Band 
Tome quatrième. M - P.
Seite
45
JPEG-Download
 

MAI

fellations. lequel est obligé , de même que les consuls, dejuger sommairement, selon le style du lìvredc la contraria

MAI 45-

cîer qui y Commande, &c en prennent un noir. Il y a quatreter dos ou bataillons pour la défense des villes, des ports ,

tion \ ôc on ne peut aonetW A* J r r — — """" — v “ —r- * , .

l’audience royale eri *, ” e - 1Cilcnrenccs > st ce ne/f a des forteresses 8c des tours déroute lïsle, lesquels clôt

Un exécuteur qui co ^ de i ul *-'ce feulement, j vent toujours être prêts à marcher lorsquïls font comman-

.... , . nnoit judiciairement de toutes les eau- dés > fans compter un corps de cavalerie que les villes &

les villages doivent fournir , lequel n’est pas réglé , maisqu’on augmente 8c diminue à proportion du besoin qu’onen a. Le capitaine général est le juge ordinaire de toutesces troupes, affilié d’un aíì'eiïeur qu’il prend du corps dela milice.

Il y a outre cela un tribunal de l’inquisition , & un évê-que fufífagant de Valenc», & non de Tarragone, commedit Baudrand, ed.it. i 7 ° 5 . Sa cathédrale regarde la metqui en est si proche > que les matelots peuvent entendre làmesie fans sortir de leurs navires, * Com. D j ct.

i. MAlORQUe. » ( Le Royaume de) petit royaumôqui comprenoit les isies de Maiorq Ue , de Minorqtie ,d’iviça & quelques annexes, tantôt plus , tantôt moins ,comme on va voir. Les Maures s etant établis en Espagne ,

ses qui regardent les revenus de la ville, les impositions&c autres choses qui eu dépendent. Ses sentences font fansappel, si ce n’est patdevant lui-méroe en revision de pro-cès , & pour lors il est obligé d’appeher les jurât s pour dé-cider conjointement avec lui. 6°. Les Ciavarios charges urecouvrement des rentes de la ville. L’un est pris de étatmilitaire. & l’autre de la bourgeoisie. Le premier doit eue 'ùlndrandoriginaire de la ville de Maïorque, & le second de quel ^ ^que ville de Me. 7 ». Le préfet de la meule numinaire omest le chef d’une banque où les habitans de l iste mettent leurargent en dépôt , avec droit de le retirer quand il leurplaît , fans qu’il leur en conre a>•>-

en coûte aucun frais ni intérêt. Il a

sous lès ordres deux payeurs qu’on nomme Libvos , 8c un r»,

caissier. 8°. Les morberoí ou magistrats de la lanté furent ast , pemrcn <;ces isies, & y établirent un t ) , . Jacques Iétablis en 147 y , à l’occaston d une peste universelleon pnles faites de part Sc d autre ^ ^ presse*

le royaume fut affligé. L’un deux doit eite L^n^oivent roi dAvragon & le roi de Maiorq ^ ^ ^ d’en

l’autre bourgeois , & le troisième marchand. Us Jacques de faire la conquête . . à Ratce'

veiller asm que la peste & autres maladies co ^ a |‘ s C J onl en àà les Infidèles. Ce P nî ^ e ^ onv °^ , > nt r Pm ir-

s'introduisent point dans l’iste i c est pourqr t . .., i_ n r " *

rll's>ir ria ...-O-- 1

droit de procéder contre lesbayles des lieux lorsqu us neles avertillent pas des maladies qui y règnent. Dans lesencans publics on ne peut vendre ni linge ni habits fansleur permission , laquelle ils ne doivent jamais donnerfans avoir fait examiner par le médecin de la Morberiesi ceux auxquels cela appartenoit sont morts dc maladiecontagieuse. Les navires étrangers qui arrivent ne peuventctre déchargés fans avoir obrenu une attestation des mor-beroi , qui porte exprestement que i’équipage est exemptdc mal contagieux. Lorsque ces navires viennent d’en-dtoits suspects de pelle & d’autres maux qui iè commu-niquent aisément, les mnrbero> leur font faire la quaran-taine dans un lazaret, & si après ce teins ou un plus Longil reste de grands soupçons de contagion , ils font brûlerla cargaison du navire. Le royaume paye un médecin &un chirurgien pour assister les mur bu os dans leurs visites& leurs informations. 9 0 . Les administrateurs ont soin deLaite venir d’ailleurs , 8c de distribuer dans l’isie des grainsétrangers , lorsque l’isie 11 en produit pas assez. io°. Lecequïero préside à la distribution de l’eau , tant pour laboisson des habitans, que pour l’anofement des champs ,des prés, des enclos & des jardins. Il peut condamner àdes amendes pécuniaires ceux qui violent les loix établiespour la distribution des eaux ; mais il faut qu’il appelledes adjoints du corps des jardiniers , fans quoi ses semen-ces nc scroient pas exécutées. Cet office fut établi en 1356par le roi D. Pedro. Le tnot de ceqaiero vient de c r quia ,qui signifie une rigole pour conduire les eaux, 11°. Lemaître de Gaycta a l’inspection sur les esclaves Maures,

