MAC
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point connus en France. 11 en vient aulïi d’un gros vil-lage qu’on appelle Bantaim , éloigné de la ville de deuxlieues feulement, pour y vendre des fruits, du vin de pal-me , des volailles, de la chair de bœuf & de buffle, car laboucherie n’est point séparée du marché. Les Macassaroisont fait autrefois grand scrupule de manger du bœuf; maisils s’y font insensiblement accoutumés. 11s croyenr aujour-d’hui que c’cst bien assez de s abstenir de la chair de porc ,dont la loi de Mahomet leur défend l’usage.
On ne voit point de gibier dans ces marches , parcequ’il n’y a que le roi & les princes du sang royal qui ayentdroit de chasser indifféremment en tous lieux ; & les sei-gneurs particuliers ne peuvent chasser ailleurs que fur leursterres. Les uns & les autres font fort jaloux de ce droit ; &l’on punit sévèrement ceux qui entreprennent de chassersur les terres d’autrui.
Avant les guerres dont le succès accrut si fort le royau-me de Macassar, 8c avant la peste qui arriva il y a environun demi-siécle, deux choses qui ont extrêmement dimi-nué le nombre des habitans de cette ville , on trouvoit,tant dans l’enceinte de ses murailles que dans les villagesqui lui font contigus, cent soixante mille hommes, tousgens bienfaits & capables de porter les armes, mais il n’enteste plus aujourd’hui qu’environ quatre-vingt mille.
MACATUT./E , peuples d’Afrique dans la Penrapole,selon Ptoiomée , /. 4. c. 4. II dit qu’ils habitoient fur lesmontagnes Velpi.
MACBENA , ville de la tribu de Juda. Elle fur bâtiedit D.Calmet,'ou fondée par Sué. * I.Paralip. ch. 2. v. 49»
MACCALA, JVtíxMassala.
MACCARJE, Ortelius dans son trésor, prétend quec’cst une contrée de la Thessalie au-dessus de Pharfale,Etienne le Géographe en fait mention & citeThéopompe.
M ACCES, dont il est parlé dans le III. livre des Rois,c. 4. v. 9. est apparemment une ville de la tribu de Dan.Dom Calmer soupçonne que c’est la même que Machtès,ou la Dent Macheliere , marquée dans les Juges, c. 15.19. & dans Sophonie . c. 1,11. kabitatores Pila, l’hé-brcu, kabitatores Machtes. Ortéiiusavoit cru queMaccésétoit le nom d’une contrée de la Syrie.
MACCHIA. Baudrand dans son édition de 1705. ditque c’est un bourg d’Italie au royaume de Naples dans laCapitanate aux confins du comté de Molisse, & au cou-chant de la ville de Volturara. Ce bourg ale titre de prin-cipauté. Un prince de ce nom fur un des principaux au-teurs des troubles qui arrivèrent dans la ville de Naplesle 25 de septembre 1701.
. MACCHIDA. Voyez. Maceda.
. MACC 1 , en grec Mocx-mì , peuples de la Lybie inté-heure, selon Ptoiomée , l. 4 .c. 6. Cet ancien géographeles place au pied du mont Girgiris. Quelques éditions dece même auteur écrivent Mancï. Seroit-ce les Maces , queSilius italiens, /. ;.v. 27;.surnomme Cinypbii,
MACCLESFIELP. Selon l’état présent de la grandeBretagne * n ì.p. 46. est une petite ville d'Angleterre enCheshire. Elle n’a rien de remarquable que le droit de te-nir marché public avec une forêt de même nom, qui estune des plus grandes de la province.
MACCOCAL1NGI, anciens peuples de l’Inde sur-nommés Brachmanes, comme bien d’autres. Pline,/. 6.c * 17. en fait mention.
MACCURiE , en grec MxxxSpùii , peuples de la Mau-ritanie Césarienne, suivant Ptoiomée , /. 4. c. 2. qui lesplace avec les Nacuenfii 8c les Myieni , au pied des^Ion-ta gnes Garaphi.
MACE, en grec Ma*», ville des Celtes , selon Etiennelc géographe, qui n’en dit pas assez pour nous faire con-noître de quelle ville il entend parler.
Maceda ouMakeda , ville de la tribu de Juda,«font il est parlé dans Jofué, 15,41. Cette ville est à huitMilles d’Eleuthéropolis vers l’orient, dit Eufebe : Jofues> avança de Lebna vers Macéda, Jofué , 10, 29. c’est laremarque que fait D.Calmet fur cette ville. Joscphe , LD c. i. la nomme , Macchida.
MACEDOINE. Cellarius dans fa géographie ancienne,'* r. c. 13. rapporte que c’est un royaume entre la Gréce^ Ancienne Thrace. Les limites de ce royaume n’ont pasl °njours été les mêmes. Sous les premiers rois elles étoientétroites. Ce ne fut que sous Philippe que la Macé-commença à s’aggrandir. Ily joignit la Thesialie , 8c
ensuite une partie de l’Epire & une partie de là Thrace»Premiercment donc, selon M. de Tourreil, Rem. fur Lot1. P bìíïpp. la Macédoine étoit bornée au nord par làMigdonie & par la Pélagonie; à 1 ’orienr par la Bordée &Cpar la Piérie ; au midi ; par les montagnes de Thessalie,& au couchant, par les Lyncestes.
