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bnycde Maillezais en évêché Fan 1317, & Geoffroi deRQuviHe 5 qm en etou abbé . en fut k premier évêque.Louis XIV obtint en 1648 . des bulles du pape Innocent
V ’ ^°ï' a 'j anS CLCr 3 a Rochelle l’évêché de Maillezais.
1?' - ochelle .* Piganiol de la Force , Defcr. de
ìai nince , t. j. p, j j
» tcrie & seigneurie de France dans le Bou-A.■ ' . ’, c ie sa Ppelloit autrefois Montcaurel. Elle aim ' nait l u ^ ac en faveur du marquis:de Nesie.«n-i ’ i , » bourg de France en Picardie dans l’éle-
on t e 1 eronne. Il a titre de marquisat , & a donné leom a une des plus illustres & des plus anciennes mai-1011s de la province.
v "m ^^ILLI, bourg de France en Champagne , diocèse& élection de Rheims.
4. MAILLI-LA-V1LLE > bourg de France en Bourgo-gne , ans 1 Auxerrois fur l’ionne , que l’on y paffoit au-rrcfois fur un pont qui est rompu.
5. MAlLLI-LE-CHATEAU . ville de France en Bour-go 0 ne dans 1 Auxerrois , au couchant de l’Ionne fur desrochers & éminences. C’est le siège d’une châtellenieroyale , & il y a mairie Sc police.
i- MAIN A , port j bourg, forteresse & pays de GrecedanslaMorée.
a. MAINA, ( Le port de ) est situé dans la partie oc-cidentale du golfe Colochine , nommé par les anciensgolfe de Lacédémone, Lacomcus Sinus, lly a a son en-trée trois écueils ; il est bailleurs très-mauvais, & à peiney a-t’il assez de fond pour des chaloupes ; aux environsfont quantité de basses Sc de bancs de labié. * ha Guille-ture , Athènes ancienne & nouvelle, p. 29.
3. MAINA. ( Le bourg de ) est autour du port ; iless ouvert de tous côtés, comme le font toutes les habi-tations des Magnotes, ce qui est général pour toute la'Gréce, ou il y a peu de villes qui ay en t une enceinte com-plette de murailles. On compte près de sept heures dechemin de Bytilo à Maina, & Corotta est à moitié. DeMaina à la pointe de Matapan , on ne compte que deux■heures. Quelques géographes , entr’aurres Baudrand ,croyent que Maina est la ville de Leuctres des anciens ,mais comme le remarque Fauteur cité , ils fe font bienégarés. Leuctres étoit fur le golfe de Co#on , & c’estprésentement le bourg d’Istechía 3 au lieu que Maina esttìans le golfe de Colochine.
La Guilletiere croie que le Chateau de Maina est1 ancienne Messa. II est fur la hauteur de la côte. Sui-vant les mémoires historiques & géographiques de laM orée par le pere Coronelli, les Turcs bâtirent autrefoistine forteresse, qu’ils appellercnt Turcotogli Olimio-»as , que les Grecs interprètent Castro de Maini,òc. les Turcs Monigs, & que leur dessein étoit de teniren bride leshabitans de laZaconie. Cc pere ajoute au’enJ 5 70. le capital! du golfe Quirini étant parti de Candie,& s’étant rendu à Corfou avec vingt quatre galères, il y
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passer pont brutal, perfide Sc naturellement porté au bri*gandage. D’autres le considèrent comme la véritable po-stérité de ces Grecs magnanimes, qui ont préféré leur li-berté à leur propre vie, Sc qui, par bien des actions hé-roïques , tînt donné de la terreur Sc du respect aux autresnations. Ainsi leurs partisans soutiennent que les' vio-lences Sc la férocité des Magnotes font Fesser du juste res-sentiment , ou ils sont portés tous les jçiurs par les barba-res persécutions que leur font également souffrir les TurcsSc les corsaires Chrétiens. Quoi qu’il en soir ,’de tous lespeuples de la Grece, il ne s’esttrouvé que les Epirotes ,aujourd’hui les Aìbanois, Sc les Magnotes , déplorable srestes des Lacédémoniens , qui ayent pu disputer le ter-rein aux Turcs. Les Aìbanois ont succombé dès Fan 1466 .que mourut Scanderbeg, leur prince, Sc dans la disper-sion qui fe fit alors de fes sujets & de ses croupes, unebonne partie sc retira parmi les Magnotes, q U j j es reçu-rent avec joie , & leur donnerent des habitations dansleurs montagnes escarpées.
