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Tome quatrième. M - P.
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<de dix chanoines , avec un prévôt & un doyen. Ce dernierest le curé. Le nombre des habitans de Malines s’étantaccru considérablement, on fit vers le commencement duXIII.siécle deux paroisses des chapelles de S. Jean & de S.Pierre. Dans la fuite on fit encore deux paroisses des cha-pelles de sainte Marguerite & du saint Esprit dans le faux-bourg de Neckerspol. Enfin , le fondateur du prieuré deHanswyck, & qui étoit en même-tems curé du village deMuscnen, obtint que l'égljse'de Notre-Dame de Hans-vyck servit séparée de l’église de Muscnen - & unie auprieuré de chanoines réguliers qu’il avoit fondé.

Les convens d’hommes sont en grand nombre, 8c dansla plupart il y a noviciat. Celui des Récollets fut fondé en1231 par Walter Barthout, seigneur de Malines. En r 2/ 2,les Hermites de saint Augustin rétablirent a Malines avecl’approbation du pape Alexandre IV. Des Carmes chassésde la Terre-Sainte furent reçus à Malines en 1254, & sebâtirent un couvent des Aumônes que leur fit Jean Ber-thout. Les frétés Alexiens y furent appelles en t zoy , pourprendre soin des enterremens. Les Capucins s’y établirenten iyc)<í, les Jésuites en 1611, les peres de TOratoire en1630 , les Carmes Déchaussés en 16/0, 8c les Domini-cains en 16/1.

11 y a aussi plusieurs monastères de filles. Le plus Consi-dérable est celui des Béguines. Elles demeurèrent d’aborddans la rue à laquelle elles ont donné leur nom. Commeelles s’accrurent beaucoup avec le rems, une partie futtransportée en 1249, hors de la ville, près la porte d’An-vers, où elles ont bâti le grand Béguinage qui ressembleà une petite ville. Il est tout entouré de murailles, &on y compte jusqu’à sept cents Béguines. Le monastère deBleyenberg appartient à des chanoinesses régulières de S.Augustin , fondées, à ce qu’on croît, dès le tems de S.Rumold. La prévôté de Liliendael,de Tordre de Prémontré,fondée em 231 ; le prieuré deMuysen,de Tordre de Cîteaux,fondé en 1 y 80 ; le prieuré de Béthanie , où sont douzechanoinesses de Tordre de S.Augustin,fondées eni42i ; ce-lui de Thaûor, de la même règle, fondé le 4 Janvier 14/9.Ces cinq monastères ont tous été situés à la campagne ;mais les religieuses, lasses de se voir exposées aux fureursde la guerre, se'sonr établies dans la ville. Les autres mo-nastères sont le Ter Sieck.cn , & ceux des sœurs Noires oude 1 hôpital de Galilée , des Urbanistes ou Riches Claires,des Pauvres Claires, des Carmélites & des Ursulines.

L’église de sainte Elisabeth de Pitzenborch est une com-menderie qui appartient aux chevaliers Teutoniques. Elledépend du bailliage de Coblentz, ôc elle doit fa fondationaux seigneurs deBcrthout.

II se fait à Malines un grand commerce en gráins, encouvertures de lit, en fil. mais principalement en den-telles , qui sont renommées par toute TEurope.

MALINOPOLIS > ville dAsie, vers la Phrygie ou laBithynie, comme il paroît par la lettre des évêques de eecanton la à T empereur Léon. Elle est dans le recueil desconciles.

MALIOTzE, Scythes près du Bosphore, selon le scho-liaste d’Apollonius, Argon. /. 3.

MALIPIERO ou Marpiero , ( L’isle de ) son vrainom est Tìsle de Santo Vito {a). L’autre est proprementle nom d’une illustre famille Vénitienne. Elle est située,selon Cotovic ( b ) , à deux cents pas de la ville de Corfoudu côté du nord. Elle est pleine d’oliviers 8c de divers ar-bres , Sc nourrit un grand nombre de sangliers. ( a ) Corn.Diét. ( b ) Itinéraire d‘Antonin.

MALIPPALA ou Manipala , ville de TInde en-de-çà du Gange, selon Ptolomée, l. 7. c. 1. Les exemplairesvarient entre ces deux orthographes.

MALLA. Voyez. MaspHa.

MALLABA , ville de l’Arabie Heureuse, scion Ptolo-mée,/. 6. c. 7. Quelques exemplaires portent Mallada.Voyez, ce mot.

MALLADA , ville de Perse, selon Etienne ie géogra-phe , qui cite Martien. C est apparemment la même quePtolomée , /. 6. c. 7. donne à T Arabie Heureuse. Elleétoit, selon lui, sur le Sein Persique, & la principale dupeuple LeanitAî.

MALLALTA ou Mal/eTA , ville de TInde en-deçà duGange, selon Ptolomée, /. 7. c. i.

