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MAIANï. Voyez. Maggianos.
M AID A , petite ville d’italie au royaume de Naplesdans la Calabre ultérieure au pied du mont Apennin furì’Amato, & à huit milles de Nicaitro au midi en allantvers Monteleone. Voyez. Maianibs. * Baudrand ,édit. 170p.
MEIDENBEATH, bourg d’Angleterre dans la provincede Barck. II a droit de tenir marché public. Etat présent dela Gr. Bret. t. 1.
MAIDSTONE, en latin Madus & Vagniacum, villed’Angleterre au pays de Kent ; c’est une des meilleuresvilles de Kent , selon sauteur de l'état présent de la Gran-de Bretagne, t. 1. p. 76. On y tient marché public,elle envoie ses députés au parlement , & on y tientles assises. Cependant Baudrand 6c Corneille n’en fontqu’un bourg à deux lieues de Rochester fur le Meciwai.Ce dernier dit que les archevêques de Çantorberi y ont unpalais commencé par Ufford l’un de ces prélats, & achevépar Simon Istip.
MAfED, iíle d’Asie dansl’Ocean oriental surla côte dela Chine. Elle elì à quatre journées de navigation de l’islede Soborma. Les géographes orientaux mettent Maied aunombre des isies qu’ils nomment Gezair Almoagiat ;c’est la plus grande 6c la plus fertile de toutes, ainsi il ya toujours dans ses ports un grand nombre de vaisseauxchinois qui viennent y trafiquer. Elle est à l’orient de l’isiede Dhalah , dont elle n’est éloignée que de trois journéesde navigation , selon ce qu’écrit Edrissi. * D’Herbelot ,Biblioth. orient.
MAIELLANICA LES, montagne d’Italie au royaumede Napses dans l’Abruzze citérieure , près de la rivierede Pescaire vers Popoli, Sc à quatre milles d’Aquila à l’o-rient. * Baudrand, édit, 1705.
MAIENCE. Voyez. Mayence.
MAIENFELD. Voyez. Meyenfeld.
MAIENNE , ( La ) ou Le Maine , riviere de France,en latin Meduana. Elle a fa source à Linieres aux confinsdu Maine & de la Normandie , & a tout son cours dansla feule généralité de Tours. Elle reçoit la Sarte 6c sc jettedans la Loire à deux lieues au-delìbus du pont de Cé enAnjou. Cette riviere est navigable par elle-même depuisson embouchure jttsqu’à trois lieues au-dessus, 6c par éclu-ses jusqu’à Château Gontier, 6c de-là jusqu’à Laval. Cettenavigation sert pour amener à Laval 8c dans le pays desenvirons des vins d’Anjou , de Blois, de Gascogne , desardoises d’Angers , des pierres de tuf de Saumur , des pier-res de moulage deTouraine 6c du Poitou . & autres grossesmarchandises. Les voiruriers sc chargent à leur retour defer de verres 6c de bois de merrain. Le cardinal Maza-rin avoir eu le dessein de continuer à rendre cette rivierenavigable jusqu’à Maïenne; mais la mort de ce ministreempêcha l’exécution de ce projet, qui seroit d’une très-grande utilité , non seulement pour tout le pays, maisencore pour les provinces de Normandie & de Bretagne.* Piganiol de la Force, Descr. de la France, t. p. p. 4J4.
MAIENNE, ville de France dans la province du Mai-ne. On l’appelle ordinairement Maïenne la Juhée ouia Juhel , en latin Meduana Juchelli. Elle est fur la ri-viere de Maïenne, & a pris son surnom de Juhel premierdu nom , seigneur de Maïenne, qui fit bâtir le château decette ville , place autrefois considérable. Ce Juhel est ap-pellé en latin Juhellus , Juchellus , Joshelus, Gibelins,Joshelhts & Judicael, qui est le vrai nom, dont Juhel estla contraction- Cette ville étoit autrefois si considérablepar ses fortifications 8c par l’assiette de son château fur lacroupe d’un roc , qu’elle étoit regardée comme impre-nable. Elle sc défendit en 1414 , durant trois mois contrel’arniée angloisc, commandée par le comte de Salisberi,Sc après avoir soutenu quatre assauts, elle sc rendit parcomposition. La ville & le fauxbourg sont fort peuplés;il y a deux paroisses desservies par un nombre considéra-ble de prêtres habitués , plusieurs couvens & quelquesmaisons de piété. On y trouve divers tribunaux, la barreducale, sélection, le grenier à sel, la maîtrise des eaux &forêts l la maréchaussée , l’hôtel de ville. La terre ôc sei-gneurie de Maïenne étoit une baronnie à laquelleClaude de Lorraine, premier duc de Guise , ayant jointSablé 8c la Ferté-Bernard, elle fut érigée en marquisatpar François. I, r an 1544, & en duché-pairie l’an ryyz ,en faveur de Charles de Lorraine » lieutenant général de
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là ligue. Cette érection fut faite pour lui & ses succès*scurs, tant mâles que femelles. Cette terre ayant passé de*puis dans la maison de Gonzague-Mantoue , Charles deGonzague second du nom , duc de Mantoue, la venditen 16j 4, au cardinal Mazatin ; elle est actuellement pos-sédée parPaul-Jules de la Porte, duc de Mazarin, filsd’Armand - Charles de la Porte , duc de Mazarin , 6cd’Hortence Mancini, nièce du cardinal Mazarin. * Piga-niol de la Force, Descr. de la France , t. 5. p. 491,
MAIGNAC, ville & premiere baronnie de la Basse-Marche, à deux petites lieues à l’orient du Dorât, 6c àcinq lieues à l’occident de la Sonteraine.
