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Tome quatrième. M - P.
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Malaca qui est habitée par des Chrétiens Portugais,des gen-tils de différents endroits, des Maures & des Chin'ois quel’on appelle au Chapeau. Cela est cause que le gouver-neur , lorsqu il a quelques ordres à donner, est obligé deles faire mettre en ces quatre langues, fans compter lahollandoise.Les maisons font debois ; les murs Lc les toitsde la plus grande partie font couverts de nattes , ellessont environnées de tant de palmiers & d’autres arbres »que de loin on croît que c’est plutôt une forêt qu’uneville. On y compte environ cinq mille habitans , doncla plus grande partie consiste en Portugais Catholiques.Cependant l’exercice de la religion Catholique y est défen-du , Sc ceux qui professent cette religion sont contraintsde s’enfoncer dans l’épaisseur des bois pour y faire l’officedivin. II y a dans la ville des mosquées pour les Maures ;Un temple dédié aux idoles de la Chine, Si exercice publicde toutes sortes de sectes, (a) Voyage de la compagnie ,t. 3. p. 283. ( b ) Voyage du tour da Monde , t. 3. p. 314.

La forteresse qui est fur la droite entrant dans le canal,peut avoir un mille de circuit. Elle est flanquée de six pé-rîtes tours garnies de canons, avec un fossé du côte de lamer , aussi-bien que du côté du. canal. On y entre pardeux portes ; l’une du côté de la rivière , Sc l’autre du co-té du midi. Le gouverneur de la ville en est le comman-dant. Sa garnison consiste en deux cens quinze hommesSc six cavaliers. Une petite colline s’eleve au milieu de laforteresse, & c’est-là que les Jésuites avoient Leur maison& leur Eglise , dans le terns que les Portugais etoient

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fur la Méditerranée , à sept lieues & au midi d’Anteque-ra. Elle est considérable ; & les anciens l’ont connue sousle nom de Malacca. Voyez, ce mot, n. 1. C’est le sièged’un évêché ; & elle tire beaucoup de lustre de l’impor-tance & de la bonté de son port & de ses fortifications.Les auteurs du pays disent que les Phéniciens l’ont bâtieplus de huit cens ans avant ía venue de Notre Seigneur,Nous avons déja rapporté ce qu’en dit Strabon. Elle estsituée fur le rivage de la mer, à vingt deux lieues de Gi-braltar , au pied d’u ne montagne assez escarpée > quilaisse justement assez d’espace entre elle Sc la mer poury bâtir une ville. Son port est grand ; le môle qu’on y aconstruit, est revêtu d un beau quai long de sept cens pas& large à proportion, avec de gros piliers de pierres oul’on attache les navires. II y a toujours grand abord demonde, & d’ordinaire deux ou trois cens bâti mens àl’ancre , ce qui fait que la ville est fort marchande , foreriche & fort peuplée , quoique mediocrern cnt: grande.Tous les automnes, en teins de paix , il vient un rrès-grand nombre de vaisseaux marchands des pays étran-gers , pour charger les fruits exquis & les vins délicieuxqu’on recueille en abondance, Sc les transporter en An-gleterre & aux Pays-Bas. La ville est belle; on y voit detrès-beaux batimens, entr’autres l’église cathédrale. Cetteplace étant vis-à-vis de l’Afrique, Sc par conséquent ex-posée aux attaques des Maures, on l’a très-bien sorti siée,à on y entretient à grands frais un arsenal pourvu de

y entretient à

maîtres de Malacca. Depuis que les Hollandois sW munitions de guerre nécessaires, non-sculemenc

empares, ils ont abattu les dortoirs Sc n’rmr c > ^ / ‘-fendre la ville, mais aussi pour rafraîchir & pour- ’ ' n ont consclve ^nforcer les garnisons de quelques places que les E s -

que l’ég úfepouc l’exercice de leur religion , avec une touroù ils arborent leur pavillon. Outre cette église il y avoitcelle de la Miséricorde, mais elle sert présentement demagazin.

Cette ville , située à deux deg. 10 min. de latitude,jouit toujours d’un parfait équinoxe. Son climat est très-tempéré, Sc son terroir assez fertile ; parce qu’il ne fe passepas de jour qu’il ne soit arrosé de quelque grande pluie.

11 produit presque tous les fruits qu’on voit à Goa -, mais

îescocosy font trois fois plus grands VLetuédis. t.z.p. 76. ,- r -,- - r-- -.--

Le gouvernement hollandois de Malaccane s’étcnd pas à de l’Espagne, p. 517. nomme Guadalquiverejo la pé-pins derrois milles autour de la ville, pareeque les gensdu tire rivière qui coule auprès de Malaga Les anciens la

garnisons de quelques placepagnols ont en Afrique. Outre une bonne enceinte demurailles Sc les remparts, Malaga est encore défenduepar deux châteaux qui la commandent , & polés l’unfur l’autre. Le premier est au sommet de la montagne nom-mée Giblalfarro , d’où l’on découvre toute la ville Scfort avant dans la mer ; l’autre sicué au dessous , est ap-pelle Alcazzava, bâti au-dessus de la ville fur le pied de llmontagne. Tous ces ouvrages la rendent si sorte, que »lorsque Ferdinand V. conquit le royaume de Grenade ,il ne put la prendre que par famine. L’auteur des délices

pays, qui sont des sauvages, ne sont pas d humeur desubir le joug. On les appelle Manancavos. Voyez, cemot. * Voyage da tour da monde , t. 3. p. 323. Sc íuiv.