MALEE. Voyez. Maspha.

M ALLEENS, ( Les } peuples des Indes dans les mon-

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ragnes de Malabar, selon Davity. Ils n’ont rien de com-mun avec les Malliens d’Alexandre.

MALEGONDE, bourgade de France en Guienne, furune rivière produite par une fontaine qui a flux 8c reflux,environ à deux lieues de Tarascon.

Corneille , de qui est cet article, Ta pris d’un At-las qu’il ne nomme point. Mais il est difficile de com-prendre qu’une bourgade de la Guienne puisse être à deuxlieues de Tarascon. C’est un mystère géographique qu’ilauroit bien dû expliquer.

MALLEN, bourgade d’Espagne dans la Vieille Castille.Voyez. Maneiana I.

MALLEO ou Malus Léo. Quelques-uns nommentainsi en latin la ville de Mauleon. * Corn. Dict.

MALLERAY, bourg de France dans le Bourbonnois,élection de Moulins , à neuf lieues de cette ville. On ydistingue la paroisse & le donjon.

MALLERET ou Maleret , bourg de France dans lahaute Marche , élection de Guerer, à 4lieues de Fillerin.

MALLERSDORF , abbaye d’hommes , ordre de S.Benoît, dans la basse Bavière, entré TIser & le Danube ,au sud ouest de Straubing.

MALLI , en françois les Malliens , ancien peupledes Indes, voisin des Oxydraques , vers la source de l’Iu-dus. Strabon dit, /. iy. p. 701. Les Malliens 8c les Oxy-draques sont de grandes nations. Les Malliens sont lepeuple chez qui Alexandre risqua d’être tué en attaquantune place. Cet auteur 8c Etienne le géographe écriventMaliens , MaXoì, par un simple A. Quinte - Cuise, l. 9.c. 4. dit que cet exploit d’Alexandre arriva chez les Oxy-draques. Arrien raconte fort au long leurs guerres 8c lesiège de leur ville en son sixième livre des guerres d’A-léxandre. Elle étoit voisine du fleuve Hydraot , 8c peuéloignée de fa jonction avec l’Acésine.

MALLIA AQUA ouMalia par une / simple. On litdans Catulle, carm. 68. v. y4.

Ckm tanturn arder em quantum Trinacria rupesLymphaque in Oeteis Malia Thermopylis.

Turnebe croît que ce mot est pour Manlia , ce qui luia fait naître cette pensée , c’est que le non. ^ Manlius, àqui ce petit poème est adressé, y est souvent répété. Maisil n’est point-là question de ce nom. Cette eau Malia ,doit avoir été une fontaine bouillante pour quadrer avecl’Etna. Son nom s’accorde bien avec celui du golfe Ma-1 laque , qui étoit voisin du mont Oeta 8c des Thermopy-les dans la Thessalie.

1. MALLIACUM, nom latin de Maillé enTouraine.

2. MALLIACUM, nom latin de MARLi.Voyez ce mot.

MALLLE, lieu d’Italie chez les Brutiens entre Nico-

tera & la fameuse colomne d’où Ton passoit en Si-cile , à vingt-quatre mille pas de la premiere, & à qua-torze mille pas du lieu del’embarquement. * Anton. Itin,

MALLIG , bourg d’Angleterre dans la province deKent. II a droit de tenir marché public. Etat présent dcla Gr. Bret. t. r.

1. M ALLO , bourgade de TAnatolie entre Tarse ôcLaiazzo, Voyez Mallus.

2. M ALLO, ville d’Irlande dans la province de Muns-ter , au comté de Corck. Elle envoie ses députés au par-lement. Etat présent del’Irlande, p. 48.

MALLOEA, ancienne place de la Perrhtebie , selonTitc - Live. Cet historien marque , /. 31. e. 41 , quecette ville se rendit aux Etoliens dans la guerre qu’ils fi-rent à Philippe. Elle fut prise par Ménippe , l’un descapitaines d’Antìochus,/. 3 6. c. 10. reprise par Philippe ,f. x 3. & enfin par les Romains qui la mirent au pillage .I. 42. c. 67.

MALLON ou MALLEN , ancien bourg d’Espagne anroyaume de Navarre, aux confins de TArragon , fur lariviere de Quejes, à trois ou quatre lieues au-dessus dcTudelle, selon Baudrand, éd. 1 70/.

MALLORA , petit rocher d’Italie dans la Toscane ;fur la côte devant le port de Livourne, dont il n’est qu’àtrois milles. 11 est si bas , qu’à peine Papperçoit-on dansun beau tems : cependant il fait la bonté dè la rade deLivourne , 8c on prétend qu’il a été autrefois plus grand.Ce fut proche de-là qu’il y eut un grand combat navalentre lesPisans& les Génois. * Baudrand , éd. 170/.

Cette isle a été appellée Lamellum par Platine , citépar Ortelius.

MALLORCA