets de la Russie , en confé-q f n «e du traité fait entre cet Empire ôt la Porte, ôtJ* 110tl leur commanda de comparoître, pour prêter leç r ment de fidélité , il en parut beaucoup auxquels3“ íséfenta l«s articles, fur lesquels ils dévoient jurer.^0 Qu’ils gardassent la fidélité dûe à leur souverain ;p ç eussent à s'abstenir de vols ôt de briganda-

ge 5 ’ ôte. Ceux qui habitoient le plus près des frontièresïe r |. err itoire , prêterent le serment ; mais les autresçj^terent, disant que le vol étoit leur champ ôt leursùbs{i e ’ stue c’étoit de vols que leurs ancêtres avoientôt qu’ils n’avoient hérité d’eux que devois;jj s /- Ce .que chacun d’eux possédoit étoit volé ; qu’ainfi(Jg i er S’ ent réduits à mourir de faim sous la dominationRussie ; qu’on fit enfin d’eux ce qu’on voudroit ;È ra S H» ils fe défendraient , aimant mieux mourir enmont* £ ens i q« e de périr de faim. Etant ensuite re-t} e es ssr leurs chevaux, ils prirent la fuite. On les a,fies O C - e terr >s, laissé tranquilles. * Description des peu-par iJf Cl d intaux dz l& mer Caspienne, faite fur les lieux ,K_TjpQ? r ber , officier au service de la Russie.ìl s so n jV*-!, (les) habitent près de Tabassaran, dontìe Va r , ^és par des^ montagnes qui les bornent aufleu Ve ’ç^ eur mrritoire s’étend, du côté du midi, jusqu’aud es a,T >Ura ; &; du côté du couchant, jusqu’au payspi enn llrí f. ls »■ ôt n’est qu’à quatre lieues de la mer Cas-sisoés 1 contient, à-peu-près, vingt villages qui font°rt prés les uns des autres, entre les fleuves Sa-

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mura ôt lasgerei. Us parlent un mélange de Turc ôt deTartare, ôt ont outre cela une langue particulière, qu’onappelle Lesgine. * Description des peuples Occidentauxde la mer Caspienne, faite fur les lieux , par M. Garber,officier au service de la Ruffît,

KURBÂLI, riviere d’Afrique, dans la Nigritie. Elieprend la source au royaume de Cabo, d’où, prenantson cours au fud-ouest , elle passe au village de Kurbali,où elle fe perd dans la riviere de Geves. Ses bords fontfort unis des deux côtés, ôt cultivés avec beaucoup desoin ; mais les habitans font obligés de veiller nuit ÔCjour, pour garantir leuts plantations des éléphans ôt deschevaux marins. Parmi ces habitans il y a grand nom-bre de Portugais qui font un commerce considérable parle secours de leurs gromettes. * Voyage de B rue , e/zAfrique, en 1701.

KURDES, (les) ( a ) font originaires de ces hautesmontagnes, qu’on trouve aux environs de la Géorgie.On prétend que le nom de Kurds, qui signifie loups, leurvient de ce que leur pays est rempli de cette espece d’a-nimal. Us étoient autrefois divisés en différentes hordes,parmi lesquelles étoient celles des Ravadiens, des Ké-kariens ôt autres (b). Us obéissent à plusieurs petits sou-verains qui prennent le nom de Bey , parmi lesquels celuide Bretlis est le plus puissant : il peut mettre jusqu’àvingt-cinq mille chevaux fur pied. Us fe mettent tantôtfous la protection du Turc, tantôt fous celle des Per-sans, selon que leurs intérêts le demandent, ôt aucunede ces deux puissances ne les a encore assujettis, parceque les détroits, dont leur pays est rempli, en rend laconquête difficile. Ils sont bons cavaliers, assez braves,mais fort brutaux ; ils font Mahométans, fans avoir niMulhas ni mosquées, excepté dans deux ou trois villes ( c )„lis font pasteurs; ôt lorsque les pâturages leur manquentdans un endroit, ils vont dans un autre. Ce sont les fem-mes qui ont foin des troupeaux ; les hommes s’occu-pent à suivre ôt à piller les caravanes. Leurs pavillonssont de grandes tentes d’une espece de drap brun foncé,fort épais ôt fort graisser. L’enceinte est un quarté long,fermé par des treillis de canne, de la hauteur d’un homme,tapissé de bonnes nattes en dedans. Pour décamper, ilsplient leurs maisons comme des paravents, ôt les char-gent avec leurs ustensiles ôt leurs en fans fur des bœufs ôtdes vaches. Leurs enfans íbnt presque tout nuds. ils neboivent que de l’eau de glace ou du lait bouilli à lafumée de bouze de vache,que l’on amasse avec foin. Leshommes ont grand foin de leurs chevaux, ôt n’ont quedes lances pour armes. Les femmens vont, partie fur deschevaux, partie fur des boeufs; elles sont fortes ôt vi-

rent clans te lYutehltan. (") Histoire générale desHuns , t. 2, I e partie p. iLi. (b) Hijt. généalogique desTatars , p. 3 'j. ( e ) M. de Tournefort. Voyage du Le*vant, lettre 18 , t, 11.

KURDISTAN, (le) est situé à Pess du Tigre, 8cs’étend depuis les bords de cette riviere, jusqu’à troisjournées de la ville de Tauris. II a au nord la provinced’Aran, qui est de la Perse; le gouvernement de Bag-dad, qui est de la Turquie, au sud. Ce pays est remplide montagnes ; il produit cependant, même en abon-dance , ce qui est utile à la vie. Les montagnes font cou-vertes de noyers , de chênes , qui portent les meilleursnoix de galle, qui viennent du levant ; ôt les plainesproduisent le meilleur tabac du inonde. II y a des vignesen abondance. * Histoire généalogique des Tatars, p f 55.

KURGAN, (le) riviere d’Asie: elle a sa sourcedans la province de Khorafan, vers les 85 d. de longi-tude , & les 3 5 d. de latitude , au nord des montagnes,qui règnent dans la partie méridionale de cette pro-vince. Le cours de cette riviere est vers le nord-ouest ;ôt, âpres avoir serpenté pendant quelque tems dans 1»province de Khorafan, elle fe jette dans la provinced’Astrabath, à travers les montagnes qui séparent cesdeux provinces, ôt vient enfin fe dégorger dans la merCaspienne, à l’ouest de la ville d’Astrabath , après un.cours d’environ soixante lieues d’AUemagne. Cette ri-vière est fort poissonneuse , ôt fes eaux Yontjes meil-leures qui fe trouvent en ces quartiers ; -miss les can-tons qu’elle arrose dans le Khorafan, íònt-ils comnre soparadis de cette province ; mais dans celle d Astrabath,* * Tomelil. Rrrc *