loue en 1218, & y résolut cette guerre. L’entreprife s’exé»cuta 1 année suivante ; Jacques y alla en personne, assiégeala capitale , la prit d allaut, l’abandonna au pillage, ptsele roi Maure 8c son fils âge de treize ans, acheva la con-quête de l’isle , & se rembarqua le premier Novembrepour repasser en Catalogne. Après son départ, les habi-.tans .e révoltèrent , il y retourna l’année d’après, les ré-duisit entierement , & ajouta l’isie de Minorque a sondomaine. Jacques 1 mourut Lan 1276 , âgé de íoixante-huit ans : il en avoir régné soixante-deux, dix mois 8c quin-ze jours. Ses trois fils écoient D. Pédre qui lui succédapour l’Acragon ; D. Jacques II, roi de Maïorque , & D*Sanche , archevêque de Tolède , qui mourut entre lesmains des Maures. Il avoir formé à Jacques son secondfils > du consentement de D. Pédre, son fils aîné, un royau-me composé des isies Maïorque , Minorque , 8c Iviça »avec les comtés de Roussillon , de Cerdagne & de Con-slans, à condition de relever, lui & ses successeurs, de lacouronne d’Arragon , 8c d’assiiier aux états de la Catalo-gne quand ils seroient convoqués. Après la mort de Jac-ques II, en 1302, son fils Jacques III s’étant fait religieux*de l'ordre de S, François , D. Sanche, frere de ce religieuxfut fait roi de Maïorque , alla trouver le roi d’Artagonà Girone , & lui fit hommage de tous ses états. L’an 134$D, Pédre IV , roi d’Arragon , voulut dépouiller le roi deMaïorque. Celui ci qui s’appelloit Jacques ,& qui étoicle cinquième de ce nom. resolur de lui faire tête , & allaau-devant de lui avec quatre mille hommes d’infanrerie 8cA . trois mille chevaux .-mais les siens l’abandonnerent & ìl soc

quïl est en droit de châtier lorsquïls commetrent quel- fait prisonnier. D. Pédre acheva de subjuguer Lisse en fortque faute notable ; mais comme à présent il y a peu d’es- peu de tems ; &, sin ce que le pape Clément VI lui en-

claves dans l’isie , cet emploi est presque lans exercice.n°. Le mayol enfin prend garde que les enfans ne com-mettent des désordres dans les rues ni dans les places pu-bliques. C’est proprement un chasse coquin. Il fe promènedans les rues avec un grand fouet à La main , pour châtierles libertins & les vagabonds quïl rencontre en faisantses rondes.

Comme lïsle de Maïorque est continuellement exposéeanx incursions des Africains , le royaume entretient vingtcompagnies d’ìnfanreiïe, cinq de cavalerie & deux de ca-rrossiers pour la défense de la capiiale, & quatre régimenspour celle des villes & forteresses de toute lïsle. Douzecompagnies font la garde & sentinelle fur les remparts &dans les tour

s’opposer au débarquement des ennemis, & pour pour

voya e cardinal de Rhodes pour l’exhorter à traiter fa-vorablement le roi dc Maïorque, il témoigna de la dispoíì-tion a mettre le différend en arbitrage.Le roi de Frances’enme a & envoya quelques troupes au secours de Jacques ;mais es Arragonois s étant saisis des passages des Pyrénées,en défendirent Feutrée au comte de Cominge qui com-mandos les François. Alors le roi d’Arragon,persuadé quïln avoir plus rien à craindre, accusa Jacques d’avoir faitune ligue contre lui avec les rois de. France & de Castille*es Génois & les Pilàns , &, sous ce prétexte > il confisquases états. Jacques sc retira dans le Roussillon où D. Pédrele suivit avec une armée. L’archevêque d’Auch. commis1 s de la"cassinle Hpuy srmr Ç ai C P apc P our ménager un accommodement entre les

.. r .... débarquement des ennemis & poimpouT ' pro P osa à D - Pédre <T>e Jacques sc remettroit

stuvreles malfïrmre. rl P „v . , ' Y pour pour- entre ses mains avec toute fa famille , pourvu quïl don*

a. à chfe,, „ 3t paroIe letratooiI ^ 2»

-- - -vi-jrc fvmf.on

-----7 ....O-- ” —

yie Belver & à la forteresse de saint Charles ; une occupe

e poste de Romani , & une autre celui de Gréells. La

Première compagnie de cavalerie accompagne le capitaine

fierai & les juges de la cour , lorsquïlsfont leurs tour-

i Ccs dans lïsle , & dans toutes les autres occasions oùsent

do

assistance est nécessaire. Outre cela , deux cavaliers

^ lv ent se rendre aux postes de Romani & de Gréells,Pftb'' Xlr ^"^'der qu ils ont rempli leur devoir , ils portenta son blanc au corps-de-garde, le remettent à l’offi-

ques se jetta aux pieds du roi d’Arragon » s es

soumissions n’empêcherent point que D. e «pu-

blier la réunion du royaume de Maiorqu e , ars ‘ dac *ques, n’en ayant pu rien obtenir, se retir erghe qu onlui avoit assigné pour fa demeure i 8c, ayant manque uneentreprise sur le comte de Cer > i â la cn Guienne

L’an 1349, h vendit à Philippe de Valois roi de Fran-ce tout le droit quïl avoit fur la ville de Montpellier 8 c