Le port de Malacca est fort bon, & il s'y fait un grandcommerce , tant de l’Oncnt que de l’Qccident. On ytrouve dans les bazars les plus belles marchandises du Ja-pon , de la Chine , de Bengale, de la côte de Coroman-dei, de Perse & d’autres royaumes. Ce n’çst pas son seulavantage; la ville commande à tous les navires qui pas-sent pat son détroit ; Sc elle les oblige de payer l’ancrage ;soit qu’ils entrent dans le port, soit qu’ils passent. Lesvaisseaux espagnols & portugais payent cent piéccsde huitchacun, Sc les autres moins. Les Hollandois usent decette rigueur envers ces deux nations, parce qu’ils disentavoir payé la même somme, lorsque les Portugais croientmaîtres de Malacca. Les Anglois seuls sont exemts decette douanne.

DeCeilanà Malacca il y a 340 lieues espagnoles. Laroute est ouest quart au fud-ouest , & on rase les côtesde Bengale Sc de Pégu > qui est un pays haut. L’isle de Su-matra est à la droite, & la péninsule de Mala à la gau-che. Dc Malacca à la Chine on prend d’abord son coursà l’ouest - nord - ouest , Sc ensuite au nord& au nord-quarc-de-nord-ouest. Il y a 380 lieues d'Espagne.* Voyagede la Compagnie des Indes orient. U a. p. 238. .

_ La ville de Malacca est célébré dans l’histoire ecclésia-stique par les prédications & les travaux apostoliques desaint François Xavier, qui en a été le patron après famort. * Baillet , Topogr. des Saints.

MALADES , ( Mont aux ) prieuré d’hommes de l’or-dte de saint Augustin en France , dans la Normandie audiocèse & près de Rouen , du côté du levant, au hautù’unè montagne. On y conserve un bras de saint Vincent ;.église est sous l’invocation de saint Jacques. Le prieurí°uit de six mille livres.

j. MALAìTA, ville de l’Inde en-deçà du Gange, selon

^mée , l.y.c.i. qui la donne au peuple Poruari.

^ÙLAGA, ville d’Espagne au royaume de Grenade

nommoient du même nom que la ville , & de l’Iste Rap-pelle Guadalmemna. L’auteur des délices dit quéc’est la Saduca de Ptolomée.

L’évêché de Malaga est ancien. Le premier évêque doncon ait eonnoissance est Patrice qui assista au concile d’Illí-berís en 300. Depuis ce tems-ia on ne trouve point sessuccesseurs dans l’histoire , si ce n’.est Sévére qui vivoit eny8o. Deluijusqu’à l’invasion des Maures on a une fuite de-vêques. Henri IV ayant repris Malaga fur les infidèles eil1484, sic ériger leur mosquée en cathédrale, Sc le cardsonal Gonçales de Mendoza la consacra. Pierre de Tolède-chanoine de Séville en fut le premier évêque après larestauration. Ce diocèse s’étend fur 108 paroisses, Sc l’é-vêque jouit de vingt mille ducats de revenu. Son chapitréest composé de sept dignitaires, sçavoir , trois archidia-cres , un chantre, un écolâtre, un thrésorier , un doyen ;de vingt - quatre chanoines , de douze prébendiers , dédouze semi-prébendiers & de douze acolytes. L’évcque déMalaga est suffragant de Grenade. * Vayrac , état présentde l’Espagne, 1 . 4. t. i.p. 374.

Quelques François disent M algue áu lieu de Malaga-.

MALAGINA. Cédréne nomme ainsi un lieu, Sc Os-telius, Thefaur. croit qu’il étoit de l’Arménìe.

MALAGON, lieu d’Espagne dans la nouvelle Cam e *à quatorze lieues de Tolède. * Davìty.

MALAGRA . ancien bourg de la presqu’islè de Koma-nie fur la côte près de Sésto , selon Baudrand , Q 1 " 1 st 11c’est FAgora des anciens. D’áutres écrivent Melagra .d’autres M alg a ra. . .

MALAGUETTE (La côte ce) ou Maniqlette*côte d’Afrique dans la Guinée , le l° n ê e T)è

l’Isie a eu tort de la faire commencer au cap e lá Ver-ga ; elle ne commence qu’à Rio Sanguin , jusqu au capdes Palmas. Elle est partagée en plusieufs souverametes *dont la principale est le royaume de Sanguin. Elle est ar-rosée de quantité de rivières & de gros ruisseaux , auxembouchures desquels il y a des villages qui portent lésnoms dé ces mêmes rivières. Ainii en suivant la côte de

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