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Tome quatrième. M - P.
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2. MAC

voyoir un tertre Sc un temple dédié à Philoctcte. C’est lamcme ville qa’Edenne aippellcMacella. Voyez. Macejlla.* Ortel. Thejaurus.

MACAN , ville de Corassane. On lit dans PhistoiredeTimur-Bec, L z. c. 18. qu’elleest située à 95 deg. 30 tnin.de longitude , & à 37 deg. 3y tnin. de latitude.

MACANITAL, peuples de la Mauritanie Tingitane,Ptolomée,/, 4. c. 1. place ies Maneivrrai, Macanitœ, fousles Bacuatœ. Dion, tíift. Rom. I. 75- p- 8y6. nomme cespeuples Macennìu Sc leur pays Matennitide. II dic que lesMacennita habitoient auprès de la Mauritanie inférieure,Sc que le mont Atlas étoit dans le pays Macennitin. LesBacuetes Sc les Macénites, peuples barbares > dit Antonin,itiner. demeuroient fur le bord de la mer dans la Mauri-tanie Tingitane.

I. MACAO. Ce mot signifie un port en langue chi-noise.

2.MACA0, ville de la Chine dans la province de Quang-tung au département de Quangcheu premiere métropolede la province. Elle est de 3. deg. 10. tnin. plus occidentalequePéking parles 22. deg. 19. min. de lat. Elle est bâtiedans une petite péninsule ou plutôt fur la pointe d’une istenommée Hoeicheu- Sa figure est à peu près comme celled’un bras. Elle est baignée par la mer, si ce n’est du côté oùelle tient au reste de l’isle, par une gorge fort étroite oùl’on a bâti une muraille de séparation.

Selon les lettres édif. t. 2. p. 93. la ville de Macao peutêtre regardée comme une place forte. Ses murailles fontbonnes ; son terrein est fort avantageux. Elle est fourniede quantité de canons, mais la garnison est mal entretenue.Les maisons font bâties à f Européenne, quoiqu’un peubasses. Gémelli Careri prétend que les églises, par rapportau pays , peuvent paslèr pour très-belles, fur-tout celledes Jésuites. Elle a un portail magnifique , orné de bellescolomncs. On conserve dans cette église une relique deS. François Xavier. C’est l’os du bras droit depuis l’épaulejusqu’au coude. Les églises de S. Augustin , de S. François,de S. Laurent Sc de la Miséricorde sont bâties régulière-ment Sc assez proprement ornées.

Toutes les rues de la ville font pavées, la pierre ne man-que pas à Macao. On y compte un peu plus de cinq millePortugais & plus de quinze mille Chinois. II y a près d’unsiécle 5 e demi que les Portugais jetterentles fondemensdecette ville. Gemelli Careri dit que lorsqu ils assoient deFstalacca trafiquer à la Chine , leurs vaisseaux surpris dela tempête, périssoicnt souvent faute d’un bon port dansles isles qui font aux environs de Macao. 11 s demanderentquelque place de fureté pour pouvoir hiverner, jusqu’à ceque la saison leur permit de retourner chez eux. Les Chi-nois leur accordèrent leur demande: ils leur donnerent cetangle de terre, plein de rochers , Sc qui n’étoit habité quepar des voleurs qu’il falloit chasser de ce poste. Les Portu-gais en vinrent à bout ; &, après avoir gagné les Mandarins,ils bâtirent de solides maisons 8 c construisirent même desforts. 11 y en a un à l’entrée du port : on l’appelle le fortde la Barre ; ce fort a une muraille qui va joindre 1 h er-mitage des peres Augustins fur la montagne. Sur cette mê-me montagne est un autre fort plus grand, on le nommele fort de la Montagne. U y a un troisième fort fur un en-droit très-élevé, on l’appelle le fort de nofira SenhoradaGuta , ou Notre-Dame de la conduite.

Avant que cette concession eût été faite aux Portugais(a) ,il y avoir dans l’endroit où ils ont bâti la visse deMacao, un temple où l’on révérait une idole nomméeAsna-, Sc comme il y avoir un port, que les Chinois ap-pellent Gao dans leur langue , d ’ Ama Sc de Gao , onavoir fait le nom Amacao , quoique dans la réglé on eût dûdire Amagao ( b ). Ferrarius s’est trompé dans son diction-naire géographique, lorsqu’il a dit que Macao apparrenoitau roi de Portugal, & que cette ville fut assiégée & priseen 1668. par l’empereur de la Chine. II est certain que de-puis fa fondation esse n’a souffert aucune révolution , &que ce n’est qu’une colonie de Portugais établis par uneancienne concession de l’empereur, à qui certe nationpaye un tribut annuel, outre la douanne des marchandisesSc le droit fur les vaisseaux , comme les Maures Sc les An-glois j aucune barque ne peut entrer ni sortir fans la per-mission des Chinois qui gardent l’entrée du port. Ce petitrocher qui n’a pas plus de trois milles de tour , ne fournitpas de provisions seulement pour un jour ; on y apporte

MAC

tout des habitations des Chinois, qui ont renfermé lésPortugais comme dans une prison , ayant eu loin de fer-mer ce petit espace de terre qui est entre les deux mers parune bonne muraille , & une porte qu’ils.ouvrent quand illeur plaît ; par ce moyen ils peuvent lés affamer aussi sou-vent qu ils en ont envie, ( a ) Atlas Sinenjìs. ( b ) GemelliCareri.

