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trésor , croît que c est une contrée de PAsie. Etienne legéographe y place lc fleuve Maxates , aulfl-bien que larrei-fléme Alexandrie.
1. MACARESE, nom que l’on a donné à un étang del’Italie dans P Etat de PEglise , près de la côte de la mer ■,dans^ le Patrimoine de saint Pierre. Son nom latin, ouplutôt son nom italien est Macaresa. On compte quatremilles de Fiumicino à cet étang , & douze milles de cetétang à Palo ; c’efì le sentiment du pere Labat dans sonvoyage d’Italie j t. 8. p. 72» II peut avoir trois milles delongueur, & un mille dans l’endroit le plus large. II estassez profond Sc fort poissonneux. Vis-à-vis de son entrée,ou du canal par lequel il communique à la mer, il y a unepetite ifle ou grosse motte de terre fur laquelle il seroit aiséde faire une batterie fermée , ou un fortin qui défendroitaisément Pennée. Cornélio Mayer ingénieur Hollandoisavoir proposé d’en faire un port, dans lequel on auroit faitpasser une partie du Tybre par un canal qu’on auroit tiréau-deiïus ou au dessous de la ville de Porto , par le moyendtiquel on auroit ouvert un commerce très-commode en-tre la ville Sc la mer : outre qu’on auroit de beaucoup di-minué la force du Tibre & les ravages qu’il fait quand ildébordé. Ce projet fut examiné à bien des reprises, & àla fin on le jugea & possible & avantageux; mais en mêmetems on le trouva d’une trop grande dépense pour laChambre Apostolique. D’ailleurs on eut peur que l’ou-verture des terres Sc Içs évacuations qu’il faudroit faire neproduisissent des vapeurs épaisses & infectées qui corrom-praient l’air, & causeraient des maladies contagieuses, Scpeut-être mortelles.
2. MACARESE , suivant Corneille dans son diction-naire > est un château en Italie dépen'dant du Patrimoinede saint Pierre. II est situé sur un lac de même nom entre laville de Porto Sc l’embouchure de l’Arone.
MACAREY, ifle de P Amérique septentrionale nom-mée entre les Lucaies.Herrera la met à la hauteur de vingtdegrés : mais on est persuadé qu’il se trompe. Cette ifleest environnée d’une mer fort peu profonde, & pleine deplusieurs bancs. * La'ét , Description des Indes occident,liv. 1. c. 1 6.
1. MAC ARIA, ville de Piste de Cypre, selon Prolomée,l. y. c. 14. II la place au nord de Piste fur la côte , entre^Aphrodijîum & Ceraunia. Niger , à ce que dit Ortelius,la nomme Jalines. Voyez. Cypre I.
2. MACARIA , fontaine célébré à Marathon, selonPaufanias,/. i.c. 32.
3. MACARIA. Srrabon , /. 8. p. 361. donne ce nom àline plaine de la Messénie dans le Péloponnefe.
4. MACARIA, ifle du golfe Arabique, selon Ptolo-mée , /. 4. c. 8. qui dit qu’elle sc nommoit aussi Ifle For-tunée.
MACARIE. Voyez. Macarîa.
MACARMEDA. Marinai, dans sa description de l’A-frique , t. 2. /. 4. c. 23. dit que c’est une ancienne ville d’A-frique dans la province de Fez propre. On en volt lesruines à sept lieues de Fez du côté du levant. Elle fut bâtiepar les Africains de la tribu de Cinhagie dans une fort belleplaine fur le bord d’une petite rivière. Cette ville, doncles murs sont encore debout, fut détruite dans les guerresdeSayd, & ne s’est jamais repeuplée depuis. Cependantle pays est fort bon & abondant en bled & en pâturages ;mais il est possédé par des Arabes qui n’aimenr pas à screnfermer dans des villes. Quelques historiens disent queMacarméda a été fondée par le roi Joseph qui bâtit Ma-roc : mais à la structure des murs on voie bien que c’est unouvrage plus ancien , Sc fait par les Africains ; car pres-que tous les conquérans de l’Asie ont eu une différentefaçon de bâtir. Marmol croit que c’étoit une ville des Hter-piditani , que Ptolomée , L 4. c. 2. place au pied des mon-tagnes Calcorichii.
MACARON-NESOS , en grec Ma>iapit>vf»irof. C’étoitle nom de la citadelle de Thébes en Béotie , selon Héfy-ehius. Hérodote en parle dans Thalie , & Ifacius à Lyco-phron dit que la ville de Thébes portoit le même nom.Voyez. Oasis Sc Thebes 2.
MACARON. Voyez. Crete.
MACARSKA. Baudrand dans son édition de i"oy ,à que c’est une petite ville de Dalmatiedans la Primorie,dont elle est la principale fur la côte du golfe de Venise auf-* e d d’une montagne , entre Spalato & Narenta près du
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détroit de Mortaro, vis-à-vis de Piste de Brázzà. Elle aun assez bon port, & est le siège d’un evêque suffragant del’archevêché de Spalato.