Pour la religion, ils conservent encore celle des autresGrecs ; ils ont parmi eux beaucoup de Calogers, qui fontdes moines de Tordre de saint Basile , & beaucoup de pa-pas , qui font les prêtres ; mais les autres Grecs jugent siniai de leur piété , qu’ils ont coutume de sc dire en riant :Si tu veux devenir un nouveau saint, va-t-en demeureravec les Magnotes. 11s ont une vénération particulière;pour la sainte Vierge, saint George & saint Dimitrio ,quetoute la Grece tient pour son protecteur. Sur les som-mets des montagnes, on voit une infinité de petites cha-pelles ,1a plupart dédiées au prophète Elie, qu’ils recoii-noissent pour ie premier qui ait embrassé la vie monasti-que. Toute la côte de la mer est pleine de grottes tailléesdans le roc. Elles servent presque toutes d’hermitages aces calogers, qui sont comme autant de sentinelles, poucdécouvrir de ces hauteurs les vaisseaux qui font en mec-Quand cela arrive, ils courent dans les bourgades voisi-nes avertir les capitaines de chaloupes, & exciter le peu-ple au pillage , ou à s’en garantir. Les calogers des autresquartiers de la Grece peuvent, fans contrevenir aux réglésde leur institut, faire négoce de vins, de fruits, de miel ,d’huiles, & généralement de toutes les récoltes qui vien-nent de leur propre culture & du travail de leurs mains.Mais les calogers & les papas du Brazzo font métier Scmarchandise daller en course avec leurs pirates, & poucexcuser ces actes d’hoslilité , ils disent, en s’embarquant ,qu’ils vont recueillir ladixme du butin pour les droits del’églife. II s’en trouve pourtant de fort pieux & de très-auslères.
Le grec vulgaire des Magnotes est plus corrompu qn’ail-leurs ; car faisant incessamment trafic de ce qu’ils ont prisen course, & traitant journellement, tantôt avec unenation, tantôt avec une autre , ils sc font fort arrachés àla langue franque , c’est-à-dire à une méchante expressionitalienne, qui n’employe jamais que infinitif de chaque
lut informé qu’on avoir bâti ce fort pour ce dessein, & ré- verbe pour tous les rems & modes de la çonjuguaifon »■ iolur de Fallet attaquer. II donna avis de son entreprise & qui avec cette locution estropiée, ne laisse pas d’êtreaux Magnotes > qui le secondèrent avec zele. Après un généralement entendue fur toutes les côtes du Levant,combat sanglant, le capitan demeura maître du fort,qu il fit aussitôt démolir. La Guilletiere , quiy fut cent ansaptes cette destruction, parle de ce château comme d’unechose existante. Il dit qu’à l’afpect d’une côte escarpée,qu on appelloit Thyrides, c’est-à-dire fenêtres, il justifiaque Maina étoit autrefois Messa, & vit aisément d’où ve-uoit le nom de Tyrides : Car, pourfuit-il, regardant cettesituation de notre vaisseau > nous vîmes quantité de grottestaillées dans la hauteur des rochers , & disposées d’unesoaniere qu j ressemble à une longue fuite de fenêtres.
Le plus grand trafic des Magnotes est celui des esclaves.11s font des captifs par tout ; ils enlèvent des Chrétiensqu’ils vendent aux Turcs, & prennent des Turcs qu’ils.vendent aux Chrétiens.
Leurs maisons n’ont qu’un étage. On y monte par undegré de trois ou quatre pierres, posées à sec l’une furFautre, la porte y sert de fenêtre. Au milieu de la cham-bre ils élèvent un échafaud de bois où ils couchent touthabillés. Les délicats Sc les malades y ajoutent quelquespaillasses. On descend de cet échaffaut à droite Sc à g aU '
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4- MAIN A , ( BRAZZO DI ) contrée de Grece dans la che par deux échelles » dont F une répond à une cheminée,
où ils font la cuisine, & Fautre à letable de leurs cie-vres. Comme ils fe fe haïssent les uns les autres > Scque d’ordínaire leur plus proche voisin est *eur p usgrand ennemi, il y a toutes les nuits quelqu’un e a a-mille qui fait sentinelle sur ie toit de la maison, ans celale voisin trouve ie moyen de lever adroitement quelquestuiles, Sc de se faire un passage pour tiret un coup de fu-
^°rée, où elle occupe la partie méridionale du fameuxpays de Lacédémone. Le Brazzo di Maina est renferméentre deux chaînes de montagnes qui s’avancent dans lah'er, tirant à peu près du nord au sud, & forment le capMatapan, nommé par les anciens le promontoire de
t en are ; de forte que ce cap fait à Fouest le golfe de Co; autrefois golfe de Mcssene, Sc à l’est le golfe de Co-p t C J lna , ajapellé par les anciens le golfe Laconique. OnUlTle Vil y a près de trente mille habirans dans leMaina. Ils font nommés Mainotes ou Ma-Ì> a rU ï r S - Pour ce si 11 ’ regarde les mœurs » on n’a jamais1 diversement d’aijcun peuple. Quelques-uns le font
fil fur ceux qui dorment. II s’en est trouve qui ont faitun trou fous la maison de leur ennemi , Sc qui l’ayantrempli de poudre,comme un fourneau , ont fait fauteren l’air toute une famille. Ils portent toujours un poiSc fomre par le bout dans. lahom, IV. F
guard fur leur poitrine