On croit communément que la Macédoine fut peupléepar Cethim fils de Javan , & que toutes les fois que letexte hébreu, comme dans la Genefe , 10,4, porte Ce-thim , il faut 1 entendre de la Macédoine. Voyez. Cethim*Tite-Live,/. 4 0, c - z. dit qu’on la nomma premieremencPœonie, a cause fans doute des peuples P aortes , qui habi-toient vers le mont Rhod ope . qu’eiie fut ensuite appellée
Emathic,&enfin Macédoine.Ce dernier nom lui fut donnépar un certain Macedo, dont l’o r igj ne & phistoire font fortincertaines. Selon Justin , elle sot connue sous le nomd ’PEmathie avant qued’être appellée Macédoine. Pline faitentendre qu’elle porta le nom de Piérie, & Eustathe veutqu’elle ait eu celui de Macétie dune de ses provinces ap-pellée Macétia» II est bonde remarquer encore que la Ma-cédoine est quelquefois confondue avec la Thessalie»
Selon M. de Tourreil, Remarq.fur la z Olynth. p. 97.la Macédoine étoit un royaume héréditaire ; mais si peuconsidérable que ses premiers rois ne dédaignoient pas devivre sous la proteélion, tantôt d’Athènes , tantôt deThèbes. Les Athéniens du tems de Perdiccas, un des pré-décesseurs de Philippe - regnoient plus que lui dans sonroyaume. Nicias, que Démosthéne met au nombre deshéros de l’ancicnne Athènes, commanda un jour à Per-diccas de s’opposerà la jonétion des Thessaliens avec lesgénéraux de Sparte. KiXtúorroç rù N 7xía, ee sont les pro-pres termes de Thucidides, /. 4 & 5. où nous voyons en-core que les Athéniens fermerent à ce roi l’cntréc de laMacédoine , pour avoir embrassé l’alliance de Lacédé-mone & d Argos au mépris de la leur , 8c refusé de sejoindre à eux dans une autre expédition ; refus qui fitéchouer leur entreprise 8c déserter leur armée. Perdiccasdevint enfin leur tributaire, ce qui dura depuis qu’ils eu-rent établi une colonie dans Amphipolis , fous la con-duite d’Agnon fils de Nicias * environ quaranre-huit ansavant la guerre du Péloponèse, jusqu’à ce que Brasidas ,général de Lacédémone , vers la cinquième ou sixième an-nee de cette guerre , souleva contre eux tout ee canton , 8cles éloigna des frontières de Macédoine.
Lorsque Philippe eur conquis une partie de la Thraceavec une partie de l’Illyrie , le royaume de Macédoinecommença à devenir célébré dans l’histoire. II s’étendoicalors depuis la mer Adriatique jusqu’au fleuve Srrymon»Mais il étoit réservé à Alexandre le Grand,fils de Philippe»d’ajouter à la Macédoine, non feulement la Grece enriere,mais encore route l’Afie £c une partie de l’Afrique. Voyez.Grece.
Ptoiomée, /. 3. c. 13» borne la Macédoine du côté dunord par laDalmatie, par la Mysie supérieure & par làThrace ; 8c au couchant par la mer Ionienne , depuis Dyr 1 -rachiitm & Epidamnurn jusqu’au fleuve Pepylychnus.
Aujourd’hui la Macédoine a des limites extrêmemeritétroites. Elle est bornée au septentrion par la Servie 8c parla Bulgarie ; à l’orient par la Romanie, proprement dite *& par l’Archipel ; au midi par la Livadie, & à l’occidencpar l'Albanie. J’ai donné au mot Grece une table des dif-férentes parties de la Macédoine , aussi-bien que le rap-port que ces différentes parties onr avec les anciennes pro-vinces de la Macédoine.
La Macédoine a eu l’avantâge d’être un des páys aux-quels S. Paul annonça en personne l’Evangile. Dom Cal-mer , dans son dictionnaire , dit, ainsi qu’on lit dans lesActes, 16,9. Cet Apôtre fut invité à y aller prêcher pafl’Ange de cette province, qui lui apparut à Troade. De-puis cette apparition , saint Paul ne douta plus que Dieune l’appellât à prêcher dans là Macédoine > 8c a ènedi-ction que le Seigneur répandit fur fa prédication, le con-firma de plus en plus dans son sentiment. 1 Y londâ lesEglises de Thessalonique 8c de Philippes ; & " eut la con-solation de les voir florissantes > nornbreu es oc abondan-tes en toutes sortes de grâces & de dons spirituels.
Les Turcs appellent la Macédoine M Acdonia , ils îànomment aussi Filia Vilaieti , a câuíe , dit M. d Her-belot dans fa bibliothèque orientale, de la ville de Philip-polis > qui en est connue la capitale»