Les Chinois ont laissé aux Portugais dans Macao l’admi-niílration de la justice, & les Chrétiens leur payent pourcette permission un tribut de six cens taes tous les anschaque taes valant environ six livres : outre cela ils payentau Mandarin, que l’on nomme Ou pou, la taxe des vais-seaux qui est plus ou moins forte , selon la grandeur ; maisle plus petit paye misse taes. La ville élit un juge pour lecivil cVle criminel ; mais il n’a aucun pouvoir fur les Chi-nois qui y sont établis. Le roi de Portugal y nomme uncapitaine général pour le commandement.

11 y a à Macao un éveque qui a le soin du spirituel* Tousces officiers Sc commandants sont payés par la ville , quidonne une pièce de huit par jour au capitaine général, Sctrois mille tous les trois ans ; l’évêque en a cinq cens -, lescapitaines quinze, Sc les soldats à proportion ; cet argentse prend des dix pour cent qu’on exige de toutes les mar-chandises des Portugais, & des deux pour cent fur l’argenr.Quoique ce soit le roi de Portugal qui nomme le capitainegénérai, il ne lui alloue pas un liard d appointement. Ou-tre toutes ces charges dont est accablée cette pauvre visse ,esse doit encore loger & régaler les Mandarins qui vien-nent de Quangtung, ce qui va a une grande dépense.

Comme tous les habitans de Macao font le commerce dcla mer, c’est dc-là que dépend tout le revenu de cet te ville.

Quand le commerce du Japon florissoit, cette visse étoitsi riche qu’elle a u roi t pu paver ses rues avec de l’argenr :mais après ìe massacre de tant de Chrétiens, le trafic dcNanga-Sake fut entièrement interdit aux Portugais furpeine de mort. Voilà ce qui fit tomber Macao dans la pau-vreté où on là volt aujourd’hui; il ne lui r este que cinqvaisseaux pour trafiquer , & ils ne rapportent pas trois censpour cent comme ils saisoient en revenant du Japon : maisuntrès-petit profit, qui diminuera encore par rétablisse-ment de la nouvelle compagnie des Indes, à cause de plu-sieurs ports où ils ne pourront plus entrer, Sc de certainesmarchandises qu’on leur défendrí'de porter.

On trouve encore dans les lettres édifiantes que lors-qu’on a mouillé au dehors de Macao , on ne voir de touscôtés que des isles qui font un grand cercle ; Sc l’on ne dé-couvre que deux ou trois forteresses fur des hauteurs, &quelques maisons qui sont au bout de la visse. On diroicmême que les forts Sc les maisons tiennent à une terre fortélevée, qui borne la vue de ce côté-là. Mais entre cetteterre qui fait une isle assez grande Sc Macao, il y a un beauport, & la visse s’étend par dedans le long du rivage. II yza d’anciennes relations qui la nomment i ampacao.

ACAPA , fort de l’Amérique méridionale au Brésil ,fur le bord occidental de la rivière des Amazones vis-à visl’isle de Caviana. Les Portugais à qui ce fort appartient,l’onr transporté deux lieues au nord de I’ancien. Le canalde la riviere qui dans cet endroit a plus de 12 lieues delarge , est rétréci par de petites isles à l’abri desquelles onnavige avec plus de sûreté. De la derniere de ces isles àMacapa on compte encore plus de deux lieues. Le sol deMacapa est élevé de trois roi ses au-dessus du niveau de Peau.Latitude septentrionale,'3 min. * Voyage de l’Amériquepar M. de la Condamine.

MACAR, fleuve d’Afrique aux environs de Carthage.Voyez. Bagrada z.

1. MACARA, visse de Sicile. Orre'ius dans son thréfor,'après Héraclide , dit que Ma c ara fut ensuite nommée Mi-ma. Fazel veut qu’anciennement on Tait appellée Macharî;Sc que de son terns on la nommoit vulgairement Citta -délia. Cicéron , contre Verres, écrit Machara. '

2. MACARA, isle de l’Asie Mineure fur la côte deLycie, selon Etienne le géographe.

MACAREj'E, visse de P Arcadie. Son nom grec étoitMttKapiM- Les Romains , à ce que dit Etienne le géogra-phe , la nommèrent Beat a. Paufanias, Arcad. L S. c. 3.écrit M axaplaç, & assure dans son liv. 8. chap. 26. qu’onvoyoit les ruines de cette visse à deux stades du fleuveAlphée.

MACARENA , en grec m « txap^n. Ortélius, dans son