MAIGNANE, ( la ) bourg de France dans l’Anjou.
MAIGNINE, isle d’Asie dans la mer de Marmot a furla côte de la Natolie devant le golfe de Polimeure. Elleest fort petite, & est à trente milles de Bursc au couchant,Baudrand , édit. 1705 , dit que le nom latin est Besbri-cus, & Corneille dit qu’on la nomme aussi Calonio.
j . MAILLA C , en latin Cafirum de Mailliaco , bourgde France dans le Berri, fur la riviere de Benaise , audiocèse de Bourges, & dans sélection de Blanc.
1. MA 1 LLAC , fontaine d’eau minérale en France,’dans le Languedoc.
MAILLE , petite ville de France en Tourraine , àdeux lieues de Tours, au bord septentrional de la Loire,II y a un bon château, une collégiale, deux paroisses , unmonastère de religieuses de saint Augustin , Sc un d Hos-pitalières. Elle a donné le nom à la grande maison de Mail-lé , connue depuis le quinzième siécle. C’étoit un comté,avant qu’elle fût érigée en duché-pairie sous le nom deLuines en 1619.
MAILLEBOIS , en latin Ma'li Boscum , seigneuriede France dans le Timerais, au diocèse de Chartres 6cdans sélection de Verntuil. Elle fut érigée en marquisatpar Louis XIV. en faveur de M. Desmarets, conrrolleurgénéral des finances , qui savoir acquise. Ce ministre enfit porter le nom 6c le titre à son fils aîné , lieutenantgénéral des armées du roi,6c maître de la garderobe. Jean-ne le Baveux , fille du baron de Tilleres, porta cette sei-gneurie à Robert d’O huitième du nom, qu’elle avoirépousé avant l’an izi4, & François d’O , surintendantdes finances > mort en 1494, la possédoit encore. 11 y aune collégiale bien entretenue, avec une paroisse du titrede sainte Geneviève.
MAILLERAYE, (LA) château de France en Nor-mandie , au pays de Caux fur le bord de la Seine, sixlieues au-dessous de Rouen , entre Jumiege & Caudebec.II est orné d’une grande balustrade de pierres fur le canalde la riviere, 6c accompagné de jardins, de grandes ave-nues d’arbres , 6c d’une large route à travers la forêt dcBrotone. II y a dans son enceinte une chapelle desserviepar quatre Capucins, qui ont un hospice joignant cettechapelle. La terre de la Mailleraye comprend en seigneu-rie 6c patronage les paroisses de Gerbeville, de Blietuic8c de Vatteville, qu’on trouve vers le rivage de la Seine.* Mémoires drejfés fur les lieux en 1704.
MAI L LE ZAIS, en latin Malliacnm Piélonum ,ville de France en Poitou , dans une isle que forment laSevre Niortoisc Sc l’Autize. Elle étoit autrefois épisco-pale ; mais les marais dont elle est environnée , en ren-dent l’air si mal sain , qu’on a transféré l’évêché à la Ro-chelle. Boucher, dans ses annales en parle en ces termes :L’an sixième du régné du roi Robert, qui fut t an de notresalut mille & trois , Guillaume , duc de Gnicnne , < 27 * Ado-male fa femme , au mois de Juin assemblèrent à Poitiersíévêque duditlieu , nomme Gilbert, l’archevêque deBour-deaux , nommé Gombaut, & autres évêques , & fondè-rent en leur présence t abbaye & monastère de M aillerais,qui de présent eft l’un des trois évêchés dudit pays de Poi-tou : laquelle fondation fut confirmée par le pape Sergius »quatrième du nom , quatre ans après ou environ. Le ducde Guienne donna à certe abbaye entr’autres biens qui luiappartenoient, la ville de sainte Marie de l’Ermenaud ,près de Fontenai-le Comte, où il y avoir un château 6c unprieuré qui fut uni à la mensc épiscopale , lorsque Mail-lezais fut érigée en évêché. Pierre , religieux de cette ab-baye , composa une chronique contenant plusieurs remar-ques curieuses & utiles, dont l’original sc trouve parmiles manuscrits de messieurs du Pui, qui sont à la biblio-thèque du roi. Ce fut le pape Jean XXII, qui érigea l’ab-
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