MACARTA, ville d’Asiedansl’Osroëne. Elle étoit lésiégé d’un évêché suffragant dïdesse métropole.
MACAS. C’étoit autrefois une ville considérable del’Amerique méridionale au Perou, dans Paudience deQuito; on l’appelloit Sevilla-del-Oro : elle étoit capitaled’un gouvernement au nord de celui de Jaen. Ce n’est plusaujourd’hui qu un hameau. Le nombre des naturels diipays a été considérablement diminué par les travaux desmines & par les maladies épidémiques, sur-tout par lâpetite vérole inconnue parmi eux avant l’arrivée des Euro-péens. * Voyage de M. de la Condamine dans l’Amérique.
MACASSAR , Macaçar ou Mancaçar , commeon le nomme dans le pays. C’ea un royaume des Indesdans la partie méridionale de la granq? de Célébes. Onécrit encore Macazar.
Gervaisc , histoire du royaume deMacaír arj ^ r> ^suiv. dit que dans fa longueur, qui sc prend du septentrionau midi, il peut avoir .environ six-vingt lieues ; & il n’ena gueres moins de quatre-vingt dans s a plus grande lar-geur , qui est celle que l’on donne communément à cetteifle.
Quoiqu’il ait toujours passé pour un des plus puissanSroyaumes des indes , il n’y a gueres plus de cent dix ansqu’il ne s’étendoit encore que depuis le quatrième jusqu’ausixième degré de latitude méridionale ; car les royaumes deMandar Sc de Bouguis , qui le bornaient du coté d u sep-tentrion , n’ont été unis à la couronne de Macassar q lledans ce tems-là. Le prince qui regnoit alors, passionnépour la gloire, sc proposa, dès sa plus rendre jeunesse, laconquête entiere de l’iíle. Le succès de sc s premicres cam-pagnes le flata de cette espérance : mais une mort impré-vue arrêta le cours de ses victoires. Non content du grandnombre de concubines qu’il avoir , il voulut enlever la;femme d’un des premiers seigneurs de fa cour; mais le mariPépia un jour qu’il donnoit à fa maîtresse le divertissementde la pêche , se jetta sur lui Sc le poignarda.
Ce prince infortuné laiffif en mourant deux fils auslïbraves que lui. L’aîné qui s’appelloit Craén Sombanco n’é-toin encore que dans fa vingt-deuxiéme année quand ilmonta fur le thrône. II sc mit aussi-tôt à la tête d’une puis-sante armée, & en moins d’un an acheva la conquête desprovinces de Mandar & de Bouguis. II retourna à Macas-sar chargé de leurs dépouilles, Si cinq princes qu’il avoirfaits prisonniers firent l’ornement de son triomphe.il pou-voir en même tems s’emparer du royaume de Toraya ;mais l’amour des plaisirs l’emportant chez lui fur celui dela gloire , il s’abandonna à toutes sortes de débauches.
Les Hollandois,à qui il avoir permis de s’établir dans sesEtats , & qui cherchaient l’occasion de pouvoir s’y forti-fier , profitèrent de fa mauvaise conduite. Ils engagerencla province de Bouguis à se révolter ; & à la fin ce mal-heureux prince fut contraint de s’accommoder avec eux àdes conditions déshonorantes. Après un traité si honteuxil ne pensa plus qu’à sc divertir , & 's’étant épuisé par l’ex-cès d’une vie voluptueuse, il finit ses jours comme la plu-part des rois des Indes, qu’on volt aller rarement jusqu’aquarante ou cinquante ans.
Daén-Ma-allé son frété, Sc pere des deux jeunes prin-ces Louìs-Daén Ronron Sc Louis Dauphin Daén Toulolo ,que le roi de Fiance Louis XIV. fit élever à Paris dans lecollège des Jésuites, devoir naturellement, & scion les loixde l’Etat succéder à la couronne de Macassar ; mais il yavoir déja quelques années que les Hollandois , qu*l’appréhendoient , parce qu’il étoit plus politique qnsson frété , avoient trouvé moyen de le rendre suspect »Sc de l’éloigner de la cour. .
Craén Biset , fils unique de Sombanco , sc prévalut dél’abscnce de Daén-Ma-allé , & sc fie proclamer roi. II nefut pas plutôt fur le thrône qu’il déclara la guerre au roide Toraya. II remporta une victoire signalée qui sisi as _fura toutes les conquêtes qu’avoient fait avant lui fes amcènes, Sc qui lui donna toute cette partie de l’ifle deCé-Jébes, qui s’étend depuis la ligne équinoxiale jusqu’au si-xième degré de latitude méridionale.
Comme ce pays est au indien de la Zone torride, il yfait extrêmement chaud. II ne seroit peut etre pas possibled’v vivre, si çes chaleurs n’étoienr modérées par des pluies4 ~ A ij